A La Monnaie, la Flûte déjantée de Castellucci questionne Mozart

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Les circonstances rocambolesques qui entourent la commande du fameux Requiem KV 626 ont permis à l’œuvre de passer aujourd’hui pour celle dans laquelle Mozart investit non seulement ses dernières ressources, mais aussi la part la plus intime de sa personnalité. Il est vrai que le commun des mortels préfère généralement ériger en testament une messe des morts plutôt qu’un Singspiel. Mais Mozart n’est pas le premier venu : c’est un génie pétri des idéaux des Lumières, à l’heure où la Révolution française prétend vouloir inaugurer une ère nouvelle. Son véritable manifeste, l’Aufklärung brille de mille feux, c’est La Flûte enchantée. C’est elle qui lui donne l’occasion d’exprimer ses aspirations les plus profondes ; elle, par conséquent, qu’il s’épuisera à achever à tout prix avant de s’atteler au Requiem -que son commanditaire attendait pourtant de pied ferme. On le sait: son dernier opéra le remuait tant que Mozart était incapable de se le jouer au piano.

C’est dire qu’on ne peut s’attaquer à La Flûte enchantée sans être particulièrement attentif à en préserver l’intégrité. Evénement musical de la rentrée, la Flûte revisitée par Romeo Castellucci fait salle comble. Et, comme tout événement d’envergure, elle divise.

La Flûte enchantée à La Monnaie : Peut-on tout se permettre avec Mozart ?

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La mode du "Regietheater" a envahi les scènes lyriques et on ne s'étonne plus des approches tarabiscotées, politico-érotiques ou non, qu'appliquent nos modernes metteurs en scène aux chefs-d'oeuvre du répertoire. Il est vrai que ceux-ci en ont vu d'autres et qu'ils sont plus résistants qu'un opéra inconnu. La Traviata, Tosca, ou Pelléas et Mélisande ont connu pareils avatars et s'en sont tirés. Qu'en est-il de Mozart ? On ne compte plus les Don Giovanni ou les Cosi fan tutte "modernisés".

Telemann : quatuors parisiens

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Georg Philipp TELEMANN (1681 – 1767) : Fuguette N°14 ; Quatuor N°4 ; Sonate II ; Concerto I ; Quatuor N°6.  Nevermind : Anna Besson, flûte ; Louis Creach, violon ; Robin Pharo, viole de Gambe ; Jean Rondeau, clavecin. 2017 DDD 64’08 Livret français, anglais, allemand CD ALPHA 299.

Dans l'église de Faust avec Gounod

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Charles GOUNOD (1818-1893) :  Messes brèves n° 5 et 7-Noël-Bethléem-Les sept paroles du Christ sur la croix-An evening service-Pater noster. I Vocalisti Chamber Choir, Hans-Joachim Lustig.  2004-DDD-65'10-Textes de présentation en anglais, français et allemand-Carus 83.490.

Knaifel : une question de réception

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Alexander KNAIFEL (1943) : O Comforter ; A Mad Tea-Party ; Bliss ; This Child ; Confession ; O Lord of All My Life ; O Heavenly King ; Lukomoriye
Oleg Malov, piano ; Tatiana Melentieva, soprano ; Piotr Migunov, basse ; Lege Artis Choir, dir. Boris Abalian. 2018 DDD 62’42 Livret russe, anglais CD ECM New Series 2436 4811259

Et deux Bourgeois, deux !

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Richard STRAUSS (1864-1949) : Der Burger als Edelmann - suite op. 60. Jean-Baptiste LULLY (1632-1687) : Le Bourgeois Gentilhomme, extraits. Orchestre de chambre norvégien, dir.: Terje TONNESEN. 2017-57' 35 ''- Textes de présentation en anglais, français et norvégien-LAWO Classics LWC 1143

La Scala redécouvre ALI-BABA de Cherubini

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Depuis plusieurs années, la Scala de Milan élabore un Progetto Accademia permettant aux élèves de l’Ecole de Chant (dirigés actuellement par Luciana D’Intino) de dialoguer avec les Chœur et Orchestre de l’Académie pour présenter un opéra durant le mois de septembre. Comme l’ouvrage choisi pour 2018 est la dernière création lyrique de Luigi Cherubini, Ali-Baba ou Les quarante voleurs, interviennent aussi les jeunes danseurs de l’Ecole de Ballet.