Fêtes musicales d'exception à Monte-Carlo

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L'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo a eu le privilège d'accueillir Charles Dutoit pour deux concerts en deux semaines.

Le premier concert était intégralement consacré à Maurice Ravel avec des oeuvres peu jouées en concert : Ma mère l'Oye (dans la version Charles Dutoit qui a librement choisi cinq numéros) et L'Heure espagnole. On connaît les liens étroits entre le chef suisse et l’univers de Ravel. Charles Dutoit arrive à tirer les nuances les plus poétiques de chaque groupe d'instruments de l'orchestre tout en faisant chanter les premiers pupitres : le violon de Liza Kerob, le violoncelle de Thierry Amadi  ainsi que la flûte, la harpe, la clarinette, le contrebasson, le cor, le célesta et les timbales. 

Des deux opéras de Ravel, L'Heure espagnole est de loin le moins joué. Mais s’il ne possède pas la poésie du texte de Colette pour l’Enfant et les Sortilèges, le livret de Franc-Nohain pour l’Heure espagnole dégage le charme désuet d’un théâtre de boulevard sur fond d’une Espagne fantasmée. La précision ainsi que le sens des couleurs et du rythme sont parfaitement présents sous une direction orchestrale scintillante et chatoyante. La distribution vocale est parfaitement idoine avec  le ténor Eric Huchet (Torquemada, un horloger), la soprano Karine Deshayes (Concepción, la femme de Torquemada), le baryton Thomas Dolié (Ramiro, un muletier), le ténor Julien Behr et la basse David Wilson (les amants,  Gonzalve, un bachelier poète et Don Iñigo Gomez, un riche financier). 

Fin de l’intégrale pour piano de Mili Balakirev par Nicholas Walker 

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Mili Alekseyevich Balakirev (1837-1910) : Œuvres complètes pour piano, volume 6 : La Fileuse ; Au Jardin ; Thamar, arrangement par Nicholas Walker ; Polka ; Elégie sur la mort d’un moustique, complétée par Nicholas Walker ; La danse de sorcières, complétée par Nicholas Walker ; Tyrolienne ; Toccata ; Islamey ; arrangements de pages de Glinka et de Zapol’sky par Balakirev. Nicholas Walker, piano. 2019. Livret en anglais et en allemand. 80.04. Grand Piano GP846.

La diversité des Concertos pour clavier de Bach en trois concerts

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Du 23 au 25 octobre, à l’Auditorium de Radio France (Paris), trois ensembles et six solistes ont joué quatorze Concertos pour clavier de Johann Sebastian Bach en trois séances. Les interprétations de ces Concertos (treize présentés en concert et un enregistré lors de la répétition générale, en raison des restrictions appliquées qui ont limité la durée de chaque concert, soit environ une heure sans entracte) étaient aussi variées que la diversité de l’écriture du Cantor.

Avec un ensemble de cinq musiciens d’instruments à cordes (excepté deux flûtistes à bec qui ont rejoint le Café Zimmermann pour le Concerto en fa majeur BWV 1057 le premier jour), chaque soliste procède à un dialogue à sa manière pour ces transcriptions d’après des œuvres existantes (dont la plupart pour violon) qui ne comportent pas d’indication précise quant à l’instrument sur lequel ils doivent être joués.

Le vendredi 23 octobre, Céline Frisch, l’une des fondatrices du Café Zimmermann, est dans son élément. On remarque tout de suite la grande fluidité dans son jeu pourtant rigoureux (ré mineur BWV 1059) ; dans l’ "Aria" de la même œuvre, cette fluidité est douce et gracieuse, offrant un moment particulièrement avenant. Sa virtuosité éclatante dans le ré mineur BWV 1052 revigore et rafraîchit l’esprit. Le Concerto en fa majeur BWV 1057 par Béatrice Martin est bien « assis », autant sur le plan du tempo que dans la construction. Son jeu est affirmatif, rythmé et dynamique. Enfin, dans le Concerto pour deux clavecins en ut mineur BWV 1060, Céline Frisch et Carole Cerasi ne s’aventurent guère dans leur interprétation qui demeure assurée et assurante.

Eugen Jochum de Philips vers Decca Eloquence

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Eugen Jochum - Les enregistrements orchestraux chez Philips. Œuvres orchestrales de Ludwig van Beethoven (1770-1827) dont l’intégrale des 9 symphonies, Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), Franz Schubert (1797-1828). Robert Schumann (1810-1856), Richard Strauss (1864-1949), Richard Wagner (1813-1883), Anton Bruckner (1824-1896), Rudolf Mengelberg (1892-1959). Œuvres pour orgue solo de Nicolaus Bruhns (1665-1697), Louis-Claude Daquin (1694-1772), Johann Sebastian Bach (1685-1750). Adalbert Meier, aux orgues de l’Abbaye bénédictine d’Ottobeuren. Liselotte Rebmann, soprano ; Anna Reynolds, mezzo-soprano ; Annie Woud, alto ; Anton de Ridder, ténor ; Gerd Feldhoff, basse. Veronica Jochum von Moltke, piano. Netherlands Radio Chorus. Concertgebouworkest Amsterdam, Bamberger Symphoniker, Berliner Philharmoniker, Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks, direction : Eugen Jochum. Enregistré entre le 28 mai 1951 et le 15 décembre 1969 au Concertgebouw d’Amsterdam, à Bamberg, à la Jesus-Christus-Kirche de Berlin, la Herkulessaal de Munich, l’Abbaye bénédictine d’Ottobeuren en Bavière. Édition 2020. Livret en anglais. 1 coffret 15 CD Decca « Eloquence » 4840600.

Programme russe à Leipzig, sous la baguette d’Andris Nelsons

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Modeste Moussorgski (1839-1881) : Prélude de La Khovanchtchina. Mieczyslaw Weinberg (1919-1996) : Concerto pour trompette en si bémol majeur, opus 94. Piotr I. Tchaïkovski (1840-1893) : Symphonie no 4 en fa mineur opus 36. Håkan Hardenberger, trompette. Andris Nelsons, Orchestre du Gewandhaus de Leipzig. Décembre 2019. Livret en allemand, anglais, français. 86’51. DVD 16 :9 NTSC. PCM stereo, Dolby digital & DTS 5.1. Accentus Music ACC 20494

Kirill Petrenko à Berlin : le retour tant attendu du héros chef 

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Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Symphonie n°7 en la majeur Op.92 et Symphonie n°9 en ré mineur Op.125 “Ode à la Joie” ; Piotr Ilyich Tchaikovsky (1840-1893) : Symphonie n° 5 en mi mineur, op. 64 et Symphonie nᵒ 6 en si mineur, « Pathétique », op.74 ; Franz Schmidt (1874-1039) : Symphonie n°4 en Ut majeur ; Rudi Stephan (1887-1915) : Musique pour orchestre. Marlis Petersen, soprano ; Elisabeth Kulman, mezzo-soprano ; Benjamin Bruns, ténor ; Kwangchul Youn, baryton. Rundfunkchor Berlin, Gijs Leenars. Berliner Philharmoniker, Kirill Petrenko. 2018 et 2019. Livret en allemand et anglais. 1 coffret de 4 CD et 2 Blu-Ray Berlin Phil. 200351

Avec son premier album, Onuté Grazynité rend hommage à Arvo Pärt

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Arvo Pärt (°1935) : Lamentate, pour piano et orchestre ; Für Anna-Maria - Nachdenklich ; Für Alina ; Fratres, pour violoncelle et piano ; Pari Intervallo ; Variationen zur Gesundung von Arinuschka ; Für Anna-Maria - Fröhlich ; Vater unser. Onuté Grazynité, piano ; Edward King, violoncelle ; Orchestre Symphonique National de Lituanie, direction Modestas Pitrénas. 2019-2020. Livret en allemand, en anglais et en français. 70.18. Accentus ACC 30512.

Remise du prix ICMA pour Penthesilea de Pascal Dusapin (Cypres) à La Monnaie de Bruxelles

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Le compositeur français Pascal Dusapin avait été récompensé par un International Classical Music Awards pour l’enregistrement de son opéra Penthesilea paru sur le label Cypres (catégorie musique contemporaine).

Dans le cadre des International Classical Music Awards l’album Penthesilea a été sacré meilleur album contemporain pour l’année 2020. Le CD avait été enregistré lors de la création mondiale de Penthesilea à La Monnaie et est paru en septembre 2019. Commandé pour notre saison 2014-15, cet opéra de Pascal Dusapin avait marqué par sa puissance et sa modernité.

Pascal Dusapin s’est confié à l’annonce de cette récompense : « Je suis très heureux et honoré de recevoir cette distinction du International Classical Music Awards pour l’enregistrement de mon opéra Penthesilea. Cet opéra pour le moins tragique semble être accompagné par des fées tant il m’a apporté de joies. Tout d’abord parce qu’il fut commandé et crée à La Monnaie de Bruxelles, ma maison d’opéra de cœur mais aussi parce qu’il a été édité par la magnifique compagnie de disques Cypres, dont on sait l’engagement et l’enthousiasme aux productions contemporaines.  Tous les artistes de cette aventure lyrique, Natasha Petrinsly, Georges Nigl, Marisol Montalvo, Werner van Mechelen, Eve Maud Marie Hubeaux, Thierry Coduys, le chœur et l’orchestre symphonique de La Monnaie conduit par Franck Ollu ont été absolument magnifiques de dévouement et de talents. 

Je remercie du fond du cœur les membres du jury pour ce trophée prestigieux. En ces temps où nous partageons toutes et tous une grande inquiétude, il est bon de recevoir un aussi beau signe d’espoir.”

Pascal Dusapin ne pouvant se libérer, c’est Peter de Caluwe, directeur général et artistique de la Monnaie, qui a reçu le prix, de la part de Pierre-Jean Tribot, rédacteur en chef du site internet Crescendo magazine et membre du jury, et en présence de Cédric Hustinx , directeur du label Cypres.