Le Journal

Concours de Genève, composition, le palmarès

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Les compositeurs Caio de Azevedo (30 ans, Brésil) et Léo Albisetti (26 ans, Suisse) ont remporté le Premier Prix ex aequo du Concours de Composition 2024 ! Le Troisième Prix a été décerné à Sang-Min Ryu (24 ans, Corée).

Le sujet du Concours de Composition 2024 était un concerto pour alto et orchestre de chambre. Les œuvres des trois finalistes ont été interprétées lors de la Finale le 20 octobre au Victoria Hall par les solistes Lise Berthaud, Georgy Kovalev et Adrien La Marca, accompagné·es par l'Orchestre de Chambre de Genève, sous la direction de Pierre Bleuse.

PRIX OFFICIELS

PREMIER PRIX EX AEQUO (CHF 15,000.-)
Léo Albisetti pour sa pièce Nouvel Élan

PREMIER PRIX EX AEQUO (CHF 15,000.-)
Caio de Azevedo pour sa pièce Marionnette

TROISIÈME PRIX (CHF 5'000.-)
Sang-Min Ryu pour sa pièce The Past Recaptured

Jury Officiel: Pascal Dusapin (Président), Milica Djordjević, Francesco Filidei, Hector Parrà, Francesca Verunelli

"Pucciniana", création mondiale à Liège

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Le 29 novembre 1924, Giacomo Puccini décédait à Bruxelles à l’âge de 65 ans, laissant son opéra Turandot inachevé et une empreinte indélébile dans l’histoire du genre lyrique. L’un des compositeurs d’opéra les plus joués partout dans le monde, son incomparable sens de la mélodie et du théâtre ne cesse jamais d’émouvoir.

L’œuvre de Puccini étant particulièrement chère au cœur du public liégeois, il était naturel de lui rendre hommage, le jour anniversaire du centenaire de sa disparition, par un concert exceptionnel : c’est pourquoi l’Opéra Royal de Wallonie-Liège a commandé une œuvre originale en son honneur au chef d’orchestre et compositeur Andrea Battistoni.

Intitulée Pucciniana, il s’agit d’une cantate en cinq tableaux pour soprano, ténor, Chœur et Orchestre.

Avec Marigona Qerkezi et Galeano Salas en solistes et sous la direction de Giampaolo Bisanti, Pucciniana sera diffusée en direct sur Musiq’3. En deuxième partie de programme, un florilège d’airs et d’extraits d’opéras complèteront l’hommage rendu au Maestro de Lucques.

 

 

 

Le Palau de la Música et Les Arts de València annulent leurs prochaines dates

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Le Palau de la Música et le Palau de Les Arts de València ont décidé d'annuler leurs prochains événements face à la tragédie causée par la DANA dans la ville.

Ils l'avaient déjà fait il y a quelques jours avec plusieurs concerts et les premières représentations de la zarzuela La verbena de la Paloma. Aujourd'hui, Les Arts a définitivement annulé la production de ce titre, annulant toutes les représentations restantes, tandis que le Palau de la Música a supprimé de son programme aussi bien la visite de la Philharmonie du Luxembourg (05/11) et de l'Orchestre de Chambre de la Société Philharmonique de Valence (07/11), que le concert programmé avec l'Orquesta de València, qui avait la Deuxième Symphonie de Gustav Mahler, « Résurrection » (08/11).

 

 

Vladimir Horowitz, 35 ans

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Vladimir Samoïlovitch Horowitz, né à Berditchev ou (selon Horowitz) à Kiev (Empire russe), le  et mort à New York le , est un pianiste d'origine russe, naturalisé américain. Il fait partie des plus grands virtuoses de l'histoire du piano.

Pianiste mythique, admiré pour la puissance de son jeu, son timbre et sa virtuosité, Vladimir Horowitz a été considéré comme le plus grand pianiste de son temps, aussi bien par le public que par ses pairs : Clara Haskil, qui le surnommait « Satan au clavier », Martha Argerich, Sviatoslav Richter, Arcadi Volodos, Arthur Rubinstein1,2, Sergueï Rachmaninoff3.

La grand-mère de Vladimir était une amie d’Anton Rubinstein, quand sa mère, Sofia, et son oncle, surnommé « L'oncle qui jouait fort », connaissaient personnellement Alexandre Scriabine.

Sofia Horowitz était elle-même pianiste, et apprit à Vladimir (ou Volodia, selon le surnom que lui donnait sa femme, Wanda Toscanini -fille d'Arturo Toscanini- à jouer du piano dès l'âge de 5 ans.

Son père, Samuel Horowitz, était ingénieur en électricité et assurait la distribution en Russie de moteurs électriques allemands. C'est lui qui inscrivit la date de naissance « 1904 » dans de nombreux documents à la place de la vraie date de naissance de Vladimir : un moyen pour lui d'éviter le service militaire qui durait plusieurs années. Il est le plus jeune des quatre enfants de Samuel et Sofia.

Horowitz apprend le piano dès 5 ans, d'abord sous la férule de Sofia. En 1912, il entre au Conservatoire de Kiev où il sera élève de Sergueï Tarnovski, de Vladimir Puchalsky, et de Felix Blumenfeld. En 1914, il rencontre Alexandre Scriabine.

À l'arrivée des communistes, la famille Horowitz autrefois heureuse et prospère est brisée. Jacob, le frère aîné, enrôlé dans l'armée, meurt pendant la révolution. George devient vagabond installé pendant un temps à Leningrad. L'État saisit l'entreprise de Samuel et le contraint à un travail bureaucratique fastidieux.

Pour son récital de fin d'études en 1920, Vladimir Horowitz joue la Toccata, adagio et fugue BWV 564 de Bach-Busoni, la Gigue en sol de Mozart, une Sonate de Beethoven (Horowitz a oublié s'il s'agissait de l'Appassionata ou de l'opus 110), les Études symphoniques de Schumann, la Sonate en si bémol mineur de Rachmaninov, la Fantaisie en fa mineur de Chopin, « et quelque chose de moderne, je ne m'en souviens pas ». Il termine avec les Réminiscences de Don Juan de Liszt et selon Horowitz, ayant joué avec un tel éclat, le jury et tous les professeurs se sont levés pour exprimer leur approbation, ce qui, toujours selon ses dires, ne s'était jamais produitdans toute l'histoire du conservatoire. Pour son concerto obligatoire, il joue le troisième de Rachmaninov. Pour ses pièces de musique de chambre, il joue le quintette de Schumann et Winterreise de Schubert. Ses concerts connaissent un énorme succès. Blumenfeld ravi, écrit à Rachmaninov à New York au sujet de son talentueux élève et du succès qu'il rencontre avec la musique de Rachmaninov2. Horowitz a alors 17 ans.

Son premier concert public documenté a lieu en  à Kiev. Ensuite, Horowitz rencontre un violoniste d'Odessa, Nathan Milstein, et donne des concerts dans différentes villes de Russie avec lui et sa sœur Regina, pour lesquels ils sont souvent payé avec du pain plutôt qu'avec de l'argent, en raison de la situation économique difficile du pays. Depuis 1922, Horowitz, donnant des concerts dans les villes de l'Union soviétique, accumule un répertoire gigantesque en termes de volume. Ainsi, par exemple, en trois mois ( - ), il interprète plus de 155 œuvres de la célèbre « série de Leningrad » composée de 20 concerts (voir les recherches de Yu. Zilberman). Malgré ses premiers succès en tant que pianiste, Horowitz affirme qu'il voulait être compositeur, mais choisit une carrière de pianiste pour aider une famille qui a perdu toute sa fortune, y compris les instruments de leurs enfants, pendant la Révolution de 1917. Le succès des « musiciens de la Révolution », comme les appelait un certain A. Uglov dans l'un des articles (sous ce pseudonyme se cachait le commissaire du peuple Anatoli Lounatcharski), est époustouflant. Des clubs d'admirateurs de ces jeunes musiciens voient le jour dans de nombreuses villes.

Le , Vladimir Horowitz a l'occasion de partir pour l'Allemagne (il est officiellement parti étudier). Certains documents sur Vladimir Horowitz indiquent que Mikhaïl Toukhatchevski est l'initiateur des « études à l'étranger », mais Nathan Milstein dans ses mémoires pointe directement vers Ieronim Ouborevitch (à l'époque, le Commissaire du peuple à la Défense était chargé des voyages à l'étranger), qui publie un permis de sortie. Avant de partir, Horowitz apprend et joue à Leningrad le  le Premier Concerto pour piano de Tchaïkovski. Dans ses interviews, Horowitz déclare que son père, après avoir entendu sa représentation du concert à Leningrad, a déclaré : "c'est ton concert. Il faut y jouer". Grâce à ce travail, il devient célèbre en Europe. Ce concerto joue un rôle « fatal » dans la vie du pianiste : à chaque fois, triomphant dans les pays d'Europe et d'Amérique, Horowitz interprète précisément ce Concerto.

En , il donne un récital à Berlin (on le surnomme l'« ouragan des steppes »), il se produit également en concert à Hambourg.
«Il a fait trembler Paris » dit Arthur Rubinstein à la suite de la première saison d'Horowitz à Paris en 1926. À son arrivée à Paris, sa réputation l'a précédé et s'il est inconnu du grand public, il est attendu par les professionnels. Les critiques et le public sont immédiatement conquis par ce nouveau style de jeu.

Horowitz donne son premier concert le  au Conservatoire de Paris, là où Chopin avait donné sa première de l'Andante spianato e Polonaise en 1835 ; si l’auditoire est réduit, les critiques importants sont présents et perçoivent que quelque chose de nouveau se produit. Son programme comporte la Toccata, Adagio et Fugue en do de Bach/Busoni ; la Sonate de Liszt, plusieurs pièces des Miroirs de Ravel (dont Alborada del gracioso) et Jeux d'eau ; et de Chopin, la Barcarolle, quelques études et mazurkas et la Polonaise en la.

Le sommet de sa première année est le récital à l'Opéra du  ; le programme comprenait la Toccata, Adagio et Fugue en do de Bach/Busoni ; la Sonate de Liszt, six études de Chopin, trois mazurkas, et la Polonaise en la ; les deux études 2 et 6 d'après Paganini de Liszt, et la Rhapsodie espagnole de Liszt. Ses interprétation de la Romance sans paroles Op. 67 No. 4 de Mendelssohn, et de Liebesbotschaft de Schubert-Liszt sont bissées. Quant à ses Variations de Carmen, elles plongent le public dans une grande frénésie, et la police doit être appelée pour faire évacuer la salle.

Lors des dix années suivantes, il donne une trentaine de concerts à Paris, et fait sensation à chaque fois. Il est admis dans les cercles les plus prisés, en premier la maison de la Princesse de Polignac. Il y rencontre Stravinsky, les Six (Georges Auric, Louis Durey, Arthur Honegger, Darius Milhaud, Francis Poulenc et Germaine Tailleferre), ou Nadia Boulanger. À Paris, Horowitz voit Arthur Rubinstein, Picasso, Braque, Vlaminck, Joyce et Hemingway ; Cocteau et Massine ; Ravel et Poulenc ; René Clair, Virgil Thomson et Diaghilev ; Dalí, Chagall ; ou encore Gertrude Stein. Chaliapin, Prokofiev, Stravinsky et Balanchine vivent à Paris ainsi que d'autres réfugiés russes. Jeune, beau, timide, brillamment talentueux, élégant dans sa tenue et son comportement, parlant couramment le français, Horowitz devient une figure de plus en plus populaire dans les salons. Il y rencontre tous les grands musiciens, littérateurs et personnalités de la société parisienne

Si Horowitz joue beaucoup en Allemagne, il fait de Paris son quartier général. Il a un petit appartement rue Kléber. C'est tout ce qu'il pouvait se permettre. Jusqu'à son départ pour l'Amérique en 1928, il joue beaucoup dans toute l'Europe mais ne gagne pas beaucoup d'argent. Horowitz se retrouve à jouer dans la plupart des pays européens, allant du Portugal à l'Angleterre en passant par la Norvège, la Suède, l'Allemagne et l'Italie.

Le , il embarque pour les États-Unis. En 1928, il donne son premier concert américain sous la direction de Thomas Beecham (premier concerto de Tchaïkovski au Carnegie Hall, avec l'Orchestre philharmonique de New York). Dans le public se trouvent Josef Lhévinne, Josef Hofmann, Benno Moiseiwitsch et Sergueï Rachmaninov. Ayant fait la connaissance de ce dernier, Horowitz devient rapidement son ami. Lui-même pianiste virtuose, déclare au sujet de son Troisième concerto qu'il n'a pas imaginé qu'on puisse le jouer aussi brillamment qu'Horowitz. Spécialement pour celui-ci, qui en fera une spécialité de son répertoire, Rachmaninov redonne sa forme originelle à sa Deuxième sonate qu'il avait simplifiée, car il n'en dominait plus lui-même les difficultés techniques. En 1928, il fait ses premiers enregistrements et un concert à Londres. Puis en 1932, Horowitz enregistre la Sonate pour piano de Liszt. L'année suivante il rencontre Arturo Toscanini et donne son premier concert avec lui avec le Cinquième concerto de Ludwig van Beethoven).

En 1933, il épouse Wanda Toscanini et en 1936, se fixe à New York jusqu'en 1939, époque à laquelle il ne donne plus de concerts. En 1946, il signe un contrat d'exclusivité avec RCA Records, et crée en 1949 la Sonate en mi bémol mineur de Samuel Barber. Le , il donne un récital à New York pour le 25e anniversaire de ses débuts américains. Puis arrive sa deuxième retraite (1953-1965), suivie d'enregistrements à domicile. Il fait sa rentrée le  à Carnegie Hall, suivie d'une dizaine de récitals aux États-Unis (1965-1969). Arrive sa troisième interruption de carrière, entre 1969 et 1974.

En 1975, sa fille Sonia meurt à Genève.

On le retrouve en 1977 au Carnegie Hall, pour un récital, « pour les Européens » et le , à l'occasion du jubilé de ses cinquante ans de carrière, il interprète le Troisième Concerto de Sergueï Rachmaninov.

Dans les années 1980, il donne deux concerts à Londres, et en 1985 il passe chez Deutsche Grammophon. Il donne deux récitals à Paris, au Théâtre des Champs-Élysées, et est décoré Chevalier de la Légion d’honneur et de l'Ordre du Mérite de la République italienne.

L'homme généralement considéré comme le plus grand pianiste du monde, archétype du romantisme et dernier grand descendant direct de l'ancienne école russe de piano, apparaît à cette époque sur une scène russe après une absence de soixante et un ans. Le , il donne un concert à Moscou, au Conservatoire Tchaïkovski. Il le dira lui-même : « la roue est maintenant complètement bouclée ».

Mais quelques jours avant son apparition dans la Grande Salle du Conservatoire de Moscou, il vit une autre expérience émotionnelle puissante. Peu après son arrivée à Moscou, Horowitz déclare aux autorités qu'il veut visiter la maison de Scriabine. Lorsque Scriabine a donné un concert à Kiev, l'oncle d'Horowitz Alexandre fait en sorte que son neveu de onze ans rencontre le grand pianiste-compositeur.

Il raconte que Scriabine dit à sa mère, après qu'Horowitz eut joué : « Il fera un très bon pianiste, mais il doit apprendre d'autres formes de musiques, la peinture, la danse, le jazz, absolument tout ». Les paroles de Scriabine restent dans l'esprit d'Horowitz toute sa vie.

Il enregistre pour Deutsche Grammophon cette même année, et se voit octroyer la médaille présidentielle de la Liberté des États-Unis.

Durant l'année 1987, il retourne en Europe avec l'enregistrement du 23econcerto de Wolfgang Amadeus Mozart, avec Carlo Maria Giulini. Il donne des concerts à Vienne, Berlin, Hambourg, Amsterdam, Londres, Francfort, ainsi qu' au Japon et aux États-Unis.

En 1989 sort son dernier disque chez Deutsche Grammophon, Horowitz at Home.

Il meurt chez lui, à New York, le , d’une crise cardiaque. Il est inhumé au cimetière monumental de Milan dans le tombeau familial d'Arturo Toscanini, où son épouse Wanda Toscanini Horowitz, décédée en 1998, le rejoindra.

Vladimir Horowitz est associé au répertoire russe et notamment au Premier concerto de Tchaïkovski. Il existe une version avec Arturo Toscanini, enregistrée également avec un concerto de Johannes Brahms. Le pianiste est également connu pour ses interprétations des pièces de Robert Schumann.

Il gagne la réputation de virtuose pour ses interprétations de Liszt, Chopin, Rachmaninov, Scriabine et Tchaïkovski. Soulignons aussi l'art d'Horowitz dans l'interprétation de la musique impressionniste : Au bord d'une source de Liszt, Liebestod de Wagner arrangé par Liszt, un des derniers enregistrements d'Horowitz. Il est aussi réputé pour ses interprétations de la musique moderne, et il introduit de nombreuses sonates de Dmitri Kabalevski et de Prokofiev aux États-Unis, en particulier la sixième, la septième et la huitième. Il joue cette 7e sonate de Prokofiev au consulat soviétique de New York en , et envoye le premier exemplaire du disque à Prokofiev qui lui retourne un exemplaire signé de la partition sur lequel il écrit « au pianiste prodigieux de la part du compositeur ». Il fait aussi redécouvrir au monde musical des compositeurs tels que Muzio Clementi ou Domenico Scarlatti, en s'ingéniant à démontrer qu'ils furent des précurseurs de Beethoven et de la musique romantique.

Vladimir Horowitz présente une technique atypique : ses paumes de mains et ses doigts sont plutôt droits et disposés à plat là où les autres pianistes adoptent une posture arquée et arrondie6.

Vladimir Horowitz met beaucoup de soin à composer ses récitals, et à choisir les morceaux dignes d'être interprétés en concert ou en enregistrement. Comme conséquence, sa discographie est moins étendue qu'on aurait pu le souhaiter. Par exemple, il n'interprète pas d'autres Rhapsodies hongroises de Liszt que les deuxième, sixième, treizième, quinzième (Marche de Rakoczy) et dix-neuvième (ces deux dernières, ainsi que la seconde, avec des arrangements personnels), ainsi que, dans les années 1930, la rhapsodie espagnole et le Premier concerto. Toutes ses interprétations sont mûrement réfléchies : il ne joue pas un compositeur tant qu'il n'en a pas lu l'œuvre intégrale.

« L'ouragan des steppes » déplace des foules pour chacun de ses concerts, où les places sont chères et réservées très longtemps à l'avance. Son très étroit et complice rapport au public est constitutif de son grand charisme. Cependant, ses rares concerts sont très appréciés du fait qu'il y réalise ses meilleures interprétations, surpassant de loin tous les enregistrements programmés en studio. Horowitz arrive à des performances incroyables devant des milliers de personnes, prenant de grands risques pianistiques devant lesquels reculent la quasi-totalité des pianiste en public, et créant une « réaction protoplasmique avec le public.

Il interrompt volontairement sa carrière plusieurs fois, souffrant de profondes dépressions : 1936-1938 (avant son départ aux États-Unis), 1953-1965, 1969-1974 et 1983-1985.

Vladimir Horowitz a une préférence marquée pour les pianos Steinway & Sons. Il joue principalement sur le CD-503, un modèle D que lui fournit la marque au début des années 1940. Bien qu'il ait accès à d'autres instruments, cet exemplaire a la préférence de l'artiste qui l'installe chez lui et le fait déplacer lors de ses tournées, y compris à l'étranger.

Vladimir Horowitz a la réputation d'être particulièrement exigeant concernant les réglages des pianos sur lesquels il joue. Durant sa carrière, Steinway & Sons met à disposition un technicien en charge d'assurer la préparation des instruments. À partir du début des années 1960 et jusqu'à la mort d'Horowitz, c'est Franz Mohr, technicien en chef de l'entreprise, qui assure les réglages de l'instrument lors des concerts donnés par le pianiste11,10.

En , l'entreprise new-yorkaise lui offre un modèle D en guise de cadeau de mariage

Son goût pour l'écriture musicale se manifeste très tôt et le hante toute sa vie. « Je suis un compositeur », dit-il souvent. Ainsi, il arrange de nombreux morceaux, comme les Rhapsodies hongroises de Franz Liszt, la Danse macabre de Camille Saint-Saëns arrangée pour piano par Liszt, la Marche nuptiale de Mendelssohn transcrite par Liszt, ou encore son impressionnante transcription de la marche américaine The Stars and Stripes Forever de John Philip Sousa, où l'on peut entendre par moments trois voix, voire quatre, complètement différentes à la fois.

Il effectue plus subtilement de discrètes modifications de Scherzos ou du finale de la Polonaise héroïque de Chopin, dont l'interprétation qu'il donne en bis à Berlin dans les années 1980 est un modèle d'interprétation horowitzien, mettant très bien en exergue le « bel canto » caractéristique de son jeu. Les Variations Carmen sur un thème de l'opéra de Bizet sont également particulièrement célèbres. La version jouée au Carnegie Hall en 1968 lors de son retour en concert depuis 1953 mérite d'être notée : un connaisseur entend les fautes, mais Horowitz y met tellement de couleurs, de soi-même, d'énergie, de volonté, etc., qu'on les lui pardonne et qu'on écoute bouche bée. Cette liste est non exhaustive : on peut ajouter ses paraphrases de Tableaux d'une exposition de Moussorgski.

Horowitz est conscient de la dérive théâtrale que des pièces aussi brillantes font prendre aux récitals, se disant limiter volontairement, en « musicien sérieux », ce type de morceaux en bis, les qualifiant de mints dont on ne saurait abuser : « après ce genre de morceau, le public oublie tout le concert. Ce n'est pas juste ! »

Vladimir Horowitz : derrière ce nom mythique se cache un parcours de vie unique, d'une Russie qui est encore celle des tsars à la solitude new-yorkaise, avec ses dépressions, ses sursauts, ses retours. En somme, la personnalité complexe et ombrageuse du pianiste virtuose ukrainien.

 

Christian Liebe, 370 ans

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Christian Siegmund Liebe (5 novembre 1654 - 3 septembre 1708) était un compositeur allemand.

Liebe est né à Freiberg, en Saxe. Il étudia à Leipzig, puis fut professeur particulier à Dresde et, à partir de 1684, recteur et organiste à Frauenstein puis, à partir de 1690, recteur à Zschopau jusqu'à sa mort. De nombreuses œuvres vocales survivent dans un style plutôt conservateur.
Il est décédé à Zschopau, à l'âge de 53 ans.

On peut retrouver son O Heiland aller Welt par le Sächsisches Vocalensemble chez CPO (2009).

Bientôt un opéra à Spa : "Didon et Enée" d’Henry Purcell

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30 jeunes talents du Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles se produiront devant 400 élèves  le vendredi 15 novembre 2024 à 13h30 au Centre culturel de Spa : le Collegium Musicum du Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles en résidence du 14 au 16 novembre 2024 dans la perle des Ardennes dans le cadre du festival L’Automne musical de Spa

La jeunesse à la découverte de l’opéra !

Alors que le festival l’Automne musical de Spa bat son plein, l’asbl « Musique à Spa », présidée par Bernard Meurant, s’est lancé un nouveau défi au cœur de sa 38e édition : accueillir gratuitement de jeunes élèves de la région spadoise pour découvrir l’opéra Didon et Enée d’Henry Purcell. Une opportunité unique d’apprécier ce chef-d’œuvre de la musique baroque anglaise lors d’une représentation scolaire programmée le 15 novembre prochain à 13h30 au théâtre Jacques Huisman du Centre culturel de Spa. L’appel a été entendu ! Dès l’annonce, près de 400 élèves et professeurs de l’Institut Saint-Roch Theux et de l’Athénée royal de Spa ont répondu « présents » ! Un succès d’affluence qui ravit les organisateurs, bien conscients d’apporter du sang neuf à leur festival dédié à la musique baroque.

 Un premier projet de résidence avec une représentation scolaire et un concert programmé dans le cadre du festival

Depuis plusieurs années, l’asbl « Musique à Spa » et sa directrice artistique Véronique Wintgens, désiraient intéresser le jeune public de la région spadoise à leurs activités musicales. Alors que se dessinait la programmation de la 38e édition avec l’opéra Didon et Enée d’Henry Purcell, un projet de résidence de trois jours, du 14 au 16 novembre, a été rapidement mis sur le métier. En effet, celui-ci rencontrait également l’objectif de Bernard Woltèche, directeur du Collegium Musicum, celui de permettre à une trentaine de jeunes diplômés du Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles, de se produire dans des conditions professionnelles et de mener à bien un projet pédagogique. Avec un opéra alliant musique, chant et mise en scène, que rêver de mieux pour émerveiller le jeune public. Ce projet n’aurait pu se concrétiser sans la précieuse collaboration du Centre culturel de Spa, et sa directrice Alexandra Philippe, assurant un écrin de choix pour les représentations, un encadrement technique appréciable et une annonce dans la programmation des représentations scolaires de la saison du Centre culturel de Spa-Jalhay-Stoumont. Une collaboration efficiente entre deux institutions culturelles spadoises et une institution d’enseignement artistique comptant parmi les plus anciennes de Belgique.

Collegium Musicum : la Comtesse d’Escarbagnas en 2022
Le Collegium Musicum et l’Automne musical de Spa : une collaboration de 12 ans qui prend un nouvel élan !

Invité depuis 2012 au festival spadois à l’initiative de son ancien directeur artistique Alain Derouane, le Collegium Musicum, dirigé par Bernard Woltèche, est présent à chaque édition de l’Automne musical de Spa, proposant des programmes particulièrement originaux. Force est de reconnaître que, depuis ses premières prestations, l’ensemble s’est forgé non seulement une solide réputation auprès du public spadois mais également au sein de festivals belges et étrangers. L’ensemble qui assurait une prestation l’après-midi de chaque édition de l’Automne musical s’est vu confier, depuis 2022 -avec la mémorable représentation de la Comtesse d’Escarbagnas de Molière-, un concert programmé en soirée. D’année en année, Bernard Woltèche s’aventure vers des projets de plus en plus ambitieux avec le souci constant de mettre en valeur les jeunes diplômés de l’institution bruxelloise qu’il porte à bout de bras ! La représentation de Didon et Enée constitue un chalenge de poids qu’il ne manquera pas, nous en sommes convaincus, de relever avec brio.

Un chef-d’œuvre : Didon et Enée (Dido and Aeneas) d’Henry Purcell (1659-1695)

Comptant parmi les opéras les plus célèbres du répertoire lyrique, Didon et Enée compte parmi les chefs-d’œuvre de la musique baroque anglaise. D’une durée d’environ 60’, celui-ci se prête particulièrement bien au public scolaire. L’histoire, peu banale, s’inspire d’une tragédie tirée du Livre IV de L'Énéide de Virgile. Elle illustre la passion entre Didon, la reine de Carthage, et Enée, un prince troyen, déchirés entre amour et devoir. Didon, d'abord hésitante, cède malgré tout à Enée qui, trompé par une sorcière, abandonne sa bien-aimée qui meurt de désespoir. La musique du célèbre compositeur anglais Henry Purcell (1659-1695) est sublime car elle illustre les sentiments des personnages avec une grande profondeur. Cerise sur le gâteau : les chanteurs seront en costumes d’époque et les musiciens joueront des instruments anciens comme au temps de Shakespeare ! Un vrai régal pour les yeux et les oreilles !

L’opéra Didon et Enée (Dido and Aeneas), d’Henry Purcell (1659-1695) (version scénique). Mise en scène : Sigrid t’Hooft.

Livret de Nahum Tate, d’après sa tragédie Brutus of Alba, or the Enchanted Lovers, tirée du Livre IV de L’Énéide de Virgile ; épilogue de Thomas d’Urfey.

La composition la plus célèbre et le seul opéra d'Henry Purcell renferme en moins d’une heure tout un monde de sentiments et de passions humaines. Aussi concis soit-il, cet opéra comprend tous les éléments permettant d’en faire une pièce à succès. Pour ce faire, Purcell s’inspire directement des tragédies lyriques en vogue et utilise toute la richesse de la palette sonore baroque, des mouvements de danse et des chœurs.

L’argument de l’œuvre fait écho à la tradition du poète latin Virgile (70 av. J.-C.–19 av. J.-C.) qui relate l'histoire d'amour tragique entre Didon et Énée. En reprenant le Chant IV de son Énéide. Nahum Tate (1652-1715), comme à son habitude, transpose et modifie une partie de l’intrigue. Il fait notamment usage des sorcières qui déclencheront l’orage afin de troubler les amours des héros et non pour les rapprocher.

« Si cet opéra contribue aujourd’hui à lui seul à la célébrité du compositeur, sa genèse est entourée d’un grand mystère.  En se basant sur le livret publié lors d’une représentation dans un pensionnat de jeunes filles, on a longtemps supposé que le compositeur eût effectivement écrit son opéra pour les pensionnaires de Joshua Priest. En réalité, c’est plus complexe que cela car si on a bien retrouvé le livret détaillé, on n’en a pas retrouvé la musique. Toutes les éditions et versions actuelles se basent sur des versions plus récentes de l’œuvre. Se pose notamment la question du prologue dont on a conservé le texte mais perdu la musique. Sachant que les prologues étaient souvent retravaillés et adaptés aux circonstances, le Collegium Musicum propose une version en reprenant ses éléments principaux : la mer et la forêt. Pour ce faire, nous avons puisé dans la musique existante (Lully et Charpentier, qui ont servi de modèle à Purcell à bien des égards et bien évidemment dans la musique de Purcell). »                                                                     Woltèche

Sigrid t’Hooft, spécialisée dans le domaine de la mise en scène et la gestuelle baroques, encadre les étudiants qui porteront des costumes qui proviennent, en majorité, de sa collection privée. Sigrid t’Hooft est considérée comme une référence pour la compréhension du langage théâtral, qu’il s’agisse du jeu ou de la danse. Le reste des costumes et accessoires sont réalisés par une étudiante du Conservatoire, Eolia Cypriani.

Novembre à l'IMEP - Une ode à la diversité musicale ! (suite)

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Récital: La guitare classique connue et méconnue par Nathan Nepper
Le 13 novembre 2024 à 12:30
Salle de concert de l'IMEP, rue Juppin 28, Namur, 5000
Gratuit – Sans réservation

le programme proposé par Nathan Nepper traverse différents styles et périodes du répertoire de la guitare classique, allant de Llobet à Duplessy, en passant par le russe Sergei Rudnev et le jeune compositeur belge Boris Gaquere. Nathan vous propose un programme très varié composé de grandes œuvres classiques, d’œuvres nouvelles et de transcriptions.

Jeune guitariste belgo-luxembourgeois, Nathan Nepper est diplômé en guitare classique à l’IMEP à Namur dans la classe de Maria-Nieves Mohino, avec la plus grande distinction. Tout au long de son parcours, il a eu l’occasion de profiter de masterclasses avec des guitaristes renommés tels que Gabriel Bianco, Judicaël Perroy, Manuel Barrueco ou encore David Russell. Nathan a effectué en 2021-2022 un Erasmus à Mayence en Allemagne pour se perfectionner sous l’enseignement de Georg Schmitz. En 2023, avec le Nathan Guitar Duo, il est parti faire une tournée de concerts et masterclasses en Equateur. Il se produit régulièrement en Belgique ainsi que dans les pays voisins en tant que soliste et chambriste.

Conférence: Le demi-ton du tempérament égal : plus petit dénominateur commun?
Le 13 novembre 2024 à 19:00
Salle de concert de l'IMEP, rue Juppin 28, Namur, 5000
Gratuit – Sans réservation

Nous vivons dans une société qui crée des standards et des normes encouragés par la mondialisation et l’industrialisation. Les cas de petits producteurs artisanaux sacrifiés sur l’autel de telle ou telle norme qui mettent la clef sous la porte sont connus de tous. Et pendant ce temps-là, le hamburger du clown mondialement connu a le même goût à Budapest qu’à Johannesburg tandis que le jeune couple de Reykjavik a probablement le même meuble télé (dessiné en Suède) qu’un autre jeune couple de Shangaï.

La musique n’a pas échappé au mouvement, avec son diapason à 440 et son tempérament égal. Mais le demi-ton du tempérament égal est-il vraiment ce douzième d’octave commun à toutes les musiques, qu’elles soient Européennes ou Africaines, de tradition écrite ou de tradition orale, du XVe siècle ou du XXIe ?

Thierry BOUILLET proposera un voyage au travers des tempéraments inégaux et de la musique microtonale, à la découverte de musiques « hors normes », tout simplement parce que ce n’est pas parce qu’un sentier n’est pas battu qu’il ne peut pas mener à l’émerveillement.

Concert: par la classe de harpe de l’IMEP
Le 14 novembre 2024 à 20:00
Salle de concert de l'IMEP, rue Juppin 28, Namur, 5000
Tarif : 15€ (adultes) – 10€ (60+) – gratuit (-26 ans)
Réservations obligatoires

Le Liceu et le Port de Barcelone formalisent l'accord pour le début des travaux du projet Liceu Mar

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Le Consortium du Gran Teatre del Liceu et le Port de Barcelone ont formalisé l'accord pour le début des travaux du nouveau projet Liceu Mar sur le quai Moll d'Espanya du Port de Barcelone.

Le conseil d'administration du Gran Teatre del Liceu, présidé par Salvador Alemany, a également approuvé l'accord, comme l'indique le Teatre dans un communiqué de presse. L'accord prévoit un concours public d'architecture et d'espaces publics visant à sélectionner la meilleure idée pour l'avant-projet et l'élaboration du projet de base gagnant. Il prévoit également la rédaction de la documentation destinée au port de Barcelone pour promouvoir et traiter la modification du plan spécial du port Vell, nécessaire à la mise en œuvre du projet sélectionné. Pour le développement de ces actions, dans cette première phase, un budget maximum de 1,2 million d'euros a été estimé, à financer à parts égales par les deux entités. Le projet retenu devrait être lancé au cours de la saison 25/26.

"Comme nous l'avons déjà mentionné dans des communications antérieures", explique le Liceu, "ce nouveau bâtiment, qui deviendra le deuxième siège du Gran Teatre del Liceu, représente un axe stratégique que le Teatre étudie depuis un certain temps. Ce nouvel espace sera un espace polyvalent et dynamique pour la ville de Barcelone dans le Port Vell, ouvert à tous les citoyens, qui consolidera un programme de danse stable, renforcera et complétera le projet social et éducatif du Liceu et accueillera un centre d'opéra de nouvelle création, entre autres".

 

 

Une Ukrainienne remporte le 16e concours international de piano d'Orléans

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Samedi 2 novembre, sur la scène du théâtre d’Orléans, Svetlana Andreeva a remporté la finale de la seizième édition du Concours international de piano d’Orléans.

La pianiste ukrainienne de 35 ans a devancé le Sud-Africain Leo Gevisser et la Japonaise Misora Ozaki. Elle s’est attirée les faveurs du jury, présidé par Wilhem Latchoumia (lauréat du concours orléanais en 2006) au cours d’un programme libre où elle a joué la carte de l’innovation avec un morceau enregistré en parallèle de sa prestation.

Cette finale ne marque pas la fin de l’aventure pour les trois finalistes. Ce lundi 4 novembre au soir, à Paris, ils seront sur la scène des Bouffes du Nord avec l’Ensemble Intercontemporain.

"Intermezzo" de Richard Strauss, 100 ans

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Intermezzo (opus 72) est un opéra en deux actes créé à Dresde le 4 novembre 1924 sous la direction de Fritz Busch. C'est en fait une « comédie bourgeoise » avec des intermèdes orchestraux. Le livret fut écrit par le compositeur lui-même.
L’histoire est autobiographique : elle s’inspire d’un quiproquo, qui a mis un moment en péril la relation de Richard Strauss avec sa femme Pauline. Richard Strauss avait reçu par erreur une lettre d’amour passionnée d’une femme inconnue de lui.