A L’Opéra

A la Scala, le chorégraphe Mauro Bigonzetti fait danser Haendel

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« Dans mon nouveau travail, les sens principaux sont l’œil et l’oreille, voir et entendre. C’est comme mettre à nu la musique, c’est comme vouloir nettoyer un peu les facultés sensorielles du spectateur uniquement par la danse pour les yeux et par la musique pour les oreilles ». Voilà ce que déclare le chorégraphe Mauro Bigonzetti à propos de son nouveau Progetto Händel, projet qui s’appuie sur la théâtralité innée que recèle n’importe quelle page de l’auteur du Messie et qui parachève ce qu’il avait tenté dans InCanto, Festa Barocca et Come un respiro entre 2007 et 2009.

Une expérience enrichissante

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Peu de compositeurs ont été autant adulé pendant leur vie et vilipendé après leur mort comme Giacomo Meyerbeer, le représentant le plus important du « grand opéra », ce genre qui ravissait le public parisien de la première partie du 19e siècle par son ampleur (trois à cinq actes), son sujet historique, sa mise en scène spectaculaire avec ballet obligatoire, ses chœurs impressionnants et sa distribution luxueuse.

Aïda : un opéra de chef ?

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Aida

© Foster.be

Avec sa succession de tableaux grandioses et intimes, héroïques et extasiés, Aïda de Verdi représente un formidable défi pour un metteur en scène, a fortiori lorsqu'il s'agit d'une première à l'opéra pour celui-ci. Stathis Livathinos est en effet issu du sérail théâtral grec. Avoir mis en scène Médée d'Euripide ou L'Iliade d'Homère donne-t-il les clés du monde lyrique ?

Lakmé... aux ailes d'or

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Gerald (Julien Dran), Lakmé (Sabine Devieilhe) © Christian Dresse (Opéra de Marseille)

« Ô fantaisie aux ailes d’or ! » chante Gérald, le militaire anglais, quand il découvre les bijoux que Lakmé a enlevés et voit « la fille de son caprice » se dresser devant ses yeux. Fantaisie il faut sans doute aussi avoir aujourd’hui pour entrer dans le monde de « Lakmé » cet opéra de Léo Delibes créé à l’Opéra- Comique de Paris le 14 avril 1883 avant d’entamer une éblouissante carrière nationale et internationale.

Un enchantement visuel et musical

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Dido and Aeneas de Henry Purcell
Perle de l'opéra baroque, Dido & Aeneas (1689) ne dure qu'une cinquantaine de minutes. Avec quel opéra le coupler ? Les autres oeuvres lyriques de Purcell ("masks") sont trop longues. Soit on choisit un opéra similaire, comme son modèle, Venus & Adonis de John Blow (1683), soit on propose des pages instrumentales, le catalogue du musicien étant bien étoffé.

Flocon de neige à l'Opéra de Paris

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Snegourotchka, la pesanteur et la grâce
Les aventures d'un « Flocon de neige »  au printemps - titre que l'on préférera à « Fille de neige » -  : est-ce là un sujet d'opéra ? Il faut être né en terre russe pour ressentir l'extase lyrique que peut procurer la sublime et fragile beauté d'un flocon de neige ! Et utiliser ensuite les réactions du poète-berger, de la rivale, du tsar - allant de l' émerveillement à l' indifférence - comme ressorts dramatiques... C'est tout le mérite de la mise en scène du troisième opéra de Rimski-Korsakov (1844-1908) par Dmitiri  Tcherniakov.

A la Scala, une Anna Bolena mi-figue mi-raisin

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Le 14 avril 1957, Anna Bolena était affichée à la Scala de Milan dans une mise en scène de Luchino Visconti, des décors et costumes de Nicolas Benois ; sur scène triomphaient Maria Callas et Giulietta Simionato sous la direction de Gianandrea Gavazzeni. Ce spectacle aujourd’hui mythique a marqué le début de la ‘Donizetti Renaissance’ ; et il a fallu attendre février 1982 pour voir la reprise de cette production par Sandro Sequi et une Caballé mal préparée invoquant un état de santé précaire mais qui, lourdement contestée par un public en furie, ne chanta qu’un seul soir et fut remplacée par une débutante, Cecilia Gasdia.

 A la Scala, une Gazza ladra de référence 

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La Gazza Ladra

© Marco Brescia and Rudy Amisano

Pour la plupart des mélomanes, La Gazza ladra se limite à une ouverture, l’une des plus célèbres de Rossini avec son double roulement de tambour amenant le ‘tutti’. Quelques-uns, plus avisés, citeront la ’cavatina’ d’entrée de Ninetta, « Di piacer mi balza il cor » que chantaient une Lina Pagliughi ou une Mady Mesplé. Mais l’ensemble de cette longue partition, comportant un premier acte de 100 minutes, un second de 90 minutes, demeure méconnu.

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