L’ONPL, Tabea Zimmermann et Renaud Capuçon limpides dans des œuvres troublantes de Michael Jarrell

par

Michael Jarrell (né en 1958) : Émergences-Résurgences ; … Le ciel, tout à l’heure encore si limpide, soudain se trouble horriblement… ; 4 Eindrücke. Orchestre National des Pays de la Loire, dir. Pascal Rophé ; Tabea Zimmermann, alto ; Renaud Capuçon, violon. 2021. 58'50". Notes en français, anglais et allemand. BIS-2482 SACD.

Deux enregistrements saluent le destin tragique d’Alexey Stanchinsky

par

Alexey Stanchinsky (1888-1914) : Œuvres pour piano. Sonate en mi bémol mineur ; Nocturne ; Trois Préludes ; Cinq Préludes ; Trois Chansons sans paroles ; Mazurkas en ré bémol majeur et en sol dièse mineur ; Larmes ; Variations ; Trois Pièces ; Douze Pièces. Peter Jablonski, piano. 2020. Notice en anglais. 73.46. Ondine ODE 1383-2.

Alexey Stanchinsky (1888-1914) : Un voyage dans l’abîme. Humoresque ; Mazurkas en ré bémol majeur et en sol dièse mineur ; Nocturne ; Trois Préludes ; Sonate en mi bémol mineur ; Prélude sur le mode lydien ; Canon ; Prélude et Fugue ; Quatre Canon-Préludes. Witold Wilczek, piano. 2020. Notice en polonais et en anglais.56.27. Dux 1559. 

La Missa Solemnis de Beethoven selon René Jacobs : un hymne d’humanisme et de paix

par

Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Missa Solemnis. Polina Pastirchak, soprano ; Sophie Harmsen, mezzo-soprano ; Steve Davislim, ténor ; Johannes Weisser, basse ; Chœur de Chambre de la RIAS de Berlin ; Orchestre Baroque de Fribourg ; René Jacobs, direction. 2019. 72’08. Livret en français, en anglais et en allemand (texte chanté reproduit en latin seulement, mais disponible avec un lien dans les 3 traductions). 1 CD HMM902427.

Éliane Radigue | Occam Océan à Luxembourg

par

Un deuxième concert la même semaine, en cette période trouble, voilà de quoi être à la fête, d’autant plus que c’est l’occasion pour moi de découvrir ce « phare » du Kirchberg, fait de pierre de Bourgogne et de verre et né du crayon de Ieoh Ming Pei, l'architecte sino-américain de la pyramide du Louvre, spécialiste de la réconciliation du passé avec le futur.

C’est dans le cadre de l’exposition joints, voids and gaps, dédiée à l’artiste portugaise Leonor Antunes que prend place le concert (préférez le terme « sonic performance ») de ce dimanche, sous un soleil de printemps qui fait monter la température dans l’éclatante verrière du Henry J. and Erna D. Leir Pavilion, au Musée d’Art Moderne Grand-Duc Jean (préférez le terme « Mudam Luxembourg »). Le public est compté -prudence contaminante oblige-, disposé en cercles concentriques au sein même de l’installation (préférez le terme « expanded sculptural objects ») d’Antunes, faite de cordes de coton, d’acier, d’aluminium et de laiton -pas touche ! on évite d’emmêler les pinceaux - et s’évente, le regard circulaire et appréciateur, jusqu’à l’entrée sur scène (en fait, le devant de l’escalier) des Chevaliers d’Occam. Car c’est ainsi qu’Eliane Radigue (°1932) surnomme, avec une certaine affection, les instrumentistes qui, depuis dix ans maintenant, collaborent avec elle pour Occam Océan, vaste cycle d’œuvres instrumentales, inspiré initialement d’une imposante fresque murale accrochée au Los Angeles Museum of Natural History et qui figure, dans l’ordre décroissant, le spectre des ondes électromagnétiques connues.

Les Moreau dans Dvořák et Korngold, une fratrie à suivre

par

« A Family Affair » : Anton Dvořák (1841-1904) : Bagatelles, Op. 47* ; Song to the Moon, ext. de Rusalka – Erich Wolfgang Korngold (1897-1957) : Mariettas Lied, ext. de Die tote Stadt ; Suite Op. 23*. Jérémie Moreau, piano ; Edgar Moreau, violoncelle ; Raphaëlle et David Moreau, violons*. 2020. 65’18. Livret en français, en anglais et en allemand. 1 CD Erato 0190295241315.