Le Journal

Décès de la violoniste Ayla Erduran

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La violoniste turque Ayla Erduran est décédée à l'âge de 90 ans. Ayla Erduran, qui a commencé la musique très jeune, a donné son premier concert à l'âge de 10 ans. Elle entre au Conservatoire de Paris en 1946 et obtient son diplôme en 1950.

Elle perfectionne sa technique auprès de Galamian et Zino Francescatti à New York entre 1951 et 1955 tout en  donnant des concerts et des récitals dans diverses villes et stations de radio des États-Unis. Elle se rend ensuite à Moscou et poursuit ses études de violon avec David Oistrakh. Elle est lauréate du Concours Wieniawski 1957. 

Sa carrière est marquée par des apparitions en solistes avec le  London Symphony, l’Orchestre de la Suisse Romande, le RIAS Sinfonie-Orchester de Berlin, la Philharmonie tchèque.  

En 1981, elle enregistre le Concerto pour violon de Brahms sous la direction de Carlos Païta. Cet enregistrement sera prochainement réédité par le Palais des Dégustateurs. 

Ayla Erduran a joué un grand rôle dans la vie musicale turque, elle était particulièrement liée à l’Orchestre présidentiel d’Ankara avec lequel elle avait effectué des tournées et donné des concerts mémorables comme celui de l’inauguration, en 1973, du premier festival de musique d’Istanbul.

 

Elle a enseigné le violon, en particulier en Suisse entre 1973 et 1990. 

Franz Welser-Möst annule à l'Opéra de Vienne

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Le chef d'orchestre autrichien Franz Welser-Möst, 64 ans, a été contraint de renoncer à diriger la nouvelle production de La Flûte enchantée à l'Opéra national de Vienne  (janvier-février 2025) pour des raisons de santé.

L'opéra a annoncé qu'après une immunothérapie réussie, des effets secondaires inattendus sont survenus, rendant sa participation impossible. C'est le chef d'orchestre Bertrand de Billy qui reprendra la direction musicale.

Coupes budgétaires à Berlin : annulation au Komische Oper

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La  Komische Oper  de Berlin a annulé sa nouvelle production de Mein Freund Bunbury. Selon l'opéra, les raisons sont  les coupes budgétaires considérables du Land de Berlin.  L'institution doit économiser près de quatre millions d'euros sur le budget 2025.

La  Komische Oper doit également faire face aux travaux de son bâtiment principal et joue actuellement hors les murs.

 

 

Un Stradivarius pour Leonhard Baumgartner

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Le violoniste autrichien Leonhard Baumgartner, âgé de 17 ans, s'est vu prêter le violon Stradivarius « ex Petherick » de 1683 par la Stretton Society, fondée en 2021 par Stephan Jansen, Maximillian von Schierstädt et Johannes Freiherr von Salmuth.
L'instrument a appartenu à George Hart, avant d'être acquis en 1900 par Horace Petherick, écrivain, illustrateur et expert en violon. Apparemment, le violon n'a pas été joué depuis 70 ans.
Né à Vienne en 2007, Baumgartner est lauréat de plusieurs concours internationaux, dont le prix ICMA Discovery en 2022.

BAROKKFEST Trondheim fait revivre l'opéra 'Arsace' de Giuseppe Maria Orlandini.

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Depuis quelques années, le BAROKKFEST de Trondheim, en Norvège, a acquis une place de choix dans le circuit européen des festivals de musique ancienne. Son édition 2025 se déroulera entre le 27 janvier et le 1er février.

L'une des propositions les plus intéressantes sera sans doute, le 30 janvier, la reprise du mélodrame Arsace de Giuseppe Maria Orlandini, contemporain de Vivaldi et de Haendel (qui plagia largement sa musique) et l'un des grands protagonistes de la scène lyrique de l'époque. Connu pour ses plus de 40 œuvres, dont des opéras et des intermezzi, loués par des personnalités du calibre de La Borde et Burney, Orlandini a été l'un des principaux architectes du nouveau style d'opéra qui a dominé la deuxième décennie du XVIIIe siècle. Cette reprise fera appel à des spécialistes vocaux de l'envergure d'Ann Hallenberg [photo] et de Giuseppina Bridelli, entre autres, accompagnés par l'ORKESTER NORD sous la direction de Martin Wåhlberg.

 

Yannick Nézet-Séguin dirigera en 2026 le concert du Nouvel An à Vienne

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L'Orchestre philharmonique de Vienne a annoncé que son concert du Nouvel An 2026 sera dirigé pour la première fois par Yannick Nézet-Séguin. Le chef canadien collabore régulièrement avec l'orchestre depuis la Mozartwoche 2010 de Salzbourg.

Ernst Widmer, 35 ans

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Ernst Widmer, né le 25 avril 1927 à Aarau, où il est mort le 3 janvier 1990, est un compositeur suisse et brésilien.

Son père, un artiste plasticien, avait l'intention que le jeune Ernst devienne également peintre. Mais grâce à son grand-père, qui croyait en son talent musical et payait ses études, il put obtenir son diplôme du Conservatoire de Zurich (1947 - 1950). Là, sous la direction de Willy Burkhard (composition), Walter Frey (piano) et Paul Müller (instrumentation), il est diplômé, en 1950, en Piano, Composition et en Pédagogie des disciplines théoriques et du contrepoint. Durant cette période, les travaux récents de Bartók exercent sur lui une forte influence, qui se reflète dans plusieurs de ses compositions.

En 1955, il épouse la soprano belgo-brésilienne Sonia Born, qui chante alors sur Rádio de Lugano. Parallèlement, il rencontre Hans-Joachim Koellreutter, qui a fondé, en 1954, les Séminaires internationaux de musique à l'Université de Bahia - actuellement l'École de musique de l'Université fédérale de Bahia - et a besoin de professeurs qui assumeraient ses propositions novatrices. Invité par Koellreutter, le jeune couple Widmer relève le défi et se rend à Bahia en 1956. Widmer succédera à Koellreutter comme directeur des Free Music Seminars en 1963.

Il se sépare de sa première femme et, en 1962, se remarie, cette fois avec la soprano Eunyldes Bispo, plus connue sous le nom d'Adriana Widmer, son ancienne élève, avec qui il a eu trois enfants - René, Laura et Bárbara.

A Salvador, où il passera la moitié de sa vie - jusqu'à sa retraite, en 1987 - Widmer a été professeur titulaire à l' École de musique de l'Université fédérale de Bahia. A enseigné la composition, l'orchestration, l'improvisation, la théorie, la perception et l'éducation musicale, chef d'orchestre de Madrigal à l' Université Fédérale de Bahia et professeur.

Widmer a idéalisé les cours de musique nouvelle et les présentations de compositeurs de Bahia. Il a été le maître de trois générations de chefs d'orchestre et de compositeurs de tendances différentes, parmi lesquels Benito Juarez, Lindembergue Cardoso, Fernando Barbosa de Cerqueira (né en 1941), Jamary Oliveira, Carlos Veiga (28 mars 1940 - 26 juin 2011), Tom Zé, Marco Antônio Guimarães, Agnaldo Ribeiro, Paulo Costa Lima et bien d'autres. Il fut également le mentor d'un important mouvement musical qui, en 1966, donna naissance au Grupo de Compositores da Bahia.

En 1967, il est naturalisé brésilien.

Auteur d'une vaste œuvre, Widmer s'intéresse au folklore musical bahianais, le comprenant cependant d'une manière particulière, comme il l'explique, en 1983, à l'occasion de l'enregistrement de son œuvre Sertania : Sinfonia do Sertão opus 138 (pour voix, guitare et grand orchestre), composé pour le film d'animation Boi Aruá, de Francisco Liberato de Mattos, qui raconte l'histoire de Boi Encantado et ses sept défis :

"L'utilisation, l'adaptation et l'agencement de la matière indigène la dénature fatalement. Généralement, le résultat est déprimant et, dépouillé de sa force originelle, la matière est étrangement édulcorée ou édulcorée. De l'appareil symphonique à une ascèse de la rareté et structurant la forme de telle sorte que la Symphonie puisse devenir un portrait fidèle de l'intrépidité, de la rigueur, de l'essence de l'univers du sertão".

L'admiration qu'il avait pour son compatriote Anton Walter Smetak, un inventeur notable d'instruments de musique, a abouti à la composition de pièces telles que Busca e Rumos, spécialement conçues pour l'instrument créé par Smetak.

En 1987, après sa retraite, Widmer commence à partager sa résidence entre Salvador et Belo Horizonte, tout en écrivant son Ópera da Liberdade, op. 172, à propos de l'épisode d' Inconfidência Mineira (livret de Myriam Fraga), soutenu par Sociedade Vitae (Arts Exchange), une œuvre qui restera inachevée.

Après la retraite, les liens avec la patrie se sont resserrés. Preuve de ce rapprochement, le concert commémoratif de son 60e anniversaire, organisé par l'administration du canton d'Argovie et tenu le 27 juin 1987, dans sa ville natale. L'année suivante, la Société Ernst Widmer (Ernst Widmer Gesellschaft) dans le but de promouvoir son travail en Suisse et à l'étranger. Par la volonté du compositeur, cette société conserve ses manuscrits autographes et détient ses droits d'auteur.

En 1988, la valeur de son travail artistique et pédagogique, reconnu nationalement, l'amène à la chaire n°31 de l'Académie brésilienne de musique, dont le mécène est le musicologue bahianais Guilherme de Mello.

En 1989 , Ernst Widmer organise une rencontre unique entre l'afoxé et la symphonie, au Teatro Castro Alves, à Salvador, avec la participation de l' Orquestra Sinfônica da Bahia et du Grupo de Afoxé Filhos de Gandhi, dans l'exécution de l'œuvre Possível Response de Canto em Canto 2, opus 169, inspiré, quant à lui, de The Unanswered Question de Charles Ives. Dans le domaine de la pédagogie musicale, se démarque son œuvre Ludus Brasiliensis, centrée sur le développement des possibilités créatives de l'élève.

La même année, Widmer se rend en Suisse afin d'écrire une grande pièce de théâtre pour commémorer le sept centième anniversaire de la Confédération helvétique - une entreprise qu'il ne peut mener à terme car, peu après son arrivée, il découvre qu'il est gravement malade. Il est décédé en janvier 1990, à l'âge de 62 ans, d'un cancer du pancréas.

Sa production artistique atteint l'opus 173 et couvre plusieurs genres musicaux (didactique, religieux, concerto, opéra, ballet, musique de film et de théâtre) et une grande variété de formations vocales et instrumentales. Il était membre de l' Académie brésilienne de musique, ayant occupé la chaire 31. À la demande du compositeur, la Ernst Widmer Gesellschaft, Aarau, conserve ses manuscrits dédicacés et détient ses droits d'auteur.

Maurice Jaubert, 125 ans

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Maurice Jaubert est un compositeur français né à Nice le 3 janvier 1900 et mort pour la France, à l'hôpital de Baccarat, le 19 juin 1940.

Maurice Jaubert naît à Nice le 3 janvier 1900. Il est le deuxième fils de Maître François Jaubert, avocat et futur président du barreau de sa ville, et de Haydée Faraut. Au lycée Masséna, il obtient en 1915 la première partie du baccalauréat, et en 1916 la seconde. Il suit parallèlement, au Conservatoire de sa ville, les cours d'harmonie, de contrepoint et de piano. Il remporte un premier prix de piano en 1916.

Il quitte alors Nice pour Paris où il obtient, à la Sorbonne, une licence ès lettres et un doctorat en droit. À son retour dans sa ville natale, il est le plus jeune avocat de France. Ses toutes premières compositions datent de cette époque, où il devient aussi officier spécialiste dans l'arme du génie. Démobilisé en 1922, il décide d'abandonner la pratique du droit au profit de la musique. L’année suivante, il complète sa formation musicale avec Albert Groz, à Paris.

Se succèdent alors de nombreuses mélodies, des pièces pour piano, des œuvres de musique de chambre et des divertissements. En 1925, il écrit sa première musique de scène pour « Le Magicien prodigieux », une pièce du dramaturge espagnol Calderón, et utilise le Pleyela -il travaille alors, pour la compagnie Pleyel, à l’enregistrement de rouleaux destinés à ce piano mécanique, révolutionnaire à l’époque. De fait, durant sa trop brève carrière, Jaubert s’intéressera à toutes les innovations technologiques qui peuvent servir ses aspirations artistiques. C’est à cette occasion qu’il rencontre la soprano Marthe Bréga, qui deviendra l’interprète de la plupart de ses compositions vocales. Il l'épouse en 1926, avec Maurice Ravel pour témoin. Le couple a eu une fille, Françoise, en 1927.

En 1929, il commence à composer et à diriger pour le cinéma tout en poursuivant son œuvre destinée à la salle de concert et à la scène, autant pour des opéras-bouffes que pour des pièces de Jean Giraudoux. Au cours de la décennie qui suit, il compose la musique de nombreux films : « Le petit chaperon rouge » d'Alberto Cavalcanti, « La vie d’un fleuve » de Jean Lods, « L'affaire est dans le sac » des frères Prévert, « Zéro de conduite » et « L’Atalante » de Jean Vigo, « Quatorze juillet » et « Le dernier milliardaire » de René Clair, « Carnet de bal » et « La fin du jour » de Julien Duvivier, « L'Île de Pâques » et « Regards sur la Belgique ancienne » d'Henri Storck, « Drôle de drame », « Hôtel du Nord », « Quai des brumes » et « Le Jour se lève » de Marcel Carné.

Le cinéma, qu'il aime et comprend, contrairement à beaucoup de ses contemporains, ne représente pourtant qu'une des multiples facettes de l’activité créatrice de Maurice Jaubert. Chef d'orchestre très sollicité, il dirige non seulement la musique de nombreux films chez Pathé-Nathan (dont celles d’Arthur Honegger et de Darius Milhaud) mais plusieurs concerts, tant en France qu'à l'étranger. Ses écrits, ses conférences et une importante correspondance constituent un précieux témoignage de sa compréhension de l’évolution des années 1930 à 1940 et de ses prises de position, tant politiques (vis-à-vis de la Guerre d'Espagne, par exemple) que musicales. C’est ainsi qu’il défend vigoureusement Kurt Weill, alors totalement incompris.

La guerre vient détourner ce remarquable parcours artistique. Mobilisé en septembre 1939, le capitaine de réserve Maurice Jaubert rejoint aux premières lignes la compagnie du génie qu'il commande. Il ne la quittera que pour deux brèves permissions à Nice, en janvier et avril 1940. Les lettres à son épouse font état d’un esprit de sacrifice empreint d’un profond humanisme. C’est « aux armées » que Jaubert compose ses deux dernières œuvres (qu’il n’aura pas l’occasion d’entendre) : mortellement blessé par un tir ennemi, il meurt quelques heures plus tard à l'hôpital de Baccarat, le 19 juin 1940.

« Jeanne d'Arc », symphonie concertante, fut créée, salle Pleyel, le 9 mai 1942, par l'orchestre Marius-François Gaillard au cours de l'Hommage à Jeanne d'Arc.
L'orchestre donna également la Suite française, Ballade et Le Jour. Un autre hommage fut rendu à Jaubert par Gaillard lors d'un Festival Jaubert en juin 1942.

 

Baldassare Galuppi, 240 ans

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Le compositeur vénitien  -principalement dans le domaine de l'opera buffa- Baldassare Galuppi est né le 18 octobre 1706 sur l'île de Burano près de Venise et mort à Venise le 3 janvier 1785.

Surnommé Il Buranello d'après son lieu de naissance, il apprend d'abord la musique avec son père, barbier de profession, mais aussi violoniste amateur. À 16 ans, il se rend à Venise où il vit des salaires perçus comme organiste dans différentes églises, puis étudie, sur la recommandation de Benedetto Marcello, le clavecin et la composition avec Antonio Lotti, premier organiste de l'église des Doges de San Marco (i.e. la basilique Saint-Marc).

Son premier opéra, composé à 16 ans, La fede nell'incostanza, donné en 1722, est un échec, mais il connaîtra son premier succès important dès 1729 avec son opéra Dorinda.

De 1740 à 1751, il est maître de musique à l'Ospedale dei Mendicanti, institution vénitienne de bienfaisance réservée aux jeunes filles orphelines et souffrantes. Le 24 mai 1748, il obtient le poste de maître adjoint de la Cappella Marciana de Saint-Marc, dont il devient le maître en 1762. Quatre ans plus tard, sous son impulsion ou, plus probablement, sous celle de Gaetano Katilla, maître de chapelle assistant, l'orchestre du doge est l'objet d'une restructuration importante, faisant passer l'effectif à 35 instrumentistes et 24 choristes. La même année, il prend la direction du chœur de l'Ospedale degli Incurabili qu'il conservera jusqu'en 1777.

À partir de 1740, il fait aussi de nombreux voyages, à Vienne, à Berlin où il rencontre Carl Philipp Emanuel Bach. Deux longs séjours à l'étranger sont particulièrement importants : en 1741, il est appelé en Angleterre par Lord Middlesex, où il est engagé pendant deux ans comme « compositore serio dell' opera italiana », composant trois opéras pendant son séjour londonien. Approché par le tsar Pierre III en 1761, ce n'est cependant qu'en 1765 qu'il est nommé par Catherine II de Russie compositeur de Cour à Saint-Pétersbourg, les autorités vénitiennes lui ayant assuré la conservation de son poste de maître de chapelle et des émoluments correspondants, pourvu qu'il compose chaque année un Gloria et un Credo pour la messe de Noël donnée en la basilique Saint-Marc, tâche à laquelle il ne faillit pas comme en témoignent les manuscrits des années 1766 et 1767 conservés à Gênes.
À Saint-Pétersbourg, il compose quinze œuvres vocales pour l'Église russe orthodoxe.

De retour à Venise, il consacre la fin de sa vie à la musique pour clavecin et aux œuvres religieuses. Il dirige notamment en mai 1782 plusieurs concerts pour la visite à Venise du Pape Pie VI. Il meurt le 3 janvier 1785 ; à ses funérailles solennelles en l'église San Vidal, chante notamment le grand castrat Gasparo Pacchiarotti.

C'est dans les années 1740 encore que débuta la collaboration fructueuse avec Goldoni, à l'occasion de l'écriture de l'opera seria Gustavo primo, re di Svezia, qui allait donner naissance en moins de sept ans aux 17 œuvres comiques communes qui assurèrent la célébrité de Galuppi. Il filosofo di campagna fut ainsi monté plus de 70 fois au XVIIIe.

Au faîte de sa gloire, Galuppi était plus célèbre que Vivaldi. C'est ainsi qu'un prêtre vénitien, Giuseppe Baldan, envoya à la Cour de Saxe quatre œuvres de Vivaldi en les faisant passer pour des compositions du Buranello. Admiré dans toute l'Europe, il fut un modèle pour nombre de ses contemporains, notamment Joseph Haydn et Carl Philipp Emanuel Bach et fut défendu, entre autres, par Giacomo Casanova et par Jean-Jacques Rousseau.

En honneur de Galuppi, une statue a été érigée sur la seule place de l'île de Burano, la piazza Galuppi.
L'Associazione Festival Galuppi organise tous les ans un festival qui lui est en partie dédié.

 

Karl Goldmark, 110 ans

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Károly Goldmark (ou Karl Goldmark est un compositeur hongrois, né le  à Keszthely et mort le  à Vienne.

Il est issu d'une famille nombreuse juive (plus d'une vingtaine d'enfants), dont le père exerce la profession de cantor. Il apprend le violon et, dès l'âge de douze ans, fait montre d'un réel talent de compositeur en écrivant, notamment, des pièces vocales. Il fait ses études à l'école de la Société musicale de Sopron (1842-1844) où l'on remarque ses capacités de violoniste.

Il se rend ensuite à Vienne où il est l'élève de Jança puis poursuit ses études au Conservatoire de Vienne avec Preger pour l'harmonie et Böher pour le violon. Il se fait un nom comme pédagogue (Jean Sibelius compte parmi ses élèves) et comme compositeur.

En 1851, il est engagé au théâtre de Josefstadt, puis au Carlstheater, approfondissant ses connaissances musicales qu'il met à profit dans ses propres œuvres. En 1858, il organise un concert de sa propre musique mais la réaction de la presse viennoise est négative, ce qui le décide à partir pour Budapest, où il donne des leçons de piano et continue l'étude de la composition. En 1859, il donne un deuxième concert et retourne à Vienne en 1860, où il rencontre Johannes Brahms, avec qui il se lie d'amitié. Avec Joseph Joachim, Brahms et le critique musical Eduard Hanslick, il défend la musique pure contre celle de Wagner.

Son quatuor à cordes, opus 8 le rend immédiatement célèbre.

Les grandes étapes de sa carrière sont la création de son ouverture Sakuntala par l'Orchestre philharmonique de Vienne, le , et la première représentation de son opéra La Reine de Saba à l'Opéra de Vienne, le . Ces deux œuvres remportent un immense succès. On ne saurait passer sous silence son Concerto en la mineur pour violon et orchestre, composé en 1877, soit dix ans après le premier concerto de Max Bruch.

Sa musique évoque surtout la musique traditionnelle de la Hongrie et la musique liturgique juive.
Ses opéras le placent entre Giacomo Meyerbeer et Wagner.
Károly Goldmark laisse environ 60 œuvres musicales