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A Oviedo, les coupes budgétaires ne tarissent pas la créativité

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L'Auditorium Prince Felipe à Oviedo (Espagne)

A l'occasion de l'assemblée générale du jury des International Classical Music Awards (ICMA) et à l'invitation de l'«Orquesta Sinfonica del Principado de Asturias», nous avons eu l'occasion d'écouter l'orchestre dans son «biotope», l'Auditorium Prince Felipe : des anciens thermes romains réorganisés en un auditorium de 1200 places, une salle de musique de chambre, une salle polyvalente et leurs infrastructures. Inauguré en 1999, l'endroit est étonnant, l'architecte ayant pris soin de garder le maximum de murs et de plafonds antiques tout en assurant une excellente acoustique du lieu.

RENCONTRE : Jean-Philippe Collard, "ouvrir grand la boîte"

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© Bernard Martinez, La Dolce Volta

En marge des Flagey Piano Days où se réuniront de très grands et jeunes artistes (Rémi Geniet, Frank Braley, Anna Vinnitskaya...), nous avons pu rencontrer Jean-Philippe Collard qui jouera au Studio 4 le 21 février prochain. Pianiste de talent dont la carrière n'est plus à faire, il inspire, par ses enregistrements et concerts, un certain nombre d'artistes. En toute simplicité (trait qui caractéristique de J.Ph. Collard), c'est un échange passionnant et instructif sur différents points importants que nous proposons ici.

Dvořák à son meilleur!

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Antonín Dvořák (1841-1904)
Concerto pour violon et orchestre en la mineur, op. 53 - Romance pour violon et orchestre en fa mineur, op. 11 - Mazurek pour violon et orchestre en mi mineur, op. 49 - Humoresque en Sol bémol majeur, op. 101, n°7

Anne-Sophie Mutter (violon), Berliner Philarmoniker, Manfred Honek (dir.), Ayami Ikeba (piano)
2013 -55’08 - Livret trilingue : anglais, allemand et français par Oswald Beaujean - DG

Deux magnifiques ouvrages pour une passion

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GalliariFlorosConcerto à la mémoire d'un ange - Alban Berg 1935 par Alain Galliari Sans doute le plus expressif des concertos pour violon du 20e siècle. Ajoutons à cela la dédicace : Manon, un bel ange de 18 ans que l'on a vu rapidement perdre ses atouts -elle avait contracté la maladie l'année précédente à Venise- pour mourir de poliomyélite le 24 avril 1935.

Une schubertiade selon Bertrand Chamayou

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JOKERFranz Schubert (1797 - 1828)
Auf dem Wasser zu singen (transcription de Liszt, d'après D 774, 1823) - Wanderer-fantasie D 760 - Litanei (transcription de liszt d'après Litanei auf das Fest Aller Seelen D 343/1) - Der Müller und der Bach (transcription de Liszt, d'après Der Müller und der Bach de Die Schöne Müllerin D 795 - 12 Ländler (Deutschen Tänze) D 790 - Allegretto D 915 en do mineur - Ländler N 12 D366 en mib mineur - 3 Klavierstücke - (Impromptus) D 946 - Kupelwieser-Walzer en sol bémol majeur (transcription Richard Strauss)

Bertrand Chamayou : piano
2014 – 70'24'' – livret de présentation en français, anglais et allemand – Erato/Warner Classics – 08256 463707 8 8

Menahem Pressler, bouleversant à Liège

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Schubert : Sonate pour piano n° 18 en sol majeur D. 894
Kurtag : Impromptu all'ongherese
Schubert : Sonate pour piano n° 21 en si bémol majeur D. 960
C'est un voyage dans le temps que nous a offert Menahem Pressler durant plus d'une heure et demie dans cette belle salle du Philharmonique de Liège. Ceux qui y étaient se souviendront longtemps du moment musical qu'ils ont passé en compagnie du doyen des pianistes internationaux.

Egarr ressuscite le jeune Haendel

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Georg-Friderich HAENDEL (1685-1759)
Huit "Grandes Suites" pour clavecin HWV 426-433
Suites n°1 en La Majeur HWV 426 - n°2 en Fa Majeur HWV 427 - n°3 en ré mineur HWV 428 - n°4 en mi mineur HWV 429 - n°5 en Mi Majeur HWV 430 - n° 6 en fa dièse mineur HWV 431 - n°7 en sol mineur HWV 432 - n°8 en fa mineur HWV 433
Richard Egarr (clavecin)
2013 - 60'17'' + 57'55'' - Textes de présentation en anglais, français, allemand - Harmonia Mundi HMU 907581.82

L'Opéra-Comique au défi de la modernité 1850-1914

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Colloque
Dans le cadre de la production de Lakmé, l'Opéra-Comique organisait un de ses colloques passionnants dont il a le secret. Cela faisait mon quatrième colloque salle Favart, et j'en suis ressorti toujours aussi ébloui par la qualité des intervenants, leur passion, et la pertinence de leurs exposés, certes souvent pointus, mais toujours instructifs. Le colloque était patronné par le Palazzetto Bru Zane, et dirigé de main de maître par Alexandre Dratwicki et Agnès Terrier.

Être moderne, en 1904 et en 2014

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Andrea Dankova (Jenufa) et Niucky Spence (Steva) © Karl und Monika Forster

Jenufa à La Monnaie
Troisième tentative lyrique de Janacek, après Sarka et Le Début d'une romance, Jenufa lança définitivement le compositeur sur le devant de la scène de son temps. Après une longue trajectoire, dont une écriture en deux temps, l'opéra fut créé en 1904 à Brno, puis en 1916 à Prague. Ce fut le début, bien tardif (Janacek avait plus de soixante ans), d'une carrière fulgurante, et le premier d'une série d'oeuvres magistrales, de Katia Kabanova jusqu'à De la Maison des morts, qui établit la réputation de Maître morave.