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A Lyon, quelle musique que GUILLAUME TELL !

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L’Opéra de Lyon ouvre sa saison avec un grand ouvrage qui n’y a pas été représenté depuis longtemps, le Guillaume Tell de Rossini dans sa version originale française. Cet ultime chef-d’œuvre qui dure près de quatre heures impressionne d’abord par le génie de l’écriture, que révèlent une orchestration fabuleuse et un traitement tout aussi ingénieux des masses chorales, prônant l’esthétique du grand opéra que développeront un Halévy, un Auber ou un Meyerbeer. Et quelle musique !

Et c’est bien elle qui est la carte maîtresse de cette nouvelle production. Dès les premières mesures de la célèbre Ouverture, Daniele Rustioni, le directeur musical de la maison, sait lui insuffler un souffle dramatique qui ne faiblit jamais et une précision du trait dans les ensembles qui est proprement ahurissante. Et l’Orchestre de l’Opéra de Lyon restitue admirablement ses options, ce que l’on dira aussi des Chœurs, magnifiquement préparés par Johannes Knecht, ex-chef choral de l’Opéra de Stuttgart qui, par l’ampleur de la sonorité, ont un réel impact émotionnel sur le spectateur dont vibre la corde sensible. 

Enfin un nouveau Prophète

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Giacomo MEYERBEER
(1791 - 1864)
Le Prophète
John OSBORNE (Jean de Leyde), Marianne CORNETTI (Fidès), Lynette TAPIA (Berthe), Albrecht KLUDSZUWEIT (Jonas), Pierre DOYEN (Mathisen), Tijl FAVEYTS (Zacharie), Karel Martin LUDVIK (le Comte d'Oberthal)
Opernchor, Extrachor und Kinderchor Des Aalto-Musiktheaters, Essener Philharmoniker, dir.: Giuliano CARELLA
Live-70'37'', 74'19"" et 69'53''-Textes de présentation en allemand et en anglais-chanté en français, livret en français, allemand et anglais-Oehms OC 971

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Peu de compositeurs ont été autant adulé pendant leur vie et vilipendé après leur mort comme Giacomo Meyerbeer, le représentant le plus important du « grand opéra », ce genre qui ravissait le public parisien de la première partie du 19e siècle par son ampleur (trois à cinq actes), son sujet historique, sa mise en scène spectaculaire avec ballet obligatoire, ses chœurs impressionnants et sa distribution luxueuse.

Rossini l'emporte sur Michieletto

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Guillaume Tell de Rossini 
Le nouvelle production de “Guillaume Tell » au Royal Opera de Londres où le « grand opéra » de Rossini n’avait plus été joué depuis 1992, a causé bien des remous. Une scène d’agression et de viol avait tellement choqué une part du public lors de la générale qu’il y avait eu des réactions violentes pendant le spectacle, ce qui ne s’était apparemment jamais passé au Covent Garden et plein de commentaires après. La direction a défendu la mise en scène mais a quand même accepté d’apporter quelques adaptations. Quand j’ai vu le spectacle la jeune femme violentée n’était plus nue mais enveloppée dans une grande nappe et le public est resté calme.

Des Contes plein d'angoisses

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L’Opéra de Lyon présente « Les Contes d’Hoffmann » d’Offenbach dans une mise  en scène de Laurent Pelly de 2005 et une version basée sur la coédition de Michael Kaye et Jean-Christophe Keck avec des dialogues adaptés par Agathe Melinand. C’est une version assez inhabituelle mais intéressante avec une combinaison de dialogues parlés et récitatifs, des fragments peu connus à la place de numéros familiers, un acte vénitien qui se termine par la mort de Giulietta et un rôle plus important pour Stella.

Un concert, sans doute, mais quel concert !

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Roméo et Juliette (Gounod) à Bruxelles
Le principe de l’opéra en concert peut se justifier pour plusieurs raisons dont la principale est sans doute financière, car il élimine l’aspect non musical : mise en scène, costumes, décors, qui pèsent lourd dans une production. En outre, certaines oeuvres (opera seria, bel canto) supportent mieux ce vide scénique que d’autres, par manque de ressort dramatique ou par l’inintérêt de l’intrigue.