Il Xerse de Cavalli, une première mondiale vidéographique divertissante

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Francesco Cavalli (1602-1676) : Il Xerse, dramma per musica, en trois actes avec prologue. Carlo Vistoli (Xerse), Ekaterina Protsenko (Amastre), Gaia Petrone (Arsamene), Carolina Lippo (Romilda), Dioklea Hoxha (Adelanta), Carlo Allemano (Ariodate), Aco Biscevic (Elviro) ; Orchestre Baroque Modo Antiquo, direction Federico Maria Sardelli. 2022. Notice et synopsis en italien et en anglais. Sous-titres italiens, anglais, français, allemands, japonais et coréens. 161’00’’. Un double DVD Dynamic 37983. Aussi disponible en Blu Ray.

Récital de tardifs airs de cour, prêté au salon de la Marquise de Rambouillet

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La Chambre bleue. Robert De Visée (c1650-ap1732) : Prélude, Passacaille en ré mineur ; Prélude, Sarabande en ut mineur ; Prélude, Allemande, Chaconne en la mineur ; Allemande La Conversation ; Rondeau La Mascarade. Sébastien Le Camus (1610-1677) : Amour, cruel Amour ; Que j’aime encore ce beau séjour ; Je passais de tranquilles jours ; On n’aime plus dans ces bocages ; Laissez durer la nuit. Michel Lambert (1610-1696) : Ombre de mon amant. Marc-Antoine Charpentier (1643-1704) : Tristes Déserts ; Ah, laissez-moi rêver ; Celle qui fait tout mon tourment ; Sans frayeur dans ce bois. Deborah Cachet, soprano. Sofie Vanden Eynde, théorbe. Juillet 2022. Livret en anglais, français, allemande ; paroles et traduction en anglais. TT 58’27. Passacaille PAS 1097

Les essentiels du répertoire cornistique avec Hervé Joulain et Silke Avenhaus 

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Essentials ! Franz Joseph Strauss (1822-1905) : Fantaisie Op.2 d’après la valse nostalgique de  Franz Schubert ; Robert Schumann (1810-1856) : Adagio & Allegro, Op.70 ; Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Sonate op.17 en Fa majeur ; Richard Strauss (1864-1949) : Introduction Thème et Variations, A.?32 ; Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Romance Op.67 en mi à Henri Chaussier  ; Gioachino Rossini (1792-1868) : Prélude, Thème et Variations. Hervé Joulain, cor ;  Silke Avenhaus, piano. Livret en anglais, français et allemand. 59’15’’. Cobra records. COBRA 086. 

Caractère et énergie au Festival International de Colmar

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Au Festival International de Colmar, il est de coutume de programmer trois concerts par jour. Le premier, à 12h30, promeut de jeunes talents en leur offrant la possibilité de se produire au Koïfhus, le deuxième à 18h au Théâtre municipal de Colmar met en avant la musique de chambre tandis que le dernier, à 20h30 en l’église Saint Matthieu, est réservé aux grands solistes et orchestres internationaux.

En ce mardi 11 juillet, la journée a débuté par un récital de piano de Nicolas Bourdoncle. Diplômé en 2015 du CNSM de Paris, le jeune Français de seulement 25 ans se produit régulièrement à l’international. Pour cette prestation au Festival de Colmar, il a décidé de s’attaquer aux sonates de Beethoven. Avec beaucoup de caractère et une personnalité très forte, il a interprété les Sonates No.6, No.23 et No.30 du compositeur allemand. Très précis et énergique, il vit totalement les œuvres qu’il joue. Parfois même trop au vu de la taille relativement petite du Koïfhus. Certains passages furent interprétés avec un peu trop d’agressivité et de lourdeur, surtout dans les basses. Abstraction faite de ces passages, ce fut un beau récital et le public semblait ravi. Nicolas Bourdoncle a joliment proposé un Nocturne de Chopin en bis.

Sur le coup de 18h, nous avons eu le plaisir d’entendre le Quatuor Ardeo, composé de la violoncelliste Joëlle Martinez, de l’altiste Yuko Hara et des violonistes Carole Petitdemange et Mi-sa Yang. Elles ont interprété le Quatuor à cordes Op.44 No.1 en ré majeur de Felix Mendelssohn et le Quatuor à cordes No.12 en fa majeur Op.96 dit « l’Américain » d’Antonín Dvorák. Rares sont les quatuors avec une telle cohésion. Les quatre musiciennes mettent leur personnalité au service de l’ensemble et ne forme plus qu’une seule entité. Cela se ressent, d’une part, sur le plan sonore, avec une balance qui frôle la perfection et un jeu d’une précision absolue, mais aussi et surtout sur le plan visuel. Quel plaisir de les voir vivre la musique de manière si homogène ! Les mouvements sont coordonnés, les nuances exacerbées, l’énergie dégagée est démesurée. Définitivement l’un des coups de cœur de ce festival. En bis, tel un écho du récital de Grigory Sokolov du soir précédent, le Quatuor Ardeo nous a proposé une très jolie Chaconne de Henry Purcell.

Concertos de Bach, transcrits pour violoncelle piccolo

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Bach transcriptions. Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Concertos pour violoncelle piccolo, cordes et continuo en ré majeur [d'après BWV 1054], en sol mineur [d'après BWV 1056r], en la majeur [d'après BWV 1055r], en fa majeur [d'après BWV 971, orchestré par Riccardo Doni]. Concertos pour violoncelle piccolo et continuo en ré majeur [d'après BWV 972], en ré mineur [d'après BWV 974]. Mario Brunello, violoncelle piccolo. Riccardo Doni, Accademia dell’Annunciata. Livret en anglais, français, italien. Juillet 2021. TT 79’51. Arcana A535

Pierre Sancan, compositeur élégant 

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Pierre Sancan (1916-2008) : Ouverture joyeuse ; Concerto ; Symphonie pour orchestre à cordes ; Commedia dell’arte, ouverture ; Sonatine ; Toccata ; Caprice romantique ; Boîte à musique ; Mouvement.  Adam Walkers, flûte ; Jean-Efflam Bavouzet, piano ; BBC Philharmonic, Yan Pascal-Tortelier. 2022. Livret en anglais, allemand et français. 73’22’’. Chandos. CHAN 20154.

Musique concertante polonaise pour violoncelle 

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Alexandre Tansman (1897-1896) : Fantaisie pour violoncelle et orchestre ; Grażyna Bacewicz (1909-1969) : Concerto pour violoncelle n°1 ; Henryk Hubertus Jabłoński (1915-1989) : C-67 ; Miłosz Magin (1929-1999) : Concerto pour violoncelle. Marcin Zdunik, violoncelle ; Orchestre philharmonique de Varsovie, Andrzej Boreyko. 2021. Livret en polonais et anglais. 77’49. Accord. FN 04 / ACD 313. 

Grigory Sokolov au Festival International de Colmar

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Depuis le 5 juillet, le Festival International de Colmar version Alain Altinoglu bat son plein dans la petite ville alsacienne. Pour son retour après le covid, les mots d’ordre sont nouveautés et ouverture. Mélangeant le répertoire populaire avec des œuvres moins souvent jouées, tel que Enoch Arden de Richard Strauss, le festival se terminera le 14 juillet.

Ce lundi 10, la magnifique église Saint-Matthieu a une nouvelle fois accueilli le pianiste russe Grigory Sokolov, habitué de l'événement. Il nous a proposé un récital en deux parties, la première consacrée à Henry Purcell et la seconde à Wolfgang Amadeus Mozart.

Alternant pièces courtes et suites plus conséquentes, Grigory Sokolov, toujours imperturbable, fait montre de son talent et de sa maîtrise du répertoire. En commençant par Ground in Gamut en sol majeur, il plante le décor et nous emmène au XVIIe siècle anglais. Ensuite, il enchaîne les pièces les unes après les autres, sans nous laisser le temps de respirer : Suite No.2, Lilliburlero, A New Scotch Tune, The Cibell, Suite No.4, Round O, Suite No.7 et enfin Chaconne en sol mineur. Ce rythme effréné nous laisse pantelants. Seule une personne très familière de ce répertoire pouvait se retrouver dans le programme. Néanmoins, que l’on soit connaisseur ou non, le pianiste russe a capté notre attention dès sa première note et ne l’a jamais laissé retomber. D’une précision sans failles, il a survolé l’ensemble des pièces avec aisance et légèreté tout en nous offrant quelques moments hors du temps à l’image de son interprétation de l’Allemande et de la Sarabande de la Suite No.2.