Le plus grand orchestre du monde : Ormandy et le Philadelphie
C’est Bruxelles qu’avait choisi l’illustre Orchestre de Philadelphie pour entamer, sous la direction de son directeur musical Yannick Nézet-Seguin, une tournée qui le mènera dans plusieurs capitales européennes puis en Israël (ce détail, nous le verrons, n’est pas sans importance).
Le Concours Reine Elisabeth Chant 2018 est aujourd'hui terminé pour le public. Les bureaux de la Rue aux Laines bourdonnent, les lauréats répondent aux questions, les concerts des finalistes se mettent en place, les "debriefings" sont en cours, le coffret de CDs est en bonne voie de réalisation mais, oui ! le concours est fini pour le public.
L'heure est venue des réflexions plus personnelles, des étonnements parfois, des premiers bilans après avoir expérimenté les nouvelles dispositions du concours de chant.
A 23h45, Arie Van Lysebeth, Président du Jury, annonçait dans la fièvre habituelle du soir des proclamations de la session du Concours Reine Elisabeth au Palais des Beaux-Arts, le palmarès de la session chant 2018.
Sous les meilleures auspices...
D'entrée de jeu, Rocío Pérez (27 ans) fait preuve d’originalité : de mémoire de mélomane, aucune des trois pièces présentées par la soprano ne l’avait déjà été auparavant dans le cadre du Concours.
La finale d’un concours de l’envergure du « Reine Elisabeth » trace la frontière de part et d’autre de laquelle le talent est distingué du génie. Telle est du moins l’ambition du jury qui, avouons-le, tâtonne quelquefois – inévitablement – dans cet exercice périlleux, tant est immense le mérite des artistes à se produire devant lui. « Le talent travaille, le génie crée », disait Schumann. Des talents, nous en avons vu défiler par dizaines depuis la première épreuve de cette édition 2018. Restent à douze lauréats le privilège de créer, de ciseler des perles à l’éclat unique. Pour ce faire, ils pourront compter sur le soutien indéfectible de l’Orchestre Symphonique de la Monnaie, sous la férule d’Alain Altinoglu.
Une fois de plus, dans le cadre de sa série de concerts symphoniques, le Service Culturel Migros reçoit Valery Gergiev à la tête de l’Orchestre du Théâtre Marinsky de Saint-Pétersbourg. Et le programme est composé de deux des symphonies de Tchaikovski.
A l'avant, de gauche à droite : Yuriy Hadzetskyy, Sooyeon Lee, Rocio Pérez, Charlotte Wajnberg, Alex DeSocio, German Enrique Alcantara. A l'arrière, de gauche à droite : Ao Li, Samuel Hasselhorn, Eva Zaïcik, Marianne Croux, Héloïse Mas et Danylo Matviienko
Par ordre de passage: Mr. Ao Li (Chine, basse, 30 ans)
Mr. German Enrique Alcantara (Argentine, baryton, 30 ans)
Ms. Soo Yeon Lee (Corée, soprano, 29 ans)
Mr. Danylo Matviienko (Ukraine, baryton, 27 ans)
Ms. Rocio Pérez (Espagne, soprano, 27 ans)
Ms. Eva Zaïcik (France, mezzo-soprano, , 30 ans)
Ms. Héloïse Mas (France, mezzo-soprano, 30 ans)
Mr. Alex DeSocio (USA, baryton, 30 ans)
Mr. Yuriy Hadzetskyy (Ukraine, baryton, 25 ans)
Ms. Charlotte Wajnberg (Belgique, soprano, 28 ans)
Mr. Samuel Hasselhorn (Allemagne, baryton, 27 ans)
Ms. Marianne Crou (France - Belgique, soprano, 27 ans)
Les finalistes se produiront du 10 mai au 12 mai au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Ils interpréteront trois à six pièces de leur choix et ils seront accompagnés par l’Orchestre Symphonique de la Monnaie sous la direction d’Alain Altinoglu. Le classement des lauréats aura lieu le samedi 12 mai en fin de soirée.
Comme en début de semaine, la soprano française Axelle Fanyo fait choix de l'outrance. Elle se permet d'imposer sa vision, profondément investie, d'autant que son bagage technique la libère de toute contrainte de cet ordre. Elle n'est pas dans la séduction mais elle est drôle, espiègle, et ses options se nourrissent sans doute aussi de sa formation de musicologue en Sorbonne.
Deuxième et dernière journée des demi-finales.
C'est la mezzo-soprano française Héloïse Mas qui ouvre les débats. On retrouve la voix profonde, fruitée et puissante dont elle avait fait montre au début de la semaine. Son programme propose Carmen, Isabella de l'Italienne à Alger, un des Rückert-Lieder, Charlotte de Werther avec Haendel (Médée) en point d'orgue.
Après l'épreuve de présélection basée sur des enregistrements vidéos, les candidats ont proposé en première épreuve publique deux pièces au choix (airs d'opéra, d'oratorio, Lieder ou mélodies) de langue et d'époque différentes. Il leur est demandé maintenant de présenter au jury deux programmes de récital cohérents d'une vingtaine de minutes comprenant au maximum deux pièces du même compositeur. Chaque candidat interprète avec accompagnement de piano le récital choisi par le jury.