Les Partitas de Bach par Robert Levin, un très grand cru !
Jean-Sébastien BACH (1685-1750) : Six Partitas BWV 825-830. Robert Levin, piano. 2019. LIvret en français et en anglais. 140.00. Le Palais des Dégustateurs PDD 017 (3 CD).
Jean-Sébastien BACH (1685-1750) : Six Partitas BWV 825-830. Robert Levin, piano. 2019. LIvret en français et en anglais. 140.00. Le Palais des Dégustateurs PDD 017 (3 CD).
Kurt WEILL (1900-1950) : Street Scene. Paulo Szot (Franck Maurrant), Patricia Racette (Anna Maurrant), Mary Bevan (Rose Maurrant), Joel Prieto (Sam Kaplan) et de nombreux interprètes. Chœurs et Orchestre du Teatro Real de Madrid, direction Tim Murray. 2019. Livret en anglais, français et espagnol. Sous-titres en anglais, français, allemand, espagnol, coréen et japonais. 160 minutes. Un DVD BelAir BAC162.
Depuis 1927, le Grand-Théâtre de Genève n’a jamais remis à l’affiche Les Huguenots de Meyerbeer, le prototype du grand opéra en cinq actes créé à l’Opéra de Paris de la rue Le Peletier le 28 février 1836. Une œuvre aussi monumentale que celle-ci, s’étirant sur plus de quatre heures, doit vous tenir en haleine de bout en bout. Et celui qui en a le mieux perçu la problématique, c’est Marc Minkowski qui empoigne cette partition avec l’énergie du passionné qui ferait n’importe quoi pour révéler au spectateur la véritable grandeur de cette musique. Quitte à bousculer les tempi, il la rend incandescente en extirpant de l’Orchestre de la Suisse Romande un flux bouillonnant comme la lave, tout en sachant éviter le piège de la boursouflure ; il ménage aussi des moments de sérénité lorsque, sur scène, paraissent une altiste accompagnant de sa viole d’amour la romance de Raoul « Plus blanche que la blanche hermine » ou un flûtiste ornementant de volutes virtuoses l’air d’entrée de Marguerite de Valois « Ô beau pays de la Touraine ». Et le Chœur du Grand-Théâtre à l’effectif renforcé, magnifiquement préparé par Alan Woodbridge, produit cette ampleur de son de la masse populaire déchirée entre deux factions rivales.
Leos Janáček (1854-1928) : Sur un sentier broussailleux (livres I et II), Dans les brumes, Sonate 1.X.1905. Zoltán Fejérvári (piano). 2019-DDD-61’19-Texte de présentation en anglais- Piano Classics PCL 10176
La nouvelle production de la Dame de Pique de Tchaïkovski, à l'Opéra de Nice est une réussite. Le partenariat avec les opéras de Toulon, Marseille, et Avignon nous offre la possibilité d'assister à un spectacle imposant.
C'est Modeste Tchaïkovski, le frère du compositeur qui a réécrit la nouvelle de Pouchkine. L'officier Hermann est amoureux de Lisa, qui est promise au Prince Eletski. Afin de gagner au jeu la fortune grâce à laquelle il pourra épouser la jeune femme, Hermann décide de découvrir le secret de la vieille Comtesse, la grand-mère de Lisa. Trois cartes permettent de gagner systématiquement au "jeu de pharaon". Le jeu, l'amour impossible, le destin, la mort sont les thèmes principaux de ce récit fantastique. La distribution vocale est magnifique, que ce soit dans les rôles principaux ou les personnages secondaires. Le ténor russe Oleg Dolgov incarne parfaitement le rôle d’Hermann, héros malchanceux au jeu et en amour.
Franz Joseph CLEMENT (1780-1842) : Concertos pour violon et orchestre n° 1 et n° 2. Mirijam Coentzen ; WDR Sinfonieorchester, direction : Reinhard Goebel. 2020. Livret en anglais et en allemand. 71.32. Sony 19075929632.
Mel BONIS (1858-1937) : Sonate ; Pièce op. 189 ; Scherzo (Finale), op. Posthume 187. Lili BOULANGER (1893-1918) : Nocturne ; D’un matin de printemps. Clémence de GRANDVAL (1828-1907) : Suite. Cécile CHAMINADE 1857-1944) : Sérénade aux étoiles, op. 142. Augusta HOLMES (1847-1903) : Trois petites pièces. 2019. Juliette Hurel, flûte ; Hélène Couvert, piano. Livret en français, en anglais et en allemand. 64.26. Alpha 573.
Richard STRAUSS (1864-1949) : Eine Alpensinfonie, op. 64 ; Tod und Verklärung, op. 24. Orchestre Philharmonique d’Oslo, direction Vasily Petrenko. 2020. Livret en norvégien et en anglais. 75.44. Lawo Classics LWC 1192.
Une nouvele rubrique pour vous guider dans vos choix de concerts et d'opéras autant en Belgique, qu'en France et qu'ailleurs dans le monde
Le mois de mars, c’est comme chaque année le Klara Festival à Bruxelles et son flot d’orchestres et de solistes de prestige. Dans ce programme de haut vol, on note un concert qui sort particulièrement des sentiers battus par le Belgian National Orchestra sous la direction du brillant Stanislas Kochanosky dans Paweł Łukaszewski, Henryk Mikolaj Górecki, Witold Lutoslawski et Sergueï Rachmaninov avec ses Cloches pour solistes, chœurs et orchestre (Bruxelles, Bozar, 20 mars). On retrouvera la vaillante formation fédérale et le chef Dirk Brossé pour un concert très attendu avec le saxophoniste Branford Marsalis dans un programme en technicolor (Bruxelles, Bozar, 27 mars)
Le cycle des Années de pèlerinage de Franz Liszt est l’un des monuments du répertoire pianistique. La pianiste Suzana Bartal affronte cet Everest dans un nouvel enregistrement qui fera date. La musicienne répond aux questions de Crescendo Magazine.
La première question est simple ! Qu’est-ce qui vous a poussé à enregistrer le cycle complet des Années de pèlerinage de Liszt ?
En 2016, j'ai eu une proposition singulière de la part de Bruno Belliot, directeur de l'Académie de Sainte-Anne d'Auray en Bretagne, important lieu de pèlerinage en France. Il rêvait d'organiser une journée itinérante à travers le Morbihan, où ce cycle serait donné en trois concerts sur une même journée et dans trois chapelles différentes. Comme j'adore les projets fous, j'ai tout de suite dit oui ! Deux ans de travail intense ont suivi, puis une première intégrale en concert en mai 2018. Par la suite, j’ai donné à nouveau tout ce cycle en une après-midi au Festival Berlioz où, grâce à son directeur, Bruno Messina, j'ai trouvé le piano et le lieu rêvé pour un enregistrement. Celui-ci était une conséquence naturelle de tout ce travail et le fruit de l'enthousiasme partagé autour de ce projet avec Naïve et Pierre-Antoine Devic.
Quelle est la place de ce cycle dans le répertoire pianistique ?
Sa place est certainement spéciale, tout d'abord parce que l'écriture de ce cycle s'étend sur quasiment toute la vie de Liszt : du jeune fougueux et amoureux au mystique ayant pris les ordres mineurs. D'où la présence, dans ces pièces, à la fois d'une grande virtuosité et d’une grande profondeur émotionnelle et spirituelle. En résumé, un cycle qui pousse l'interprète à creuser autant sur le plan musical que technique.