Le chant de l’archange

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ANIMA SACRA. Airs sacrés de FAGO, HEINICHEN, TERRADELLAS, SARRO, FEO, ZELENKA, HASSE, SCHIASSI, DURANTE. Jakub Joszef ORLINSKI, contertenor. IL POMO D’ORO : Maxime EMELYANYCHEV. 2018-DDD-75.37-présentation et textes en anglais, français, allemand- chanté en latin et italien-ERATO 01902956633745.

Push à La Monnaie

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Créé en 2016 au Battle Festival (Battle, Angleterre), Push fait partie de ces œuvres fortes et émouvantes qui font écho à la réalité. L’opéra relate l’histoire vraie de Simon Gronowski, jeune déporté en route pour Auschwitz qui survécut grâce à sa mère, qui le poussa hors du train en 1943. Resté caché jusqu’au 8 mai 1945, la guerre lui prit tout : sa mère et sa sœur Ita, décédées dans les chambres à gaz d’Auschwitz, et son père, mort de désespoir en juin 1945.

Pourtant, à 87 ans, Simon Gronowski est aujourd’hui un homme optimiste qui croit en l’avenir. Courageusement, il décida d’écrire et de publier son histoire en 1990 (L’enfant du 20e convoi). C’est d’ailleurs grâce à cet acte de bravoure qu’il put rencontrer un des gardes d’Auschwitz de l’époque, à qui il a pardonné après tant d’années. C’est dans cette idée de compassion et d’ouverture pour un monde meilleur que Simon continue encore de partager son histoire.

Le Klarafestival débute en beauté

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Même si le Klarafestival s’est choisi pour thème cette année un Libera me qui n’est peut-être pas d’une parfaite clarté (on peut se libérer de tant de choses), le concert inaugural du festival n’en fut pas moins une réussite due autant à une programmation intelligente et libérée des facilités de la routine qu’à des interprètes qui s’engagèrent pleinement en faveur des oeuvres qui figuraient au programme de cet European Gala.

A la tête d’un Chamber Orchestra of Europe qui, basé à Londres, livre par son existence même la plus belle des réponses -y compris dans son pays d’accueil- à ceux qui pourraient se demander à quoi peut bien servir l’Europe, le jeune chef allemand David Afkham entama la soirée par les rares Deux épisodes tirés du Faust de Lenau de Liszt. Dans le premier, La Procession nocturne, tant les effectifs réduits de l’orchestre que la patte légère du chef (dirigeant ici sans baguette) assurèrent une exécution toute de transparence et de poésie, alors que La Danse dans l’auberge du village (qui n’est autre qu’une adaptation pour orchestre de la Méphisto-Valse N° 1 du compositeur) se vit enlevée avec un élan irrésistible par un David Afkham menant ses troupes - cette fois-ci avec baguette- avec cette autorité naturelle qui est la marque des vrais chefs.

Bernd Alois Zimmermann, un parcours inattendu

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Bernd Alois Zimmermann (1918-1970) : Concerto pour violon, Photoptosis, Die Soldaten symphonie vocale. Leila Josefowicz, violon ; Anu Komsi, soprano ; Jeni Packalen, alto ; Hilary Summers, contralto ; Peter Tantsits, ténor ; Ville Rusanen, baryton ; Juha Uusitalo, basse. Orchestre symphonique de la Radio finlandaise, Hannu Lintu. Enregistré en 2016 et 2018. Notice de présentation en : anglais et finlandais. Durée : 73’45.  

A la Scala, Valery Gergiev magnifie La Khovantchina

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Depuis mars 1998, la Scala de Milan n’a pas repris La Khovantchina alors qu’elle en a donné neuf productions depuis mars 1926. Il y a vingt ans, Valery Gergiev la dirigeait déjà dans la mise en scène traditionnelle mais ô combien somptueuse de Leonid Baratov.

Aujourd’hui, l’on fait appel au régisseur napolitain Mario Martone qui, dans une notice du programme, déclare : « J’ai essayé d’imaginer l’opéra comme s’il se développait dans un temps futur : futur par rapport à l’époque de Pierre le Grand, futur par rapport au XIXe siècle au moment où Moussorgsky écrivait l’ouvrage, mais aussi futur par rapport à nous qui l’écoutons aujourd’hui. Je voulais rester dans l’Histoire, mais comme si elle se reflétait dans un miroir déformant où l’on pourrait apercevoir Pierre le Grand, Moussorgsky et nous-mêmes ».

Ferdinando Paer, un Rossini du pauvre ?

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Pour le public d’aujourd’hui, qui est Ferdinando Paer ? Qu’a-t-on retenu de sa vaste production lyrique comportant 55 opéras dont Griselda, Camilla, Leonora, Agnese ou Le Maître de Chapelle ? Il y a quelques années, avaient été enregistrés, sous la direction de Peter Maag, une intégrale de la Leonora de 1804 qui a le même sujet que le Fidelio de Beethoven, ainsi que quelques extraits du Maître de Chapelle avec Fernando Corena.

A son époque, Agnese a été l’un des ouvrages les plus représentés un peu partout jusqu’aux années 1840. Répondant à une commande du comte Fabio Scotti pour l’inauguration de son théâtre privé, l’œuvre fut créée le 3 octobre 1809 dans sa villa du Ponte Dattaro aux abords de Parme ; puis elle fit sensation à la Scala de Milan en septembre 1814, en Allemagne et en Autriche, à Londres en 1817, à Paris aux ‘Italiens’ en juillet 1819 avec Joséphine Fodor-Mainvielle et la basse Felice Pellegrini et en janvier 1824 avec Giuditta Pasta. Chopin l’entendit à Varsovie en 1830, avant qu’elle ne s’impose en Russie, au Chili et au Mexique. Puis pendant un siècle et demi, elle disparut jusqu’à la date du 15 février 2008 où l’édition critique établie par le musicologue Giuliano Castellani fut exécutée sous forme de concert à Lugano par Diego Fasolis et les Chœur et Orchestre de la Radio Suisse Italienne. Et onze ans plus tard, c’est lui qui en dirige les premières représentations scéniques à Turin.

Mozart pour tous

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W.A. Mozart (1756 – 1791) : Divertimento pour violon, violon alto et violoncelle en Mi b K563; Quintette pour cor, violon, deux violons alto et violoncelle en Mi b K407. Wolfgang Vladar, cor; Bojidara Kouzmanova, violon; Axel Kircher, alto; Julia Purgina, alto; Luis Zorita, violoncelle - 2018 DDD 59’55 Livret anglais, allemand CD Paladino Music Pmr 099

Le violon de Wolfgang Rihm

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Wolfgang RIHM (° 1952) : Lichtzwang–Dritte Musik–Gedicht des Malers. Tianwa YANG (violon), Deutsche Staatsphilharmonic Rheinland-Pfalz, dir. : Christoph-Mathias MUELLER. DDD–2018–52’ 05’’–Textes de présentation en anglais et allemand–Naxos 8.573812