Schoenberg sans cesse revisité

par

Arnold SCHOENBERG (1874-1951)
La Nuit transfigurée-Symphonie de chambre n° 2 op. 38

Orchestre de chambre de Lausanne, dir. : Heinz HOLLIGER
2013-DDD-61’ 53’’-Texte de présentation en français, anglais et allemand-Outhere ZZT328

Les enregistrements de La Nuit transfigurée d’Arnold Schoenberg sont très nombreux, et le mélomane (ou le néophyte) ne sait jamais trop lequel il convient de choisir. Pour les thuriféraires absolus du compositeur autrichien, Herbert von Karajan, à la tête de l’Orchestre philharmonique de Berlin, est celui qui a le mieux servi cette musique si complexe et si dense, cette œuvre inouïe écrite 1899, qui marque à la fois le triomphe du postromantisme et l’aube de la sécession musicale à Vienne. Ce qui est sûr, c’est qu’on ne peut pas ne pas comparer chaque nouvel enregistrement de La Nuit transfigurée à celui effectué par Herbert von Karajan en 1973 (voire à celui de Pierre Boulez avec l’Ensemble intercontemporain, la même année). En l’occurrence, le chef n’est pas n’importe qui : Heinz Holliger. Lequel est aussi, comme personne ne l’ignore, un remarquable compositeur (il a notamment étudié dans ce domaine avec Pierre Boulez et Sandor Veress). Difficile de trancher. Par rapport à son illustre prédécesseur, Heinz Holliger a peut-être un phrasé plus souple (plus moelleux ?), mais de là à prétendre que sa direction et son jeu seraient meilleurs… En revanche, sa version de la Symphonie de chambre n° 2 op. 38 est des plus justes et des plus envoûtantes, et devrait faire date. Grâce également, il va sans dire, à la rigueur et à la précision de l’Orchestre de chambre de Lausanne.
Jean-Baptiste Baronian

Son 9 - Livret 8 - Répertoire 10 - Interprétation 10

 

Les commentaires sont clos.