Le Journal

Sigfrid Karg-Elert, 90 ans

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Le comppositeur allemand Sigfrid Karg-Elert est décédé à Leipzig le 9 avril  1933. Il était né le 21 novembre 1877 à Oberndorf/Neckar.

Il était le plus jeune des douze enfants du libraire Johann Jacob Karg et de sa femme Marie Auguste. Lorsqu'il a cinq ans, la famille s'installe à Leipzig. Là, il a rejoint le chœur de l'église Saint-Jean et suit des cours de piano.
Dès son plus jeune âge, Sigfrid commence à composer des morceaux de musique qu'il présente à l'âge de neuf ans au compositeur Emil Nikolaus von Reznicek. Celui-ci lui obtient alors une bourse de trois ans au Conservatoire de Leipzig.

En 1901, il obtient un poste de professeur de piano au Conservatoire de musique Sannemann de Magdebourg. Encouragé par Edvard Grieg, Karg-Elert se consacre de plus en plus à la composition, d'abord principalement de musique pour piano. Sa rencontre avec l'éditeur de musique Carl Simon en 1904 a orienté son intérêt vers l'harmonium. Karg-Elert composa pour cet instrument jusqu'à la fin de sa vie, créant ainsi l'œuvre la plus complète pour harmonium. L'organiste du Gewandhaus Paul Homeyer l'encouragea à composer également pour l'orgue. C'est ainsi qu'en 1909, les 66 Choralimprovisationen op. 65 constituent ses premières œuvres pour orgue. Pendant la Première Guerre mondiale, il fut engagé comme musicien de régiment et, à partir de 1919, il enseigna la théorie musicale et la composition au Conservatoire de Leipzig. En 1932, il a été nommé professeur.

Ses œuvres pour orgue sont très populaires en Grande-Bretagne et aux États-Unis, mais en Allemagne, il ne parvient pas à s'imposer face à Max Reger. Malgré un grave diabète, Karg-Elert entreprit en 1932 une tournée de concerts aux États-Unis en tant qu'organiste, qui se solda par un échec en raison de son manque de virtuosité. Après son retour à Leipzig, son état de santé se dégrada si dramatiquement qu'il mourut le 9 avril 1933 à l'âge de 55 ans.

Bien qu'il ne soit pas juif, les nationaux-socialistes l'avaient inscrit dans le "Dictionnaire des Juifs dans la musique". Sa fille a certes réussi à faire retirer son nom de ce tristement célèbre dictionnaire en 1936, mais ses œuvres n'ont pratiquement plus été jouées en Allemagne. Ce n'est que dans les années 70 que ses œuvres ont connu un regain d'intérêt. L'ensemble de son œuvre comprend principalement des pièces pour orgue, harmonium et piano, mais aussi quelques pièces de musique de chambre, un requiem et de nombreux écrits théoriques sur la musique.

Le double plafond de Garnier

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Sous le plafond de l'opéra Garnienr se trouvent "Les Muses et les Heures du jour et de la nuit", commande de Charles Garnier à son ami Jules-Eugène Lenepveu pour le nouvel Opéra (1875).
Aujourd’hui, les ayants droit de ce peintre académique demandent que la peinture originale, classée, soit de nouveau visible.

Jules-Eugène Lenepveu, est l’ami cher de Charles Garnier, rencontré à la Villa Médicis en 1850, auquel l’architecte commande le plafond de son Nouvel Opéra. La réussite est telle que Thiers nommera le peintre angevin à la tête de la Villa Médicis.
Certes, Lenepveu n’est pas Delacroix, mais c’est un peintre académique assez prisé.

Exilarte et Schirmer publient des œuvres musicales interdites du 20e siècle

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La maison d'édition musicale américaine G. Schirmer a pu être engagée comme éditeur de plus de 400 œuvres musicales issues des archives d'Exilarte, dont environ 300 airs, 100 œuvres de musique de chambre, 50 œuvres orchestrales ainsi que des musiques de film. C'est ce qu'a fait savoir l'Université de musique et des arts du spectacle de Vienne.

Depuis 2006, l'Exilarte Zentrum für verfolgte Musik s'est consacré à la recherche, à la conservation et à la présentation des œuvres musicales des artistes qui ont été persécutés, expulsés et assassinés par les nationaux-socialistes. Depuis 2016, il fait partie de la mdw - Université de la musique et des arts du spectacle de Vienne en tant que centre de recherche.

Gerold Gruber, fondateur et directeur d'Exilarte, souligne que les nazis voulaient un monde dans lequel la musique des compositeurs juifs serait interdite et oubliée. Il est de notre devoir de contrecarrer cette politique.
Actuellement, le centre Exilarte abrite les fonds de 30 compositeurs dont des œuvres de Walter Bricht, Julius Bürger, Hans Gál, Wilhelm Grosz, Richard Hoffmann, Egon Lustgarten et Walter Susskind.

Au-delà des publications, G. Schirmer, qui fait partie du Wise Music Group, soutiendra financièrement le travail scientifique de l'Exilarte Zentrum par le biais de sa fondation.

50e anniversaire du Teatro Regio de Turin

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C'est le 10 avril 1973 que le théâtre conçu par Carlo Mollino a été inauguré.
Un taureau stylisé et, au-dessus, Euterpe, la muse de la musique : c'est le dessin de Carlo Mollino, l'excentrique et génial architecte qui a conçu le nouveau Teatro Regio de Turin.
Pour célébrer ses 50 années d'existence, le Regio utilise cette même image comme logo pour le calendrier de célébrations s'étalant sur toute une année : portes ouvertes avec visites guidées ; concerts de l'Ensemble, du Chœur et de l'Orchestre du Regio sous la direction de Riccardo Bisatti, et du Coro di Voci Bianche ; rencontre avec Raina Kabaivanska, protagoniste des Vespri Siciliani mis en scène par Maria Callas, qui a inauguré le théâtre ; interviews de ceux qui ont fait l'histoire de la Regio et images inédites prises avec des drones ; concert de Gala avec les Vêpres sous la baguette de Riccardo Frizza et, à l'automne, une exposition consacrée à Mollino et un volume sur l'histoire du théâtre. Enfin, la pâtisserie Baratti a créé un gâteau et un œuf spécialement pour l'occasion.

Percée espagnole à l'Opéra de Lausanne

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Le baryton galicien Luis Cansino sera l'un des protagonistes de la prochaine saison de l'Opéra de Lausanne en incarnant le personnage-titre de Il turco in Italia de Rossini dans une mise en scène d'Emilio Sagi (°Oviedo, 1948) sous la direction musicale de Michele Spotti et des voix de Salomé Jicia, Giulio Mastrototaro et Francisco Brito.
Le baryton-basse Rubén Amoretti (°Burgos) interprétera le rôle de Don Alfonso, dans un Così fan tutte scéniquement signé par Jean Liermier.
Dans La Flûte enchantée, on entendra le ténor cordouan Pablo García López en Monostatos et la Tarragonnaise Sara Blanch en Reine de la nuit. Ils seront dirigés par Frank Beermann dans une mise en scène d'Éric Vigié.
On entendra aussi le ténor canarien Airam Hernández dans Nabucco, sous la direction de John Fiore et dans une mise en scène de Stefano Poda.

Le Concours international de musique Kodaly de Debrecen est consacré à la direction d'orchestre

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Le centenaire de l'Orchestre Philharmonique Kodaly et le centenaire de la création du Psalmus Hungaricus de Kodaly ont amené les organisateurs du concours Kodaly dans la deuxième ville de Hongrie à lancer un concours de direction d'oratorio qui se déroulera du en août prochan. Les candidats dirigeront non seulement des pièces orchestrales, mais aussi plusieurs mouvements d'oratorio.

308 chefs d'orchestre de 56 pays se sont inscrits, 38 ont été sélectionnés lors du tour préliminaire. Le jury sera présidé par le chef d'orchestre et pédagogue finlandais Jorma Panula. Les autres membres du jury sont János Ács (Italie/Hongrie), Peter Broadbent (Royaume-Uni), Remy Franck (Luxembourg), Zsolt Hamar (Hongrie), Okszana Madaras (Ukraine) et Dániel Somogyi-Tóth.

Les organisateurs du concours sont l'Orchestre Philharmonique Kodaly, les Jeunesses Musicales, la plus grande organisation musicale de jeunes au monde, et Papageno.

Le concours musical se déroule dans différentes catégories : en 2022, les cordes (violon, alto et violoncelle) étaient en compétition.

Prix International de composition pour orchestre d'harmonie "Angelo Inglese"

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Le jury du 5e Prix international de composition pour orchestre d'harmonie présidé par le compositeur Jacob de Haan et composé d'Angelo Inglese, Walter Ratzek, Giampaolo Lazzeri et Matsushita Tomohito, a désigné les lauréats suivants :
- pour la catégorie A (Pièce symphonique), Masanori Fukuda (Japon), avec Prayers of Hope ;
- pour la catégorie B (Marche symphonique), Georges Sadeler (Luxembourg), avec Sun of Liberty.
Le jury a ensuite décerné la mention spéciale à Vito D'Elia (Italie) pour La Fuga.

De nombreuses œuvres en compétition ont souligné l'amour profond pour l'orchestre, comme l'a déclaré le directeur artistique Maestro Angelo Inglese, ainsi que pour ses sons extraordinaires ; une confirmation de l'avenir créatif surprenant et international de l'orchestre à vent.

Le Trio E.T.A. l'emporte à de la Fondation Berenberg Bank et concourt à Osaka

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LePrix Berenberg de la Culture est décerné chaque année depuis 1990 par la Fondation Berenberg Bank à des artistes qui étudient ou travaillent à Hambourg. Le prix a jusqu’à présent fourni à de nombreux artistes environ 1 million d’euros.

Le Trio E.T.A a été fondé en 2019. Il  est composé de la violoniste Elene Meipariani, du violoncelliste Till Schuler et du pianisteTill Hoffmann. Il compte aujourd'hui parmi les ensembles de la section trio avec piano/quatuor du Osaka International Chamber Music Competition 2023 au côtés des Trio Albéniz, Trio Chagall, Trio Gaia, Trio Michelangeli, Trio Orelon, Trio Pantoum, Portus Trio, Soleri Trio, Quatuor avec piano Capybara et
Quatuor avec piano Werther.

Selon Jan Philipp Sprick, membre du conseil d’administration de la Fondation, le groupe a été récompensé pour avoir convaincu le public avec une interaction virtuose, une conception subtile des sons de musique de chambre et des interprétations intelligentes .

Le trio est lauréat du Concours allemand de musique 2021, du Prix Walbusch, et il a reçu des Prix au Rotary Club Bonn, aux Amis des jeunes musiciens d’Allemagne, au Concours TONALi et au Concours Janigro. Il a également été sélectionné comme SWR2 New Talent avec un diffuseur et sera promu sur trois ans avec des contributions au programme, des concerts et des productions de CD.
Au cours de la saison 2021-22, le Trio E.T.A a fait ses débuts au Konzerthaus Berlin, au Forum culturel européen de Mainau, à la Beethovenhaus Bonn, au Weingartner Musiktage et aux Weilburg Palace Concerts, et il s’est produit avec l’Orchestre de Chambre de Stuttgart et l’Orchestre Mariinsky au Laeiszhalle Hamburg, à l’Elbphilharmonie et au Théâtre Mariinsky.

En février 2023, le premier album du trio est sorti avec des œuvres de Haydn, Smetana et Roman Pawollek. De plus, la compositrice Isabel Mundry écrit une œuvre pour le trio, qui sera créée cette année.

Nommé en l’honneur de l’écrivain, compositeur et critique E. T. A. Hoffmann, le trio est financé par le Campus international de musique de chambre des Jeunesses Musicales, la Fondation académique nationale allemande, et est soutenu par Dirk Mommertz, Eberhard Feltz, Priya Mitchell et Niklas Schmidt.

Le Prix Berenberg de la culture encourage également le développement des artistes par le biais de subventions et de financement de projets. Les bourses 2023 de la Fondation ont été attribuées à l’ensemble vocal Vocoder, composé d’étudiants de l’Université de musique et des arts du spectacle de Hambourg, ainsi qu’au guitariste germano-iranien Milad Darvish Ghane et à l’artiste Marie Pietsch.

La Femme de Tchaïkovski

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Le film "La Femme de Tchaïkovski", du dissident russe Kirill Serebrennikov, va sortir en salles.
Pour rappel, Serebrennikov a été arrêté à son domicile en 2017, rejoignant dans une critique commune du gouvernement russe des noms aussi disparates que ceux de Gidon Kremer et Teodor Currentzis. Depuis, le metteur en scène a monté plusieurs productions dans de grands opéras européens, notamment Le Nez à l'Opéra de Munich, Le Braconnier à l'Opéra National d'Amsterdam et Nabucco à Hambourg en 2019, alors qu'il est toujours sous le coup d'un mandat d'arrêt en Russie.

Dans La Femme de Tchaïkovski, une coproduction russe, française et suisse de deux heures et vingt minutes, Serebrennikov propose sa vision d'Antonina Miliukova, une jeune femme mariée au compositeur.
Selon le Festival de Barcelone où il est en lice pour le Prix du public, Kirill Serebrennikov, de par sa position dissidente, aborde le tabou de l'homosexualité de l'un des mythes intouchables de la culture russe, Pyotr Tchaïkovski, à travers l'histoire de son épouse malheureuse, Antonina Ivanovna Miliukova.
Le réalisateur construit un mélodrame d'époque d'une intensité torrentielle, avec des plans-séquences majestueux et ses fugues surréalistes caractéristiques, autour d'un amour non partagé : celui de cette épouse de convenance qui passe de la dévotion à son mari au ressentiment de celle qui finit par être injustement accaparée par l'un des plus grands génies musicaux de l'histoire.

Le Stradivarius "Ex-Gingold" prêté au violoniste Kevin Lin

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Le violoniste Kevin Lin, violon solo de l’Orchestre Symphonique d’Indianapolis depuis 2020, aura l’occasion de jouer sur le Stradivarius « Ex-Gingold » de 1683 jusqu’à l’édition 2026 du Concours International de Violon d’Indianapolis (IVCI).

Le violon a été fabriqué par le luthier crémonais en 1683 et il appartenait auparavant au fondateur artistique d’IVCI, Josef Gingold.
Ayant siégé aux jurys de tous les grands concours internationaux à travers le monde, Gingold s’est produit comme violon solo de l’Orchestre Symphonique de Detroit et de l’Orchestre de Cleveland avant de rejoindre le corps professoral de l’Université de l’Indiana à Bloomington.
Il acquiert le violon en 1946 et le joue en concert jusqu’à sa mort un demi-siècle plus tard. L’instrument a été acquis par l’IVCI en 1999.

Depuis lors, l’"ex-Gingold" a été joué par les médaillés d’or IVCI : Judith Ingolfsson (1998), Barnabás Kelemen (2002), Augustin Hadelich (2006), Clara-Jumi Kang (2010), Richard Lin (2018) et la médaillée d’argent 2014, Tessa Lark.

Kevin Lin a fait partie de l’Orchestre Philharmonique de Londres et il s’est produit comme violon solo invité dans les Orchestres Symphoniques de Pittsburgh, Cincinnati et Houston, le Royal Philharmonic Orchestra de Londres et l’Orchestre Symphonique de Singapour.