Voyage musical avec Marianne Fastré

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Frédéric Chopin (1810-1849) : Polonaise en la bémol majeur, op. 53 « Héroïque » ; Nocturne en ré bémol majeur, op. 27 n° 2 ; Berceuse en ré bémol majeur, op. 57 ; Fantaisie-Impromptu en do dièse mineur, op. posthume 66 ; Nocturne en fa mineur op. 55 n° 1 ; Nocturne en mi bémol majeur, op. 9 n° 2 ; Nocturne n° 20 en do dièse mineur, op. posthume. Franz Liszt (1811-1886) : Les Jeux d’eaux à la Villa d’Este ; La Campanella en sol dièse mineur, n° 3 des Six études d’après Paganini ; Consolation n° 3 en ré bémol majeur ; Liebeslied (d’après Schumann) ; Waldesrauschen (Murmures de la forêt), n° 1 des Deux études de concert, S. 145 ; Venezia e Napoli. Marianne Fastré, piano. 2020. Livret en français et anglais. 79’25’’. Azur Classical. AZC175.

Œuvres complètes pour violon seul ou violon et piano de Carl Nielsen

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Carl NIELSEN (1865-1931) : Sonates pour violon et piano n° 1 op. 9 CNW 63 et n° 2 op. 35 CNW 64 ; Prélude, Thème et Variations pour violon op. 48 CNW 46 ; Prélude et Presto pour violon op. 52 CNW 47 ; Sonate pour violon et piano CNW 62 ; Deux Romances pour violon et piano CNW 60 et 61 ; Polka pour violon CNW 44 ; « Grüss », fragment pour violon CNW 45. Hasse Borup, violon ; Andrew Staupe, piano. 2019. Livret en anglais. 88.04. Naxos 8.573870.

Frieder Bernius et le Kammerchor Stuttgart, une Missa solemnis sans âme en DVD

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Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Missa solemnis op. 123. Johanna Winkel, soprano ; Sophie Harmsen, alto ; Sebastian Kohlhepp, ténor ; Arttu Kataja, basse ; Kammerchor Stuttgart, Hofkapelle Stuttgart, direction Frieder Bernius. Accompagné du documentaire « Von Herzen », consacré à Frieder Bernius. 2018. Livret en anglais et en allemand. Documentaire en allemand, sous-titré en anglais, japonais et coréen. 131.00 (dont 60.00 pour le documentaire). Un DVD ou Blu Ray Naxos 2.110660.

40 ans de Ricercar avec Jérôme Lejeune 

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Le label belge Ricercar célèbre ses 40 ans et à cette occasion, Jérôme Lejeune, son fondateur et directeur artistique, a été le récipiendaire d’un Prix spécial dans le cadre des International Classical Music Awards 2020. Ricercar, c’est un label d’excellence, une marque internationalement reconnue et qui nous invite toujours à de nouvelles découvertes et à sortir des sentiers battus éditoriaux. Crescendo Magazine rencontre Jérôme Lejeune que l’on retrouve en plein travail sur les oeuvres d’Andreas Hammerschmidt. 

La première question revêt un aspect purement biographique. Qu’est-ce qui vous a poussé à créer, à l’orée des années 1980, un label de musique classique ? 

C’est la concordance de plusieurs éléments et des hasards de la vie qui a rendu possible la création du label. A Liège, il y avait tout un vivier d’artistes qui avaient envie d'exister par le truchement du disque : Philippe Pierlot, Bernard Foccroulle, Philippe Boesmans et Pierre Bartholomée qui venait de prendre la direction de l’Orchestre Philharmonique de Liège. De plus, mes activités étaient à l’époque l’enseignement de l’Histoire de la musique au Conservatoire Royal de Liège et j’avais également des émissions à la radio Musiq3, et j’en suis arrivé à la conclusion qu’il existait un répertoire inédit qui méritait sa place au disque. J’ai alors contacté Pierre Gorlé du label belge Alpha (qui n’a rien à voir avec le label Alpha, filiale comme Ricercar de Outhere) pour savoir s’il n’avait pas besoin d’un jeune musicologue au titre de Directeur artistique. Cependant, ce label était un peu à la fin de son existence et aucune collaboration n’a pu naître. De fil en aiguille, l’idée de lancer une nouvelle entreprise a commencé à naître dans mon esprit. Comme j’avais un petit capital, le minimum légal pour fonder une société, je me suis lancé...

Jesse Rodin à propos des chansons d’Ockeghem 

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Le musicologue américain Jesse Rodin publie, avec son ensemble Cut Circle, une intégrale des chansons de Johannes Ockeghem pour le label Musique en Wallonie pour lequel il a déjà réalisé plusieurs albums multi-récompensés. Il répond depuis la Californie aux questions de Crescendo Magazine. 

Votre nouvel album est consacré aux chansons de Johannes Ockeghem. Qu’est-ce qui vous a poussé à enregistrer ces oeuvres ? 

Au cours de mes années d’études à l’université, j’ai eu l’opportunité de chanter de la musique d’Ockeghem, c’était pour moi le début de la découverte de cette musique. Je connaissais très bien les Messes du compositeur mais j’avais envie de découvrir ses chansons car Ockeghem est un compositeur dont toutes les oeuvres se maintiennent à un niveau musical des plus élevés. 

Quelles sont les spécificités de ces partitions par rapport à celles de ses contemporains ? 

Elles sont absolument uniques car chacune de ces vingt-quatre chansons est différente. Le corpus des chansons d’Ockeghem est certes numériquement plus petit que ceux de ses contemporains comme Antoine Busnois, mais c’est un ensemble musicalement exceptionnel. Il ne faut pas perdre de vue que nous connaissons encore fort mal les oeuvres de cette période et on fait encore des découvertes importantes, comme le chansonnier de Louvain qui est réapparu en 2016. C’est une période de l’histoire de la musique des plus stimulantes pour un musicologue.  

Richard Strauss(III) : triomphes, troubles et contrastes

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Dernière partie de notre dossier sur Richard Strauss et l'opéra : des triomphes au crépuscule en passant par les temps troublés.

D'HÉLÈNE L'EGYPTIENNE A ARABELLA

Pour Hélène l'Egyptienne, Strauss revint vers Hofmannsthal, le pressant de lui proposer un sujet léger, propre à une opérette. Toujours hostile à ce genre qu'il jugeait en-dessous de sa dignité, le poète dénicha une pièce peu connue d'Euripide, en apparence frivole, en réalité tragique par les vérités qu'elle expose : la difficulté à rester pur et fidèle et à respecter les plus belles qualités humaines -la tolérance, la sincérité, la compréhension... Une fois encore, Hofmannsthal ne peut s'empêcher d'élaborer un livret sophistiqué sur lequel Strauss construit une musique sans doute trop brillante et qui fait peu de cas du texte. La refonte, en 1933, de la mouture originale de 1928, ne parvint pas à la sauver. Un opéra de plus, un opéra de trop pourrait-on dire...

Il n'en est pas de même d'Arabella, ébauchée en 1927, achevée en octobre 1932. 

Haendel, transcriptions sur un orgue roboratif, animées avec précision et vigueur

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Georg Friedrich HÄNDEL (1685-1759), transcriptions pour orgue par John Walsh et James Hook. How Excellent Thy Name, O Lord ; Preserve Him for the Glory of Thy Name (Saül, HWV 53). Concertos pour orgue HWV 292 & 295. Let Thy Hand Be Strengthened ; Let Justice and Judgment ; Allelujah (Coronation Anthem, HWV 259). The King Shall Rejoice ; Exceeding Glad Shall He Be ; Glory and Great Worship, Allelujah (Coronation Anthem, HWV 260). Mourn, Ye Afflicted Children (Judas Maccabée, HWV 63). Simone Vebber, orgue Serassi de l’église S. Maria Maddalena de Desenzano. Juin 2019. Livret en italien. TT 54’04. La Bottega Discantica, Discantica 314.

Passions baroques, du début à la fin, à Montauban

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C’est l’intitulé du 6e festival qu’organisait en cette année incertaine l’Ensemble Les Passions, orchestre baroque de Montauban, qu’anime Jean-Marc Andrieu. Du 3 au 11 octobre, se sont succédés concerts, récital, animations, masterclasses et conférences, sous les formes les plus variées et dans les cadres les plus appropriés. Ainsi, emblématique, l’ancien Palais épiscopal qui surplombe le Tarn, devenu Musée Ingres Bourdelle, du nom de ses deux artistes les plus illustres, accueillait-il Sylvie Bouissou, spécialiste du baroque et de Rameau en particulier, en dialogue avec Florence Viguier-Dutheil, conservateur en chef du patrimoine et directrice du musée, et le chef des Passions (le 8 octobre). Suivait un concert centré sur l’aboutissement de cette riche période, avec des œuvres de Carl Philipp Emanuel Bach, de son frère cadet, Johann Christian, et de Mozart. Gilone Gaubert au violon et Elisabeth Joyé au clavecin peinent à donner toute leur expression aux premières sonates de leur programme. La lecture en paraît sage et appliquée, particulièrement pour la Sonate en ut mineur Wq 78 de Carl Philip Emanuel. La richesse expressive de l’opus 16 n°1 de Johann Christian n’est pas mieux traduite. Si la rondeur, la chaleur du timbre du violon séduisent, le clavecin, appliqué, demeure en-deçà. L’arioso suivant, du premier, ne valorise pas assez les changements de plans. Ce n’est qu’à partir de la désuète et touchante toute première sonate de Mozart (K 9, en sol majeur), que les musiciennes trouvent pour partie l’esprit attendu. Celle de CPE Bach, plus ambitieuse, avec son finale empruntant à la sicilienne, nous réconcilie avec les interprètes. Elles confirment enfin leur savoir-faire dans le bis adressé à un public chaleureux : une autre sicilienne, celle qui ouvre la 4e Sonate de Johann Sebastian.

En DVD, Rusalka de Dvořák à Glyndebourne en 2019

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Antonin  Dvořák (1841-1909) : Rusalka, opéra en trois actes. Sally Matthews (Rusalka) ; Evan Leroy Johnson (le prince) ; Alexander Roslavets (Vodnik) ; Patricia Bardon (Jezibaba), et sept autres solistes. The Glyndebourne Chorus, London Philharmonic Orchestra, direction Robin Ticciati. 2019. Notice et synopsis en anglais. Sous-titres en anglais, français, allemand, japonais et coréen. 161.00. Un DVD ou Blu Ray Opus Arte OA13020.