Le Journal

"Nina o sia La Pazza per Amore" de Giovanni Paisiello, 235 ans

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Nina, o sia La pazza per amore est une comédie musicale du compositeur Giovanni Paisiello sur un livret de Giovanni Battista Lorenzi, d'après la traduction de Giuseppe Carpani de « Nina ou la Folle par amour » de Benoît-Joseph Marsollier de Vivetières, livret pour un opéra de Nicolas Dalayrac.

La première représentation eut lieu le 25 juin 1789 au Belvédère de San Leucio à Caserte, dans la version en un acte.

Une version révisée en deux actes fut représentée au Teatro dei Fiorentini de Naples à l'automne 1790 ; pour cette version, Paisiello a ajouté trois morceaux (le chant du berger, un air pour Giorgio, le quatuor du premier finale).

L'œuvre fut accueillie avec enthousiasme, grâce à la capacité de la musique à susciter l'émotion et à l'ambiance champêtre (le chant du berger est accompagné d'une cornemuse). L'air de Nina « Il mio ben Quando trova » est particulièrement célèbre, dans lequel la flûte joue un rôle important.

 

 

Hans Rott, 140 ans

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Le compositeur autrichien Hans Rott est né le 1er août 1858 à Vienne et mort dans cette même ville le .

Il est souvent comparé à Anton Bruckner et Gustav Mahler. Il y a un regain d'intérêt pour ses œuvres et le nom de Hans Rott ressurgit peu à peu de l'oubli.

Hans Rott est issu de l'union entre Karl-Matthias Rott et la chanteuse et comédienne Maria-Rosalia Lutz. Au cours de sa scolarité, Hans Rott révèle des dispositions musicales qui le conduisent à s'inscrire au Conservatoire de Vienne de 1874 à 1877. Il y étudie l'harmonie avec Hermann Graedener, le piano avec Leopold Landskron et l'orgue avec le célèbre compositeur Anton Bruckner qui l'estime beaucoup. Pendant ses études musicales au Conservatoire de Vienne, il se lia d'amitié avec Hugo Wolf et Gustav Mahler, avec qui il partagea une chambre. Outre l'influence de Bruckner, Rott découvre l'œuvre de Richard Wagner au festival de Bayreuth de 1876.

Au conservatoire, Hans Rott compose intensément avant de composer une Symphonie en mi majeur (1878-80) qui impressionne par sa maîtrise orchestrale et ses qualités mélodiques autant que par ses citations wagnériennes à peine dissimulées. Bien qu’encouragé par Bruckner, Rott échoue à la faire jouer par Hans Richter, puis la soumet au jugement de Johannes Brahms, Eduard Hanslick et Karl Goldmark afin de pouvoir bénéficier d’une bourse d’État. Nouvel échec, car Brahms voit dans la symphonie autant de « belles choses que d’éléments banals ou dépourvus de sens ».

Dès lors la santé mentale de Rott se détériore rapidement, et le drame se produit dans un train qui mène le jeune compositeur à Mulhouse où l’attend une place de chef de chœur. Indisposé par un voyageur qui allume son cigare, Rott le menace de son revolver puis affirme que « Brahms a rempli le train de dynamite ! » Aussitôt interné à l’hôpital psychiatrique de Vienne, il décède de la tuberculose (ou d'un cancer des poumons ; son acte de décès mentionne : Lungenkrank, maladie des poumons) quatre ans plus tard, après plusieurs tentatives de suicide et sans avoir plus écrit une seule note de musique.

Pendant près de cent ans, le nom et l’œuvre de Rott tombèrent dans l’oubli, avant la (re)découverte de la symphonie en mi majeur dans les archives de la Bibliothèque nationale autrichienne à la fin des années 1980 par le musicologue Paul Banks.

À propos de Rott, Mahler aurait déclaré :

« Ce que la musique a perdu avec lui est incommensurable : son génie s'envole tellement haut, déjà dans sa première symphonie, qu'il a écrite lorsqu'il était un jeune homme de vingt ans et qui fait de lui - le mot n'est pas trop fort - le fondateur de la symphonie nouvelle, comme je la comprends. Mais ce qu'il voulait n'est pas encore atteint véritablement. C'est comme si quelqu'un lançait quelque chose de toutes ses forces mais, parce qu’il est encore maladroit, n’atteint pas vraiment son but. Mais je sais où il voulait arriver. Oui, il est si proche de ce qui m’est le plus personnel que lui et moi apparaissons comme deux fruits du même arbre, issus du même sol, nourris du même air. J’aurais pu retirer énormément de lui et peut-être aurions-nous, ensemble, d’une certaine manière exploité à fond le contenu de ces temps nouveaux qui étaient en train d’éclore pour la musique. »

— Mémoires de Natalie Bauer-Lechner.

Hans Rott s'inscrit dans la lignée des grands symphonistes germaniques tels que Bruckner, Brahms et Schumann. Mais sa principale source d'inspiration se trouve dans l'œuvre de Wagner. En effet, nous pouvons retrouver dans le langage du jeune compositeur autrichien (Notamment dans son Ouverture pour Jules César et même dans sa Symphonie) de fortes réminiscences wagnériennes. Rott fait ainsi partie d'une génération, avec Wolf et Mahler, que l'on pourrait qualifier d'avant-garde viennoise, dont les préceptes sont hérités de la Nouvelle École allemande de Liszt, Wagner et Bruckner. Cette génération jette ainsi un pont entre le romantisme et le modernisme.

Malheureusement, Hans Rott ne put avoir une influence directe sur l'évolution du langage musical. Mais ses œuvres peuvent être considérées comme le chaînon manquant entre les symphonies de Bruckner et celles de Mahler, notamment dans sa remarquable Première Symphonie, où l'on remarque que son langage évolue d'un lyrisme wagnérien à un modernisme mahlérien tout en passant par des chorals brucknériens. Mais le langage de Rott annonce par moments les œuvres de Max Reger, en atteste son Prélude pastoral. Ainsi, malgré sa courte existence, Hans Rott peut être considéré comme un compositeur d'assez grande importance dans le courant progressiste germanique à l'instar d'un Wolf ou d'un Mahler.

Rott et Mahler

Après la redécouverte des œuvres de Hans Rott, une polémique naquit au sein de nombreux cercles d'experts du fait des ressemblances troublantes avec les premières œuvres de Gustav Mahler. Ainsi, ce dernier fut accusé de plagiat notamment à cause des similitudes du Scherzo de la symphonie Titan avec celui de la Première Symphonie de Rott ou encore de l'apparition de plusieurs thèmes de son condisciple dans ses deux premières symphonies (notamment dans le Scherzo de la symphonie Résurrection).

Toutefois, d'après les pourfendeurs de cette polémique, le Klagende Lied, contemporain de la Symphonie d'Hans Rott, comporte beaucoup plus d'éléments mahlériens que cette dernière. En outre, et surtout, Mahler considérait Rott comme « le père de la Symphonie nouvelle » : il n'est donc pas exclu qu'il se soit inspiré du travail de son ancien camarade ou qu'il ait cherché à lui rendre hommage.

Johann Hildebrand, 410 ans

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Johann Hildebrand, également Hildebrandt (juin 1614 à Pretzsch an der Elbe - 5 juillet 1684) était un compositeur, organiste et poète allemand.

Il devint organiste de St Nicolas à Eilenburg en 1637, poste qu'il occupa jusqu'à sa mort. Il a travaillé à la fois comme poète et compositeur, arguant que « la musique noble et la poésie devraient être facilement compatibles », bien qu'il ne soit pas largement reconnu comme poète.

On se souvient de lui principalement pour son motet de paix : "Krieges-Angst-Seufftzer" bey itzigen grund-bösen kriegerischen Zeiten instendig zu gebrauchen (1645), basé sur des versets bibliques et de la poésie originale du compositeur. En dehors de cela et d'une pièce funéraire de 1648, d'autres attributions possibles ont pu être confondues avec les œuvres de Johann Heinrich Hildebrand, le Kantor d'Ohrdruf ; et on ne sait pas qui les a écrits.

Prix Serdang 2024

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Alexandra Dovgan, née à Moscou et lauréate de cinq concours russes, a reçu le Schweizer Klavierpreis Prix Serdang.

Alexandra Dovgan est née en 2007 dans une famille de musiciens et a commencé ses études de piano à l’âge de quatre ans et demi. À l’âge de cinq ans, son talent a émergé lorsqu’elle a réussi les sélections extrêmement compétitives pour rejoindre l’École centrale de musique académique du Conservatoire d’État de Moscou, où elle étudie avec Mira Marchenko.

Alexandra est lauréate de cinq concours internationaux, parmi lesquels le Concours International de Piano Vladimir Krainev de Moscou, le Concours International des Jeunes Pianistes « Astana Piano Passion », le Concours International de Télévision pour les jeunes musiciens « Casse-Noisette ». Alors qu’elle n’avait pas encore 11 ans, Alexandra a remporté le Grand Prix du IIe « Concours international de piano à queue » (directeur artistique Denis Matsuev).

"Alfonso et Estrella" de Franz Schubert, 170 ans

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Alfonso und Estrella est un opéra en trois actes (D. 732, 1821-1822), d'après un livret de Franz von Schober.

Le vieux roi Froila (baryton) est contraint à l'exil après avoir été chassé par Mauregato (baryton) et son ancien bras droit Adolfo (basse). On a promis à ce dernier d'épouser la fille du nouveau souverain, Estrella (soprano). Au cours d'une chasse dans les rochers et les forêts, elle rencontre Alfonso (ténor), le fils de Froila, dont elle tombe amoureuse. Par quelques détours, on en vient à la réconciliation entre les rois et à l'accession au trône d'Alfonso.

Bien qu'il ait été prévu de donner des premières du vivant de Schubert à Vienne, Dresde, Berlin et Graz, il faut attendre 1854 pour avoir une représentation au Théâtre national allemand à Weimar sous la direction de Franz Liszt.

Une version fortement modifiée de Johann Nepomuk Fuchs (livret de 1881) a un succès éphémère, mais déforme l'originale, autant que la version bien plus tardive de Kurt Honolka.

En 1977, une première est donnée à l'Université de Reading. L'année suivante, Otmar Suitner donne une représentation complète avec comme interprètes Edith Mathis, Peter Schreier, Dietrich Fischer-Dieskau, Hermann Prey et Theo Adam. Les mises en scène de Mario Venzago à l'Opéra de Graz en 1991 et de Nikolaus Harnoncourt au Theater an der Wien en 1997 connaissent un succès public en procédant à des réductions.

Iván Eröd, 5 ans

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Le compositeur et pianiste autrichien d'origine hongroise Iván Erőd, ou Iván Eröd, est né à Budapest le  et mort à Vienne le .

Son enfance est marquée par la tragédie, alors que son frère et ses grands-parents sont assassinés à Auschwitz en 1944.

Il étudie à l'Université de musique Franz-Liszt avec Pál Kadosa (piano) et Ferenc Szabó (composition). À vingt ans, il fuit la Hongrie, après la révolution de 1956. Il émigre alors en Autriche en 1956 et étudie à l'Académie de musique de Vienne, avec Richard Hauser (piano) et Karl Schiske (composition)1,2. Il suit plusieurs classes d'été à Darmstadt (Internationale Ferienkurse für Neue Musik) et étudie avec Eduard Steuermann et Luigi Nono.

En 1960, il se lance dans une carrière de pianiste. De 1962 à 1968, il est répétiteur solo au Wiener Staatsoper (l'opéra d'État de Vienne) et au Wiener Festwochen (Festival de Vienne). De 1967 à 1989, il enseigne la théorie de la musique et la composition à l'Université de musique à Graz et, plus tard, à l'Académie de musique de Vienne. Parmi ses élèves figurent Rudolf Hinterdorfer, Georg Friedrich Haas, Michele Trenti et Gerhard Präsent.

De 2004 à 2009, il est professeur à l'Université de musique Franz-Liszt de Budapest et, à partir de 2009, il est membre de l'Académie des lettres et des beaux-arts Széchenyi (Széchenyi Irodalmi és Művészeti Akadémia).

Après la chute du communisme, il a acheté une ferme en Hongrie.

Iván Erőd se marie en 1969 et a cinq enfants. Son fils, Adrian Eröd, est un baryton d'opéra au Wiener Staatsoper.

Stylistiquement, la musique d'Erőd est initialement influencée par les musiciens hongrois, tels que Béla Bartók et Zoltán Kodály. Avant son émigration, puis au cours de ses études à Vienne, il s'intéresse au dodécaphonisme de la Seconde école de Vienne et au sérialisme. Son trio à vent, op. 4 (1957, révisé en 1987), et son Ricercare ed Aria, op. 11 pour quatuor à vent (1965) sont basés sur le dodécaphonisme, ainsi que son premier opéra en 1960, Das Mädchen, der Matrose und der Student (« La fille, le marin et l'étudiant »).

Il compose son deuxième opéra Die Seidenraupen (« Les vers à soie »), de 1964 à 1968, date à laquelle il est interprété pour la première fois lors du Wiener Festwochen (Festival de Vienne), au Theater an der Wien, avec les chanteurs Jeannette Pilou et Oskar Czerwenka. Le compositeur explique que l'œuvre est basée sur trois échelles, destinées aux trois personnages principaux, qui sont dérivées les uns des autres et parfois combinées de façon à conduire à la tonalité6. Sa première Sonate pour violon, op. 14 (1969-1970), est un retour à une « nouvelle tonalité », et où il intègre des éléments hongrois et « tziganes ». Il dédie ses Milchzahnlieder (« Mélodies des dents de lait ») pour soprano et orchestre de chambre, op. 17, (1973)7 et ses Krokodilslieder (« Mélodies du crocodile »), pour baryton et orchestre de chambre, op. 28 (1979), à ses cinq enfants. Erőd compose aussi des œuvres pour orchestre, notamment un Concerto pour violon, op. 15 (1973), un Concerto pour alto, op. 30 (1979-1980), un Concerto pour violoncelle et orchestre, op. 80, créé en 2005 au festival Styriarte, un Concerto pour clarinette, op. 88 (2011), ainsi qu'un Double concerto pour clarinette et basson, op. 72 (1999), Soirées imaginaires, op. 38 (1981), la Symphonie « From the Old World », op. 67 (1995) et la Seconde Symphonie, op. 75 (2001).

La musique de chambre d'Iván Erőd comprend trois quatuors à cordes, opus 18, 26 et 78, deux sextuors à cordes, op. 45 et 68 et Bukolika pour orchestre de chambre, op. 64 (1994), sur la vie rurale hongroise. Son premier trio avec piano, op. 21, est écrit en 1976, le second, op. 42, en 1982. Il écrit également un trio pour clarinette, violon et piano op. 59 -commande du Trio Verdehr- en 1991, ainsi qu'un quatuor pour piano et cordes op. 54 en 1987. Les deux sonates pour violon et piano op. 14 (1970) et op. 74 (2000) sont parmi ses œuvres les plus populaires. Il a composé aussi des lieder, tels que les Canti di Ungaretti (1988) et Vier Gesänge, op. 44. Le cycle de lieder, Über der Asche zu singen, op. 65 (1994), est le reflet des persécutions de sa famille, lorsqu'il était enfant.
Dans les années 1970 et 1980, il est influencé par le jazz et le blues, qu'il montre notamment dans son Concerto pour piano, op. 19, dans le Deuxième trio avec piano, op. 42 (1981-1982) et dans Minnesota Sinfonietta op. 519. Certaines de ses œuvres vocales sont très graves, comme le Vier Gesänge, op. 44 (1983), le cycle de lieder Schwarzerde (« Terre noire »), pour baryton et orchestre, op. 49 (1984-1985) et la cantate Vox Lucis (Voix de la lumière), op. 56 (1988-1989.

João Pedro Almeida Mota, 280 ans

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João Pedro de Almeida Mota (24 juin 1744, Lisbonne, Portugal - v. 1817, Madrid, Espagne) était un compositeur portugais.
Il a probablement fait ses études musicales en tant qu'enfant de chœur, soit à la Sé de Lisbonne, soit à l'église São Vicente de Fora, ces deux églises étant le centre de l'activité musicale à Lisbonne à l'époque.

En 1771, il émigre en Galice pour des raisons inconnues.
Almeida Mota a consacré toute sa vie au service de l'Église et a laissé plus de 200 œuvres dans les archives et les cathédrales d'Espagne et du Portugal.
Parmi ses compositions les plus remarquables figure un oratorio intitulé "Passion pour solistes, chœur et orchestre", qui a été découvert à Vila Viçosa, au Portugal.

 

Edwin Outwater, nouveau premier chef invité du BBC Concert Orchestra

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Edwin Outwater a été nommé premier chef invité du BBC Concert Orchestra à partir du 1er septembre 2024. Comme l'indique l'orchestre, il travaillera en étroite collaboration avec le chef d'orchestre Matthew Swann pour offrir "une gamme passionnante de concerts, d'activités communautaires et éducatives".
Aux côtés d'Anna Maria Helsing, chef d'orchestre principal du BBC Concert Orchestra, le rôle d'Edwin "soutiendra la position de l'ensemble en tant qu'orchestre le plus polyvalent du Royaume-Uni".

Edwin Outwater a dirigé le BBC Concert Orchestra pour la première fois en 2022, lors de ses débuts aux BBC Proms avec Cynthia Erivo. Depuis, il a dirigé le Northern Soul Prom 2023, qui a fait salle comble au Royal Albert Hall, le programme le plus regardé sur BBC Two le soir de sa diffusion, et il a accumulé plus d'un million d'écoutes sur BBC iPlayer.

 

"Tit for Tat" de Benjamin Britten

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À la fin des années 1960, Britten a commencé à revisiter certaines des œuvres qu'il avait écrites pendant son enfance remarquablement précoce et prolifique (un processus qui l'amènera également à ressusciter les Cinq Walztes (avec la faute d'orthographe d'origine) pour piano un an plus tard et le Quatuor à cordes en ré en 1974).
Composées à l'origine entre 1928 et 1931, ces cinq mises en musique de Walter de la Mare n'ont pas été écrites comme un cycle intégré : ce n'est que lorsque Britten les a préparées pour la publication au printemps 1968 (en y apportant quelques retouches mineures) qu'il les a rassemblées dans un recueil qu'il a intitulé Tit for Tat et dédié à Richard de la Mare, fils du poète et, à l'époque, président de Faber Music, la maison d'édition de Britten.
Bien que dans sa préface à la partition publiée, Britten ait écrit "Je ne prétends en rien à l'importance ou à l'originalité des chansons", celles-ci sont remarquables par l'assurance de leur langage musical et leur sensibilité à la mise en mots, même si la pleine personnalité artistique du compositeur est encore loin d'être acquise. En outre, les chansons préfigurent divers thèmes et préoccupations qui se manifesteront dans de nombreuses œuvres ultérieures de Britten, notamment dans la dernière chanson, "Tit for Tat", qui, dans sa condamnation du braconnier insensible Tom Noddy qui emprisonne des animaux sans défense, aborde un sujet auquel Britten reviendra à plus grande échelle dans son cycle de chansons orchestrales Our Hunting Fathers, composé quelque six ans plus tard.

 

 

 

 

 

 

Henri Pousseur, 95 ans

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Le compositeur belge Henri Pousseur est né le 23 juin 1929 à Malmedy et mort le 6 mars 2009 à Bruxelles.

Il travaille aux studios électroniques de Cologne en 1954, à Milan en 1957, et fonde en 1958 celui de Bruxelles. Depuis ce moment, sa collaboration avec Michel Butor a été constante. Avec lui il a composé, entre autres, Votre Faust (1960-1968), Répons (1960-1965), Le procès du jeune chien (1974-1978), La rose des voix (1982), Déclarations d'orages (1989), Les leçons d'enfer (1991), Le Sablier du Phénix (1993).

Il enseigne à Darmstadt en 1957, puis à Cologne, Bâle et Buffalo. Il revient en Belgique en 1970, comme professeur de composition, puis directeur du Conservatoire Royal de Liège et fonde, avec Pierre Bartholomée, le Centre de recherches et de formation musicales de Wallonie devenu aujourd'hui Centre Henri Pousseur. Dans les années 1980, Maurice Fleuret lui demande de mettre en place l'Institut de pédagogie musicale de Paris, dépendant de l'IRCAM. Parmi ses élèves figure notamment Geneviève Calame.

Henri Pousseur a été choisi comme un des Cent Wallons du siècle, par l'Institut Jules Destrée, en 1995 et figure dans le chapitre LV de « La Wallonie son histoire » intitulé ‘Un terroir fertile‘ en créateurs d'Hervé Hasquin.

En 1954, il épouse Théa Schoonbrood avec qui il a eu quatre enfants. Henri Pousseur meurt le 6 mars 2009 à l'âge de 79 ans, d'une broncho-pneumonie. Une semaine plus tard se déroula en son honneur le festival Ars Musica, qui n'aurait pas dû être posthume.

Il a également dirigé le chœur d'hommes " La Royale Malmédienne" (Malmedy, sa ville natale) en 1948.