Le Journal

Carlo Bergonzi, 10 ans

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Le ténor italien Carlo Bergonzi, né le  à Polesine Parmense en Émilie-Romagne et mort le  à Milan, est l'un des plus illustres et admirés de sa génération, grand interprète de Verdi, dans lequel il déploie une rigueur de style et une technique de souffle qui firent sa notoriété.

Carlo Bergonzi étudie à Parme avec Grandini, et fait ses débuts en 1948 à Lecce, comme baryton dans le rôle de Figaro du Barbier de Séville. Après deux ans de carrière, il prend une pause et retravaille sa voix. Il amorce une seconde carrière, comme ténor cette fois, à Bari en 1951, dans le rôle-titre d'Andrea Chénier. Il est aussitôt engagé par la radio italienne (RAI) en cette année de cinquantenaire de la mort de Verdi, dont il interprète des rôles dans les opéras I due FoscariGiovanna d'ArcoSimon BoccanegraLa forza del destino.

Il chante alors dans toute l'Italie, débute à La Scala de Milan en 1953, au Teatro San Carlo de Naples en 1955, etc. Il paraît à Londres, au Théâtre Stoll, en 1953, dans le rôle d'Alvaro. Puis c'est l'Amérique qui l'appelle, d'abord Chicago en 1955, et le Metropolitan Opera de New York en 1956, dans le rôle de Radames d'Aida, il s'y produira régulièrement jusqu'en 1985. Outre les grands rôles verdiens (Macduff, Manrico, Alfredo, Riccardo, etc), il y interprète aussi Pollione, Nemorino, Edgardo, Enzo, Canio, Rodolfo, Cavaradossi, etc. Parallèlement, il poursuit une carrière internationale, se produisant à l'Opéra de Vienne, le Royal Opera House de Londres, le Teatro Colón de Buenos Aires, etc.

Il a été actif jusqu'à la fin de sa vie, donnant des cours de chant et des concerts occasionnels.

Benedetto Marcello, 305 ans

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Benedetto Giacomo Marcello, né le 24 juillet 1686 à Venise et mort le 25 juillet 1739 à Brescia est un compositeur italien de la période baroque. Le conservatoire de Venise lui est dédié.

Issu d'une noble famille vénitienne (il est souvent qualifié dans ses œuvres de Patrizio Veneto) il était destiné par son père à une carrière de juriste, bien qu'il ait reçu des leçons de musique de maîtres aussi réputés que Lotti et Gasparini. En 1711, il devient membre du Conseil des Quarante et, en 1730, il est envoyé à Pola comme Provveditore. Sa santé s'étant détériorée au climat défavorable de l'Istrie, il démissionne au bout de huit ans et s'installe en tant que Camerlengo à Brescia où il demeure jusqu'à sa mort.

Benedetto Marcello est surtout connu pour son Estro poetico-armonico, publié à Venise en 1724-1726, qui est une mise en musique pour une à quatre voix et basse continue des cinquante paraphrases des « Psaumes de David » dont les paroles avaient été adaptées en italien par Giacomo Giustiniani. Cette œuvre fut très admirée, notamment par Charles Avison et John Garth, qui en firent une édition avec paroles en anglais (Londres 1757).
On en trouve des extraits dans l'ouvrage de John Hawkins intitulé « A General History of the Science and Practice of Music ». Marcello fut l'un des premiers compositeurs à écrire pour le violoncelle et il a laissé une série de sonates d'une très grande qualité, qui rappellent les compositions de Domenico Gabrielli et de Vivaldi pour cet instrument. Son Concerto pour violon a été transcrit pour le clavecin par Bach (BWV 981).

Parmi ses autres œuvres, on trouve surtout des cantates à une ou plusieurs voix ; la bibliothèque du Conservatoire de Bruxelles possède plusieurs volumes de cantates de chambre composées pour sa maîtresse. Il composa aussi un opéra, La Fede riconosciuta, représenté à Vicence en 1702, mais n'avait guère d'attirance pour ce genre de composition. Il exposa ses opinions sur l'état du drame en musique à son époque dans un pamphlet satirique intitulé « Il teatro alla moda », paru à titre anonyme à Venise en 1720 et dont la cible principale était Antonio Vivaldi, sous le pseudonyme peu équivoque d'Aldiviva. Ce petit ouvrage, fréquemment réédité, n'est pas seulement extrêmement drôle, mais constitue aussi une contribution importante à l'histoire de l'opéra.

Outre 35 sonates et mouvements de sonates pour clavecin, 4 menuets, ainsi qu'une suite de 30 menuets, Benedetto Marcello a composé 12 sonates pour clavecin publiées à Venise entre 1712 et 1717.

Membre de l'Académie d'Arcadie, il y portait, comme de coutume dans cette docte assemblée, un pseudonyme : Driante Sacreo.

On a donné son nom au conservatoire de musique de Venise.

Le Musée national des instruments de musique de Rome possède un certain nombre d'instruments lui ayant appartenu.

Le frère aîné de Benedetto, Alessandro, fut lui aussi compositeur.

Agostino Steffani, 370 ans

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Agostino Steffani (né le 25 juillet 1654 à Castelfranco Veneto, dans la province de Trévise, en Vénétie et mort le 12 février 1728 à Francfort-sur-le-Main) est un compositeur, diplomate et évêque auxiliaire italien.
Musicien quasiment oublié, alors même qu’Alfred Einstein qualifiait ce personnage le plus grand compositeur italien entre Giacomo Carissimi et Domenico Scarlatti. Romain Rolland aussi écrivit, en 1910, que Steffani était un des plus parfaits musiciens du temps.

Steffani a intégré des éléments de la musique française et aussi allemande dans la musique italienne. Outre des opéras, Steffani a publié avant tout des duos qui sont restés très populaires jusqu'au XVIIIe siècle. En témoignent le grand nombre de copies de ses travaux aussi bien que les mentions élogieuses de la part de musiciens et de poètes.

Un catalogue a été fourni en 2003, pour la première fois, par Colin Timms, musicologue britannique et spécialiste de ce personnage. L'auteur précisait que de nombreux manuscrits manquent de nom de compositeur, ce qui indique que les études doivent être avancées. Ceux qui sont concernés y sont classifiés comme œuvres dont l'attribution reste incertaine (Doubtful Works) ou œuvres dont l'attribution mentionnée dans les documents serait erronée (Spurious Works).

La cheffe espagnole Noemí Pasquina lauréate à Bucarest

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La cheffe d'orchestre espagnole Noemí Pasquina a été désigné lauréate de l'édition 2024 du Concours international de direction d'orchestre de Bucarest. Le jury, présidé par John Axelrod, lui a décerné le premier prix et le prix de l'orchestre. Noemí Pasquina sera donc à la tête de l'Orchestre Symphonique de Bucarest lors du gala de remise des prix et lors de trois autres concerts au cours de la saison 2025.
Formée au violoncelle au Conservatori del Liceu de Barcelone, à l'ESMUC et au Conservatoire royal de La Haye, Noemí Pasquina collabore depuis dix ans en tant qu'interprète avec différents orchestres de Catalogne.
Comme cheffe, elle s'est formée auprès d'Andrés Salado et de Miguel Romea, et elle a été chef assistante de l'Orquestra Simfònica del Vallès sous la tutelle de Xavier Puig.
Elle est actuellement cheffe assistante de la Joven Orquesta de Extremadura.

 

Johann Gottfried Eckard, 215 ans

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Johann Gottfried Eckard (Eckhardt) (Augsbourg, 21 janvier 1735 - Paris, 24 juillet 1809) est un compositeur et pianiste allemand. Ses prénoms sont francisés en Jean Godefroy sur les publications.

Né à Augsburg, Eckard est dans sa jeunesse graveur sur cuivre professionnel, acquérant sa formation musicale en autodidacte, sur son temps de loisirs, avec pour guide l’ « Essai sur la vraie manière de jouer du clavier » (Versuch über die wahre Art das Clavier zu spielen, 1753) et les six « Probesonaten » qui les suivent, de C.P.E. Bach. Il pratique le piano pendant son temps libre et rapidement développe une grande facilité.

En 1758, le facteur de piano et d'orgue Johann Andreas Stein l’emmène à Paris, en passant par Strasbourg où Stein visite son ancien maître, Johann Andreas Silbermann. Ce dernier note dans son journal :

« Monsieur Stein, à l'heure actuelle installé à Augsbourg, nous a rendu visite. Il avait avec lui un jeune homme d'une vingtaine d'années, nommé Eckart, qui joue du clavier à merveille. Ce dernier nous a montré de très belles miniatures qu'il a peintes lui-même. Il est sûrement aussi fort au pastel. Il a l'intention de se rendre à Paris mais il ne sait pas encore s'il veut choisir comme profession la peinture ou la musique. »

Eckart restera à Paris, où il vit le reste de sa vie. Au début, il subvient à ses besoins par la confection de miniatures, métier dans lequel il possédait apparemment une habileté considérable.

Leopold Mozart fait la connaissance d'Eckard lors de son séjour parisien pendant l'hiver de 1763-64 et exprime la haute estime qu'il a pour lui dans une lettre de février 1764. Le jeune Mozart et sa sœur jouent les Sonates opus 1, éditées depuis le printemps 1763. Grimm, dans sa Correspondance littéraire, qualifie Eckard comme « le plus fort » de tous les compositeurs parisiens, déclarant qu'« il a du génie, les plus belles idées, avec un jeu plein de sensibilité et une légèreté surprenante ». Et ce ne fut pas seulement un enchantement momentané des milieux musicaux parisiens. À la mort de Schobert en 1767, le même Grimm écrit : « Il n'avait pas autant de génie que notre Eckart, qui reste toujours le premier maître de Paris, mais Schobert avait plus d'admirateur qu'Eckart, parce qu'il était toujours agréable et qu'il n'est pas donné à tout le monde de sentir l’allure du génie. Les compositions de Schobert étaient charmantes. Il n’avait pas les idées précises de son émule, mais il connaissait supérieurement les effets et la magie de l'harmonie et il écrivait avec beaucoup de facilité, tandis que Mr. Eckart ne fait que difficilement les choses de génie. C'est que ce dernier ne se pardonne rien et que Schobert était en tout d'un caractère plus facile. »

En atteste aussi Jean-Benjamin de La Borde, qui déclare dans son « Essai sur la musique ancienne et moderne » (1780) que l'exécution de Eckard au clavier était « la plus brillante et agréable » et qu'« il excelle surtout à préluder pendant des heures entières qu'il trouve moyen de faire passer pour des moments pour ceux qui l'écoutent ». Charles Burney donne un témoignage supplémentaire de la haute estime que ressentaient pour lui ses contemporains : « Il y a beaucoup de grands musiciens allemands dispersés dans toute l'Europe, dont le mérite est peu connu en Angleterre, ou même dans leur pays natal ; parmi ceux-ci se trouve Eckard, qui est depuis cinquante ans à Paris. Ce musicien a peu publié ; pourtant, pour ce qui est paru, il est évident qu'il est un homme de génie et un grand maître de son instrument. »

Eckart est le champion de la sonate pour clavier seul, lorsque la mode était à la sonate avec accompagnement de violon.

Eckard meurt à Paris à l’âge de 74 ans. À sa mort, le Mercure de France note qu'il était « le plus célèbre claveciniste de l'Europe ».

Le baryton Gerald Finley a été nommé « Bayerischer Kammersänger »

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Le ministre des Arts Markus Blume a déclaré que le Canadien d'origine était un chanteur exceptionnel, un acteur doué et qu'il était étroitement lié à l'Opéra d'État de Bavière.
Que ce soit en Amfortas, le roi du Graal victorieux dans 'Parsifal' ou en Iago, l'intrigant souple dans 'Otello', il s'adapte à chaque personnage et lui donne son propre profil », a souligné Blume. Ceci, ajouté à son vaste répertoire allant de Mozart à Wagner en passant par Verdi, fait de lui une star du monde lyrique international.

 

Décès d'Eugène Sarbu

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On a appris le décès à Londres du violoniste Eugène Sarbu.

Premier violoniste roumain après Georges Enescu à attirer l'attention du monde entier, Sarbu a remporté le concours Paganini de Gênes et le concours international Carl Flesch de Londres, tous deux en 1978.

Réputé pour son interprétation du Concerto de Sibelius, il a donné la première mondiale d'un concerto pour violon du Finlandais Einojuhani Rautavaraa.

 

Zygmunt Noskowski, 115 ans

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Zygmunt Noskowski, né le 2 mai 1846 à Varsovie et mort le 23 juillet 1909 dans la même ville, est un professeur et compositeur polonais.

Originaire de Varsovie, Noskowski fréquente le Conservatoire de sa ville natale où il apprend le violon et la composition. Il obtient une bourse qui lui permet d'aller à Berlin entre 1864 et 1867 où il étudie avec Friedrich Kiel, un des plus célèbres professeurs de composition de son temps. Il rentre à Varsovie en 1880 et y restera jusqu'à la fin de ses jours.

Noskowski compose, mais il est surtout connu pour ses talents de journaliste, chef d'orchestre et surtout pédagogue. Il est une des figures de proue de la musique polonaise au tournant du XXe siècle. Il a comme élèves de nombreux compositeurs polonais de la génération suivante, notamment Karol Szymanowski, Ludomir Różycki et Grzegorz Fitelberg. Il est considéré comme le père de la musique symphonique polonaise et dirige la Société musicale de Varsovie entre 1880 et 1902. Il est également considéré comme le plus important des compositeurs polonais pendant les dix dernières années de sa vie.

Bien qu'il soit surtout connu pour sa musique pour orchestre, Noskowski a également composé des opéras, des pièces de musique de chambre, diverses sonates et de la musique vocale. À propos de sa musique de chambre, Wilhelm Altmann écrit qu'« elle est vraiment efficace et qu'elle est mérite l'attention du public et qu'elle est digne d'être jouée ». Son quatuor à cordes datant de 1879 montre que le compositeur a assimilé les inventions musicales récentes en provenance d'Europe centrale. Sa musique, indépendamment de sa structure, subit peu l'influence des compositeurs en vogue à son époque, notamment Brahms, Liszt et Wagner.

Pablo Heras-Casado dirigera le Ring à Bayreuth

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Un article de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel a annoncé que la direction  du Festival de Bayreuth a décidé de confier la direction musicale de la prochaine production de la tétralogie wagnérienne Der Ring des Nibelungen au chef d'orchestre espagnol Pablo Heras-Casado.

Le nom du metteur en scène de cette nouvelle production, annoncée en 2028, n’a pas encore été communiqué.  Pablo Heras-Casado dirige actuellement Parsifal au Festival de Bayreuth.

Gábor Takács-Nagy au St. Paul Chamber Orchestra

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Le St. Paul Chamber Orchestra (Minnesota) a désigné le chef d'orchestre hongrois Gábor Takács-Nagy au titre de "partenaire artistique" pour les trois prochaines saisons.

Âgé de 68 ans, Takács-Nagy, qui est également chef principal de la Manchester Camerata (Royaume-Uni). Il rejoint une équipe de partenaires artistiques du SPCO qui comprend le chef d'orchestre et claveciniste Richard Egarr, le violoncelliste Abel Selaocoe et l'altiste Tabea Zimmermann.