Ariane à Naxos à Florence ? Non prioritaire

par

Richard Strauss (1864-1949) : Ariane à Naxos, opéra en un acte avec prologue. Franz Tscherne (Le Majordome), Markus Werba (Un Maître de musique), Sophie Koch (Le Compositeur), AJ Glueckert (Le Ténor/Bacchus), Jessica Pratt (Zerbinetta), Krassimira Stoyanova (La Primadonna/Ariane), etc ; Orchestre du Mai florentin, direction Daniele Gatti. 2022. Notice et synopsis en italien et en anglais. Sous-titres en italien, en anglais, en français, en allemand, en japonais et en coréen. 133’00’’. Un DVD Dynamic 37970. Aussi disponible en Blu Ray.

L’univers sonore insolite de Zbigniew Bargielski

par

Fonoplasticon. Zbigniew Bargielski (°1937) : Quintette pour cordes et piano « Schizophonie » ; Quintette pour vents et piano « Fonoplasticon » ; Concertino pour piano et orchestre. Maria Murawska, piano ; divers interprètes ; Orchestre Accademia dell’Arco, direction Lukasz Hermanowicz. 2022. Notice en polonais et en anglais. 44.51. Dux 1973.

André Caplet, le conteur avec l’Ensemble Musica Nigella

par

André Caplet (1878-1925) : Suite persane ; La Chanson la plus charmante ; Légende ; Les Prières : Trois fables de La Fontaine : Conte fantastique. Cécile Achille, soprano ; Laurent Deleuil, baryton ; Iris Torossian, harpe ; Emilie Heurtevent, saxophone. Ensemble Musica Nigella, direction : Takénori Némoto. 2022. Livret en français et anglais. Klarthe KLA 166. 

Un film sur l’amour de Richard Wagner et Mathilde Wesendonck

par

The Zurich affair, Wagner’s one and only Love. Film en couleurs de Jens Neubert. Sophie Auster (Mathilde Wesendonck), Joonas Saartamo (Richard Wagner), Julienne Pfeil (Minna Wagner), Rüdiger Hauffe (Otto Wesendonck), Patrick Rapold (Franz Liszt), Michael Volle (Le Chanteur), et une trentaine d’autres comédiens. Musiques de Richard Wagner, Franz Liszt, Ludwig van Beethoven. 2021. Version anglaise. Sous-titres en anglais, en allemand, en japonais et en coréen. 116’00’’. Un DVD Naxos 2.110758. Aussi disponible en Blu Ray.

Lina Tur Bonet et Olga Paschenko au Festival Savall de Santes Creus

par

Cette année, la programmation du Festival Savall dans ces lieux emblématiques que sont les monastères cisterciens catalans de Poblet et Santes Creus a eu pour devise « La Musique, un appel pour la vie ». En revendiquant, par le choix des artistes et des programmes, la défense d’idées et des valeurs tels que la mémoire, l’écologie, la liberté et les mouvements féministes, en particulier ceux des femmes persécutées en Afghanistan ou dans la Méditerranée orientale. Dans ce sens, mettre en exergue deux grandes interprètes telles que Lina Tur Bonet et Olga Paschenko jouant Fanny Mendelssohn et Clara Wieck-Schumann aux côtés de Franz Schubert ou Ludwig van Beethoven, était un pari aussi intéressant que peu aventureux, car l’on ne pouvait qu’être quasiment sûrs de leur succès. Déjà, le cadre de l’ancien réfectoire monacal, même dans la canicule estivale, invite au recueillement et nous rend propices à une écoute attentive. Ensuite, le talent et la maturité interprétative de ces deux artistes sont bien connus à travers les média, mais il reste toujours cette légère appréhension : la renommée et son « marketing » inhérents vont-ils se traduire en une véritable soirée d’émotions ? Eh bien, oui, ce fut le cas ! Dès ses premières notes, Olga égraine cet enchanteur thème schubertien en La mineur avec délicatesse et élégance tandis que le drame désire percer au travers de ces formules d’accompagnement apparemment anodines qu’elle sait exploiter avec autant d’autorité que d’intelligence. Sa dextérité manuelle est stupéfiante, mais à aucun moment elle ne s’en sert de façon ostentatoire ou gratuite : toujours au service d’un phrasé extrêmement soigné, d’une respiration ou d’un élan émotif. Et surtout, elle est magistrale lorsqu’il s’agit de mettre les notes en relation les unes avec les autres : tensions ou détentes suivent une pensée musicale clairvoyante et toujours créative. Lina lui répond avec un son d’un raffinement divin, avec un archet créatif et une gamme infinie de nuances. Cependant, son attitude musicale nous a semblé quelque peu distante pendant les trois premiers mouvements de cette belle Sonate. Toujours du grand art, bien sûr, mais on dirait qu’elle était plus en train de contempler l’exquis tableau qui se dessinait devant elle qu’à réellement participer à le créer. Cependant, soudain, lors d’un trait en « spiccato » dans l’Allegro conclusif, on aurait dit qu’un guépard est sorti à la chasse et la grande artiste qu’elle est nous a déployé toute sa fougue et tous ses atouts. Et cela n’a pas fléchi jusqu’à la dernière note du concert, magnifiant autant l’Adagio de Fanny Mendelssohn que les trois romances de Clara Schumann !

Deux hommages à Blanche Selva, mythique égérie du piano français

par

Pierre de Bréville (1861-1949) : Stamboul, rythmes et chansons d’Orient ; Guy Ropartz (1864-1955) : Nocturne n° 2 ; Cécile Gauthiez (1873-1944) : Sur les chemins : Fête béarnaise ; Georges Migot (1891-1976) : Le Tombeau de Dufault, joueur de luth ; Vincent d’Indy (1851-1931) : Thème varié, fugue et chanson. Diane Andersen, piano. 2020/21. Notice en français et en anglais. 67.26. CIAR CC012.

Déodat de Séverac (1872-1921) : Mélodies en catalan et en langue d’oc et œuvres vocales religieuses. Blanche Selva (1884-1942) : Œuvres vocales. Mireia Latorre, soprano ; Josep Cabré, baryton ; Eulàlia Fantova, mezzo-soprano ; Daniel Blanch, piano ; Joan Seguí, orgue ; Ariana Oronõ, violon ; Víctor Pedrol, accordéon diatonique et percussions ; Peter Krivda, viole de gambe. 2022. Notice en français, en catalan et en occitan. Textes des mélodies en langue originale, avec traductions dans les autres idiomes. 55’00’’. Columna Musica 1CM0428. 

Andrea Chénier par Jonas Kaufmann, Anja Harteros et George Petean

par

Umberto Giordano (1867-1948) : Andrea Chénier. Jonas Kaufmann (Andrea Chénier), George Petean (Carlo Gerard), Anja Harteros (Maddalena di Coigny), Rachael Wilson (Bersi), Helena Zubanovic (La Contessa di Coigny), Larissa Diadkova (Madelon), Andrea Borghini (Roucher), Johannes Kammler (Pierre Fleville), Christian Rieger (Fouquier-Tinville), Tim Kuypers, (Mathieu) ; Kevin Conners (L’Incredible). Bayerische Staatsoperchor, Stellario Fagone ; Bayerisches Staatsorchester, Marco Armiliato. Philip Stölzl, Mise en scène ;  Philip Stölzl et Heike Vollmer, Décors ; Anke Winckler, Costumes ; Michael Bauer, Lumières ; Brian Large, Réalisation vidéo. NTSC 16:9 ; Stereo et DTS 5.1. Sous titres : italien, anglais, allemand, français, japonais, coréen. DVD Toutes zones. Durée : 135mn. DVD et Blu-Ray. Bayerische Staatsoper Recordings. LC96744.