Philip Glass en scène
A 81 ans, après un demi-siècle de composition, Philip Glass n'a pas l'intention de s'arrêter. Ce mois-ci, dans le cadre du festival de musique contemporaine Direct Current, il sera au piano et au clavier au Kennedy Center de Washington pour interpréter certaines de ses oeuvres dont la bande son du film expérimental Koyaanisqatsi.
J'aime jouer, a-t-il déclaré à l'AFP. Je pense que jouer devant toutes sortes de publics est une excellente manière pour les compositeurs de rester ancrés dans le réel. [...] Je n'ai plus à me justifier auprès de personne. Je n'ai pas à m'excuser pour ma musique, ce que de toute façon je n'ai jamais fait. [...] Ce que j'ai fait en revanche, c'est me produire dans des endroits importants et pour moi c'était très satisfaisant. Je me fichais des prix. Je cherchais plus le prestige qui vient du fait que l'on se produit dans une salle importante".
Son minimalisme a fait de Glass l'un des plus importants compositeurs de la deuxième moitié du XXème siècle. Il a décrit son art comme de la musique avec des structures répétitives.
Il interprétera 4 de ses oeuvres, laissant à d'autres pianistes, y compris l'artiste de pop Blood Orange, le soin de jouer le reste.