Mots-clé : Sophie Harmsen

https://piczmania.com/

par https://t1631.org/

Pour le deuxième concert de sa série ‘Classics’, le Service Culturel Migros invite un chef renommé, Philippe Herreweghe, à la tête des deux ensembles qu’il a fondés en 1970 et en 1991, le Collegium Vocale Gent et l’Orchestre des Champs-Elysées. Tout discophile a gardé en mémoire les remarquables enregistrements consacrés à l’œuvre vocale de Bach.

Que sommes-nous tombés de haut le lundi 15 novembre au Victoria Hall de Genève avec un programme entièrement dédié à Mozart ! Débutant avec la Quarantième Symphonie en sol mineur K.550 prise à un tempo extrêmement rapide, le Molto allegro initial recherche à tout prix les contrastes véhéments, quitte à rendre anguleux le pupitre des vents qui devient même oppressant dans l’Andante tout aussi bousculé où les cordes peinent à exprimer une mélancolie lancinante. Par contre, l’appui sur les temps forts imprime un caractère dansant au Menuetto qui veut alléger la texture sous les couacs des cors sans piston, alors que le Presto final s’ingénie à souligner les audaces harmoniques, sans parvenir à nous intéresser véritablement…

La Missa Solemnis de Beethoven selon René Jacobs : un hymne d’humanisme et de paix

par

Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Missa Solemnis. Polina Pastirchak, soprano ; Sophie Harmsen, mezzo-soprano ; Steve Davislim, ténor ; Johannes Weisser, basse ; Chœur de Chambre de la RIAS de Berlin ; Orchestre Baroque de Fribourg ; René Jacobs, direction. 2019. 72’08. Livret en français, en anglais et en allemand (texte chanté reproduit en latin seulement, mais disponible avec un lien dans les 3 traductions). 1 CD HMM902427.

Frieder Bernius et le Kammerchor Stuttgart, une Missa solemnis sans âme en DVD

par

Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Missa solemnis op. 123. Johanna Winkel, soprano ; Sophie Harmsen, alto ; Sebastian Kohlhepp, ténor ; Arttu Kataja, basse ; Kammerchor Stuttgart, Hofkapelle Stuttgart, direction Frieder Bernius. Accompagné du documentaire « Von Herzen », consacré à Frieder Bernius. 2018. Livret en anglais et en allemand. Documentaire en allemand, sous-titré en anglais, japonais et coréen. 131.00 (dont 60.00 pour le documentaire). Un DVD ou Blu Ray Naxos 2.110660.

Le Klarafestival débute en beauté

par

Même si le Klarafestival s’est choisi pour thème cette année un Libera me qui n’est peut-être pas d’une parfaite clarté (on peut se libérer de tant de choses), le concert inaugural du festival n’en fut pas moins une réussite due autant à une programmation intelligente et libérée des facilités de la routine qu’à des interprètes qui s’engagèrent pleinement en faveur des oeuvres qui figuraient au programme de cet European Gala.

A la tête d’un Chamber Orchestra of Europe qui, basé à Londres, livre par son existence même la plus belle des réponses -y compris dans son pays d’accueil- à ceux qui pourraient se demander à quoi peut bien servir l’Europe, le jeune chef allemand David Afkham entama la soirée par les rares Deux épisodes tirés du Faust de Lenau de Liszt. Dans le premier, La Procession nocturne, tant les effectifs réduits de l’orchestre que la patte légère du chef (dirigeant ici sans baguette) assurèrent une exécution toute de transparence et de poésie, alors que La Danse dans l’auberge du village (qui n’est autre qu’une adaptation pour orchestre de la Méphisto-Valse N° 1 du compositeur) se vit enlevée avec un élan irrésistible par un David Afkham menant ses troupes - cette fois-ci avec baguette- avec cette autorité naturelle qui est la marque des vrais chefs.