Mots-clé : Breitkopf & Härtel

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par creative writing holiday essay

La pandémie ne ralentit pas les ardeurs de publications des maisons d’éditions de musique. Du côté de Breitkopf & Härtel, on retrouve toute une série de PO au format d’étude dans leur collection dédiée nommée Partitur-Bibliothek et quelques beaux grands formats. 

Robert Schumann se taille la part du lion avec les ouvertures de Genoveva (PB 5549) , Hermann und Dorothea ( PB 5548) et Manfred  (PB 5546). Cette collection d’ouverture se prolonge avec celle des Scènes tirées du Faust de Goethe (PB 5545), que l'on joue rarement seule.  Du côté des “raretés” on est heureux de retrouver le rare Ouverture, Scherzo et Finale (PB 5544), l’une des plus belles partitions du compositeur allemand.  Rudolf Riebel et Peter Jost sont les éditeurs de ces partitions et ils introduisent le propos dans chacune de ces parutions. 

Le parcours chez les compositeurs se poursuit avec la Symphonie n°5 en ré mineur “Réformation” de Felix Mendelssohn (PB 5598) tirée à part de l’édition complète des œuvres du compositeur réalisée sous l’autorité de Thomas Schmidt. Du côté des partitions concertantes, on est heureux de trouver un volume qui rassemble les quatre concertos pour cor et orchestre de Mozart (PB 15417) édités par Henrik Weise. Cet ensemble est bien pratique car il propose les deux versions du rondo du concerto KV 412/514. Au format de poche, ce volume est à acquérir d'urgence par les cornistes. 

Beethoven et Sibelius chez Breitkopf & Härtel 

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Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Symphonie n°9 en ré mineur, Op.125. ISNM : 979-0-004-21494-7. PB 14 619. 

Beethoven est naturellement à l’honneur chez les éditeurs allemands : Breitkopf & Härtel et G. Henle Verlag s’associent pour présenter le meilleur des Urtext. 

On retrouve ainsi l’édition de la Symphonie n°9 réalisée sous la direction de Beate Angelika Kraus et publiée sous la direction de Christine Siegert des Archives Beethoven de Bonn. Si la seule Symphonie n°9 est disponible en PO chez Breitkopf, tout comme le matériel d’orchestre, il est également loisible d'acquérir, chez G. Henle Verlag un coffret reprenant les éditions en partition d’étude des neuf symphonies. 

Tout travail sur les sources (manuscrits et premières éditions) permet de nouvelles découvertes et ce travail jette un nouveau regard sur différents aspects : les indications de métronome, les répétitions, les nuances (en particulier les sforzato et les forte), la partie de contrebasson dans le quatrième mouvement et les indications du chant dans le célèbre dernier mouvement. 

Sibelius et De Falla chez Breitkopf & Hārtel

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Jean Sibelius, Finlandia, poème symphonique Op. 26

Breitkopf et Hartel publient en cette fin d’année académique deux très beaux ouvrages consacrés à deux chefs-d’œuvre du répertoire symphonique. Pour commencer, Finlandia, cette fresque symphonique relativement courte qui séduit par des motifs thématiques touchants et une orchestration flamboyante. Urtext destiné compléter l’œuvre intégrale de Sibelius, le travail réalisé ici par Timo Virtanen est remarquable et démontre la qualité et l’intelligence de cette partition dessinée peu après le Manifeste de Février de Nicolas II par un Sibelius attaché aux valeurs de la liberté de la presse. À l’occasion d’évènements organisés en novembre 1899 pour dénoncer la politique de l’Empereur, Sibelius écrit un cycle composé de six pièces et une ouverture. Finlandia nait de ce cycle en s’inspirant directement de la dernière des pièces. Très inspirante, la musique de Finlandia alterne paysages dramatiques voire rudes, moments de grâce réels, virtuosité et motifs thématiques devenus très populaire depuis. Tant d’éléments qui font le succès de cette œuvre mis admirablement ici sur papier. 

Mahler, nouvelle édition chez Breitkopf & Härtel

par creative writing holiday essay

 À l’occasion des célébrations de ses 300 ans, la prestigieuse maison Breitkopf & Härtel de Leipzig offre aux musiciens un cadeau de choix : rien moins qu’une nouvelle édition critique des symphonies de Gustav Mahler ! La Symphonie n°1 et le mouvement “Blumine” sont naturellement les premières étapes de ce projet d’envergure. Christian Rudolf Riedel, collaborateur de Breitkopf & Härtel et responsable éditorial, nous entretient de ce projet exceptionnel.

 Pour quelles raisons lancez-vous une nouvelle édition des symphonies de Mahler?

Il y a de nombreuses raisons. L’une d’entre elles réside dans les plaintes fréquentes au sujet des matériels d’orchestre qui ne sont plus à jour ou mauvais. Les éditions existantes ont été publiées par différents éditeurs, chacun suivant le propre style de son entreprise. Dès lors, cela nous a fait songer à l’opportunité d’offrir à la vente des matériels d’orchestre de qualité.

 Mais la raison principale, c’était notre souhait d’une sorte de "réconciliation historique” pour laquelle il faut se plonger dans le passé. Vers la fin du XIXe siècle, Gustav Mahler était déjà un chef d'orchestre d'opéra réputé. et il collavborair à l'Opéra de Leipzig. Il avait finalisé son travail de complétion de l’opéra inachevé Die drei Pintos de Carl-Maria von Weber. Il approcha alors Breitkopf & Härtel en 1896, pour publier ses Symphonies n°1 et n°2. Mahler était recommandé par de hautes personnalités musicales telles que le chef d’orchestre Arthur Nikisch et le musicologue Hermann Kretzschmar, mais Oskar von Hase, directeur des éditions Breitkopf & Härtel, refusa. Le risque financier à assumer pour l’édition de deux vastes symphonies d'un jeune compositeur alors inconnu était trop grand. D’autant que ces symphonies avaient plus ou moins échoué à séduire le public lors de leur création et qu’elles n'avaient guère de chance d’être reprogrammées. C’était une décision pragmatique et compréhensible, même si la musique alors contemporaine intéressait l’éditeur qui avait dans son écurie éditoriale Sibelius et Busoni. Mais ce refus a conduit Mahler à se tourner vers d'autres maisons d’édition à Leipzig puis vers des éditeurs viennois qui ont finalement accepté. Cependant, il faut rappeler que l’accord des éditeurs viennois n’a été rendu possible que grâce aux efforts de l'influent musicologue Guido Adler qui était un ami proche de Mahler, lorsqu'il lui a obtenu une subvention de la “Gesellschaft zur Förderung deutscher Wissenschaft, Kunst und Literatur in Böhmen” (Société pour la Promotion de la Science, L'Art et la Littérature allemande en Bohême) pour couvrir les importants frais d'impression.