Hommage à Evgeny Svetlanov

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Igor Stravinsky (1882-1971) : Petrouchka, Burlesque en 4 scènes.  Evgeny Svetlanov (1928-2002) : Poème pour violon (à la mémoire de David Oistrakh). Vadim Repin, violon ; Orchestre philharmonique de Radio-France,  Evgeny Svetlanov. 1999 et 2001. Livret en français et allemand.  Warner Classics. 5 054197 145421. 

Rencontre entre le consort élisabéthain et le chant traditionnel indien

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Dhrupad fantasia. Œuvres de Tobias Hume (1579-1645), William Whytbroke (1501-1569), Robert Parsons (1535-1571), Jacob van Eyck (c1589-1657), John Dowland (1563-1626), Elway Bevin (c1554-1638), Uday Bhawalkar (1966*), arrangements de Romina Lischka (1982*). Uday Bhawalkar, voix, tanpura. Hathor Consort. Anne Freitag, flûte traversière. Liam Fennelly, viole alto. Thomas Baeté, basse de viole. Pratap Awad, pakhawaj. Romina Lischka, basse de viole, voix. Mars 2020. Livret en anglais, français. TT 78’09. Fuga Libera FUG 783

Bertrand Chamayou et les Vingt regards sur l’Enfant-Jésus 

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Anthony Cheung (né en 1892) : Live Ear Emission! ; Tōru Takemitsu (1930-1996) : Rain Tree Sketch II ; Tristan Murail (né en 1947) : Cloches d'adieu et un sourire ; Olivier Messiaen (1908-1992) : Vingt Regards sur l’Enfant-Jésus ; György Kurtág (né en 1926) : …humble regards sur Olivier Messiaen… Jonathan Harvey (1939-2012) : Tombeau de Messiaen. Bertrand Chamayou, piano.  2021 et 2022. Livret en français et anglais. 2 CD Erato. 0190296196669.

Sibelius à Gershwin chez Breitkopf & Härtel

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En cette fin de saison, les éditions Breitkopf & Härtel nous gratifient de quelques ouvrages finement travaillés de Sibelius à Gershwin en passant par Sporh et Richard Strauss. 

Jean Sibelius (1865-1957) : Valse triste Op. 44 n°1. Edition sour la direction de Timo Virtanen. Breitkopf & Härtel PB 5704. ISMN : 979-0-004-21641-5

Jean Sibelius ouvre cette nouvelle page avec son iconique Valse triste opus 44 n°1.Timo Virtanen signe l'édition sous les auspices de multiples sources et manuscrits. Cette Valse triste mais néanmoins mouvementée est créée le 25 avril 1904 à Helsinki par la Philharmonic Society Orchestra sous la baguette de l'auteur de Finlandia. Flûte, clarinette, deux cors, timbales et cordes sont requis pour cette miniature douce et délicate.

Louis Spohr (1784-1859) : Concerto pour clarinette et orchestre n°2 en mi bémol majeur. Edition sour la direction de Ullrich Scheideler. Breitkopf & Härtel PB 15127. ISMN : 979-0-004-21428-2

Louis Spohr est également à l'honneur avec le Concerto pour clarinette et orchestre n°2 en mi bémol majeur opus 57, cette fois sous l’égide d’Ullrich Scheideler. On se réjouit de redécouvrir cette somptueuse partition dont les premières esquisses datent de 1809. Forme classique en trois mouvements tout comme son effectif (2 flûtes, 2 hautbois, 2 bassons, 2 cors, 2 trompettes, timbales et cordes) pour une durée d’approximativement vingt minutes, ce concerto était considéré à l'époque par la critique musicale comme un chef-d'œuvre incontestable. L’instrument soliste est traité ici avec lucidité et intelligence, soutenu par un accompagnement tout aussi efficace.

Bach et Abel comme en rêve : dialogue inspiré, sous l’archet de Lucile Boulanger

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Johann Sebastian Bach (1685-1750) : transcriptions de Lucile Boulanger d’après des extraits des BWV 846, 1009, 1012 (« Suite en ré majeur »), BWV 999, 1013 (« Solos en sol mineur »), BWV 964, 1000, 1001, 1003 (« Sonate en la mineur »). Carl Friedrich Abel (1723-1787) : WKO 205-209 (« Solos en ré mineur »), BWV 186, 187, 190, 196, 200 (« Solos en ré majeur »), WKO 212 (transcription en gigue). Lucile Boulanger, basse de viole. Livret en français, anglais, allemand. Décembre 2020. TT 42’53 + 47’42. Alpha 783

La Forza del destino de Verdi : dans l’extravagance de la Fura dels Baus

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Giuseppe Verdi (1813-1901) : La Forza del destino, opéra en quatre actes. Version 1869. Saioa Hernández (Leonora), Roberto Aronica (Don Alvaro), Amartuvshin Enkhbat (Don Carlo di Vargas), Annalisa Stroppa (Preziosilla), Ferruccio Furlanetto (Padre Guardiano), Nicola Alaimo (Fra Melitone), Alessandro Spina (Il Marchese di Calatrava), Leonardo Cortellazzi (Mastro Trabuco), Valentina Coro (Curra), Francesco Samuele Venuti (Un Alcade), Roman Lyulkin (Un chirurgien), etc. Chœurs et Orchestre du Mai Florentin, direction Zubin Mehta. 2021. Notice en italien et en anglais (synopsis dans les deux langues). Sous-titres en italien, en anglais, en français, en allemand, en japonais et en coréen. 190.00. Deux DVD Dynamic 37930. Aussi disponible en Blu Ray. 

Mozart : un Requiem crépitant. Et hors sujet ?

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Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Requiem en ré mineur K. 626. Golda Schulz, soprano. Katrin Wundsam, mezzo-soprano. Martin Mitterrutzner, ténor. Nahuel di Pierro, basse. Andrea Secchi, chef de chœur. Stefano Montanari. Orchestre et chœur du Teatro Regio de Turin. Juillet 2020. Livret en italien et anglais ; pas de texte des paroles. TT 43’16. Dynamic CDS 7932

Puccini : Madama Butterfly

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Giacomo Puccini (1858-1924) : Madama Butterfly, opéra en 2 actes. Melody Moore (Madame Butterfly), Stefano Secco (Pinkerton), Elisabeth Kulman (Suzuki), Lester Lynch (Sharpless), Alexander Kaimbacher (Goro), Kevin Short (Lo Zio Bonzo), Amitai Pati (Il Principe Yamadori), Liesbeth Devos (Kate Pinkerton), Florian Köfler (Il Commissario Imperiale); Coro & Orquestra Gulbenkian, direction Lawrence Foster. 2021. Livret en anglais. 143.22 répartis sur deux CD’s (66.19 + 77.03). Pentatone. PTC 5186 783. 

Sortilèges de la musique de chambre d’Enesco

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George Enescu (1881-1955)  : Impressions d’enfance ; Quintette pour piano° et Quatuor à cordes; Aubade pour violon, alto et violoncelle, Sérénade lointaine pour violon, violoncelle et piano; Hommage -Pièce sur le nom de Gabriel Fauré pour piano; Impressions d’enfance pour piano et violon* , Op. 28. Ensemble Raro : Alexander Sitkovetsky, Anna-Liisa Bezrodny° (violon), Razvan Popovici (alto), Justus Grimm (violoncelle), Diana Kettler (piano); Gilles Apap* (violon). 2022-59’35-Textes de présentation en anglais et roumain- Solo Musica SM396

Jean-Nicolas Diatkine, Liszt transcripteur 

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Le pianiste Jean-Nicolas Diatkine fait paraître chez Solo Musica un album consacré à des transcriptions par Franz Liszt d'œuvres de Schubert et de Wagner avec, en transition entre des deux univers, la Ballade n°2 de Liszt. Crescendo Magazine s’entretient avec le musicien, qui va donner le programme de cet album en concert à la salle Gaveau.  

Votre nouvel album propose des transcriptions par Liszt d'œuvres de Schubert et de Wagner ? Qu’est-ce qui vous a poussé vers ce choix ?

Le temps, un esprit de défi et … les œuvres elles-mêmes. Je m’explique : après une période où j’ accompagnais régulièrement de grands chanteurs, et plus précisément dans le répertoire du lied allemand, la vie m’a emmené vers d’autres horizons où je me suis plus concentré sur mon travail de soliste, avec Schubert, Brahms et Beethoven que j’ai enregistrés ces dernières années. 

En récital, j’ai joué des œuvres qui allaient de Soler, Haendel, à Chostakovitch en passant par Ravel et son Gaspard de la Nuit, sans bien sûr oublier les romantiques.

Mais indéniablement, l’atmosphère poétique des lieder de Schubert me manquait. Il faut dire que j’ai eu la chance d’y accompagner Zeger Vandersteene dont c’est le répertoire de prédilection, et qui y exprimait toute son extraordinaire musicalité. Nous avions commencé par Le Voyage d’Hiver qu’il avait interprété des centaines de fois, puis La Belle Meunière et enfin le Chant du Cygne, sans parler des autres lieder tout aussi connus. Ces expériences merveilleuses m’ont profondément marqué. Le temps m’ a semblé venu d’essayer de restituer cet univers émotionnel dans lequel j’ai baigné à cette époque. 

Parallèlement, le recueil de ces lieder transcrits par Liszt revenait souvent sur mon pupitre, mais je rejetais l’idée de les jouer, pour ne pas dénaturer le souvenir que j’en avais. En effet, je ressentais à quel point Liszt se sert parfois de Schubert pour mettre en valeur sa propre virtuosité, comme dans sa transcriptions de La Truite, par exemple. Alors le défi que je me suis lancé a été de ne pas céder à cette tentation et même de faire l’inverse : rester entièrement au service de Schubert. J’ai découvert alors un nouvel univers sonore au piano, et comment Liszt se sert du clavier pour retrouver le chant et ses nuances impalpables (c’est le cas de le dire !). 

Le nombre de transcriptions de Liszt est impressionnant ! Le choix a-t-il été difficile ?

Oui, car en rejeter certaines dont  j’adore l’original, comme Das Sterbenglöcklein, était un crève-cœur. La virtuosité y est si présente qu’il m’a semblé que Schubert avec sa simplicité désarmante ne s’y retrouve pas.