Arnold Schönberg (1874 - 1951) : Die Jakobsleiter, oratorio pour solistes, chœur et orchestre ; Kammersymphonie n°1. Op. 9, Concerto pour violon et orchestre. Op.36 ; Variations pour orchestre. Op. 31 ; Verklärte Nacht. Op. 4 (Version pour orchestre de 1943).Patricia Kopatchinskaja, violin, Wolfgang Koch (Gabriel, baryton), Daniel Behle (Ein Berufener, ténor), Wolfgang Ablinger-Sperrhacke (Ein Aufrührerischer, ténor), Johannes Martin Kränzle (Ein Ringender, baryton), Gyula Orendt (Der Auserwählte, baryton), Stephan Rügamer (Der Mönch, ténor), Nicola Beller Carbone (Der Sterbende, soprano), Liv Redpath (Jasmin Delfs, Die Seele, soprano), Rundfunkchor Berlin, direction : Gijs Leenaars, Berliner Philharmoniker, Direction : Kirill Petrenko. 2019-2024. Livret en anglais et allemand. 147mn. Berliner Philharmoniker BPHR 250511
Silvius Leopold Weiss (1687-1750) : Sonates en ut mineur, no 33 en fa majeur, no 48 en fa dièse mineur, no 91 en ré majeur, no 103 en si bémol majeur. Tombeau sur la mort de M. Cajetan. Tombeau sur la mort de M. Comte d’Logÿ. Prélude, Allegro et Ciaccone en mi bémol majeur. Evangelina Mascardi, luth. Livret en anglais, français, allemand, italien. Avril-mai 2024. 64’35’’ + 59’51’’. Arcana A569
Flute Concertos & Concertante Works. Œuvres de : Antonio Vivaldi (1678-1741), Georg Philipp Telemann (1681-1767), Johann Sebastian Bach (1685-1750), Carl Philipp Emanuel Bach (1714-1788), Franz Benda (1709-1786), Frédéric II de Prusse (1712-1786), Johann Joachim Quantz (1697-1773), François Devienne (1759- 1803), Pietro Gianella (1737-1810), Christoph Willibald Gluck (1714-1787), Ignaz Pleyel (1757-1831), Jacques-Louis Hugot (1758-1824), Franz Danzi (1763-1826), Johann Michael Haydn (1737-1806), Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), Leopold Hofmann (1738-1793), Louis Fobbes (1752-1815), Georges Bizet (1838-1875), Guy Bornes (1857-1933), Philippe Hersant (né en 1958), Camille Saint-Saëns (1835-1921), Cécile Chaminade (1857-1944), Francis Poulenc (1899-1963), Gabriel Fauré (1845-1924), Carl Nielsen (1865-1931), Aram Khachaturian (1903-1978), Jacques Ibert (1890-1962), Krzysztof Penderecki (1933-2020), Carl Reinecke (1824-1910), Ferruccio Busoni (1866-1924), Tōru Takemitsu (1930-1996), Marc-André Dalbavie (né en 1961), Michael Jarrell (1958), Matthias Pintscher (né en 1971), Sofia Gubaidulina (1931-2025), Alexandre Desplat (1961). Emmanuel Pahud, flûte, Divers orchestres et chefs. 1996-2021. un coffret de 14CD Warner Classics. Référence : 5021732743404
The Four Seasons. Antonio Vivaldi (1678-1741) : Concertos pour violon Op. 8 no 1-4 en mi majeur « La Primavera » RV 269, en sol mineur « L’Estate » RV 315, en fa majeur « L’Autumno » RV 293, en fa mineur « L’Inverno » RV 297. Concerto pour violoncelle en ré majeur RV 403. Sonate en ré mineur Op. 1 no 12 « La Follia ». La Petite Bande. Sigiswald Kuijken, Dmitry Badiarov, violon, violoncello da spalla. Sara Kuijken, Luis Otavio Santos, violon. Marleen Thiers, alto. Frank Asterribe, clavecin. Livret en anglais, français, allemand. Novembre 2006. 59’13’’. Accent ACC 24413
Dieter Ammann (né en 1963) : Music for orchestra (glut / Core / Turn / Boost) Enregistré en juillet 2022 et juillet 2023 au Victoria Hall de Genève. Notice en allemand, français et anglais. 54’30. Schweizer Fonogramm SF 0020.
Mikhaïl Pletnev, The Erato Recordings 1988-2001. Mikhaïl Pletnev, piano et direction ; Michael Collins, clarinette ; Deutsche Kammerphilharmonie, Philharmonia Orchestra, direction : Libor Pešek et Vladimir Fedoseyev. 1988-2001. Livret en anglais, allemand et français. 16 CD Warner. Référence 5 021732 661395.
Loyal Souvenir. Gilles Binchois (c1400-1460), œuvres sacrées, chansons, intabulations. Le Miroir de musique. Grace Newcombe, soprano, harpe, orgue gothiques. Dorothea Jakob, soprano. Sabine Lutzenberger, Tessa Roos, mezzo-soprano. Ivo Haun de Oliveira, Jacob Lawrence, ténor. Cyprien Sadek, baryton. Claire Piganiol, harpe gothique. Elizabeth Rumsey, vielle, viola d’arco. Aliénor Wolteche, vielle. Silke Schulze, bombarde, flûte, tabor. Marc Lewon, guiterne, luth. Rui Stähelin, luth. Henry van Engen, trompette à coulisse. Baptiste Romain, vielle, rebec, cornemuse, direction. 2024. Livret en anglais, français, allemand ; paroles en langue originale et traduction trilingue. 74’14’’. Ricercar RIC 473
Adieu Ma Doulce. Gilles Binchois (c1400-1460) : Adieu ma doulce. Amours merchi. Triste plaisir. Joyeux penser et souvenir. Deuil angoysseux. Je loe amors. En regardant. Bien puist. Adieu mon amoureux joye. Ma dame que j’ayme. Adieu, jusques je vous revoye. Amoreux suy. Les tres doulx yeux. Qui veut mesdire. Ensemble Les Alizés. Clémence Comte, flûte à bec, direction. Capucine Keller, voix. Liam Fennelly, Myriam Ropars, vielle. Nolwenn Le Guern, vielle, rebec. Angélique Mauillon, harpe médiévale. Étienne Demange, percussion. 2025. Livret en anglais, français ; paroles en langue originale et traduction en anglais. 59’58’’. Et’Cetera KTC 1836
Anton Bruckner (1824-1896) : Symphonies n°4 et n°7 ; Bedřich Smetana (1824-1884) : Vyšehrad, Vltava, Šárka extraits de Ma Vlast ; Rued Langgaard (1893-1952) : Symphonie n°5 “Steppenatur” ; Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Symphonie n°6 “Pastorale”. Aarhus Symphony Orchestra, direction : Leif Segerstam. 2019-2021. Livret en anglais. 4 CD Danacord. 941-944.
Les éditeurs préparaient le 150e anniversaire de la mort de Ravel depuis fort longtemps, car dès que ses œuvres sont tombées dans le domaine public (en 2008, 2016 ou 2022 selon les œuvres et selon les pays), les urtext ont commencé à fleurir sous l’autorité des meilleurs spécialistes. Œuvres fondamentales bien sûr, mais aussi raretés et pages jusqu’alors ignorées.
La Sérénade grotesque pour piano est considérée comme la première œuvre connue de Ravel. Il avait dix-huit ans et le témoignage de son camarade Gustave Mouchet atteste que Ravel la joua à son maître Émile Pessard au Conservatoire de Paris. Arbie Orenstein l’avait exhumée en 1975 chez Salabert. Henle en propose maintenant un urtext établi par Andreas Perpeintner probablement plus fiable dans la recherche des solutions aux problèmes posés par ce qui n’était qu’un devoir d’étudiant : le début du manuscrit est très précis puis les problèmes surgissent au fil des mesures, articulations, altérations erronées aux changements de clés, rythme… Chaque proposition est justifiée dans le commentaire critique. Doigtés de Cédric Tiberghien.
Ravel n’était guère plus âgé, et toujours étudiant au Conservatoire, lorsqu’il composa la cantate Sémiramis dont on ne connaissait l’existence que grâce aux carnets du pianiste Ricardo Viñes. Viñes attestait l’avoir entendue en 1902 à la classe d’orchestre sous la direction de Paul Taffanel. Le manuscrit, conservé à Montfort-l’Amaury dans la maison de Ravel, a été acquis par la BnF en 2000 et c’est grâce à la tenacité de François Dru que deux extraits (Prélude et danse) ont pu être publiés dans le cadre de la Ravel Edition et créés récemment par Gustavo Dudamel et l’Orchestre philharmonique de New York. Un troisième extrait, l’air de Manassès, sera créé à la fin de l’année à la Philharmonie de Paris sous la direction d’Alain Altinoglu. Le livret est celui de la cantate imposée au concours du Prix de Rome en 1900. Ravel n’y avait pas participé puisqu’il avait été éliminé dès la première épreuve. Alors pourquoi ce choix ? À l’époque, Ravel avait déjà livré des œuvres très personnelles comme les Jeux d’eau. Voulait-il montrer ce qu’il aurait pu faire s’il avait été admis à concourir ? L’écriture sage et respectueuse des normes académiques aurait peut-être plu à un jury au conservatisme exacerbé. Mystère. Néanmoins, pour une première approche de l’écriture orchestrale, tout y est, la finesse du trait, la précision des couleurs, même si les modèles restent visibles, notamment Rimski-Korsakov.
Autre œuvre de jeunesse découverte tardivement, L’Aurore, une pièce pour chœur et orchestre, avec une courte intervention de ténor solo, composée pour les épreuves préliminaires du Concours de Rome en 1905. Pour sa quatrième tentative, Ravel ne fut même pas admis aux épreuves finales, ce qui déchaîna un scandale dans la presse et dans le milieu musical. On disposait de l’édition Salabert, publiée il y a une trentaine d’années. Mais un véritable urtext s’imposait. Marc Rigaudière vient de le réaliser pour Carus, en remettant en situation cette œuvre beaucoup trop audacieuse pour le jury. Ravel avait déjà composé des œuvres marquantes comme son Quatuor, la Sonatine pour piano, la Pavane pour une infante défunte ou Shéhérazade avec laquelle on trouve de nombreux points communs. Il ne pouvait se soumettre à l’académisme de rigueur pour ce genre d’épreuve.