Nouveautés

Les nouveautés audios, vidéos, les iivres et les partitions

Papier à musique : Calligraphie debussyste

par

Qui n’a pas rêvé d’avoir accès aux manuscrits des plus grands compositeurs, rêve devenu réalité dans une certaine mesure, depuis que les détenteurs de ces manuscrits acceptent qu’ils soient reproduits en tout ou partie. Sans dénier l’interêt de certains livres qui proposent des pages isolées de grands manuscrits, le musicien cherchera plutôt des fac-similé complets pour s’immerger totalement dans l’œuvre concernée et tenter d’en comprendre la gestation, une approche graphologique en quelque sorte, une approche pleine de surprises. Rien de nouveau dans le fait que le côté brouillon parfois indéchiffrable des manuscrits de Beethoven révèle une personnalité tourmentée et passionnée. On le savait. De même, l’écriture bien ordonnée de Jean-Sébastien Bach correspond parfaitement à la musique structurée qu’il nous a livrée. Mozart, plus difficile ; ça part dans tous les sens. Ravel, de belles pages d’écriture. Berlioz, Mahler, de parfaits reflets de l’instabilité de ces compositeurs. Et Debussy ? Plus besoin d’aller à la BNF, le manuscrit de La Mer est à présent disponible en fac-similé (Bärenreiter), accompagné d’une analyse de Denis Herlin et Mathias Auclair. Depuis l’époque des premières publications en fac-similé, les techniques de reproduction ont fait des progrès considérables, notamment les contrastes qui rendent lisibles les moindres détails. Et ils sont essentiels car Debussy aimait les pattes de mouches.

Le chef d’orchestre qui ouvre un tel volume commence par chercher les différences. Bien sûr les fanfares à la fin des Dialogues du vent et de la mer. Elles sont bien présentes dans le manuscrit original, mais elles avaient été supprimées dans la seconde édition qui a servi de référence pour la postérité et on les joue rarement aujourd’hui. J’ai eu la chance d’entendre Ansermet diriger La Mer à la fin de sa vie. Il les avait rétablies et m’avait expliqué que c’était le choix ultime de Debussy. Dont acte.

Piano Twins : deux pianos et quatre mains pour trois compositeurs !

par

Erik Satie (1866-1925) : ”Manière de commencement” (extrait des Trois morceaux en forme de poire), Première Gymnopédie ; Claude Debussy (1862-1918): Lindaraja, Prélude à l’après-midi d’un fauneLa mer  (Arrangement d’André Caplet) ; Maurice Ravel (1875-1937) : La Valse  ; Sites auriculaires. Vanessa Wagner & Wilhem Latchoumia, pianos. 2022. Livret en français, anglais, allemand et japonais.  61’56’’.  La Dolce Volta - LDV 120.

Rites latins à Alicante 

par

The Latin Rites. José Pablo Moncayo (1918-1958) : Huapango ; Astor Piazzolla (1921-1992) : Tangazo ; Alberto Ginastera (1916-1983) : Danzas del Ballet Estancia ; Silvestre Revueltas (1899-1940) : La Noche de Los Mayas ; Leonard Bernstein (1918-1990) : “Mambo” tiré des Danses symphoniques de West Side Story ; Arturo Márquez (né en 1950) :  Danzón no 2. ADDA Simfònica Alicante, direction : Josep Vicent. 2024. Livret en espagnol et anglais. Aria 018. 

La mise en scène historique de Carmen ? Une invitation qui ne se refuse pas

par

Georges Bizet (1838-1875) : Carmen, opéra-comique en quatre actes, dans la mise en scène historique de 1875. Deepa Johnny (Carmen), Stanislas de Barbeyrac (Don José), Nicolas Courjal (Escamillo), Iulia Maria Dan (Micaëla), Faustine de Monès (Frasquita), Floriane Hasler (Mercédès), Nicolas Brooymans (Zuniga), Yoann Dubruque (Moralès), Florent Karrer (Le Dancaïre), Thomas Morris (Le Remendado) ; Chœur Accentus/Opéra de Rouen Normandie ; Chœurs d’enfants de la Maîtrise du Conservatoire de Rouen ; Orchestre de l’Opéra de Rouen Normandie, direction Ben Glassberg. 2023. Textes de présentation et synopsis en anglais, en français, en allemand et en italien. Sous-titres français, anglais, allemands et italiens. 168’ 17’’ + bonus de 14.25 (en streaming). Un livre avec DVD et Blu Ray BZ 3001. 

Premières mondiales chambristes pour les aînés des Tcherepnin, père et fils

par

Nikolay Tcherepnin (1873-1945) : Cadence fantastique, op. 42bis ; Pièce calme (Pastorale), version pour violon et piano ; Villégiature op. 38 n° 4 ; Un air ancien, version pour violon et piano. Alexander Tcherepnin (1899-1977) : Sonate pour violon et piano en do mineur ; Arabesque pour violon et piano op. 11 n° 5 ; Trio à clavier, op. 34 ; Trio concertante op. 47. Giorgio Koukl, piano ; Klaidi Sahatci, violon ; Johann Sebastian Paetsch, violoncelle. 2023. Notice en anglais. 69’ 34’’. Grand Piano GP937.

Brahms et Schubert par Alexandre Kantorow : limpidité et profondeur 

par

Johannes Brahms (1833-1896) : Sonate pour piano n° 1 en do majeur op. 1. Franz Schubert (1797-1828) : Lieder transcrits par Franz Liszt : Der Wanderer D. 489, Der Müller und der Bach D.795/19, Frühlingsglaube D. 686, Die Stadt D. 957/11, Am Meer D. 957/12 ; Fantaisie en do majeur ‘Wanderer Fantasie’ D. 760. Alexandre Kantorow, piano. 2023. Notice en anglais, en allemand et en français. 72’ 44’’. BIS-2660.

Le trop rare Nerone de Boito filmé à Cagliari

par

Arrigo Boito (1842-1918) : Nerone, tragédie en quatre actes. Mikheil Sheshaberidze (Nerone), Franco Vassallo (Simon Mago), Roberto Frontali (Fanuel), Valentina Boi (Asteria), Deniz Uzun (Rubria), Dongho Kim (Tigellino), Vassily Solodkyv (Gobrias), etc. ; Chœurs et Orchestre du Théâtre lyrique de Cagliari, direction Francesco Cilluffo. 2024. Notice et synopsis en italien et en anglais. Sous-titres en italien, en anglais, en français, en allemand, en japonais et en coréen. 154 minutes. DVD Dynamic 38047. Disponible en Blu Ray.

Carlos Païta, l’incandescence de la direction 

par

Modeste Moussorgski (1839-1881) :  Tableaux d”une exposition (orchestration de Maurice Ravel) ; Hector Berlioz (1803-1869) : Symphonie fantastique, op.14. National Philharmonic Orchestra (Moussorgski), London Symphony Orchestra, direction : Carlos Païta. 1978-1981. Livret en français et anglais. 78’41. Palais des dégustateurs.PDD 039.