Les symphonies de Chostakovitch, une page d’Histoire

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Crescendo Magazine vous propose la reprise d'un dossier publié en 2007 et consacré à des aspects de l'oeuvre de Chostakovitch. Première étape : les symphonies, sous la plume de Bernard Postiau.

De toutes les oeuvres qui constituent le catalogue de Dimitri Chostakovitch, les symphonies en sont sans doute la part la plus visible, la plus écoutée, la plus connue et, certainement, la plus discutée et analysée. C’est que leur statut est absolument unique dans l’histoire de la musique : jamais, jusqu’alors, des oeuvres n’avaient à ce point été influencées par le contexte politique et historique. Il n’est pas exagéré de dire que ces partitions dépassent de beaucoup les limites de l’art et sont un commentaire "sur le vif" de l’impact de la politique -intérieure comme extérieure- de l’URSS sur le destin de millions d’individus. Inédit aussi chez un compositeur de sa stature, le fait que Chostakovitch n’ait pas été libre d’écrire ce que son inspiration lui dictait, que ce soit sur le fond ou sur la forme, l’ingérence de la dictature soviétique dans tous les domaines étant plus qu’un frein, une barrière infranchissable, à une expression un tant soit peu personnelle. 

L’arrivée de Staline au pouvoir voit l’instauration d’un régime de "terreur systématique" dans tous les domaines, mené par des personnages aussi inquiétants qu’un Andrei Jdanov, le redoutable homme de main du "petit père des peuples", chargé notamment de la conduite de la politique culturelle du pays. Si certains purent, par leur génie, surmonter le plus souvent l’obligation d’un conformisme et d’un académisme rébarbatifs, érigés en préceptes compositionnels (on pense à Prokofiev, encore que cela ne l’ait pas aidé à être accepté par le régime, ou, dans une moindre mesure, à Khatchaturian), Chostakovitch, lui, choisit une voie médiane et développa un langage ambigu ou, du moins, que l’on peut voir comme tel. A partir de sa 2e Symphonie, tiraillé entre la censure, la volonté de sa conscience, ou les exigences (ou les fantaisies) des maîtres de l’heure, il devra créer un langage qui puisse n’abdiquer devant aucun de ces impératifs. Cette pression s’exercera avec le plus de force sur son corpus symphonique ainsi que sur ses opéras, de par leur caractère plus "public". Afin de comprendre les "choix" artistiques de Chostakovitch en matière de symphonies, il paraît donc indispensable de replacer l’oeuvre dans le contexte historique de leur composition. 

Streamings flandriens et hanséatiques

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François-Xavier Roth était l’invité de l’Orchestre national de Lille pour un concert Beethoven (Concerto pour piano et orchestre n°1 avec rien moins que Javier Perianes en soliste) et Stravinsky (Danses concertantes). 

A Hambourg, Paavo Järvi menait le  NDR Elbphilharmonie Orchester dans un formidable programme composé de la Sinfonietta de Poulenc, du Tombeau de Couperin de Ravel, de la rare Sinfonietta de Roussel et du pétulant Divertissement de Ibert. 

On retourne à domicile, ici en Belgique, avec le jeune et brillant Quatuor Desguin composé de Wolfram Van Mechelen et Ludovic Bataillie au violon : de Rhea Vanhellemont à l’alto et de Pieter-Jan De Smet au violoncelle. Ils interprètent le Quatuor à cordes n°10 de Schubert. 

Visages de la musique contemporaine italienne pour orgue

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Tabula Summa. Carlotta Ferrari (*1975) : Toccata Gotica ; Organ on Rag ; Toccata, corale e fuga sopra Fra Martini. Roberto Bacchini (*1971) : Gesù car amico ; Signori ascolta il tuo popolo ; Toccata brevis. Stefano Bertuletti (*1962) : Prélude-toccata sur Loben den Herren ; Berceuse. Grimoaldo Macchia (*1972) : Stille Nacht Suite ; Rapsodia tzigana on La Campanella. Marco Lo Muscio (*1971) : Prelude in memory of Ravel ; Gothic Dances. Ivan Ronda, orgues du Duomo dei Santi Faustino e Giovita de Chiari, et de l’Abbazzia dei Santi Tommaso e Andrea Apostoli de Pontevico. Avril & juin 2019. Livret en anglais. TT 72’35. Da Vinci Classics C00264.

Une invitation à partager l’intimité du coucher du Roi Soleil

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Le Coucher du Roi. Musiques pour la chambre de Louis XIV. Extraits vocaux et instrumentaux d’œuvres de Michel-Richard de Lalande (1657-1726), Etienne Lemoyne (ca 1640-1715), Michel Lambert (1610-1696), Jean-Baptiste Lully (1632-1687), Anne Danican Philidor (1681-1728), Robert de Visée (ca 1650 - après 1732), Sébastien Le Camus (ca 1610-1677), Michel de la Barre (ca 1675-1745), Marin Marais (1656-1728) et François Couperin (1668-1733). Danaé Monnié, dessus ; Marc Mauillon, basse-taille ; Les Musiciens du Roi, théorbe, guitare et direction Thibaut Roussel. 2019 et 2020. Notice en français, en anglais et en allemand, avec textes en trois langues des airs chantés. 74.00. Château de Versailles CVS029 (+ DVD Bonus de 59.00). 

Polish Heroines of Music :  le manifeste de la musique vivante par l’Orchestre Pasdeloup et Marzena Diakun

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Polish Heroines of Music. Elżbieta Sikora (née en 1942) :  Sonosphère V, Wanda LandowskaHanna Kulenty (née en 1961) :  Aisthetikos ; Gražyna Bacewicz (1909-1969) : Contradizione  ;  Agata Zubel (née en 1978) :  In the Shade of an Unshed Tear. Misja Fitzgerald Michel, guitare ; Magdalena Duś, piano ; Bartłomiej Duś, saxophone. Orchestre Pasdeloup, Marzena Diakun, direction. 2019 et 2020. Livret en français, anglais et polonais.  63’54’’.  1 CD Anaklasis. ANA 014. 

Les cordes sont l’âme profonde de Pēteris Vasks 

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Pēteris Vasks (°1946) : Viatore, arrangement pour 11 cordes par Stefan Vanselow ; Concerto pour violon et cordes « Lumière lointaine» ; Symphonie n° 1 pour cordes « Voix ». Stanko Madić, violon ; Münchner Rundfunkorchester, direction Ivan Repušić. 2020. Notice en allemand et en anglais. 71.20. BR Klassik 900334.

Cinq cuivres et un piano pour honorer Jules Verne 

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Albert Guinovart (°1962) : Les Aventures de Monsieur Jules, pour quintette de cuivres et piano. Francisco José Valero Castells (°1970) et Andrés Valero Castells (°1973) : Sextuor en trois mouvements, pour quintette de cuivres et piano. Salvador Brotons (°1959) : Concerto pour quintette à cuivres et piano. Albert Guinovart, piano ; Spanish Brass (Carlos Benetó et Juanjo Sema, trompette ; Manuel Pérez, cor ; Inda Bonet, trombone et Sergio Finca, tuba). 2019. Notice en catalan, en espagnol et en anglais. 77.54. Spanish Brass SB033.