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Requiem de Mozart par Teodor Currentzis : une théâtralisation du sacré

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Le dimanche 27 octobre, le Théâtre du Châtelet qui, un mois à peine auparavant, venait de rouvrir ses portes après deux ans et demi de travaux, accueillait son deuxième concert de la musique classique (le premier étant le déjeuner-concert de l’Orchestre de Chambre de Paris le 18 octobre). Et le théâtre a frappé fort : le Requiem de Mozart par l’Orchestre et le Chœur MusicAeterna et le Chœur MusicAeterna byzantina, dirigés par le chef charismatique Teodor Currentzis.

Le fait est bien connu, le chef attire autant d’admirateurs que de railleurs, pour ou contre son idée et son interprétation toujours très originales. Ce jour-là, la salle était remplie d’inconditionnels -voire fanatiques, parmi lesquels de nombreux russes. Ont-ils pris la peine de venir de Russie et d’autres pays et région d’Europe à la rencontre de leurs idoles ? Une ovation debout du public surexcité et un nombre inhabituel de cars stationnés devant le théâtre renforcent cette hypothèse. D’ailleurs, une musicienne russe croisée après le concert nous a confirmé que dans son pays, il est impossible d’obtenir des billets tellement ils partent à la vitesse de l’éclair.

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Lauréate des concours Tchaïkovski de Moscou et Joachim de Hanovre, élève de Renaud Capuçon, Alexandra Conunova est l’un des grands talents émergents de notre époque. Parlant sept langues, cette jeune musicienne aime les défis et défricher des pans inconnus du répertoire violonistique. Alors qu’elle prend part à deux parutions discographiques consacrées à Ludwig van Beethoven et Jean-Pascal Beintus, Alexandra Conunova répond aux questions de Crescendo-Magazine  

Vous êtes originaire de Moldavie, vous résidez en Suisse et vous parlez 7 langues. Est-ce que vous vous définissez comme une citoyenne du monde ? La notion d'identité est-elle importante pour vous ?

En menant une vie de soliste, je suis bien évidement et surtout une citoyenne du monde. L’affirmer peut sembler banal mais c’est la vérité ! Je suis originaire d’une famille russophone de Moldavie, j’ai étudié en Allemagne et maintenant je réside en Suisse...J’ai l’énorme chance de vivre dans une époque qui offre la possibilité de voyager partout et le fait de parler sept langues me permet de me sentir bien où je vais. Mais au plus profond de moi je me sens Moldave, je suis fière de mon pays, de sa culture, de ses coutumes et de ses habitants. Mon pays me manque toujours, mais je suis très touchée et reconnaissante par l’accueil que l’Europe m’a réservée à mes débuts en 2004 lors d’un concert à Vienne. Pour moi, il est extrêmement important de ne jamais oublier ses origines mais je considère que l’identité se construit au long de toute une vie.

Vous êtes en soliste de l'enregistrement de la “Suite de concert sur le Petit prince d’après Antoine de Saint-Exupéry” de Jean-Pascal Beintus (21 Music). Comment incarne-t-on musicalement un tel personnage “légendaire” de la littérature ? Est-ce qu’il faut garder son âme d’enfant pour être le Petit prince au violon ?

Depuis toute petite, j’ai une imagination assez débordante qui m’emmenait très loin, parfois trop loin ! Ce fut absolument magique d’incarner musicalement le personnage du Petit prince pour lui donner une vie à travers les notes ! Il est vrai que dans le monde parfois impersonnel et froid d’aujourd’hui, il nous est difficile de garder ou faire ressortir la part d’enfant qui vit encore en nous. Mais en étant maman d’un garçon de 7 ans, je retrouve mon esprit rêveur en lui lisant les contes, et notamment le Petit prince. Je fais le voyage imaginaire dans le temps et je me laisse emporter par les émotions qui s’éveillent en moi. Pour la “Suite de concert sur le Petit prince” d’après Antoine de Saint-Exupéry” de Jean-Pascal Beintus, j’étais éblouie par la précision et la manière dont le compositeur a su trouver les rythmes, les harmonies, et utiliser les instruments pour décrire les personnages en musique.

Quand l’abstraction mène à l’essentiel

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La Traviata de Giuseppe Verdi mise en scène par Robert Wilson et dirigée par Teodor Currentzis

Au Grand Théâtre de Luxembourg, c’est par une immédiate et longue ovation debout que les spectateurs ont manifesté leur enthousiasme à la fin de la première représentation de La Traviata dirigée par Teodor Currentzis et mise en scène par Robert Wilson.

A Aix-en-Provence, bonheur et amertume

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Die Enführung aus dem Serail © Pascal Victor

C’est Alcina de Händel qui a ouvert la 67e édition du Festival d’Aix en Provence qui se déroulait jusqu’au 21 juillet. Patricia Petitbon dans le rôle-titre et Philippe Jarroussky en Ruggiero en étaient les stars, acclamés par un public réjouis de ce spectacle confondant imaginé par Katie Mitchell.