Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

Les Musiciens et la Grande Guerre

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Une fois n'est pas coutume : pas de critique de CD, mais le compte rendu d'une conférence passionnante sur le sujet. Sujet plus pointu encore car il s'agissait ici des compositeurs belges durant la guerre 14-18. L'orateur, Christophe Pirenne, enseigne l'histoire de la musique à l'université de Liège, et est également spécialiste du "rock progressif" (il a même été batteur). C'est dire que cette conférence a balayé large, et a dépassé le cadre strict de la musique classique.

Le tout dernier Don Juan, ce héros

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Veronica Cangemi et Mario Cassi © Lorraine Wauters

Après le très inconnu Stradella de César Franck qui inaugurait le retour de l'Opéra Royal de Wallonie en ses murs après travaux, Jaco Van Dormael, cinéaste de son état, a mis en scène Don Giovanni, dont Wagner affirmait que c'était "l'opéra des opéras". Les décors de Vincent Lemaire sont criants de vérité et les lumières de Nicolas Olivier les mettent bien en valeur.

Notre Dossier Prokofiev (8) : le Mélodiste

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Chicago, 1918. Elégance et raffinement (Coll. Oleg Prokofiev)

Voici sans conteste l’aspect le moins connu de l’oeuvre de Prokofiev, celui de compositeur de Mélodies, comme on dit en français, de Lieder comme on dit en allemand, enfin de Romances selon la terminologie russe.

Le message de paix de Joyce DiDonato

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20h10. Le silence et le noir se posent dans la salle Henry Le Bœuf archicomble à Bozar (Bruxelles) et Joyce DiDonato qui attend, immobile depuis l’ouverture de la salle, peut entamer son rêve. Celui de produire autre chose, quelque chose de différent, hors du commun et porteur d’un message fort, à l’image du titre de cette production : In war and peace : harmony trough music.

Une première à Bruxelles : le Concours Honda

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C’est ce mercredi que se déroule au Conservatoire de Bruxelles la demi-finale du CONCOURS HONDA (voir nos précédentes éditions) qui réunit dans la grande salle deux représentants de chacune des institutions de notre pays. L’épreuve finale aura lieu au mois de février prochain. Rappelons que l’épreuve est publique : accès libre et gratuit pour tous les mélomanes.

Ars Musica : On approche le zénith !

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On connaît la réputation du Japon pour son public concentré, silencieux, fervent. On rêve de ses salles à l'acoustique et l'esthétique splendides. On jalouse la pléthore de phalanges de haute qualité (pas moins de 33 formations permanentes au Japon, dont 12 rien qu’à Tokyo). Mais qui connaît sa musique ?
L’année 2016 marque le 150e anniversaire du début des relations diplomatiques entre le Japon et la Belgique. Pour le célébrer, Ars Musica consacre son festival biennal à l’art nippon. Le concert d’ouverture juxtapose les instruments traditionnels japonais avec le Brussels Philharmonic afin de transporter l’auditeur au ‘pays du sonore levant’. 

So Many Things : une délicieuse constellation éclectique

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Anne Sofie von Otter et le Quatuor Brooklyn Rider mêlent Janáček à Björk, Sting et Elvis Costello, tout en honorant les minimalistes américains, avec une touche scandinave dans l’air. Entre le savant et le populaire, les frontières s’estompent. C’est certain, le public bruxellois avait le choix parmi une belle poignée de vedettes mardi soir : Magdalena Kozena à Bozar dans Juditha Triumphans de Vivaldi, Sally Matthews au Palais de la Monnaie dans Capriccio de Strauss, et enfin, Anne Sofie von Otter au Conservatoire avec son récital So Many Things.

Equilibre parfait entre la mise en scène, la musique et… le propos du livret

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Dernier opéra de Richard Strauss, Capriccio a été créé en 1942. Même si Die Liebe der Danae ne fut représenté  qu'après la mort du compositeur, celui-ci l’avait composé avant, de sorte que Capriccio peut vraiment passer pour son testament lyrique. Avec ces opéras, Strauss disait adieu aux deux passions, qui l'ont poursuivi sa vie durant : l'Antiquité et le XVIIIème siècle.