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Les Contes d’Hoffmann à La Monnaie : les comptes sont-ils bons ? 

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Le retour des Contes d’Hoffmann sur la scène de La Monnaie était un évènement ! En effet, l’opéra fantastique de Jacques Offenbach fit les beaux jours de la scène bruxelloise que ce soit dans la mise en scène de Maurice Béjart dans les années 1960 ou celle de Gilbert Deflo dans les années 1980. Quant à l’icône nationale José van Dam, il enregistra l’oeuvre avec Sylvain Cambreling et ses forces belges dans les années 1980 pour le label EMI, intégrale qui fait encore figure de belle référence. Mais l’évènement de cette nouvelle production est musical !

On connaît la genèse complexe de cet opéra qui fut créé à titre posthume. Face à la multitude des sources, différentes éditions existent, connues sous des appellations très codées : Choudens, Felsenstein, Oeser, Kaye 1, Kaye 2…. Cependant, au fil du temps de nouveaux manuscrits réapparaissent et peuvent être intégrés au texte musical. Dans ce contexte, Michael Kaye et Jean-Christophe Keck, les meilleurs connaisseurs du “Mozart des Champs-Elysées” ont élaboré l’édition la plus exhaustive (publiée chez les Allemands de Schott), mais qui permet aux interprètes d’opérer des choix. Alain Altinoglu dirige donc l’édition la plus complète à ce jour en privilégiant les récitatifs au texte parlé (flexibilité que permet cette édition). Prolongement de cette qualité éditoriale, le directeur musical de La Monnaie dirige Offenbach avec toute la justesse stylistique et les couleurs requises au pupitre d’un orchestre qui est toujours musicalement parfait. Certes les sonorités ne sont pas toujours les plus flatteuses mais le ton est exemplaire sous une baguette qui mène l’oeuvre idéalement tant narrativement que poétiquement. 

Le brillant plateau vocal a assuré cette belle exécution en concert

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Marie-Lemieux © Denis-Rouvre

Marie-Lemieux © Denis-Rouvre

Tancredi de Rossini
Commande de La Fenice et créé en 1813, Tancredi succède à sept petits opéras-comiques, bien accueillis. Voici cette fois le premier grand succès de Rossini, qui le mènera à alterner dorénavant opera seria et opera buffa.
La tragédie de Voltaire (1760), excellente, et pleine de ressorts dramatiques, se base sur un thème pas encore trop rebattu : la fiancée faussement accusée d'infidélité.

On ne peut mieux servir Rossini, musicalement du moins

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Gioacchino ROSSINI
(1792 - 1868)
Armida
Carmen ROMEU (Armida), Enea SCALA (Rinaldo), Robert McPHERSON (Gernando/Ubaldo), Dario SCHMUNCK (Goffredo/Carlo), Leonard BERNAD (Idraote/Astarotte), Adam SMITH (Eustazio), Symphony Orchestra and Chorus Opera Vlaanderen Antwerp/Ghent, dir.: Alberto ZEDDA, mise en scène : Mariame CLEMENT.
2017-2 DVD-162'-Notice en italien et anglais-chanté en italien-sous-titré en italien, anglais, français, allemand, japonais et coréen-Dynamic 37763

Quand Armide envoûte toujours...

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Armida

Armida de Rossini
Pour n'être pas le plus connu des opéras de Rossini, Armida (1817) a bénéficié de l'interprétation de Maria Calllas et de deux enregistrements modernes. C'est peu dire que sa mise en scène à Gand a intéressé les fans du compositeur, d'autant plus que l'oeuvre était dirigée par Alberto Zedda, fondateur et âme du festival de Pesaro.