Il y a 50 ans, le 5 juillet 1969, un des pianistes les plus importants de la première moitié du XXe siècle décédait à Villach (Autriche).
Wilhelm Backhaus était né à Leipzig né le 26 mars 1884. Il est le fils de l'architecte Otto Ferdinand Willibald Backhaus.
Il suit d'abord des cours de piano au Conservatoire de Leipzig avec Alois Reckendorf, puis avec Eugen d'Albert à Francfort.
Il a 11 ans lorsqu'il rencontre Johannes Brahms lors d'une exécution du second concerto par Eugen d'Albert sous la direction du compositeur dont les oeuvres nourriront son répertoire de prédilection, au même titre que Beethoven.
À 16 ans, il se produit pour la première fois dans une tournée de concerts à Londres où il accompagne un chanteur italien. La même année (1900), il est nommé professeur au Royal College de Manchester mais sa popularité de concertiste est telle qu'il réduit ses cours à des classes de maître.
En 1905, il remporte à Paris le Prix Anton Rubinstein devant Béla Bartók qui termine deuxième.
Le 5 janvier 1912, il fait ses débuts aux États-Unis dans L'Empereur de Beethoven avec Walter Damrosch et l'Orchestre de New York et, l'année suivante, il grave son premier disque : le Concerto de Grieg.
Tout au long de sa vie, il voyagera beaucoup, enchaînant les concerts à un rythme soutenu (ainsin,en 1921, il se produit 17 fois à Buenos Aires en moins de trois semaines).
En 1930, il s'installe à Lugano, enseigne et devient citoyen suisse.
Wilhelm Backhaus est considéré comme l'un des premiers grands pianistes modernes. Son jeu alliant grandeur, pureté, dépouillement stylistique et une expressivité intens l'on fait entrer dans la légende.
Pour le bonheur des mélomanes, il laisse un legs important qui compte, entre autres, la première intégrale des Études de Chopin (1928) considérée aujourd'hui encore comme une référence tout comme son intégrale des Sonates de Beethoven chez Decca.
Il y aura aussi
Bach, Suite anglaise no 6, BWV 811 ; Préludes et fugues BWV 860 & 884 (1956-1957, Decca 433 901-2)
Beethoven, Brahms, Mozart (no 27) et Schumann, Concertos pour piano ; Orchestre Philharmonique de Vienne, dir.Hans Schmidt-Isserstedt, Clemens Krauss (Beethoven 4 et 5 en 1951 et 1953), Karl Böhm, Günter Wand (1950 à 1967, 8CD Decca)
Brahms, Concerto pour piano no 2 ; Staatskapelle de Dresde, dir. Karl Böhm no 2 (1939, EMI)
Brahms, Concertos 1 et 2 et Capriccio op. 76/2 ; Intermezzo op. 117/1 ; Rhapsodie op. 79/1 ; Intermezzi op. 116 et 119 ; 6 pièces, op. 118 ; (1953-1967, Decca)
Chopin, Sonate no 2, extraits des Études op. 10/2, 5, 8,10 et 25/1-3, 6-9, 11, Ballade no 1, Mazurkas no 17, 20 et 24, Valse brillante (juillet et septembre 1950, octobre 1952, Testament SBT 1335)
Mozart, Sonates pour piano K.282, 283, 330 et 332 ; Haydn, Sonates Hob.XVI 48 & 52 - (1957-1966, Decca 433 900-2)