Le Journal

Une nouvelle impulsion chez Silbermann

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Juliane Schwarz-Bierschenk (50 ans) prend la tête de la société Gottfried Silbermann à Freiberg (Saxe) : elle succèdera le 1er mars 2022 à Kristine Schmidt-Köpf.
Fondée en 1990, la société Silbermann organise des concerts, des voyages, des conférences et des activités pour les jeunes sur le thème de l'orgue. Tous les deux ans ont lieu les "Journées Silbermann", un festival de musique avec un concours international d'orgue.

Nous avons une nouvelle directrice engagée et expérimentée
, a déclaré le président de la Société Silbermann, l'organiste de la cathédrale Albrecht Koch. Nous avons beaucoup de projets et nous allons maintenant les aborder ensemble avec de nouvelles impulsions et idées".

Juliane Schwarz-Bierschenk est originaire de la Forêt-Noire et vit depuis 2017 à Chemnitz, où elle a participé à la candidature à la Capitale européenne de la culture 2025 : elle y voit de possibles ancrages pour la société Silbermann qui se consacre à l'héritage du maître facteur d'orgues Gottfried Silbermann (1683-1753). Elle souhaite exploiter encore davantage le potentiel des manifestations musicales et de l'éducation culturelle. Elle n'a pas seulement l'Allemagne et l'Europe en tête. Le paysage historique de l'orgue en Allemagne centrale a un grand nombre de fans dans le monde entier.

 

Simon Rattle en quarantaine

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Le London Symphony Orchestra a confirmé par communiqué de presse que Simon Rattle a été testé positif au coronavirus. Il doit donc annuler ses prochains engagements.
C'est Kirill Karabits qui dirigera le London Symphony les 8 (Mahler), 9 (Rozsa, Bartók), 15 (Bartók) et 16 (Turnage, Berlioz, Mahler) décembre à Londres, et le 13 à Paris.

Tosca retrouve à Rome ses premières couleurs

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La soprano espagnole Saioa Hernández fera ses débuts ce soir à l'Opéra de Rome, endossant un de ses rôles les plus importants, celui de Tosca.
L'opéra de Puccini retrouve ici la mise en scène, les décors et les costumes de la première version, celle qui y fut créée le 14 janvier 1900 et à laquelle assistait le compositeur.

 

Le Prix Tomás Luis de Victoria va à Leonardo Balada

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Le compositeur Leonardo Balada est le lauréat du 18e Prix Tomás Luis de Victoria organisé par la Fundación SGAE.
Le jury présidé par le compositeur brésilien Marlos Nobre et composé d'Alfonso Carraté, Rosa María Fernández García, María Nagore Ferrer et Stefano Russomanno a décerné le prestigieux prix à Balada pour l'universalité de son langage musical sans perdre ses racines, la force vitale d'une œuvre qui a su s'imposer des deux côtés de l'Atlantique, sa carrière internationale, l'étendue de son catalogue et son engagement éthique.

Leonardo Balada (°San Justo Desvern, 1933) a été formé au Conservatori del Liceu de Barcelone, puis il a fait le saut de l'autre côté de l'Atlantique pour se perfectionner auprès d'Aaron Copland, Norman Dello Joio, Vincent Persichetti et Igor Markevitch. Sa carrière artistique s'est principalement développée aux États-Unis où il a été pendant 50 ans professeur à l'université Carnegie Mellon de Pittsburgh.

Le catalogue de Balada couvre tous les genres : opéras, symphonies, concertos pour instruments solistes, musique de chambre, vocale et pour piano. Ses liens initiaux avec l'esthétique d'avant-garde ont progressivement laissé place à l'incorporation d'éléments traditionnels, notamment d'origine hispanique.
Parmi ses œuvres, rappelons l'opéra Cristóbal Colón créé au Liceu de Barcelone en 1989, les symphonies n° 1 (Sinfonía en Negro, en hommage à Martin Luther King), n° 3 (Symphonie d'acier) et n° 6 (Symphonie des douleurs, dédiée aux victimes innocentes de la guerre civile espagnole), ainsi que le requiem agnostique No-res et la tragédie María Sabina.

Le Prix Hindemith 2022

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La compositrice britannique Hannah Kendall se verra décerner le prix Hindemith 2022 dans le cadre du prochain festival de musique du Schleswig-Holstein. Le prix est doté de 20.000 euros.

La 33e lauréate du prix Hindemith a convaincu le jury par son large spectre de composition et son style expressif : Hannah Kendall fait preuve d'une énorme diversité de composition, allant de l'héritage classique aux idées expérimentales. La richesse sonore qu'elle crée avec une apparente facilité ludique, sa structure claire, son énergie et son intransigeance nous ont enthousiasmés sans réserve. 

Hannah Kendall a obtenu son master en composition au Royal College of Music auprès de Kenneth Hesketh, avec le soutien du Arts and Humanities Research Council, du Royal College of Music Study Award et du RVW Trust. Elle a collaboré avec des orchestres tels que le BBC Symphony Orchestra, le City of Birmingham Symphony Orchestra, le London Symphony Orchestra, l'Ensemble Modern, le London Sinfonietta, le Riot Ensemble et The Hallé-Orchestra. Sa pièce pour orchestre The Spark Catchers a été créée en 2017 au Royal Albert Hall. Elle a également composé l'opéra de chambre The Knife of Dawn, des œuvres chorales et le ballet Labyrinthine.
Hannah Kendall vit actuellement à New York et prépare un doctorat en composition à l'Université Columbia.

Le Prix Hindemith a été décerné pour la première fois en 1990. Il vise à encourager les jeunes compositeurs et à rappeler ainsi l'action de Paul Hindemith (1895-1963) en matière de pédagogie musicale. Le montant du prix, mis à disposition par plusieurs fondations, s'élève à 20.000 euros. Parmi les précédents lauréats, on compte notamment Olga Neuwirth, Matthias Pintscher, Jörg Widmann, Rebecca Saunders, Michel van der Aa, Thomas Adès, David Hefti, Anna Clyne, Samy Moussa, Stefan Hanke et Mithatcan Öcal.

Cette année, le jury était composé du professeur Andreas Eckhardt (Fondation Hindemith), de la Ministre de la Culture du Land de Schleswig-Holstein Karin Prien, du Dr Christian Kuhnt (SHMF), du Professeur Elmar Lampson (Fondation Gerhard Trede et HfMT Hamburg), du Dr Astrid Bernicke (Behörde für Kultur und Medien Hamburg) et du Professeur Rico Gubler (Musikhochschule Lübeck).

Reconnaissance bavaroise à la soprano Andromahi Raptis

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La soprano gréco-canadienne Andromahi Raptis a été récompensée par le Prix bavarois de la Promotion des Arts. Le ministère bavarois des Sciences et des Arts a rendu hommage à la chanteuse de la troupe du Staatstheater Nürnberg dans le domaine des arts du spectacle. Le jury a justifié son choix par la "voix flexible et rayonnante de Raptis ainsi que par son art expressif de la représentation". Son engagement en faveur de projets de théâtre numérique pendant la fermeture du théâtre en raison de la pandémie a également été souligné.

Andromahi Raptis est née en 1991. Elle a reçu sa première formation musicale dans une chorale ainsi que par des cours de violon et de clarinette. Elle a étudié le chant à l'Université de Toronto, le chant de concert à la Hochschule für Musik und Theater de Munich et à la Bayerische Theaterakademie August Everding.
En 2016, elle était membre du studio de l'Opéra National de Lyon et s'est produite au Gärtnerplatztheater de Munich, à l'Opéra de Halle, à l'Opéra comique de Berlin et à l'Opéra national de Hambourg.
Depuis 2018, elle est membre de la troupe du Staatstheater Nürnberg et, en 2019, elle a obtenu le 2e Prix du Concours de chant Hilde Zadek.

Chaque année, l'État bavarois décerne jusqu'à 16 prix d'encouragement artistique dans les quatre domaines suivants : musique et danse, arts plastiques, arts du spectacle, et littérature. Les artistes et ensembles récompensés sont proposés par un comité d'expertsde 12 membres. Les prix individuels sont de 6.000 euros pour chacun, tandis que les ensembles reçoivent 10.000 euros.

Pedro Lavirgen honoré à Madrid

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L'Escuela Superior de Canto de Madrid a décerné mercredi sa Médaille d'Honneur au ténor Pedro Lavirgen pour sa carrière de chanteur et de professeur, et pour tout ce qu'il a apporté à plusieurs générations de chanteurs par son soutien, son dévouement et son accompagnement.

Né à Cordoue en juillet 1930, Pedro Lavirgen a été l'une des principales voix lyriques espagnoles au cours des décennies de sa carrière internationale. On a pu l'entendre tant à la Scala de Milan, qu'au Liceu de Barcelone, au Wiener Staatsoper ou à Covent Garden et, après sa retraite des scènes (1990), il a occupé la chaire de chant au Real Conservatorio Superior de Música de Madrid.

Nino Rota, 110 ans

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Giovanni « Nino » Rota est né le  à Milan.
Compositeur et chef, réputé pour ses compositions pour le cinéma (musiques originales de quelque 170 films dont ceux de Federico Fellini), il est l'auteur aussi de  4 symphonies, 11 opéras, 5 ballets, 9 concertos et une musique de chambre abondante.

Né dans une famille de musiciens, il étudie la musique très tôt au Conservatoire de Milan, sous la direction d'Ildebrando Pizzetti. Rapidement, son premier oratorio, L'infanzia di San Giovanni Battista, est représenté à Milan puis à Paris (1923). En 1929, il intégre le Conservatoire Sainte-Cécile à Rome et travaille avec Alfredo Casella. Toscanini lui conseille alors d'aller se perfectionner à Philadelphie (Pennsylvanie) où il obtient une bourse d'études au Curtis Institute où il étudie, de 1930 à 1932, sous la direction de Fritz Reiner pour la direction d'orchestre) et de Rosario Scalero pour la composition.
De retour à Milan, il étudie la littérature à l'Université de Milan et publie une thèse consacrée à Gioseffo Zarlino, compositeur de la Renaissance.
Il oriente ensuite sa carrière vers l'enseignement de la musique et se consacre à la composition. Il prend en 1950 la direction du Conservatoire de Bari, poste qu'il occupera jusqu'à son décès en 1979.

Rota écrit ses premières partitions pour le cinéma dès 1933 pour Treno popolare de Raffaelo Matarazzo, puis pour Zazà (1944), film de Renato Castellani. Il travaille aussi pour Edgar G. Ulmer, Alberto Lattuada, Henry Cass, Luigi Comencini, Terence Young et Henri Verneuil. Il fait la connaissance de Fellini en 1952, alors que celui-ci travaille sur son premier film, Le Cheik blanc (Lo sceicco bianco). C'est le début d'une fructueuse collaboration : on lui doit les musiques de  Les VitelloniLa stradaLa dolce vita, Huit et demi, Satyricon, Amarcord,... Le point d'orgue sera Prova d'orchestra en 1978. Parmi ses partitions les plus célèbres, citons encore Le Parrain et Le Parrain II, de Francis Coppola, Roméo et Juliette de Zeffirelli, Le Guépard et Rocco et ses frères de Visconti.

Il meurt le  à Rome, juste après l'enregistrement de la bande sonore de Prova d'Orchestra.
Le conservatoire de musique de Monopoli, près de Bari, lui est dédié.

Pierre Bleuse succède à Matthias Pinscher

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Directeur du Festival de Prades, Pierre Bleuse succèdera à Matthias Pintscher à la tête de l’Ensemble Intercontemporain à partir de la saison 2023-24.
Il y a 10 ans que Matthias Pintscher dirige l'ensemble fondé par Pierre Boulez.

Prix Georg Philipp Telemann 2022 et anniversaire

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Le Prix Georg Philipp Telemann 2022 sera décerné à l'Américain Steven D. Zohn.
La ville de Magdebourg rend ainsi hommage aux mérites particuliers de ce scientifique pour ses recherches modernes sur Telemann aux États-Unis.
Avec ses nombreuses publications sur la vie et l'œuvre du compositeur, Zohn s'adresse, au-delà du cercle de la musicologie, aux interprètes et aux personnes intéressées par la musique, et pas seulement dans les pays anglophones : il ouvre durablement de nouveaux domaines à l'étude de l'œuvre de Telemann et de son impact.

Depuis 1987, la ville de Magdebourg décerne chaque année le prix Georg Philipp Telemann. Après l'annulation du 25e Festival Telemann de Magdebourg en 2020, l'édition anniversaire (enmars 2022) coïncidera avec la 60e année de fondation. Sous le nom de "Klangfarben" (couleurs sonores), elle comptera 31 concerts et représentations scéniques ainsi qu'un programme-cadre, 5 oeuvres inconnues de Telemann qui seront jouées pour la première fois et une production scénique propre de Pimpinone, la première œuvre scénique de Telemann, qui a été mise en scène à Magdebourg en 1929 dans le cadre de sa redécouverte.