Le Journal

Gerald Moore, 125 ans

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Gerald Moore ( – ) est un pianiste anglais surtout connu pour avoir accompagné plusieurs chanteurs réputés lors de récitals et d'enregistrements de lieder.

Gerald Moore, né à Watford, dans le comté de Hertfordshire, a reçu une partie de son éducation musicale à Toronto où sa famille avait émigré dans son enfance, et où il fut organiste à l'église Saint-Thomas.

Il a travaillé avec Mark Hambourg, et accompagné de grands musiciens comme Pablo Casals, Jacqueline du Pré mais il a acquis la célébrité auprès de chanteurs comme Elisabeth Schumann, Maggie Teyte, Kathleen Ferrier et Nicolai Gedda.

On lui doit d'avoir élevé le statut d'accompagnateur, d'un rôle de faire-valoir au rang d'égal, en partie grâce à son livre The Unashamed accompanist (1943). Moore a aussi donné des conférences et écrit sur la musique. Ses mémoires Am I too loud ? : memoirs of an accompanist (Faut-il jouer moins fort ? : Mémoires d'un pianiste accompagnateur) ont paru en 1962 et reçu un excellent accueil. Il a publié deux autres ouvrages à caractère autobiographique, "Farewell recital : further memoirs" (1978) et "Furthermoore" (1983). Ces activités littéraires ont continué après son concert d'adieu, donné en 1967 et au cours duquel il accompagna trois des chanteurs avec qui il avait le plus travaillé, Dietrich Fischer-Dieskau, Victoria de los Ángeles et Elisabeth Schwarzkopf. Il a cessé d'enregistrer en 1975.

Dans ses mémoires, Moore avait écrit que ses services n'étaient pas requis au festival d'Aldeburgh de Benjamin Britten, « étant donné que le génie présidant les lieux était le plus grand accompagnateur au monde ». Moore a cependant été associé à Britten comme « professionnel de la profession » par des accompagnateurs dans le magazine The Gramophone en 2006.

Moore fut élevé à l'ordre de commandeur de l'ordre de l'Empire britannique (CBE) en 1954. Il est mort dans le Buckinghamshire.

Concours International Bach de Leipzig, les lauréats

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Cette année, les premiers lauréats du Concours international Bach de Leipzig viennent d'Allemagne, de Suisse et d'Espagne. Dans la catégorie orgue, c'est Julian Emanuel Becker, 19 ans, qui a remporté le premier prix, ont annoncé samedi les organisateurs. Parmi les chanteurs, c'est la contralto Lara Morger (31 ans) qui a remporté le concours et, dans la catégorie violoncelle/violoncelle baroque, Victor Garcia Garcia (30 ans/violoncelle baroque). Ils se sont imposés parmi 108 jeunes musiciens de 19 pays.

Les deuxième et troisième places ont été occupées par Jakub Moneta (19, Pologne) et Grant Smith (24, États-Unis) pour les organistes, par la basse Anton Haupt (27, Allemagne) et la soprano Elena Elsa Tsantidis (24, Allemagne) pour le chant, ainsi que par les violoncellistes baroques Johannes Gray (27, États-Unis) et Bartolomeo Dandolo Marchesi (30, Italie).

 

Décès de Wolfgang Rihm

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Le compositeur allemand Wolfgang Rihm, l'un des créateurs musicaux les plus prolifiques et les plus influents des cinq dernières décennies, est décédé ce samedi à l'âge de 72 ans. Né à Karlsruhe en 1952, il était l'un des principaux talents de sa génération. Élève de Klaus Huber et de Karlheinz Stockhausen, il obtient en 1974, à l'âge d'un peu plus de vingt ans, sa première consécration internationale avec la pièce Morphonie-Sektor, créée au festival de Donaueschingen.

Dans un environnement encore dominé par le structuralisme, comme l'avant-garde européenne des années '70, Rihm a rapidement développé un style caractérisé par des traits plus émotionnels, liés à l'expérience mahlérienne et expressionniste. Cette esthétique, inscrite dans l'orbite du mouvement de la Nouvelle Simplicité (dont l'appel à une expression plus subjective et directe a suscité à ses débuts une certaine controverse dans les secteurs les plus orthodoxes de la nouvelle création), a rapidement trouvé dans la voix l'un de ses canaux privilégiés tant dans le domaine de l'opéra -Jakob Lenz (1979), Die Hamletmaschine (1987), Die Eroberung von Mexico (1992)...- que dans celui de la musique vocale (avec orchestre ou piano) ainsi que pour chœur.

Compositeur extrêmement prolifique (son catalogue compte plus de 500 œuvres), Rihm a écrit pour tous les genres. Parmi les œuvres instrumentales, citons les cycles Jagden und Formen et Chiffre, de nombreux concertos pour instrument solo (Anne-Sophie Mutter a créé son concerto pour violon Lichtes Spiel), 13 quatuors à cordes et des pièces pour instrument solo.

Il a été compositeur en résidence aux festivals de Lucerne et de Salzbourg. Parmi ses nombreux élèves figurent Rebecca Saunders et Jörg Widmann. Il a reçu de nombreux prix et récompenses internationaux, dont le prix Ernst von Siemens (2003) et le Lion d'or de la Biennale de Venise (2010).

 

 

Ferruccio Busoni, 100 ans

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Le compositeur, pianiste, pédagogue et chef d'orchestre italien -surtout actif en Allemagne-   Dante Michelangelo Benvenuto Ferruccio Busoni est né le 1er avril 1866 à Empoli en Italie et mort le 27 juillet 1924 à Berlin.

Busoni est le fils de deux musiciens professionnels : sa mère est une pianiste italo-allemande et son père, Ferdinando Busoni, un clarinettiste virtuose italien. Durant son enfance à Trieste, ils sont régulièrement amenés à se produire lors de tournées.

Busoni est un enfant prodige. Il donne son premier concert public, accompagné de ses parents, à l'âge de sept ans. Quelques années plus tard, il interprète certaines de ses propres compositions à Vienne où il a l'occasion d'entendre Franz Liszt jouer et de rencontrer, outre ce dernier, Johannes Brahms et Anton Rubinstein.

Après une brève période d'études à Graz, il part en 1886 pour Leipzig. Il obtient ensuite plusieurs postes d'enseignement, le premier en 1888 à Helsinki où il fait la connaissance de sa future femme, Gerda Sjöstrand (1862-1956). En 1890, il enseigne à Moscou et de 1891 à 1894 aux États-Unis où il se produit également comme pianiste virtuose.

En 1894, il s'installe à Berlin où il donne des concerts à la fois comme pianiste et comme chef d'orchestre. Il se distingue particulièrement en tant que promoteur de la musique contemporaine et poursuit par ailleurs son travail d'enseignement en donnant un grand nombre de cours magistraux à Weimar, Vienne et Bâle. Il enseigne notamment à Egon Petri.

Il pratiqua la musique de chambre avec Eugène Ysaÿe et Hugo Becker. Ensemble, ils se constituèrent en trio avec piano.

Pendant la Première Guerre mondiale, Busoni vit à Bologne où il assure la direction du conservatoire en 1913, puis à Zurich. Il refuse de se produire dans un quelconque pays belligérant. Il retourne à Berlin le 4 avril 1920 pour y enseigner la composition. Plusieurs de ses étudiants deviendront célèbres par la suite, entre autres Kurt Weill, Edgar Varèse et Stefan Wolpe.

Busoni meurt à l'âge de 58 ans à Berlin, d'une maladie des reins. Il laisse quelques enregistrements ainsi qu'une série de rouleaux pour piano pneumatique expressif sur système Welte Mignon et Duo-art5,6.

La musique de Busoni est d'une complexité typiquement contrapuntique ; autrement dit, elle est faite de plusieurs lignes mélodiques entremêlées, ce qui n'a rien de surprenant de la part d'un compositeur qui avait la plus grande admiration pour Johann Sebastian Bach.
Bien que sa musique ne soit jamais tout à fait atonale dans le sens schönbergien du terme, ses œuvres tardives se distinguent souvent par une tonalité indéterminée, comme celles d'un Franz Liszt tardif.
Dans les notes de programme pour sa Sonatina seconda de 1912, Busoni décrit sa pièce comme étant « senza tonalità » (sans tonalité).
Johann Sebastian Bach et Franz Liszt sont régulièrement cités comme ayant eu une influence décisive sur le compositeur italien, bien que sa musique contienne des éléments de néoclassicisme et inclue des mélodies rappelant celles de Mozart.
Il a écrit de nombreuses pièces pour piano.

Certaines des idées développées par Busoni dans ses œuvres de maturité peuvent être abordées dans son manifeste de 1907, « Esquisse d'une nouvelle esthétique de la musique », un ouvrage controversé à l'époque de sa publication. Busoni y discute des domaines peu explorés comme la musique électroacoustique et la musique microtonale (des techniques qu'il n'utilisa jamais lui-même), mais il y affirme également que la musique doit distiller l'essence de la musique du passé pour prétendre amener quelque chose de nouveau.

De nombreuses œuvres de Busoni sont fondées sur la musique du passé, en particulier celle de Johann Sebastian Bach. Il a arrangé pour piano plusieurs œuvres de Bach, entre autres sa Toccata et fugue en ré mineur (écrite à l'origine pour orgue) ainsi que la chaconne de sa Partita pour violon seul no 2. Certains le considèrent dès lors comme étant à l'origine du néoclassicisme en musique.

Parmi les œuvres majeures de Busoni, il faut écouter le Concerto pour piano, chœur d'hommes et orchestre, op. 39 BV 247, œuvre monumentale en cinq mouvements dont le dernier avec un chœur chantant en allemand, sans doute le plus long concerto du répertoire pour piano (plus d'une heure), son opéra Turandot dont la quatrième élégie reprend le thème de Greensleeves et son chef-d'œuvre, l'opéra Doktor Faust qui est en quelque sorte son testament musical, malheureusement inachevé et créé, de manière posthume, à Dresde, en 1925, dans une version complétée par l'un de ses élèves, Philipp Jarnach, sous la direction de Fritz Busch.

Dans les années 1980, il y eut un regain d'intérêt pour ses compositions.

Un concours de piano portant son nom est organisé annuellement dans la ville de Bolzano dans le nord de l'Italie.

 

Georges Onslow, 240 ans

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André George Louis Onslow est un compositeur français, né à Clermont-Ferrand le 27 juillet 1784 et mort dans cette même ville le 3 octobre 1853.

Fils d'Edward Onslow, anglais, et de Marie de Bourdeille, il est baptisé le lendemain en la paroisse Saint-Genès. Il se marie à Paris le 20 juillet 1808 en l'église Notre-Dame-des-Victoires avec Charlotte-Françoise-Delphine de Fontanges (1790-1879). Le couple a trois enfants. Sa fille Henriette Onslow (1814-1883) épouse Joseph de Pierre (1808-1885), propriétaire du château d'Aulteribe que le couple a restauré. Le château d'Aulteribe détient une partie des meubles et objets ayant appartenu à George Onslow dont son piano Pleyel, de 1846, installé dans le grand salon du château. Chaque année, des concerts sont organisés en son honneur.

En 1829, un accident de chasse le laisse sourd de l'oreille gauche. Il évoque sa douleur dans le célèbre quintette dit « de la balle », en quatre mouvements intitulés : « Allegro, douleur, convalescence, guérison. »

Tout en ayant une demeure à la campagne, il conserva toujours ses appartements à Clermont : tout d'abord place Michel-de-l'Hospital (qui s'appelait encore place du Marché-aux-Bois au début du XIXe siècle), puis rue Blaise-Pascal, où il décède des suites d'un accident de chasse. Il repose au cimetière des Carmes, à côté de quelques-unes des grandes familles auvergnates. Sur la plaque de sa tombe, on peut lire la phrase d'Hector Berlioz (1829) : « Depuis la mort de Beethoven, il tient le sceptre de la musique instrumentale ».

La musique de George Onslow est rarement à l'affiche des concerts, notamment dans la musique de chambre pour cordes. 36 quatuors et 34 quintettes forment le cœur de son catalogue musical et furent à l'origine de sa renommée partout en Europe et auprès des plus grands interprètes de son temps.

Après la redécouverte qu'en fit Carl de Nys dans les années 1970-80 avec la participation du Quatuor Parrenin, quelques ensembles ont inscrit ponctuellement quelques partitions d'Onslow à leur répertoire (Quatuor Debussy, Quatuor Ruggieri, Quatuor Coull, Quatuor d'Oxford, L'Archibudelli).

Plusieurs ensembles se consacrent à l'œuvre d'Onslow :

- le Quatuor Mandelring, qui a enregistré plusieurs CD pour le label CPO
- le Quatuor Ruggieri pour le label Agogique et Aparté et le Salon Romantique qui a enregistré deux CD en quintette à cordes chez Pierre Verany-Arion ainsi que la transcription que George Onslow réalisa pour quatuor à cordes de son opéra Guise ou les États de Blois
- Pierre Franck et François Joël Thiollier ont gravé pour Verany une très belle version des sonates pour violoncelles transcrites à l'alto par l'auteur
- Emmanuel Jacques (violoncelle) et Maude Gratton (pianoforte) ont gravé l'intégrale des 3 sonates pour violoncelle et piano
- Le Quatuor Prima Vista fait figure de défenseur de l'œuvre chambriste de George Onslow : cet ensemble d'origine clermontoise a joué Onslow un peu partout en France, mais aussi à Londres, à New-York et Washington, ainsi qu’en Pologne et en Russie.

En 2003, à l'occasion du 150e anniversaire de la mort d'Onslow, Serge Collot, ancien altiste du Quatuor Parrenin, s'est associé au Quatuor Prima Vista pour interpréter à plusieurs reprises un programme en quintette, remettant ainsi le flambeau de la redécouverte d'Onslow à une nouvelle génération de musiciens.

Benjamin Levy reste à l'Orchestre National de Cannes

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L'Orchestre National de Cannes annonce la prolongation de Benjamin Levy en tant que directeur musical jusqu'à la fin de la saison 2025/2026.
A ce poste depuis 2016, le chef français de 50 ans a contribué à l'obtention du label « Orchestre national en région » en janvier 2022.

Alexis Weissenberg, 95 ans

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Alexis Weissenberg, né le  à Sofia et mort le  à Lugano, est un pianiste bulgare naturalisé français.

Alexis Weissenberg naît dans une famille juive à Sofia en 1929. Il commence l'étude du piano à l’âge de trois ans avec Pancho Vladiguerov. À huit ans, il donne son premier concert et commence une carrière en Turquie, en Égypte, en Palestine et en Afrique du Sud. En 1946 et 1947, il travaille à New York à la Julliard School avec Olga Samaroff et reçoit quelques conseils d'Artur Schnabel et Wanda Landowska.

En 1947, il est lauréat du prestigieux Concours International Leventritt, et fait ses débuts à Carnegie Hall avec l’Orchestre Philharmonique de New York dirigé par George Szell et l'Orchestre de Philadelphie sous la direction d'Eugène Ormandy. Sa carrière internationale le mène en Amérique Centrale, en Amérique du Sud, en Israël, en Afrique, aux États-Unis et en Europe (Paris, Vienne, Madrid, Milan).

En 1956, il s'installe en France et cesse de jouer pour travailler en solitaire. Après ces années de recul par rapport aux grandes scènes internationales, il fait une rentrée très remarquée à Paris en 1966 puis à New York avec l'Orchestre Philharmonique ; la même année, il donne le Premier Concerto de Tchaïkovski à Berlin sous la direction d'Herbert von Karajan dont il était très proche1 et qui disait de lui qu’il était un des meilleurs pianistes de notre temps. En 1968, il se produit au Festival de Salzbourg.

Très demandé dans le monde entier, il a été l'invité des orchestres les plus prestigieux et a joué avec les plus grands chefs d'orchestre. Parmi eux, on peut citer William Steinberg, George Szell, Sergiu Celibidache, Eugène Ormandy, Victor de Sabata, Lorin Maazel, Claudio Abbado, Ataulfo Argenta, Stanislaw Skrowaczewski, Seiji Ozawa, Leonard Bernstein, Georges Prêtre, Herbert von Karajan, Carlo Maria Giulini, Georg Solti. Mais sa carrière s'est interrompue en raison des symptômes de la maladie de Parkinson.

Alexis Weissenberg a également enseigné et donné des classes de maître dans le monde entier. Il a fondé la Alexis Weissenberg’s Piano Master Class à Engelberg (Suisse), où il a accueilli de nombreux pianistes de la nouvelle génération comme Kirill Gerstein, Simon Mulligan, Nazzareno Carusi, Cédric Tiberghien, Ido Bar Shai, François Weigel.

Il a composé en 1979 une comédie musicale La fugue et aussi une sonate pour piano. Alexis Weissenberg s'est éteint le dimanche  dans sa maison de Lugano. 

Serge Koussevitzky, 150 ans

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Serge Koussevitzky est un chef d'orchestre et compositeur russe naturalisé américain, né le 14 juillet 1874 ( dans le calendrier grégorien) à Vychni Volotchek et mort le  à Boston. Il doit sa grande notoriété à sa direction prestigieuse de l'Orchestre Symphonique de Boston de 1924 à 1949, et son nom reste célèbre pour avoir été le mécène de nombreux jeunes compositeurs de son époque.

Koussevitzky naît de parents musiciens professionnels qui lui enseignent précocement le violon, le violoncelle et le piano. À l'âge de quatorze ans, il commence ses études à l'Institut philharmonique de Moscou, où il apprend la théorie musicale et le jeu de la contrebasse, qui devient son instrument de prédilection. Contrebassiste à l'orchestre du Théâtre Bolchoï à vingt ans, premier contrebassiste en 1901, il reçoit une critique très favorable pour son premier récital à Berlin en 1903. Il avait déjà composé en 1902 un Concerto pour contrebasse inspiré de Tchaïkovski.
En 1905, il épouse Natalia Ouchkov et s'installe en Allemagne.

En 1908, Koussevitzky entame une carrière de chef d'orchestre, à la tête tout d'abord de l'Orchestre Philharmonique de Berlin. L'année suivante, il fonde son propre orchestre à Moscou et se spécialise dans l'exécution des œuvres de Prokofiev et de Stravinsky. De 1909 à 1920, il assoit sa réputation dans toute l'Europe. Après la Révolution russe, il retourne quelque temps dans son pays natal pour conduire l'orchestre de Pétrograd, puis s'installe à Paris où se tiennent les Concerts Koussevitzky de 1921 à 1928. Il se lie d'amitié avec Prokofiev, Stravinsky, Roussel et Ravel, dont il dirige fréquemment la musique.

Les commandes de Koussevitzky à ses contemporains ont aussi contribué à sa légende. En 1922 déjà, c'est lui qui a inspiré à Maurice Ravel la célèbre orchestration des Tableaux d'une exposition de Moussorgski. En 1930, à l'occasion du cinquantième anniversaire de l'Orchestre de Boston, il sollicite à nouveau Ravel (Concerto en sol majeur), mais également Stravinsky (Symphonie de Psaumes), Paul Hindemith (Konzertmusik) et Albert Roussel (Troisième symphonie op. 42). Il fait travailler Jules Conus pour sa maison d'édition.

En 1942, Koussevitzky se fait le mécène de toute une génération de jeunes compositeurs en fondant la toujours active Koussevitzky Music Foundation, qui crée notamment le Concerto pour orchestre de Bartók (1944), l'opéra Peter Grimes de Britten (1945), et la Turangalîla-Symphonie de Messiaen (1948). Enfin, c'est lui qui réalise le premier enregistrement de la Septième symphonie de Sibelius et inscrit au programme de l'orchestre une 8e symphonie qui ne viendra jamais... On lui doit également deux enregistrements d'Harold en Italie de Berlioz avec les altistes William Primrose (1944) et Joseph de Pasquale (1947).

En tant que professeur, Koussevitzky a compté Leonard Bernstein parmi ses élèves1.

 

John Eliot Gardiner démissionne du Monteverdi Choir & Orchestra

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Dans un communiqué publié aujourd'hui, le chef d'orchestre britannique John Eliot Gardiner a annoncé sa décision de démissionner de son poste de chef du Monteverdi Choir & Orchestra qu'il a fondé il y a six décennies, en 1964.

Gardiner avait été suspendu de ses fonctions pendant onze mois à la suite d'un incident violent survenu lors d'une représentation de l'opéra Les Troyens de Berlioz.
Au cours des onze derniers mois, j'ai suivi une thérapie approfondie et d'autres conseils et j'ai beaucoup appris sur moi-même et sur mon comportement passé ; cependant, je suis arrivé à la conclusion que la meilleure façon d'avancer, tant pour moi que pour le MCO, est d'accepter la nécessité d'un changement radical dans notre relation pour le bien des deux parties. Après de longues discussions avec le conseil d'administration du MCO, je pense que, pour le bien de l'institution et de ses artistes, qui sont tous des artistes très talentueux - dont beaucoup sont des amis personnels que je chéris - le moment est venu pour nous de nous séparer.

Anner Bylsma, 5 ans

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Étant donné que le prénom féminin d'Anne était source de confusion, il s'est ensuite appelé Anner. Anner Bylsma reçoit ses premières leçons de musique auprès de son père, violoniste, tromboniste, chef d’orchestre et compositeur. Il étudie auprès de Carel van Boomkamp au Conservatoire royal de La Haye qui l'initie à l'art du violoncelle baroque, et remporte, en 1959, le Premier prix au Concours international Pablo Casals de Mexico. De 1962 à 1968, il est violoncelle solo à l'Orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam3. Très tôt, le violoncelliste a fustigé l’utilisation des cordes en acier pour utiliser des cordes « baroques » en boyaux qui magnifient sa sonorité et son expression musicales.

Pour le répertoire baroque, il joue sur un Goffriller de 1695 et pour le répertoire moderne sur un Pressenda de 1835. Il utilise également un Stradivarius de 1701, le Servais, que lui prête le Smithsonian Institute de Washington. En 1979, Bylsma enregistre les six Suites pour violoncelle de Bach, la première du genre sur un instrument d'époque. Il enregistre avec un Stadivarius de 1701 sa seconde version des Suites de Bach, près de 20 ans après la première.