Hélène de Montgeroult, sur un pianoforte carré d’Antoine Neuhaus

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Hélène de Montgeroult (1764-1836) : Onze Études pour la main droite, pour la main gauche ou pour les deux mains, pour pianoforte ; Six Nocturnes à voix seule avec accompagnement de pianoforte ; Sonate en la mineur pour forte piano avec accompagnement de violon op. 2 n° 3. Marcia Hadjimarkos, pianoforte ; Beth Taylor, mezzo-soprano ; Nicolas Mazzoleni, violon. 2022. Notice en français. 61.50. Seulétoile SE09. 

Les finalistes 2024 des ICMA

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Les membres du jury des International Classical Music Awards (ICMA) communiquent les finalistes de l'édition 2024.

La liste initiale, avec un total de 375 nominations, a été réduite à trois œuvres par catégorie. Les lauréats seront choisis parmi ces trois finalistes. Les noms des lauréats seront publiés le 8 janvier 2024.  La cérémonie et le concert de gala  se dérouleront au Palau de la Musica à Valence le 12 avril 2024.

La liste des finalistes est disponible en ligne.

Cantates de Bach : trois parutions dont se dégage une réédition de 2008

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Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Oratorio Lobet Gott in seinen Reichen BWV 11. Cantates Sie werden euch in den Bann tun BWV 44 ; Wahrlich, wahrlich, ich sage euch BWV 86 ; Es ist euch gut, dass ich hingehe BWV 108. Siri Thornhill, soprano. Petra Noskaiova, contralto. Christoph Genz, ténor. Jan Van der Crabben, basse. La Petite Bande, Sigiswald Kuijken. Avril-mai 2008, rééd. 2023. Livret en anglais et allemand (paroles des cantates traduites en anglais). TT 73’23. Accent ACC 25321

Bach Kantaten n°43. Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Cantates Brich dem hungrige dein Brot BWV 39 ; Was soll ich aus dir machen, Ephraim BWV 89 ; Warum betrübst du dich, mein Herz BWV 138. Ulrike Hofbauer, Nuria Rial , Julia Sophie Wagner, soprano. Delphine Galou, alto. Markus Forster, Alex Potter, altus. Raphael Höhn, Makoto Sakurada, ténor. Matthias Helm, Dominik Wörner, Wolf Matthias Friedrich, basse. Chœur et orchestre de la J.S. Bach-Stiftung, direction Rudolf Lutz. Septembre 2010, octobre 2013, mars 2022. Livret en allemand et anglais (paroles des cantates en allemand non traduit). TT 49’33. J.S. Bach-Stiftung n°43

Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Cantates Bleib bei uns, den es will Abend werden BWV 6 ; Was Gott tut, das is wohlgetan BWV 99 ; Herz und Mund und Tat und Leben BWV 147. Dorothee Mields, soprano. Alex Potter, altus. Guy Cutting, ténor. Peter Kooij, basse. Collegium Vocale de Gand, Philippe Herreweghe. Janvier 2023. Livret en anglais, français et allemand (paroles des cantates traduites en anglais et français). TT 62’13. Phi LPH041

A Genève, Diego Fasolis dirige l’Oratorio de Noël de Bach  

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Pour deux concerts donnés au Théâtre de Beaulieu à Lausanne et au Victoria Hall de Genève, l’Orchestre de la Suisse romande invite l’Orchestre de Chambre de Lausanne et l’Ensemble Vocal de Lausanne à présenter le Weihnaschtsoratorium BWV 248 de Bach sous la direction de Diego Fasolis. Du cycle de six cantates composé en 1734 pour la paroisse Saint-Thomas de Leipzig, ne sont retenues que les trois premières évoquant la Nativité et la sixième dévolue à l’Epiphanie.

Avec l’indomptable énergie qu’il déploie régulièrement dans la fosse de l’Opéra de Lausanne, le chef s’attaque au premier chœur « Jauchzet, frohlocket ! auf, preiset die Tage » en lui prêtant un caractère jubilatoire grâce à la remarquable cohésion de l’Ensemble Vocal et aux trompettes et à la timbale dominant le canevas orchestral. Cette houle déferlante est brisée par l’intervention du ténor Bernhard Berchtold confronté à la tessiture haute de l’Evangéliste qui met à mal son timbre effiloché. Guère plus convaincante s’avère la mezzo Lucia Cirillo cherchant désespérément ses graves dans l’aria d’alto « Bereite dich, Zion ». Heureusement le baryton-basse Klaus Mertens rétablit l’équilibre en donnant une certaine assise à l’aria « Grosser Herr, und starker König ». Dès ce moment-là, l’attention de l’auditeur se fixe sur le dialogue suave des flûtes et hautbois irradiant la Sinfonia d’ouverture de la deuxième cantate. L’Ensemble Vocal lui répond par le choral nuancé « Ehre sei Gott in der Höhe », alors que tombent à plat le « Frohe Hirten » du ténor et le « Schlafe, mein Liebster » de la mezzo. Le retour des trompettes confère une dimension brillante au chœur « Herrscher des Himmels » ouvrant la troisième cantate puis au fugato « Lasset uns nun gehen gen Bethlehem».

Un voyage dans la chanson populaire, avec Magdalena Kožená et Sir Simon Rattle

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Folk Songs. Béla Bartók (1881-1945) :
Cinq Chansons populaires hongroises. Luciano Berio (1925-2003) : Folk Songs. Maurice Ravel (1875-1937) : Cinq Mélodes populaires grecques. Xavier Montsalvatge (1912-2002) : Cinq Canciones negras. Magdalena Kožená, mezzo-soprano ; Orchestre Philharmonique tchèque, direction Sir Simon Rattle. 2020, 2022 et 2023. Notice en anglais. Textes chantés en langue originale, avec traduction anglaise. 53.03. Pentatone PTC 5187 075.

L’orgue français du berceau au Classicisme, –viatique pour le jeune Quentin du Verdier 

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Aux origines de l’orgue français. Pierre Attaingnant (éd., c1494-1552) : Kyrie [Messe Cunctipotens Genitor Deus]. Jehan Titelouze (1563-1633) : Hymne Ad cænam agni providi. Charles Racquet (1597-1664) : Fantaisie sur le Regina Cæli. Louis Couperin (1626-1661) : Préludes et Fantaisies. Guillaume-Gabriel Nivers (1632-1714) : Sanctus ; Benedictus [Messe Cunctipotens]. Nicolas de Grigny (1672-1703) : Kyrie [Messe Cunctipotens]. Plain-Chant. Quentin Du Verdier, orgue Thomas de l’église de Champcueil. Volny Hostiou, serpent. Thomas van Essen, ensemble Les Meslanges. 2023. Livret en français. TT 63’10. Rocamadour #04

Adriana Lecouvreur triomphe au Théâtre des Champs- Élysées

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Tout est romanesque dans le destin d’Adrienne Lecouvreur. Tragédienne du Siècle de Louis XV, gloire de la Comédie Française, égérie de Voltaire, ses amours avec Maurice de Saxe, héros des champs de bataille, la propulsent du monde du théâtre à celui de la Cour de Versailles sur fond de combats guerriers. Variété d’action, contrastes tragi-comiques, passions amoureuses, tous ingrédients réunis par le compositeur calabrais, Francesco Cilèa, qui lui permettent de s’émanciper de l’impasse vériste et de s’inscrire dans la grande histoire de l’opéra.

C’est pourquoi la « simple » version de concert proposée par l’Opéra de Lyon et le Théâtre des Champs-Élysées pouvait laisser dubitatif si la qualité de la distribution, de la direction et de l’orchestre n’avait attiré l’attention. Espérances comblées et dépassées par l’une des soirées lyriques les plus électrisantes de la saison.

A commencer par l’orchestre de l’Opéra national de Lyon, ses rutilants coloris, ses pupitres clairs et agiles, excellant dans la délicatesse -soli de harpe, de violon, de clarinette- comme dans les à-plats et ressacs des cordes.

A sa tête, le chef et directeur musical de l’Opéra de Lyon, Daniele Rustoni, met superbement en valeur les facettes qui font de cette fresque sonore un décor « en soi », tour à tour animé, cocasse, mélancolique ou passionné.

La délicatesse du petit ballet avec chœur renforce ainsi le tragique de la tirade de Phèdre (III) tandis que la direction d’orchestre soutient chaque interprète l’incitant à libérer les affects et aller au bout de lui-même.

Tristan und Isolde à Bozar

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Le dimanche 3 décembre a marqué une nouvelle étape dans la collaboration entre le chef d’orchestre Antony Hermus et le compositeur Henk de Vlieger. Le chef néerlandais a dirigé le Belgian National Orchestra dans une compilation symphonique de divers extraits de l’opéra Tristan und Isolde de Richard Wagner, réalisée par Henk de Vlieger. Pour l’occasion, le duo d’amour du deuxième acte ainsi que le « Liebestod » d’Isolde ont été ajoutés et ont été interprétés par la soprane Miina-Liisa Värelä (Isolde), la mezzo Barbara Kozelj (Brangane) et le ténor Michael Weinius (Tristan).

Ce fut une prestation convaincante. L’orchestre, bien emmené par la konzertmeister Misako Akama, a tenu le public en haleine du début à la fin du concert. Le chef Antony Hermus maîtrise le répertoire wagnérien et cela se sent dans la gestion de la tension émise par les musiciens. Seul petit bémol, l’orchestre est trop souvent passé au-dessus des solistes dans les moments forte, ce qui a forcé ces derniers à pousser leur voix.

Malgré cela, il faut saluer la puissance et la technique vocale des solistes du jour. Miina-Liisa Värelä, Barbara Kozelj et Michael Weinius ont brillé dans ce répertoire particulièrement compliqué. Le public ne s’y est pas trompé et leur a d’ailleurs réservé de très longs applaudissements.

Entre sensualité et spleen, la musique vocale de Rita Strohl

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Rita Strohl (1865-1941). Musique vocale. Volume 1 : Bilitis, poème en douze chants extraits des « Chansons de Bilitis » de Pierre Louÿs, pour soprano et piano ; Quand la flûte de Pan, pour récitante et piano ; Six Poésies de Baudelaire mises en musique, pour baryton et piano ; Dix Poésies mises en musique, pour soprano et piano ; Carmen, poème pour mezzo-soprano et piano. Elsa Dreisig, soprano ; Adèle Charvet, mezzo-soprano ; Stéphane Degout, baryton ; Olivia Dalric, récitante ; Célia Oneto Bensaid, Florian Caroubi et Romain Louveau, piano. 2022/23. Notice en français et en anglais. Textes des poèmes reproduits, avec traduction anglaise. 103’30’’. Deux CD La Boîte à Pépites BAP 04.05.