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Gio le taxi. Don Giovanni en conclusion des Chorégies 2019.

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Le grand Patrice Chéreau disait de Wagner lorsqu’il mettait en scène son Ring du centenaire à Bayreuth en 1976 qu’il le « poussait à faire toujours plus de théâtre ».  Nous repensons souvent à ces mots quand nous découvrons la nouvelle lecture d’un opéra mais cette maxime prend tout son sens avec le Don Giovanni proposé ce mardi soir aux Chorégies d’Orange.

Œuvre intimiste à son origine, elle devient par la force des lieux un grand spectacle… à caractère sociétal. Car derrière les frasques du « scélérat charmant », c’est bien une lutte entre ancien et nouveau monde, entre ordre et désordre qui s’opère. C’est en tout cas ce que nous pensons être le postulat de départ de la mise en scène de Davide Livermore épaulé par Rudy Sabounghi (costumes), Antonio Castro (lumières) et D-Wok (vidéos). Replacer Mozart et Don Juan dans leur contexte historique et idéologique, celui de cette Europe des lumières à la veille de l’implosion, tout en montrant que ces aspirations sont toujours bien actuelles. Il suffit de suivre les évènements récents pour s’en convaincre. Alors Don Giovanni gilet jaune dans l’âme ? Nous n’irons pas jusque-là mais ange destructeur d’un modèle de société dépassé c’est une certitude !

 A la Scala, une indémodable Cenerentola

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Pour commémorer la disparition de Claudio Abbado survenue il y a cinq ans, la Scala de Milan reprend l’une des productions marquantes de sa direction artistique, La Cenerentola mise en scène par Jean-Pierre Ponnelle. Conçu pour le Mai Musical Florentin de 1971, présenté sur ce plateau  en avril 1973, le spectacle y a été reproposé trois fois sous la baguette du maestro, tout en étant affiché parallèlement à Vienne, Moscou, Londres et Washington. Puis pendant vingt ans, il a disparu de la programmation avant d’y revenir en juillet 2001 et en juin 2005.

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Les Vêpres siciliennes au Royal Opera House
Pour célébrer le 200e anniversaire de Verdi le Royal Opera de Londres a choisi de présenter, pour la toute première fois de son histoire « Les Vêpres siciliennes » un « grand opéra «  en cinq actes que Verdi composa pour l’Opéra de Paris. La première du 13 juin 1855 fut très bien accueillie. Les commentaires d' Hector Berlioz étaient très élogieux mais « Les Vêpres siciliennes » n’ont pas réussi à s’assurer une place dans le répertoire. Même les efforts de Verdi pour le relancer en 1863 en adaptant quelques rôles pour des chanteurs choisis n’ont pas abouti et c’est comme « I vespri siciliani » comme s’appelle la version italienne depuis 1861, que l’œuvre a été le plus représentée.