Un West-Side Story trop classique de Barrie Kosky au Komische Oper

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Créée en 2013, cette production du chef d’œuvre de Leonard Bernstein était très attendue. En effet, le Directeur Artistique maison (Intendent) de la Komische Oper Berlin est un des grands noms actuels de la mise en scène lyrique. On l’avait remarqué notamment dans ses opéras et oratorios baroques :  Saul à Glydebourne en 2015, et deux opéras de Rameau à Dijon Castor et Pollux en 2014 et des Boréades toutes récentes en Mars dernier. Place aujourd’hui au « musical » West-Side Story, qui est avant tout un chef d’œuvre du XXe siècle, un vrai de vrai.

La scène s’ouvre sur un plateau vide, où les Jets et les Sharks s’affrontent autour d'un ballon de basket. Le théâtre est comme mis en abîme, puisque l’on aperçoit en fond de scène des éléments de machinerie mis à nus. Cet aspect brut colle bien avec ce que Kosky développe dans certaines de ses interviews : Ce dernier n’est pas dans l’optique de réinventer le théâtre, mais de le transcender lui-même, d’en faire sentir la chair et le sang. Il y a en effet un côté brut, animal, dans cette version du West-Side de Bernstein et Sondheim, donné notamment grâce aux muscles saillants et aux tatouages des Sharks. L'onirisime pointe aussi, au moment où des dizaines de boules à facettes descendent sur scène lors du Mambo, mais illuminant surtout le Cha-Cha qui suit, figurant la rencontre entre Maria et Tony.

Voix de France

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Gabriel FAURÉ (1845-1924) : RequiemClaude DEBUSSY (1862-1918) : Trois chansons de Charles d’Orléans. Francis POULENC (1899-1963) : Figure humaineRoxane CHALARD (soprano), Mathieu DUBROCA (baryton), Louis-Noël BESTION DE CAMBOULAS (orgue), Ensemble Aedès, Les Siècles, dir. : Mathieu ROMANO. DDD–2019–59’ 21’’–Textes de présentation en français et en anglais–Aparté AP201

Trois visages de Philip Glass

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Trois nouvelles productions du label de Philip Glass, Orange Moutain Music, apportent une nouvelle fois la preuve du talent et des nombreuses facettes du compositeur américain. Auteur de musiques de film, d’opéras, de concertos, de symphonies et de quatuors, ainsi que d’un large répertoire dédié à « son » instrument -le piano-, Glass est un artiste à la curiosité insatiable et aux goûts les plus hétéroclites.

Philip GLASS (né en 1937) :  Introducing the Suso/Glass Quartet. Foday Musa SUSO, kora, chant; Philip GLASS, piano; Asher DELERME, cajón, bongos, chekeré et percussion; Leo HEIBLUM, tabla, jarana, chant.  2018-72’37"-Textes de présentation en anglais-Orange Mountain Music OMM0130

Son 9 – Livret 3 – Répertoire 6 – Interprétation 9

Paavo Järvi, à l’heure suisse

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Paavo Järvi, directeur musical désigné du Tonhalle-Orchester Zürich, était en concert dans le cadre du Beethoven Festival de Varsovie avec un programme démonstratif qui associait Messiaen à Beethoven. Alors qu’il venait juste de présenter sa première saison comme directeur musical de l’Orchestre suisse, le chef répond aux questions de Crescendo Magazine.

Vous dirigez, pour ce concert du Beethoven Festival, l’Ascension d’Olivier Messiaen, compositeur dont vous venez de terminer l’enregistrement d’un album (RCA). Quel est pour vous la place de Messiaen dans l’Histoire de la musique française ?

Pour moi, Messiaen est l’une des voix musicales les originales dans l’histoire de la musique française du XXe siècle. Il y a bien sûr Maurice Ravel et Claude Debussy, qui sont des incontournables, mais après eux la figure de Messiaen est extrêmement importante. Beaucoup de musiques qui ont été composées dans le milieu du XXe siècle sonnent “datées” à nos oreilles, mais ce n’est absolument pas le cas de la musique de Messiaen qui nous offre toujours son originalité, sa fraîcheur, ses couleurs ou ses harmoniques absolument géniales.

Lors de mon mandat à l’Orchestre de Paris, j’ai parlé de Messiaen avec des musiciens et j’ai été surpris de leur relation difficile avec sa musique. Ils aiment énormément Dutilleux, que j’adore également, mais Messiaen semblait trop éloigné d’une zone de confort. Messiaen est un compositeur absolument génial et je souhaitais commencer mon mandat auprès du Tonhalle-Orchester Zürich avec un enregistrement dédié à ses oeuvres symphoniques ; nous avons terminé les sessions et il paraîtra à la rentrée prochaine.

Francisco Coll, compositeur

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Le premier International Classical Music Award (ICMA) attribué à un compositeur va à l’Espagnol Francisco Coll (*1985).  Formé à Valence et à Madrid, Francisco Coll est devenu en 2009 le seul élève privé du compositeur britannique Thomas Adès. Il a terminé ses études à la prestigieuse Guildhall School en même temps qu’il débutait une impressionnante carrière internationale de compositeur avec des commandes du London Symphony, du Los Angeles Philharmonic, de l'Ensemble intercontemporain et du London Sinfonietta, entre autres. Pour la revue Scherzo, membre espagnol du jury des ICMA, Pablo L. Rodríguez a évoqué avec lui le passé, le présent et l'avenir au cours d’un entretien chez lui depuis à Lucerne.

Comment devient-on compositeur aujourd'hui ?

En réalité, je n'ai jamais pensé à devenir compositeur. Dans mon cas, c'était complètement irrationnel. Je me souviens parfaitement de la première fois où j'ai voulu composer quelque chose : j'en avais assez d'entendre toujours la même chose dans mon Walkman et j'ai décidé d'enregistrer quelque chose que j'avais créé moi-même avec des instruments que je pouvais jouer. Je devais avoir une quinzaine d'années. C'était une façon de faire la musique que je voulais entendre. Et c'est en quelque sorte ce que je fais encore aujourd'hui. C’était désastreux, mais c'était une tentative.

Affinités incertaines

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Maurice Ravel (1875-1937), Henri Duparc (1848-1933). « Aimer et mourir ». Danses et mélodies. Magdalena KOZENA, mezzo-soprano. Deutsches Symphonie-Orchester Berlin, Robin TICCIATI, dir. 2018- 60:27- livret en anglais, français et allemand - textes en anglais et français- chanté en français-LINN CKD 610.

La collection du Printemps des Arts de Monte-Carlo

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Le festival du Printemps des Arts de Monte-Carlo est également un producteur discographique dynamique et exigeant qui se plaît à proposer des albums qui allient la rareté des répertoires à la mise en avant de jeunes musiciens. L’addition des deux étant souvent la norme, une manière d’avoir un peu chez soi de l’ADN de ce festival !

Charles Ives (1874-1954) : Sonates pour piano. Liana Gourdjia, violon et Matan Porat, piano. PRI 024.

Du côté des raretés, les sonates pour violon de Charles Ives encombrent aussi peu les programmations que les bacs des disquaires ! À l’exception de l’album d’Hilary Hahn et Valentina Lisitsa (DGG), les interprétations sont rares et restent l’apanage d’artistes étasuniens souvent valeureux mais rarement au niveau de ces oeuvres. Pourtant le parcours musical entre ces quatres sonates est des plus intéressants avec, comme toujours chez Charles Ives, une inventivité unique qui puise son inspiration dans les thèmes et les rythmes de son Amérique pastorale et bigarrée. Le duo formé par Liana Gourdjia et Matan Porat est exemplaire de justesse de ton et de style. Une musique à découvrir dans une interprétation qui fera date de ce côté de l’Atlantique.

Tcha Limberger et le Tatavla trio dans un concert interactif à Bozar

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Ce samedi 27 avril, on retrouvait à Bozar Tcha Limberger et ses musiciens pour un concert interactif dans le cadre de Balkan Trafik -un concert 100% Grec ! Le concert était destiné à des enfants à partir de 6 ans, mais pas que... Outre les familles, des adultes sans enfants était également venus profiter de ce voyage musical.

Le concert a débuté avec une introduction par une animatrice de “Jeugd en Muziek Brussel”. Elle nous a appris des petites chansons en grec, des rythmes et une danse. Les rythmes grecques irréguliers ne sont pas toujours évidents pour les enfants mais, heureusement, certains parents très enthousiastes chantaient à pleine voix. Il faut dire qu’il n’y avait pas beaucoup de monde dans la salle, ce qui n’aidait pas pour la dynamique de groupe. Mais l’atmosphère était conviviale et détendue, le public étant là avant tout pour s’amuser et partager un bon moment.

Vincent d’Indy, symphonie italienne

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Les éditions Symétrie de Lyon, dans le cadre de leur série sur la musique pour orchestre de compositeurs romantiques français, proposent le matériel d’orchestre, le conducteur d’étude et de direction de la Symphonie n°1 en la majeur “Italienne” de Vincent d’Indy.

Restée longtemps inédite, elle est un jalon dans l’oeuvre d’un jeune compositeur qui se cherchait une voie entre l’ambition d’une carrière militaire et le métier de la musique. Un voyage en Italie, récompense à une réussite au baccalauréat, lui ouvrit d’autres perspectives qu’une vie sabre au clair ! Cette symphonie fut également la première de ses oeuvres orchestrales jouées sur scène par l’Orchestre Pasdeloup. Le succès fut au rendez-vous et le jeune homme reçut les félicitations de ses aînés Georges Bizet et Jules Massenet. Mais allant de l’avant, le compositeur la délaissa cette pour se consacrer à une autre oeuvre symphonique ambitieuse : Wallenstein.