Le Journal

Censure au Bolchoï : propagande de l'homosexualité

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Le Théâtre du Bolchoï a annoncé dimanche l’annulation de la première du spectacle Noureev, consacré à l’un des plus grands danseurs étoiles du XXe siècle, décédé en 1992. La première devait avoir lieu ce mardi.
Conçu, écrit et mis en scène par l’enfant terrible du théâtre russe Kiril SerebrennikovNoureev devait être le clou de cette saison.
Officiellement, le spectacle n’est pas prêt, a expliqué lundi le directeur du Bolchoï Vladimir Ourine alors que des fragments de la répétition générale filmés par des artistes de la troupe et des spectateurs, postés sur internet, prouvent le contraire. Ourine affirme aussi que la décision a été prise en accord avec Serebrennikov, ce que contredit ce dernier qui précise que c’est la décision du théâtre.
À Moscou, personne ne doute qu’il s’agit d’une décision politique qui s’inscrit dans un climat ultra-conservateur.

L’agence officielle TASS indiquait lundi matin que le spectacle a été reporté sur ordre du très conservateur Ministre de la Culture Vladimir Medinsky qui s’est entretenu à ce sujet avec Vladimir Ourine.
Deux sources proches du ministère confirment que la propagande de l’homosexualité contenue dans le spectacle constitue une provocation inacceptable dans l’enceinte de l’honorable institution. Toute présentation positive de l’homosexualité tombe sous le coup d’une loi votée en 2012 visant à «protéger les mineurs» de toute «propagande en faveur des relations sexuelles non-traditionnelles».

Le domicile Kirill Serebrennikov avait été perquisitionné en mai par les enquêteurs russes dans le cadre d'une affaire de détournement présumé de fonds publics alloués entre 2011 et 2014 par l'Etat à l'un de ses théâtres.
Cinéaste réputé, récompensé en 2016 du prix François Chalais à Cannes pour son film Le Disciple, Serebrennikov est à la tête d'un théâtre contemporain dont l'audace a parfois suscité les critiques des autorités russes.
On ne sait presque rien du ballet Noureev qu'il a mis en scène, pas même le nom du danseur principal. Rudolf Noureev, le légendaire danseur russe, a fui l'Union soviétique en 1961 et mena une brillante carrière à l'Ouest avant de mourir du sida en 1993, à l'âge de 53 ans.

Première tournée pour l'Orchestre du Festival de Lucerne

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L'Orchestre du Festival de Lucerne entamera sa toute première tournée avec son directeur musical Riccardo Chailly à l'automne 2017.
Du 6 au 15 octobre, l'Orchestre se produira deux fois à Tokyo -où il s'était en 2006 sous la direction de Claudio Abbado, il jouera ensuite pour la première fois à Kawasaki (8 octobre) avant de rejoindre Kyoto; il fera à Séoul ses débuts ses débuts en Corée du Sud et terminera la tournée par deux concerts à Pékin où il allé en 2009, toujours avec Claudio Abbado.

 

L'Orchestre du Festival de Lucerne
Quand ils ont fondé l'Orchestre du Festival de Lucerne en 2003, Claudio Abbado et Michael Haefliger ont renoué avec les premières heures du Festival à Lucerne (1938), quand Arturo Toscanini a réuni de grands virtuoses de l'époque et constitué un orchestre unique en son genre en vue d'un «concert de gala» spécial.
Chaque été, Claudio Abbado a dès lors invité à Lucerne des personnalités de renom, des musiciens de chambre et des professeurs de musique, et cet «orchestre d'amis» a rapidement imposé sa réputation internationale d'orchestre symphonique de haut vol.
À l'été 2016, après le décès de Claudio Abbado, c'est Riccardo Chailly a repris la direction artistique de l'orchestre.

Au concert pour dormir

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Ce samedi 8 juillet, le compositeur minimaliste Max Richter proposera, avec son ensemble, une oeuvre d'une durée de huit heures conçue pour endormir le public madrilène.
L'événement est sold out et 400 personnes y participeront avec pour objectif principal de s'y endormir. Elles peuvent donc s'y rendre en pyjama, emporter tapis, oreiller,... et un petit-déjeuner sera servi en fin de nuit.
Auteur de bandes sonores pour des films tel Shutter Island et des ballets comme Infra ou Woolf Works, Richter a consulté le neurologue américain David Eagleman pour composer son oeuvre qui suit la forme classique "thème et variations" et qui est, inspirée par les Variations Goldberg de Bach.
Deutsche Grammophon a publié en 2015 l'enregistrement "studio" de l'oeuvre dont il existe aussi une version courte (une heure). et d'autres remixes intitulé Remixes de sommeil.
Après Madrid, l'expérience sera renouvelée au Concertgebouw d'Amsterdam, à la Philharmonie de Paris et au Barbican de Londres.

26 candidats au Concours Clara Haskil

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Le Concours Clara Haskil a pré-sélectionné 26 candidats sur les 70 qui s'étaient inscrits à l'édition 2017 selon une procédure particulière et très restrictive (seuls les disciples de certains professeurs sont invités à concourir - voir clara-haskil.ch).
Le Concours se déroulera du 17 au 25 août devant un jury présidé par Christian Zacharias.

Les 12 femmes et 14 hommes de 13 nationalités sont
Tomás Alegre (Argentine)
Frédéric Bager (Suisse)
Orlando Bass (France)
Stipe Bilic (Croatie)
Hannah Byun (Canada)
Alexandre Chenorkian (France)
Jeanne Amièle (Canada)
Alberto Ferro (Italie)
Mao Fujita (Japon)
John Gade (France)
Ana Gogava (Géorgie)
Giuseppe Guarrera (Italie)
Kyuho Han (Corée du Sud)
Seika Ishida (Japon)
Fuko Ishi (Japon)
Airi Katada (Japon)
Minjun Lee (Corée du Sud)
Jin-Hyeon Lee (Corée du Sud)
Ismael Margain (France)
Yeon-Min Park (Corée du Sud)
Marianne Salmona (France)
Cristian Sandrin (Roumanie)
Aristo Sham (Hong Kong)
Alexandra Sikorskaya (Russie)
Elizaveta Ukrainskaia (Russie)
Xiaopei Xu (Chine)

Pierre Henry est décédé

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Ce sont nos confrères du quotidien Le Monde qui  nous l'apprennent :
"Le compositeur Pierre Henry est mort mercredi 5 juillet à l’hôpital Saint-Joseph à Paris, à l’âge de 89 ans. Malade, il n’avait pu se rendre à Strasbourg pour la création de ses Chroniques terriennes, le 23 septembre 2016, lors du week-end d’ouverture du festival Musica et avait laissé sa place à Thierry Balasse aux commandes de la console.

Souvent présenté comme le père de la musique concrète, Pierre Henry le fut moins dans le sens biologique – c’est Pierre Schaeffer (1910-1995) qui tint ce rôle en étant le premier à composer des œuvres à partir de cellules prélevées dans les bruits quotidiens – que dans l’acception mystique du terme, avec une majuscule. Ce Père-là, intimidant mais adulé par des générations de pratiquants de la création sur support (dans les studios d’électroacoustique ou derrière des platines de DJ), s’est manifesté par la sainte trinité de l’artiste moderne (originalité, productivité, notoriété) pour siéger au plus haut du ciel contemporain pendant plus d’un demi-siècle.

Alexandre Bloch prolonge à Düsseldorf

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Le chef français Alexandre Bloch, qui  dirige l'Orchestre National de Lille depuis septembre 2016, est aussi chef invité de l’Orchestre Symphonique de Düsseldorf depuis septembre 2015. Son contrat à ce poste vient d'être prolongé pour trois ans.

Festival Musiq'3 2017 : le cap de 10.000 festivaliers dépassé !

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Le Festival Musiq’3 a de nouveau fait carton plein pour cette 7ème édition qui se déroulait ce week-end à Flagey, au Marni et à l’Abbaye de la Cambre. Le plus rock des festivals classiques s’offre même un record historique avec plus de 10.000 entrées enregistrées au cours des trois jours.
Pour faire vivre la thématique « Touch », qui évoquait les touches de claviers mais également les émotions provoquées par la musique, le Festival Musiq’3 avait misé sur la jeunesse en proposant à son public la crème belge et internationale des jeunes musiciens (80% d’entre eux avaient moins de 30 ans !). De véritables « pépites » ont ainsi été révélées au public bruxellois, telle la jeune pianiste Beatrice Rana dont l'interprétation éblouissante des Variations Goldberg a conquis le Studio 4 de Flagey, le décoiffant duo Funambules composé de la marimbiste Vassilena Serafimova et du pianiste Thomas Enhco, ou encore le jeune pianiste coréen Seong-Jin Cho qui a provoqué une joyeuse petite émeute lors de sa séance de dédicace.
Après un concert d’ouverture qui a donné le ton (avec entre autres le concerto de Bach pour 4 claviers par l’Orchestre du festival sous la direction de Shirly Laub, aux côtés de Beatrice Rana, Florian Noack, Patrick Leterme et Thomas Enhco…), le Festival a proposé une programmation qui explorait la diversité des claviers, du piano à l’accordéon (Didier Laloy, Soledad…) en passant par le marimba, le clavecin (avec Justin Taylor), ou le bandonéon et en élargissant le répertoire jusqu’à l’ouvrir au mélange entre l’orgue et la pop, avec An Pierlé à l’Abbaye de La Cambre, pour un concert qu’il a fallu dédoubler suite au vif succès des réservations. Les familles et les enfants en ont aussi eu pour leur compte avec notamment Jazz For Kids du Manu Hermia Trio dans une salle du Marni pleine à craquer, Les couleurs de l’Arc-en-ciel par OxalyMomo de Patrick Leterme ou encore les ateliers d’initiation musicale donnés par ReMuA et les Jeunesses Musicales. Le Festival s’est clôturé avec un concert particulièrement festif réunissant le pianiste Benjamin Grosvenor et le violoncelliste Ivan Karinza, tout récent Prix Musiq’3 du public au Concours Reine Elisabeth, aux côtés du Brussels Philharmonic dirigé par Michel Tabachnik.
Cette année, pour la première fois, le Festival s’est associé à la scénographe Isabella Soupart qui a mis en scène une série de concerts de Flagey et du Marni, et au light designer et scénographe Jim Clayburgh qui a travaillé l’éclairage des concerts des Studio 1 et 4 à Flagey.
Le Prix du Festival Musiq’3, remis par un jury de professionnels à l’un des ensembles de musique de chambre du Conservatoire de Bruxelles se produisant dans les concerts « Premières scènes », a été remis à Sesim Bezdüz (violon), Corentin Faure (violoncelle) et Ludovic Marec (piano). Le trio se produira au Studio 1 lors de la prochaine édition du Festival.
Le public s’est aussi pressé nombreux sous le chapiteau de la place Sainte-Croix et ses allures de guinguette, pour assister aux concerts (gratuits) et terminer les soirées en dansant dans une atmosphère festive et conviviale où se mélangent artistes, mélomanes et curieux.
Au total, ce sont près de 300 artistes qui se sont produits durant les trois jours, encadrés par les équipes de Flagey, de la RTBF, du Marni et d’une cinquantaine de bénévoles, pour 32 heures de direct sur Musiq’3 et sur RTBF – Auvio. Pas moins de 10.000 festivaliers ont arpentés les 7 scènes réparties sur 3 lieux différents, soit une hausse de plus de 18% par rapport à 2016.
La 8ème édition est d’ores et déjà prévue : rendez-vous du 29 juin au 01 juillet 2018 !

Recherche de logements à Liège

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L'Opéra Royal de Wallonie, à l'origine du Concours de direction d'opéra dont la première édition se déroulera à Liège au mois d'août, est à la recherche de logements chez l'habitant les candidats venus des quatre coins du monde. On attend des familles hébergeantes d'être flexibles, d'habiter à proximité de Liège (pour faciliter les déplacements) et de fournir une chambre, le petit déjeuner et l'accès à la salle de bain. Les volontaires peuvent se signaler à l'adresse : conductor@operaliege.be
Pendant la première éliminatoire, les 49 candidatslogeront à l'hôtel puis les 24 qualifiés seront accueillis dans des familles liégeoises à partir du 19 août jusqu'à la finale le 26 août.
Les candidats ont été sélectionnés sur dossier et vidéos. Ils devront diriger une œuvre choisie parmi une liste de 5 opéras. Toutes les épreuves seront accessibles au public.
Outre différents prix, le lauréat dirigera une production de l'Opéra de Liège et se verra remettre une baguette en cristal. La composition du jury n'est pas encore connue.

Jurowski chez Pentatone

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Le chef Vladimir Jurowski a signé aujourd'hui un accord à long terme et pour plusieurs albums avec le label néerlandais Pentatone.
Mais ces enregistrements ne concernent pas l'Orchestre Philharmonique de Londres qu'il dirige depuis 2006.
Il enregistrera un cycle de symphonies de Prokofiev avec l'Orchestre Symphonique d'Etat "Evgeny Svetlanov" (Moscou) et d'autres répertoires avec le Rundfunk-Sinfonieorchester de Berlin, dont il prendra la direction en septembre.

Retour au vinyle chez Sony

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Près de trois décennies après avoir mis fin à la production de ses disques vinyles, Sony a annoncé ce jeudi 29 juin qu’il revenait à ses anciennes amours.
Le groupe japonais d’électronique relancera cette activité d’ici à mars 2018 et les 33-tours seront à nouveau fabriqués dans une usine de la préfecture de Shizuoka au sud-ouest de Tokyo.
Pour retrouver les subtilités de cette technologie balayée par l’essor du CD et du MP3, Sony a fait appel à d’anciens ingénieurs qui ont transmis leur expertise à leurs successeurs. De l’archéologie musicale pour retrouver le grain sonore d’antan du matériel qui pourra être rayé en cas d’usage trop intensif ou maladroit.
Le PDG de Sony Music, Michinori Mizuno, est persuadé que cette nouvelle vague nostalgique sera payante : elle séduira les plus jeunes, attirés par la qualité du son.
La production de vinyles au Japon a été multipliée par huit depuis 2009, atteignant 800 000 unités en 2016.
C'est loin, très loin, des 200 millions qui faisaient la norme dans les années '70 mais le cabinet Deloitte prévoit que les ventes mondiales de vinyles dépasseront le milliard de dollars (875 millions d’euros) dès cette année.