Le London Philharmonic Orchestra à Bozar avec la Neuvième de Mahler

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Ce mardi 6 décembre a lieu le concert du London Philharmonic Orchestra à Bozar. La phalange londonienne est placée sous la direction de son « Conductor Emeritus » Vladimir Jurowski. En effet, le chef russe a obtenu ce titre après avoir été pendant quinze ans le chef principal du LPO. Au programme de cette soirée, la Neuvième Symphonie en ré majeur de Gustav Mahler. 

Une fois l’orchestre accordé, le chef entre sur scène. Il attend cependant un long moment avant de lancer l’interprétation de cette symphonie. En effet, un public trop peu silencieux à son goût ne permet pas de commencer l'exécution de cette œuvre magistrale. 

Le premier mouvement, Andante comodo, considéré comme le plus complet écrit de la main de Gustav Mahler commence finalement. Les premières notes, quelque peu hésitantes, énoncent les premiers thèmes du mouvement. Cette hésitation disparaît quelques mesures plus tard lorsque le thème principal en ré majeur est exposé avec sérénité par les premiers violons. Après cela, la musique devient plus grave et dramatique. Chaque pupitre joue comme un seul homme et une grande cohésion unit les différents pupitres de l’orchestre. Ce mouvement allie des passages d’une grande douceur avec des pianissimo à peine perceptibles et des passages tourmentés laissant entrevoir la puissance de l’orchestre.

Les brillants solos interprétés par les premiers solistes de l’harmonie, les violoncelles et le Konzertmeister (Pieter Schoeman) rehaussent l'interprétation de ce premier mouvement.

Ce dernier se termine de manière céleste avec une note aiguë tenue par les violoncelles et des pizzicati parfaitement en place du reste des cordes. 

Ars Musica 2022 : la revanche de l’antivirus masqué

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Il y a des jours où on aimerait pouvoir être au four, au moulin, au Planétarium, sur Mars et immergé dans cette Metropolis rétrofuturiste, mais voilà, Ubik reste une (science-)fiction et l’univers a beau se courber sous l’effort, le temps reste tout aussi incompressible. J’aborde donc l’édition 2022 d’Ars Musica à la Raffinerie de la rue de Manchester à Molenbeek – anciennement raffinerie de cassonnade, que je fréquente au tournant de la décennie 1970 pour d’autres raisons sonores, plus lugubres, alors que le lieu, lugubre de même, se présente au monde comme le Plan K et résonne d’échos trans Manche très Factory-iens, assommés de hargne et de désillusion affectée. Aujourd’hui, perché au bar du cinquième étage qui laisse voir sa cour intérieure, le bâtiment, dans la nuit et la légère pluie, semble avoir gagné en aplomb, outre le charme d’une architecture industrielle qui a retrouvé une fonction.

Une histoire de trou de lapin et de fantasmagorie

En coproduction avec Charleroi Danse, Down the Rabbit Hole (collectif multinational, basé à Bruxelles et investigateur en matière de dramaturgie) propose, sous le titre Screening, deux pièces de Frédéric Verrières, compositeur français lui aussi établi dans la capitale.

Evening Harmony métamorphose le Prélude n°4 de Claude Debussy – ou plutôt, l’anamorphose : Verrières inclut le prélude dans sa pièce, par morceaux, de façon subtile ou abrupte, maniant l’étrangeté et le changement de perspective. La voix de drone rauque (parfois moulinée au Vocoder) disperse des extraits du poème Harmonie du soir de Baudelaire (le sous-titre du prélude, « Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir », est un de ses vers) et le piano augmenté joue (sans couvercle, crument éclairé par cinq spots blancs célestes, avec trois instrumentistes, habillés en prêtres, à son chevet, qui frappent, frottent et manipulent), tant sur le plan visuel que sonore, à perturber la réalité, entre les images projetées, l’électronique en embuscade, la gestuelle des musiciens, parfois raccord, parfois pas, autant de faux-semblants qui défient nos sens (le piano est silencieux – et donc muet – mais un système électronique lui octroie le rôle d’un clavier MIDI – et donc pas muet) et dévient le soliste, qui ne l’est plus : un jeu de miroir où le miroir ne joue pas le jeu – le public est pantois, j’aime assez.

Avec 78 Pieces of Film, création longtemps attendue, ici rehaussée d’une chorégraphie dont je ne perçois pas toujours l’apport, le compositeur pousse un pan plus loin son envie d’assemblage / désassemblage, autant de sons que d’images – et d’éclairage : il y convoque Hitchcock, son visage bonhomme attelé à expliquer l’importance cruciale du montage (cutting, cutting, cutting), mais aussi ses scènes de peur, la pureté des gros plans (œil effrayé, bonde et son tourbillon d’eau, bouche hurlante, mains aux doigts écartelés…) et l’effroi de la lumière cassante sur le geste de l’instrumentiste pour explorer, à la manière d’un boucher appliqué et avec une fureur qui ne se contient que difficilement, l’art de la découpe. Exercice extravagant, entre rêve et éveil, pour un compositeur qui évolue dans un monde à plus de trois dimensions.

L’une émerge, les autres parlent d’expansion et d’exil

Parmi les trois œuvres au programme de l’Ensemble Musiques Nouvelles sur la scène de la salle M de Bozar, celle de l’estonienne Helena Tulve (elle nourrit ses inspirations auprès de Ligeti, Scelsi ou Saariaho) se distingue par la finesse de traitement du son : les timbres à l’œuvre dans Emergence II. Boundless, Shoreless (ceux des instruments de l’ensemble, auxquels se joignent les sons retravaillés de l’installation sonore d’objets en verre imaginée par l’artiste visuelle Justine Emard lors de la création de la pièce) suggèrent une féérie en suspension – d’où l’on ne serait pas surpris qu’émerge, dans un flux d’air porteur, le Père Noël, ses rennes et sa hotte au fond infini.

Pour sa nouvelle pièce, The Primeval Atom, le belge Jean-Pierre Deleuze se réfère à l’hypothèse de l’atome primitif de son compatriote Georges Lemaître, professeur d’astrophysique à l’Université catholique de Louvain et dont les travaux, avec ceux de l'américain Edwin Hubble, initient la théorie du Big Bang : des souffles dans le corps des violons aux robustes scintillements qui s’éteignent en bruissant, le compositeur, qui aime jouer avec la perception (notamment par le biais de la technique de transmission de timbre, d’un instrument à l’autre), ose l’abondance sonore, sorte de grandeur téméraire, qui emporte.

Le firmament de cette soirée, c’est Exil, de Giya Kancheli (Géorgien venu à Berlin en 1991, il vit ensuite à Anvers), dont on devine la proximité musicale et philosophique avec Jean-Paul Dessy, pièce sensible, mystique et inspirée : la soprano Elise Gäbele porte les textes de Paul Celan et de Hans Sahl, en équilibre sur une pulsation délicate, faite d’ondelettes éphémères, en une progression faussement indolente qui chemine, au travers d’une aura translucide, inquiétante, vers une perfection idéalisée et évoque puissamment la nostalgie du pays, la mélancolie du chez soi, le spleen de la terre qu’on a quittée – une nostalgie collective plus qu’individuelle, la nostalgie d’un peuple exilé à la recherche du bien-être.

La musique pour quatuor à cordes de Britten  par l’Emperor Quartet, réunie en un coffret

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Benjamin Britten (1913-1976) - The Music for String Quartet. Quatuors à cordes n° 1 op. 25 en ré majeur, n° 2 op. 36 en do majeur et n° 3 op. 94 ; Three Divertimenti ; Miniature Suite ; Quatuor à cordes en ré majeur ; Alla Marcia ; Simple Symphony op. 4 ; Rhapsody ; Quartettino ; Phantasy en fa mineur pour quintette à cordes ; Quatuor à cordes en fa. Emperor Quartet. 2005-2011. Notices en anglais, en allemand et en français. 202.10. BIS-2640.    

Un oratorio de Noël en kit, puisé au baroque germanique

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O Jesulein. Wolfgang Carl Briegel (1626-1712) : Dies ist der Tag des Fröhligkeit. Andreas Hammerschmidt (c1611-1675) : Maria gegrüsset seist du ; Freude, grosse Freude ; Ach mein herzliebes Jesulein ; Wie bin ich doch so hertzlich froh ; Wo ist der neugeborne König ; Mein Sohn, warum hast du uns getan ? Johann Schelle (1648-1701) : Nun komm der Heiden Heiland. Christoph Bernhard (1628-1692) : Fürchtet euch nicht. Michael Praetorius (1571-1621) : Es ist ein Ros’entsprungen ; Puer natus in Bethlehem. Christian Flor (1626-1697) : Pastores currite in Bethlehem. Franz Tunder (1614-1667) : Ein kleines Kindelein. Heinrich Schütz (1585-1672) : O bone Jesu, fili Mariae. Thomas Selle (1599-1663) : Angelus ad Josephum. Dieterich Buxtehude (1637-1707) : Wie schön leuchtet der Morgenstern. Johann Rudolf Ahle (1625-1673) : Herr, nun lässest du deiner Diener. Samuel Capricornus (1628-1665) : Sonata ab 8 Instrument [extrait]. David Pohle (1624-1695) : Nascitur Immanuel. Johann Christoph Bach (1642-1703) : O Freudenzeit, o Wundernacht. Clematis. Capucine Keller, Julia Wischniewski, soprano. Paulin Bündgen, contreténor. Zachary Wilder, ténor. Philippe Favette, basse. Stéphanie de Failly, Florence Malgoire, violon. Ellie Mimeroski, Jorlen Vega Garcia, alto et violon. Sarah van Oudenhove, basse de viole. Anaïs Ramage, flûte à bec, basson, tournebout. Elsa Frank, flûte à bec, schalmey, tournebout. Jérémie Papasergio, basson, tournebout, bombarde basse, cervelas. Jérôme Lejeune, tournebout. Brice Sailly, orgue. Décembre 2021. Livret en anglais, français, allemand (pas de texte des compositions vocales et leur traduction, néanmoins disponibles sur le site Outhere). TT 74’23. Ricercar RIC444

Işıl Bengi et le feu intérieur en musique 

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La pianiste Işıl Bengi fait paraître un album intitulé “le feu intérieur”, un parcours musical personnel à travers des œuvres de Clara Schumann, Enrique Granados, Mili  Balakirev et Marko Tajčević. Crescendo Magazine s’entretient avec cette musicienne qui aime s’affranchir des frontières entre les genres et les styles. 

Votre nouvel album est titré “le feu intérieur”. Pouvez-vous nous expliquer ce concept ? Comment  se traduit-il en musique ?  

Au départ, il n'y avait pas vraiment de concept, j’avais envie de faire quelque chose et je me suis mise  en action. Après avoir vécu une période assez traumatisante, je ressentais beaucoup de colère, de  déception, de désespoir, et de doutes,... C’était écrasant d'être confrontée à des situations où l'on se  sent impuissante, à l'extérieur et parfois seule...  

Dans ces moments-là, il y a heureusement une flamme intérieure qui nous pousse à continuer, à  créer, et à croire. C’est cette flamme qui m’a guidée et inspirée pour tisser le répertoire de cet album. J’ai choisi des œuvres qui contiennent des tensions et des contrastes, et ouvrent un grand espace d’expression pour toutes sortes d’émotions et de ressentis. Il y a moyen de créer des tourbillons,  des tornades, des tempêtes, des ouragans, où les moments de silence deviennent très précieux et  poussent à être entendus et écoutés… C'est un répertoire qui permet de descendre au plus profond  de soi et de réveiller une grande énergie qui peut créer ou détruire. Comme le feu lui-même : il peut  chauffer et brûler... C'est donc un choix pour chacun.  

Dans la liste des artistes représentés sur cet album, il y a Clara Schumann, Enrique Granados, Mili  Balakirev mais également le Serbe Marko Tajčević. Ce dernier est bien moins connu, comment avez-vous découvert sa musique ? 

J’ai une grande soif de découvrir tout ce qui est invisible et moins connu. J'avais découvert la  musique de Marko Tajčević sur YouTube lorsque je me baladais à écouter des œuvres de  compositeurs dont on ne parle pas beaucoup. Tajčević a surtout composé des œuvres inspirées de la musique folklorique. Mais ses Variations en do mineur pour piano sont complètement à part. Quand  je les ai entendues, je ne pouvais pas croire qu'elles n'étaient pas plus jouées. Elles ont une intensité  dramatique, et techniquement, elles sont assez exigeantes. Je voulais travailler cette œuvre et la faire entendre au plus grand nombre. 

Vos précédents albums portaient déjà des titres et proposaient des parcours à travers des œuvres  connues et moins connues. Est-il important pour vous qu’un album raconte une histoire ? 

Oui, il est essentiel pour moi qu'un album raconte une histoire. C'est tout aussi intéressant et  important de faire des albums de catalogue. En tout cas, dans mon parcours d’aujourd'hui, je veux apporter une expérience d'écoute d'un album où, du début à la fin, on est emporté, notre curiosité est  suscitée, on est parfois choqué, parfois émerveillé,.... C'est comme si nous entrions dans un monde  étrange où différents styles, ambiances, couleurs, même opposés par moments, se retrouvent ensemble, se marient et s'harmonisent.  

Roland Hayrabedian, dans les jardins de la musique de notre temps 

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Personnalité majeure de la musique vocale en France, Roland Hayrabedian est le fondateur et le directeur artistique de l’ensemble vocal Musicatreize. Cet ensemble, basé à Marseille, porte haut la musique vocale et la création contemporaine. Crescendo Magazine rencontre cet infatigable défenseur de la musique de temps.  

Votre nouvel album est intégralement consacré à des œuvres de Michel Petrossian. C’est un musicien qui vous accompagne à Musicatreize depuis plusieurs années. Qu’est-ce qui vous a poussé à lui consacrer une monographie ? 

Je pense que les œuvres de Michel Petrossian méritaient d’être enregistrées. Nous avions créé un nombre de pièces suffisant pour remplir un disque mais, surtout, ces pièces ont un attrait singulier. Elles portent en elles les traces de l’humanité toute entière, elles montrent comment le détail d’une épigraphe sur un mur dressé plusieurs millénaires auparavant nous touche par son actualité. Ces œuvres nous relient aux jardins enfouis dans nos mémoires…Une main tendue vers les autres…

Comment avez-vous choisi les pièces proposées sur cet album ?

Le plus simplement du monde : ce sont celles dont nous disposions, écrites pour nous, hormis Le chant d’Archak, grande fresque vocale et instrumentale sur un livret de Laurent Gaudé que nous avons créé en Arménie. Cette œuvre d’une heure ne pouvait être contenue sur ce disque.

Dans votre discographie avec votre ensemble  Musicatreize, on remarque principalement des albums monographiques centrés sur un compositeur. La monographie est-elle pour vous la meilleure manière d'aborder un compositeur ? 

Je pense que c’est le meilleur moyen de rendre hommage à un compositeur et c’est souvent l’aboutissement d’un compagnonnage de plusieurs années. J’aime cette fidélité et que les projets naissent d’échanges et d’amitiés avec les compositeurs. J’aime approfondir les langages, suivre des chemins inexplorés, inventer les projets autour d’un verre ! 

Cette année 2022 voyait le Centenaire de la naissance de Xenakis. Vous avez célébré cet évènement avec des concerts en France et en Europe. Quelle est pour vous la place de ce compositeur dans l’histoire de la musique ? En quoi sa musique peut-elle encore nous toucher ? 

Il me semble que la musique de Xenakis ne cessera jamais de nous toucher. Elle porte en elle toute la rage, la sauvagerie du monde, elle invente un nouvel univers tout autant qu’elle nous rapproche des millénaires qui nous ont précédés. Cette musique m’est nécessaire, elle nous est nécessaire, se confronter à elle, c’est se confronter à la vie, à la nature, à nos rêves comme nos cauchemars.

 Lors de concerts, vous avez dirigé Oresteia, l’une de ses œuvres les plus impressionnantes. Qu’est-ce qui vous a poussé à programmer cette œuvre ? 

J’ai participé au Polytope de Mycènes. C’est ainsi que j’ai travaillé cette œuvre pour la première fois en 1978. Depuis, elle ne me quitte plus. Xenakis, à travers cette œuvre, réinvente la tragédie grecque, il lui donne, s’il en était besoin, un élan vital, une dimension universelle indéniable.

Extraits du Troisième Livre de Marais, tout en subtilité sous l’archet de Ronald Martin Alonso

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Le grand ballet. Marin Marais (1656-1728) : Suites en sol majeur, en do majeur, en la mineur ; La Guitare [Troisième Livre de Pièces de Viole]. François Campion (1686-1747) : Gigue en sol majeur. Jean-Henry D’Anglebert (1629-1691) : Chaconne en do majeur. Ronald Martin Alonso, viole & direction. Ensemble Vedado. Andreas Linos, viole. Manuel de Grange, théorbe, guitare. Paolo Zanzu, clavecin. Octobre 2020. Livret en français et anglais. 62’45. Paraty 1321.296

Arcadi Volodos à Monte-Carlo 

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Arcadi Volodos revient  à Monte-Carlo pour un récital de haut vol très attendu par le public.  Au programme de son récital des pièces du compositeur catalan Federico Mompou très rarement jouées en concert et en deuxième partie des chefs d'œuvres d'Alexandre Scriabine. 

D’emblée, la salle est plongée dans la pénombre. Comme le disait Vladimir Horowitz, la musique devrait être écoutée, pas regardée et cette pratique augmente la concentration du public. 

Le programme débute par des pièces de Mompou et ses Scènes d'enfants, à la fois émouvantes et sensibles, un trésor éblouissant. Le jeu de Volodos est tour à tour plein de grâce, de poésie et d'ardeur.  Le recueil de Musica Callada est chargé de retenue et de pudeur. Volodos joue cette musique à la perfection. Il pénètre les profondeurs de notre âme et les coins les plus secrets de notre esprit. Il a un toucher, un ton, un phrasé d'une profondeur remarquable.

Volodos est un des meilleurs interprètes de Scriabine. Il est un des rares pianistes capables de capturer la nature du compositeur et de s'approcher de ses exigences musicales, émotionnelles et techniques. 

Un bouquet d’hymnes choraux anglais, sous l’égide de Vaughan Williams

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Five Mystical Songs and other British Choral Anthems. Ralph Vaughan Wlliams (1872-1958) : O clap your hands, version pour chœur et orgue ; O taste and see ; Five Mystical Songs. Sir Edward Elgar (1857-1934) : Lux aeterna, arrangement de John Cameron ; Give unto the Lord op. 74 « Psaume 29 ». Gustav Holst (1874-1934) : Two Psalms – Psaume 148 ‘Lord, who hast made us for thine own’. Harold Darke (1888-1976) : O gladsome light, op. 38 n° 2. Herbert Howells (1892-1983) : Four Anthems : n° 3. Like as the hart. Samuel Sebastian Wesley (1810-1876) : Wash me throughly ; Blessed be the God and Father. Sir Charles Villiers Stanford (1852-1924) : Bible Songs, op. 113, n° 6 : A Song of Wisdom, version pour sopranos et orgue. Patrick Hadley (1899-1973) : My beloved spake, version pour chœur et orgue. Roderick Williams, baryton ; Julia Smith, Elizabeth Limb, Rachel Limb, Kate Jurka, sopranos ; Martin Ford, orgue ; Vasari Singers, direction Jeremy Backhouse. 2021. Notice en anglais. 76.14. Naxos 8.574416.