Hommage : ce 20 mars, Sviatoslav Richter aurait eu 100 ans !

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C'est le 20 mars 1915 que naissait à Jytomir, en Ukraine, un des plus grands -si ce n'est le plus grands pianistes du siècle dernier. Outre le pianiste, c'est surtout l'artiste que l'on retient de l'Homme. Il a écrit : "En fait, on peut dire que j'ai eu trois professeurs: Neuhaus, mon père et Wagner". Son père, Teofil Danilovich Richter (1872-1941) est allemand expatrié en Ukraine, pianiste, organiste et compositeur formé à Vienne. En tant qu'Allemand, il fut accusé d'espionnage par les Russes et fusillé -avant d'être réhabilité en 1961. Professeur au Conservatoire d'Odessa et organiste dans une église luthérienne, il lui a communiqué sa passion, sans toutefois l'enseigner.
Le jeune Richter lisait les auteurs, lisait la musique, l'opéra et l'art vocal essentiellement, sans discontinuer. Il était séduit par l'art de Wagner. Le piano lui importait peu.
Ce n'est qu'à 22 ans qu'il débarqua à Moscou, au conservatoire où l'on n'appréciait pas l'autodidaxie. Heureusement, Heinrich Neuhaus était présent à l'audition et avait décelé un génie. C'est sur son insistance que Richter put pénétrer le "sanctuaire". Dans son magnifique ouvrage "L'art du piano", Neuhaus écrit : "J'ai l'impression que toute oeuvre qu'il interprète, aussi gigantesque soit-elle, s'étale sous ses yeux comme un immense paysage, à la fois dans son ensemble et dans tous ses détails, perçu par un regard d'aigle d'une hauteur extraordinaire avec une netteté prodigieuse. Je voudrais dire une fois pour toutes qu'il ne m'a pas été donné d'entendre un pianiste dont l'horizon artistique soit aussi vaste, dont l'interprétation soit aussi organiquement complète."
Aujourd'hui Elisabeth Leonskaja, nous écrit : "Il n'y a pas de mots qui puissent réfléter mes sentiments pour ce grand artiste. Je ne sais ce qu'aurait été ma vie si je n'avais pas rencontré Sviatoslav Richter. Cette amitié, cette proximité, écouter, discuter, toutes ces heures passées au piano m'ont ouvert les yeux sur le vrai niveau et l'ampleur du possible et du nécessaire. Il y a aussi son attitude profondément humaine durant toutes ces années compliquées. Une grande lumière dans ma vie".
A lire et relire...
- "Richter. Ecrits, conversations" de Bruno Monsaingeon. Editions Van de Velde/Arte Editions/Actes Sud, 1998.
- "L'art du piano" par Heinrich Neuhaus. Editions Van de Velde, 1971.
- "Sviatoslav Richter. Chronique d'un voyage en Sibérie" par Valentina Tchemberdji. Editions Alinea, 1990.
- "Du Côté de chez Richter. Conversations". Traduit du russe par Serge Kassian et Janine Lévy. Editions Actes Sud 2008.
- "Sous le piano". Texte de Nicole Malonconi. Dessins de Patrick Devreux. &esperluète editions 2009.

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