Rencontre avec Thomas Dunford

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Pour le premier enregistrement réalisé avec son ensemble Jupiter (créé en 2018), Thomas Dunford n'a cessé de récolter des éloges et des récompenses. Il est ainsi le récipiendaire d’un International Classical Music Award 2020. Eduardo Torrico du magazine espagnol Scherzo a réalisé une interview du musicien, l'un des luthistes les plus recherchés du moment. L'enregistrement publié par Alpha comprend des arias d'opéras et d'oratorios ainsi que des concertos d'Antonio Vivaldi. Dunford est entouré de deux de ses meilleurs amis et collaborateurs : la mezzo-soprano Lea Desandre et le claveciniste Jean Rondeau.

Quel effet cela fait-il de recevoir une distinction comme le prix de l'ICMA ?

La joie et la satisfaction à parts égales. Nous sommes également ravis de l'accueil que l'album a reçu en France, où il a été l'un des albums les plus vendus ces derniers mois. Notre intention est de faire découvrir la musique au plus grand nombre, et ce type de reconnaissance confirme que nous sommes sur la bonne voie.

C'est votre premier album avec votre ensemble 

Jupiter a été créé il y a un an et demi, en juin 2018. Après avoir collaboré avec différents groupes baroques et avec des personnes vraiment importantes dans la profession, et après m'être fait d'innombrables amis, comme Jean Rondeau ou Lea Desandre, j'ai pensé que le moment était venu d'avoir mon propre groupe, de pouvoir faire de la musique avec ces amis que j'apprécie vraiment en tant que personnes et avec lesquels j'aime jouer parce que nous nous comprenons merveilleusement bien et savons nous écouter.

Femmes compositrices du XIXe siècle : Fanny Mendelssohn

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« Pouvez-vous me citer des femmes compositrices du XIXe siècle ? »

A cette question, la plupart des interrogés restent muets. Pourquoi ? Certains, par boutade j’espère, répondent que le génie des femmes ne s’applique sans doute pas à la composition.

Le but de ces articles est de mettre en lumière un pan de l’histoire toujours occulté.

Pour se faire une idée des conceptions encore répandues au XIXe siècle, voici un extrait de l’Emile ou de l’Education (Vol. V) de Jean-Jacques Rousseaux (1712 – 1778) : « … toute l’éducation des femmes doit être relative aux hommes. Leur plaire, se faire aimer et honorer d’eux, les élever jeunes, les soigner grands, les conseiller, leur rendre la vie agréable et douce : voilà les devoirs des femmes dans tous les temps et ce qu’on doit leur apprendre dès leur enfance. »

Durant le Troisième Reich, les femmes allemandes se doivent encore de respecter la règle des 3 K : Kinder, Küche, Kirche (enfants, cuisine, église).

Quelques compositrices ont attiré mon attention : Fanny Mendelssohn, Clara Wieck, Hélène de Nervo, Louise Dumont, Cécile Chaminade, Mélanie Bonis. D’autres peuvent s’ajouter. Quelle que soit leur origine, leur parcours présente des points communs.

 Fanny Cäcilia Mendelssohn (1805 Hambourg – 1847 Berlin), sœur aînée du compositeur Félix Mendelssohn, épouse du peintre Wilhelm Hensel.

A Genève, Markus Poschner et l’Orchestra della Svizzera Italiana

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Grâce à une invitation du Service Culturel Migros, apparaît pour la première fois, à La Chaux-de-Fonds et à Genève, le chef munichois Markus Poschner à la tête de l’Orchestra della Svizzera Italiana dont il est le directeur musical depuis 2015. La presse s’est largement fait l’écho de leur projet commun ‘Rereading Brahms’ (Relire Brahms) qui s’est concrétisé ensuite par l’enregistrement des quatre symphonies. 

Pour ces deux concerts, le programme comporte d’abord l’ouverture que Gioacchino Rossini avait élaborée pour L’Italiana in Algeri, créée triomphalement au Teatro San Benedetto de Venise le 22 mai 1813. Par un lent pizzicato de cordes, se dessinent les huit mesures d’introduction d’où se dégage le hautbois en rubato libre auquel répond la flûte ; suit un allegro enlevé comme un presto que domine un piccolo brillant suscitant le contraste des phrasés.

Renaud Capuçon impérial à BOZAR dans "Aufgang" de Dusapin 

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En ce jour de la Saint Valentin, les sons et les parfums -dont certains avaient abusé pour la circonstance- tournèrent dans l’air du soir. Les amoureux d’Euterpe s’étaient une nouvelle fois rassemblés, seuls ou en bonne compagnie, dans la Salle Henry le Bœuf de BOZAR à Bruxelles. Ils n’allaient pas le regretter : les sanglots longs d’un violon de printemps ravirent leur cœur d’une langueur polychrome.  

Sous-tendue par les thèmes de la lumière et du printemps, l’affiche pouvait pourtant laisser perplexe: n’était-ce ce fil conducteur somme toute assez diffus, on chercherait longtemps ce qui unit Appalachian Spring d’Aaron Copland, Aufgang de Pascal Dusapin et la Symphonie n°1 de Robert Schumann, dite « Le Printemps ». Une suite aux accents populaires d’un auteur américain du siècle dernier, un concerto atonal d’un auteur français contemporain, une symphonie gorgée de viennoiseries d’un compositeur allemand du XIXe siècle. La programmation ne s’avéra pas moins étrange au concert dont le climax fut atteint avec Aufgang avant la pause, et la seconde partie, qui nous fit faire un bond en arrière de près de deux siècles, parut dès lors pratiquement superflue. Sans doute l’excentricité de ce programme s’explique-t-elle par le fait qu’Appalachian Spring et la première symphonie de Schumann étaient à nouveau au menu deux jours plus tard, avec les mêmes interprètes, encadrant cette fois le Poème, op. 25 de Chausson et Tzigane de Ravel. 

Le Chopin jubilatoire de Yundi

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Frédéric CHOPIN (1810-1849) : Concertos pour piano et orchestre n° 1 op. 11 et n°2 op. 21. Yundi, piano et direction ; Orchestre Philharmonique de Varsovie. 2020. Livret en anglais, français et allemand. 71.41. Warner 0190295320188.

Rachmaninov, l’effet Abduraimov 

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Serge Rachmaninov (1873-1943) : Concerto n°3 pour piano et orchestre en ré mineur, Op.30. Piotr Illich Tchaïkovski (1840-1893) : Nocturne Andante sentimentale” des Six Morceaux, Op.19. Behzod Abduraimov, piano ; Royal Concertgebouw Orchestra, Valery Gergiev. 2017-Notice en anglais, allemand, français et néerlandais-45’36. RCO 19003