Mots-clé : Opéra de Paris

Simon Boccanegra à Paris : Ordalie ou Tragédie antique ?

par https://watersoftener-reviews.net/

La mise en scène de Calixte Bieito a fait l’objet d’un éreintement quasi général à coup de jeux de mots faciles, d’anathèmes, de détails glauques et d’accusation de retour au Regietheater. Si cela en dit long sur la paresse intellectuelle de certains commentateurs, rien ou presque n’a été formulé de l’impact du travail scénique sur le plus verdien et le plus énigmatique des opéras de Verdi : ce Simon Boccanegra que le composteur a écrit pour cinq voix masculines et remanié à vingt quatre ans de distance. Indéniablement, en provoquant sans cesse le dégoût ou l’effroi, les images et jeux de scène irritent. C’est le but recherché !

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Formidable énergie ! Telle est la première impression que l’on ressent à la fin de ces Huguenots tombés en désuétude après avoir  rencontré un succès monstre (26 février
1836). Reflet de ces bouillonnantes années 1830 où les artistes de toute l’Europe se
pressent dans le chaudron parisien.

Orgie de musique sur fond de brume

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Aaron et Moïse © Bernd Uhlig / Opéra de Paris

Moses und Aron à Paris
La trajectoire religieuse d' Arnold Schönberg (1874-1951) est à l'origine de ce Moses und Aron présenté, après 40 ans d'absence, sur la scène de l'Opéra de Paris, pour inaugurer le mandat du nouveau directeur. Né juif, le compositeur viennois choisit le baptême protestant à 24 ans puis, sous la pression nationale socialiste dans les années 30, se tourne vers le judaïsme. C'est dans ce contexte qu'il compose ce quatrième et dernier opéra resté inachevé.

« Arthus » sort victorieux de l'offensive anglo-saxonne !

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© Andrea Messana / Opéra de Paris

Il est rare d'assister à un duel à mort entre un opéra et une mise en scène. Et pourtant c'est ce qui vient de se passer sur la scène de la Bastille avec cette série de représentations du Roi Arthus d'Ernest Chausson (1855-1899). Car, prises à contresens, il est des œuvres qui succombent, d'autres qui résistent mais exceptionnellement qui triomphent.

Deux Requiem inaboutis...

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Verdi_Requiem_BarenboimGiuseppe VERDI (1813-1901)
Messa da Requiem

Anja HARTEROS (soprano), Elina GARANCA (mezzo-soprano), Jonas KAUFFMANN (ténor), René PAPE (basse), Orchestra e Coro del Teatro alla Scala, dir.: Daniel BARENBOÏM, enregistrement video Andy SOMMER
2013-live-DVD-88'-Textes de présentation en anglais, français, allemand et italien-Decca 074 3807

Kristin LEWIS (soprano), Violeta URMANA (mezzo-soprano), Piotr BECZALA (ténor), Ildar ABDRAZAKOV (basse), Orchestre et Choeurs de l'Opéra National de Paris, dir.: Philippe JORDAN
2013-live-77'05''- Textes de présentation en anglais, français et allemand-Erato 50999 9341402 9

Le sacre de Sophie Koch

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Alceste (Sophie Koch), Admète (Yann Beuron), et La Mort (Choeur des Musiciens du Louvre Grenoble) © Opéra National de Paris/Agathe Poupeney

Alceste de C. W. von Gluck
Le chant français se porte bien. Très bien même. De grands interprètes triomphent actuellement sur les scènes : Dessay, Gens, Piau, Petibon, Gillet, Delunsch, Massis, Lemieux, Brunet, Koch, Beuron, Naouri, Degout, Lapointe, Bou, Antoun, Lhôte, Pomponi, Cavallier, Le Texier… La floraison est extraordinaire. A l’instar de la résurgence du bel canto italien dans les années 1960-1970 grâce à de nouvelles voix propres à ce répertoire, voici donc revenir en force le grand opéra français dans ce qu’il a de plus noble et de plus fort.