A L’Opéra

Sur les scènes d’opéra un peu partout en Europe.

Bonnes gens, tous à Lausanne pour AMAHL !  

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La plupart des théâtres lyriques d’aujourd’hui affichent un souverain mépris à l’égard de la production de Giancarlo Menotti. Mais depuis le début de son mandat à la tête de l’Opéra de Lausanne, Eric Vigié a présenté sa propre mise en scène d’Amelia al ballo et de The Telephone ; et aujourd’hui, il récidive en affichant en une judicieuse traduction française Amahl and the Night Visitors (Amahl et les Visiteurs du soir), une commande de la NBC diffusée par la télévision le 24 décembre 1951 sous la direction musicale d’un Thomas Schippers âgé de vingt-et-un ans.

Un Offenbach à découvrir, Fantasio !

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En coproduction avec l’Opéra-Comique qui l’avait affiché sur la scène du Châtelet en février 2017, le Grand-Théâtre de Genève présente à l’Opéra des Nations un fascinant ouvrage de Jacques Offenbach encore méconnu, Fantasio. Le sujet de cet opéra-comique en trois actes est librement inspiré de la pièce du même nom d’Alfred de Musset dont son frère, Paul, avait plus ou moins adroitement tiré un livret.

A Wexford, le sort d'une femme dans l'opéra italien

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Anne Sophie Duprels dans "Risurrezione" de Alfano © Clive Barda

Lors de sa 66e saison (19 octobre-5 novembre) le Wexford Festival Opera a de nouveau donné l’occasion de découvrir un répertoire peu populaire, souvent négligé mais pas moins intéressant. A l’affiche cette année « Medea » de Luigi Cherubini, « Margherita » de Jacopo Foroni et « Risurrezione » de Franco Alfano.

L'opera seria peut se révéler passionnant

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Lucio Silla

Jeremy Ovenden, Lenneke Ruiten © BUhlig

L'opera seria reste éprouvant pour nos sensibilités du XXIe siècle. Cette avalanche quasi ininterrompue de récitatifs et d'arias a de quoi éreinter le plus bienveillant des mélomanes, même si elle est signée Haendel ou Vivaldi. Le jeune Mozart livre, en 1772, à 16 ans, ce Lucio Silla, oeuvre charnière, qui se situe entre son premier essai du genre, Mitridate, et La Finta Giardiniera, parfaite réussite dans l'opera buffa.

Osmose verdienne sur lit de cendre

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Comprenne qui pourra ! On nous explique que le Grand opéra français genre auquel appartient ce  Don Carlos « doit » comporter cinq actes, une scène de foule, des faits historiques et un ballet - conditions auxquelles s'est conformé Verdi. Par souci d'authenticité, on restitue ici les coupures pratiquées par l'auteur. Fort bien. Mais, en revanche, voilà le ballet banni ! Et pourquoi ? Parce que « d'un point de vue dramaturgique sa présence n'aurait aucun sens » écrit Philippe Jordan dans le livret de présentation.

Le brillant plateau vocal a réussi à masquer l'insignifiance de la mise en scène

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Norma

© Lorraine Wauters

La Norma de Bellini (1831) est un opéra superbe, tant par l'apogée du bel canto qu'il représente dans l'histoire de la musique, que par la tragédie exprimée à travers le livret admirable de Felice Romani. Même si l'oeuvre s'inscrit pleinement dans la trajectoire romantique du compositeur, elle descend aussi, seule dans la production bellinienne, de la tradition néoclassique de Gluck, incarnée en Italie par Spontini, Cherubini, ou Mayr.

A la Scala, un mirifique duo, Marianela Nunez et Roberto Bolle 

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Onegion

Marianela Nunez et Roberto Bolle © Brescia e Amisano Teatro alla Scala

Pour achever sa saison 2016-2017, le Ballet de la Scala remet à l’affiche Onegin, un ballet que John Cranko avait conçu pour le Staatstheaterballett de Stuttgart au printemps de 1965. Et ce n’est qu’en février 1993 que l’ouvrage est entré au répertoire de la troupe milanaise qui le reprend ces jours-ci pour la septième fois dans une production splendide conçue par Pier Luigi Samaritani :

Un beau Tristan à Turin

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Pour inaugurer sa saison 2017-18, le Teatro Regio de Turin frappe un grand coup en présentant un Tristan dirigé par Gianandrea Noseda, mis en scène par Claus Guth pour l’Opernhaus de Zürich en 2008 et repris ici par Arturo Gama.

A Marseille, la maîtresse du roi

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Pour les premières représentations de « La Favorite » de Donizetti depuis 1968 l’Opéra de Marseille a opté pour une version concertante et a choisi la version originale en français. « La Favorite » fut en effet créée à l’Opéra de Paris en 1840, commandée par Léon Pillet, Administrateur de l’Opéra, qui avait demandé au compositeur « un ouvrage capable de correspondre au « style français » et avec un livret en français.
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