Quatre sonates pour violon et piano

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Ottorino RESPIGHI
(1879-1936)
Sonate pour violon et piano en si mineur
Leos JANACEK
(1854-1928)
Sonate pour violon et piano
Boris LYATOSHYNSKI
(1895-1968)
Sonate pour violon et piano op. 19
Maurice RAVEL
(1975-1937)
Sonate pour violon et piano en sol majeur
Gabriel TCHALIK (violon), Dania TCHALIK (piano)
DDD—2016–82’ 09’’–Texte de présentation en français et en anglais–Évidence EVCD024

Ce disque offre un double intérêt : d’une part, il réunit quatre sonates pour piano écrites chacune plus ou moins à la même époque (les années 1920) par quatre compositeurs de nationalité, de style et de tempérament différents ; d’autre part, il met en parallèle deux œuvres régulièrement jouées du répertoire de la musique de chambre du XXe siècle, la Sonate pour violon et piano de Leos Janacek et la Sonate pour violon et piano de Maurice Ravel, et deux œuvres qu’on n’entend guère, la Sonate pour violon et piano d’Ottorino Respighi et la Sonate pour violon et piano de Boris Lyatoshynski, un musicien ukrainien, qui a subi à ses débuts l’influence d’Alexandre Scriabine et qui, par la suite, a dû, malgré lui, se conformer, comme tant d’autres, aux canons du réalisme soviétique – chose qu’on ne perçoit guère dans cette œuvre assez expressionniste datant de 1926 et remarquablement charpentée. Ce qui séduit le plus dans la partition d’Ottorino Respigni, ce sont, sans conteste, ses vibrants accents postromantiques. À aucun moment toutefois, ils ne tombent dans la mièvrerie, le compositeur italien sachant fort bien manier et varier les couleurs harmoniques, comme dans la plupart de ses célèbres poèmes symphoniques inspirés par la Rome éternelle.£Gabriel et Dania Tchalik exécutent ce beau programme avec beaucoup de brio, quoique leur interprétation du Blues, le fameux deuxième mouvement de la Sonate de Maurice Ravel, soit un peu trop sèche et trop mécanique. Il est vrai que les duos qui sont parvenus à le jouer à la perfection se comptent sur les doigts de la main (la palme d’or revenant peut-être à Zino Francescatti et Arthur Balsam, ex æquo avec Maurice Raskin et Jean-Charles Richard). Faut-il rappeler sue l’œuvre a été créée à Paris en 1927 par George Enesco, accompagné au piano par Maurice Ravel lui-même et qu’il en existe hélas aucun enregistrement ?
Jean-Baptiste Baronian

Son 9 – Livret 7 – Répertoire 9 – Interprétation 9

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