Le Journal

Rencontre à Flagey des 28 académies de musique de la Région de Bruxelles-Capitale

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Dimanche 28 avril, Flagey accueille la deuxième édition d’Academix, la rencontre des 28 académies de musique (francophones et néerlandophones) de la Région de Bruxelles-Capitale. De 10h30 à 19h30, une vingtaine de concerts gratuits résonneront dans les studios de Flagey. Academix 2013, c’est l’occasion pour les académies de présenter leurs élèves, leurs ensembles instrumentaux et vocaux et leurs orchestres.

Née en 2012, cette collaboration éducative et culturelle se veut comme une vitrine de l’enseignement artistique actuel. Les 400 professeurs des académies bruxelloises encadrent la formation musicale de plus de 25.000 élèves. Academix permet non seulement de voir, d’écouter et d’apprécier les meilleures formations musicales mais c’est aussi l’occasion pour les élèves, de donner le meilleur d'eux-mêmes dans des conditions exceptionnelles. Tout au long de la journée, les 28 académies (francophones et néerlandophones) présentent ensemble vingt concerts d’une heure.

Les styles musicaux abordés sont de tous genres : musiques ancienne, classique, contemporaine, jazz, folk, traditionnelle, chansons de variété, pop ou slam. Ce répertoire éclectique démontre combien le travail au sein des académies s’est fortement diversifié : les modes d’expression de la culture pop ou postmoderne ont rejoint les modes d’expression historiquement étudiés au sein des établissements. Les formations instrumentales sont aussi multiples, du soliste au double chœur de 150 musiciens, des petites formations de chambre à l’orchestre et chœur. Les âges des musiciens de 11 ans à 77 ans marquent une volonté de mettre en scène, dans les meilleures conditions de qualité, toutes les tranches d’âge, dès le plus jeune âge. Un focus est néanmoins accordé aux adolescents, en cycle de formation avancée, qui assurent une grande partie de la programmation.

Academix est né en 2012, suite à trois volontés. La première, des Directeurs francophones des académies de Bruxelles qui organisent, depuis 2004, les Acafolies. Le concept d’Acafolies est de favoriser la mise en place de trois concerts inter-académies bruxelloises, de manière bisannuelle. Musiq'3 et l’émission Musiq’académies sont, dès la deuxième édition, devenus des partenaires historiques des Acafolies. La deuxième volonté émane des académies néerlandophones et du Ministre Pascal Smet de programmer, dans des conditions optimales, les grands ensembles (orchestre, chœur, fanfare) des académies de musique. La troisième volonté provient de Flagey dont le Directeur, Gilles Ledure et son équipe, ont donné une impulsion décisive à la réalisation d’un événement bicommunautaire et de plus large ampleur en fournissant l’ensemble du bâtiment, durant une journée, aux académies.

A la première, en 2012, seize concerts d’une heure ont été présentés, de midi à 20 heures, rassemblant 750 élèves et presque 2000 personnes dans le public.

Quand un chanteur se trompe d'heure!

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Le ténor canadien Lance Ryan a oublié de se présenter pour Siegfried dimanche après-midi au Staatsoper de Berlin. Vingt minutes avant le spectacle, c'était la panique dans les coulisses. En désespoir de cause, Daniel Barenboim a appelé le jeune ténor autrichien Andreas Schager programmé dans le Götterdämmerung plus tard dans la semaine, pour lui demander s'il pouvait venir au pied levé. Bien sûr, dit Schager, mais il est maintenant 16 heure et, à 18 heures, je chante dans La Flûte enchantée avec Simon Rattle à la Philharmonie. Venez déjà chanter le premier acte de Siegfried, dit Barenboïm. C'est ce qu'il a fait, en chantant sur le côté tandis que l'assistant du chef, habillé en Siegfried, mimait le rôle sur scène. Le public a répondu par une ovation à Schager à la fin de l'acte. C'était bien vu de la part de Barenboïm car, en fait, Lance Bryan avait noté que le spectacle était à 18 heures. Et donc, le Siegfried put être donné entièrement !

Martha Argerich invite le jeune pianiste Alessandro Mazzamuto

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Sur les site des ICMA (icma-info.com) on peut lire cette belle nouvelle : "Martha Argerich a invité le prix "Jeune Artiste de l'Année" des ICMA 2013, Alessandro Mazzamuto à son festival annuel de Lugano. Le 21 juin, il jouera la sonate de Clementi op. 40 n°2, Cinq morveaux de fantaisie op. 3 et les paraphrases sur le Rigoletto de Verdi de Liszt à l'église évangélique de Lugano. Lors d'un deuxième concert, il se joindra à la fille de Martha Argerich pour un récital de musique de chambre. Avant cela, il participera à un concert au Donetsk Philharmonic Hall en Ukraine où l'Accademia Pianistica Siciliana organise des master classes et des concerts centrés sur Rachmaninov, du 20 au 26 mai.

Coffret 75e anniversaire du Concours Ysaÿe & Reine Elisabeth de Piano

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CMIREBAprès le succès du coffret dédié au violon, sorti en 2011, le label muso a puisé dans les riches archives du Concours Reine Elisabeth et rassemblé dans un luxueux coffret 5 CD, 12 concertos pour piano parmi les plus célèbres du répertoire, interprétés par des lauréats exceptionnels, dont 9 Premiers Prix. Près de 60 ans séparent les prestations de Leon Fleisher (1952) dans le 1er Concerto de Brahms et de Denis Kozhukhin (2010) dans le 2e Concerto de Brahms ; on redécouvrira aussi avec plaisir, pour la première fois en CD, l’incroyable soirée de 1983 qui vit un jeune Français de 20 ans s’imposer dans le 2e Concerto de Liszt et marquer de son empreinte l’histoire du Concours : Pierre-Alain Volondat. Cette sélection fait bien entendu la part belle aux lauréats qui se sont partagé les Premiers Prix du Concours pendant de nombreuses années, sur fond de guerre froide : les Russes Vladimir Ashkenazy, Valery Afanassiev, Andrei Nikolsky et les Américains Malcolm Frager et Jeffrey Swann. Mais elle permet aussi de retrouver des personnalités qui ont fait sensation auprès du public et du jury : Cécile Ousset en 1956, la découverte du talent de Frank Braley en 1991, de l’Allemand Wolfgang Manz en 1983, ou plus récemment, d’Anna Vinnitskaya.

En 2012, le Concours Musical International Reine Elisabeth a fêté le 75e anniversaire du Concours Eugène Ysaÿe, créé en 1937 sous l’impulsion de la Reine Elisabeth. Cette toute première session, dédiée au violon et remportée par David Oistrakh, fut suivie en 1938, par le premier concours pour piano, qu’un autre Russe, non moins prestigieux, gagne : Emil Guilels.

Après une interruption, en raison de la Seconde Guerre Mondiale, le Concours revoit le jour et prend le nom de sa protectrice : ce sera désormais le Concours Musical Reine Elisabeth. La première session de piano de 1952 est remportée par un Américain qui laissera son nom dans l’histoire : Leon Fleisher. Cette véritable institution est, depuis trois-quarts de siècle, un des concours musicaux les plus prestigieux et les plus exigeants pour ses participants. La qualité de son jury international, réuni annuellement, pour départager les jeunes talents venus des quatre coins du monde, toujours plus nombreux, en représente l’un de ses atouts majeurs.

Présenté dans un luxueux livre-disque, réalisé dans les meilleures conditions techniques sur base d’archives ayant plus d’un demi-siècle, ce coffret nous replonge au cœur de l’ambiance enflammée du Palais des Beaux-Arts, lors de ces soirées de finale.

Le coffret sera disponible à partir du 15 avril 2013 chez tous les disquaires.

L’Orchestre symphonique de Montréal dément un départ de Kent Nagano en 2016

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Dans un communiqué, l’Orchestre Symphonique de Montréal dément les articles parus dans la presse canadienne spéculant sur la possibilité d’un non-renouvellement du contrat de Kent Nagano en 2016: « Dans la foulée des récents articles parus dans les médias au sujet du départ éventuel de Maestro Kent Nagano après une dernière saison en 2015-2016, la direction de l’Orchestre symphonique de Montréal tient à démentir formellement toute rumeur entourant la fin du mandat ou le remplacement de son directeur musical. »

Le printemps selon Igor sur Musiq3

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A l’occasion du centenaire de la création du Sacre du printemps, Musiq3 présente : "Le printemps selon Igor", un feuilleton au parfum de scandale écrit par Axelle Thiry et réalisé par Thierry Lequeux. Avec Thierry Hellin dans le rôle d’Igor Stravinsky, Alexandre Tharaud dans celui de Vaslav Nijinsky, et Stéphanie Van Vyve dans celui d’Elisa Miller.

Igor Stravinsky nous fait entrer dans l’atelier de la création du Sacre du printemps, cette musique à la sève si neuve qu’elle provoque un des scandales les plus célèbres de toute l’histoire de la musique. Avec lui, nous sommes pris par la fièvre des Ballets russes, dans le sillage de Serge Diaghilev, un rêveur épris de modernité qui révolutionne le monde du spectacle. Au fil de l’histoire, Vaslav Nijinsky, ce danseur sublime qui subjugue le public du monde entier, nous offre quelques pages de son Journal intime. Nous croisons aussi une certaine… Gabrielle Chanel, alias Coco, en pleine conquête de Paris. Elle vit avec Igor Stravinsky une passion incandescente.
Du 15 au 19 avril à 11 heures sur Musiq3. http://www.rtbf.be/musiq3/

L'entente Salzbourg - Kawasaki

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Réouverture de Muza Kawasaki Hall en présence de la direction du Festival de Salzbourg qui a fortement contribué à la reconstruction de cette salle de concert de renommée mondiale. Préalablement enregistrées, les cloches de la cathédrale de Salzbourg ont sonné pour la réouverture de Muza Hall, célèbre dans le monde pour son acoustique remarquable, hier, dimanche, à 3h00, heure locale, à Kawasaki. Sous la direction de Hubert Soudant, le Tokyo Symphony Orchestra a donné la 9e Symphonie de Bruckner suivie de son Te Deum, marquant ainsi la renaissance de la salle de concert qui avait été détruite par le tremblement de terre de 2011.
Salzbourg était largement représenté pour deux raisons: les villes de Kawasaki et de Salzbourg sont jumelées depuis 1992. En outre, le Festival de Salzbourg a encouragé Kawasaki à reconstruire rapidement la salle. À l'époque, la présidente du Festival Helga Rabl-Stadler avait demandé aux artistes impliqués dans Iolanta de Tchaïkovski et Le Rossignol de Stravinski, d'ouvrir la répétition générale à la vente de billets. Anna Netrebko, Piotr Beczala, Ivor Bolton et l'Orchestre du Mozarteum de Salzbourg, qui s'étaient produit quelques temps avant au Muza Hall, avaient immédiatement accepté. Ce qui a constitué un don de 158.065 euros que la ville de Salzbourg a arrondi à 200.000 euros. Ce genre d'événement est le second dans l'histoire du Festival. Le premier était le produit d'un concert pour les victimes des inondations au Pakistan en 2010. "Par rapport aux coûts de rénovation de 15 millions d'euros, ce n'est qu'une petite somme. Mais ce qui importait était l'attention immédiate et l'enthousiasme qui a fait de nous la première institution étrangère à soutenir Kawasaki dans ses efforts de reconstruction » a souligné la présidente du Festival, Helga Rabl-Stadler.
«C'est un grand jour non seulement pour Kawasaki, mais aussi pour le monde de la musique», a déclaré Alexander Pereira, le directeur artistique du festival en présentant le projet de de partenariat musical entre Salzbourg et Kawasaki.

Première conférence de presse sur le programme du Festival de Salzbourg au Japon
Par ailleurs, Alexander Pereira et Helga Rabl-Stadler ont présenté le programme du Festival lors d'une première conférence de presse au Japon. La saison 2013 sera particulièrement tournée vers le Japon par trois aspects:
1) L'Ouverture spirituelle mettra en relation la musique sacrée chrétienne et la tradition bouddhiste et shintoïste. Le concert du 23 Juillet à la Kollegienkirche juxtaposera les traditions sacrées vocales de Shomyo et le chant grégorien.
2) Dans le programme de musique contemporaine, Toru Takemitsu (1930-1996) et Toshio Hosokawa, né 1950 seront représentés. Hosokawa a composé deux œuvres commandées par le Festival : Ancient Voices pour quintette à vent et des chansons orchestrales sur des textes du poète salzbourgeois Georg Trakl (1887-1914) en première mondiale le 25 Août avec le Tokyo NHK Symphony Orchestra.
3) L'Orchestre Symphonique NHK de Tokyo est le premier orchestre permanent japonais à se produire au Festival de Salzbourg.

Des nouvelles de chez DG

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4791045- 2013 est une année Archiv Production ! Le label argent, le "studio de musique ancienne de Deutsche Grammophon" comme on l'a appelé durant tant d'années, revit avec de nouvelles parutions regroupées en 55 CD "Archiv Produktion 1947 - 2013". La boîte d'argent retrace l'histoire d'Archiv depuis 1947, année où furent réalisés les premiers enregistrements (Helmut Walcha dans les oeuvres de Bach) jusqu'aux dernières productions avec Anna Prohaska et Giuliano Carmignola. Entre ces deux moments, une série d'albums dont plusieurs pour la première fois en CD pour réécouter Wenzinger et Saffort Cape, Karl Richter, Nikolaus Harnoncourt, Sir Charles Mackerras, David Munrow, Ralph Kirkpatrick, Jürgen Jürgens, Reinhard Goebel, Sir John Eliot Gardiner, Trevor Pinnock, Paul McCreesh, Marc Minkowski, Anne Sofie von Otter, Magdalena Kozena, etc.... Sortie internationale : le 22 avril.

- Karl Jenkins rejoint Deutsche Grammophon. Deutsche Grammophon est ravi d'annoncer la signature du célèbre compositeur gallois Karl Jenkins sur son label. Dix années se sont écoulées depuis le dernier album « Adiemus ». Et à l'occasion de ses débuts sous le label Deutsche Grammophon, Karl a recherché l'inspiration à la fois dans son passé musical, et dans les paysages, les sonorités, les couleurs et les rythmes de la musique latino-américaine. Il nous offre ainsi "Adiemus Colores" - un voyage musical particulier, empreint de rêve.

- Andreas Ottensamer rejoint Deutsche Grammophon/Mercury Classics. Virtuose viennois de la clarinette, il a signé un partenariat exclusif d'enregistrements avec Deutsche Grammophon/Mercury Classics, faisant de lui le premier clarinettiste soliste à signer un contrat d'exclusivité avec le Label jaune.

- Le Ring de Wagner par le Metropolitan Opera avec Bryn Terfel dans le rôle de Wotan, Jonas Kaufmann dans le rôle de Siegmund et Deborah Voigt dans le rôle de Brunnhilde, a reçu un Grammy Award dans la catégorie « Meilleur enregistrement d'opéra ».

- Piotr Beczala nominé pour les "International Opera Awards" dans la catégorie "Chanteur masculin". Un nouveau prix initialisé par le magazine britannique « Opera». La cérémonie aura lieu le 22 avril à Londres.

- Daniil Trifonov signe sous le label Deutsche Grammophon. Le 4 février, la jeune étoile montante du piano russe Daniil Trifonov a annoncé un nouveau partenariat pour des enregistrements avec Deutsche Grammophon.

Le Tuba Wagner

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TubaWagnerLu dans le Wall Street Journal : «Lorsque Richard Wagner a commencé à composer "L'Anneau du Nibelung", son cycle opératique visionnaire, il était insatisfait d'un thème musical. Il a donc décidé de ne pas réécrire le passage, mais de favoriser la création d'un nouvel instrument : le 'tuba Wagner'.

La faillite de AMG Records

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AMG, un des plus importants distributeurs belges de CD et DVD classiques, en difficultés financières depuis quelques temps, a été amené à fermer ses portes. Il était le distributeur de nombreux labels dont Ricercar, Alia Vox, Phi, Alpha, Cyprès, Ambroisie, Hungaroton, Zig Zag territoires, etc... Parmi ceux-ci, de nombreux labels produits par Outhere.