A L’Opéra

Mises en scène de légende à Lyon

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Le Festival annuel de l’Opéra de Lyon s’appelle cette fois cette Mémoires car Serge Dorny, le Directeur Général, a voulu faire revivre pour les spectateurs de 2017 « trois spectacles qui ont marqué les dernières décennies, trois spectacles de créateurs aujourd’hui disparus et pourtant vivants : Elektra mis en scène par Ruth Berghaus en 1986, Tristan und Isolde par Heiner Müller en 1983 et L’Incoronazione di Poppea par Klaus Michael Grüber en 1999. 

Le premier Grand Opéra Français de Verdi se voit bien honoré

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Jerusalem Verdi

© Lorraine Wauters

Passionnante résurrection à l’Opéra Royal de Wallonie ! Qui aurait cru à la fortune de Jérusalem, gentiment citée dans les monographies comme « version française » du quatrième opéra de Verdi « Il Lombardi alla Prima Crociata », et sitôt oublié ? C’est tout à la gloire de Stefano Mazzonis di Pralafera d’avoir cru depuis longtemps à cet opéra, et d’avoir osé le monter.

Triste Carmen !

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Carmen

© Vincent Pontet

Pour célébrer l’une des plus populaires des œuvres française -à l’heure où les Français eux-mêmes semblent ne plus savoir très bien de quoi est faite leur culture- la reprise de la mise en scène de Calixto Bieito s’imposait-elle ? Que le metteur en scène soit hanté par la violence de ses origines -né à Miranda de Ebro, haut lieu de la répression franquiste et formé dans la Catalogne opprimée par ce même pouvoir- ne justifie pas pour autant le traitement dégradant infligé à cette malheureuse « Carmen ».

Dans La Bohème de Lausanne, un ténor à suivre !

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La Bohème

© M. Vanappelghem

Pour la troisième fois en l’espace de quatorze ans, l’Opéra de Lausanne reprend la production de La Bohème que Claude Stratz avait conçue en juin 2003. Pour les décors, Ezio Toffolutti jouait la carte de la sobriété en constituant, pour les premier et dernier actes, une mansarde sous baie vitrée totalement dépouillée à laquelle donne accès une trappe. Puis quelques panneaux de guingois suffisent à suggérer un quartier populeux où, côté cour, se profile la terrasse illuminée du Café Momus ; et, sous le silence de la neige, ces mêmes éléments amovibles se retourneront pour évoquer la lisière d’un bois jouxtant la gargote et la barrière d’Enfer qui fait office de douane.

« Trompe-la-mort » envoûte l’Opéra de Paris

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Le compositeur italien Luca Francesconi déjà connu par de nombreuses œuvres dont l’opéra « Quartett », a choisi d’écrire lui même son livret à partir de « La Comédie humaine de Balzac » -plus précisément des « Illusions perdues »- où le personnage pivot de Vautrin, alias Trompe-la-mort (car bagnard évadé), alias Jacques Collin, alias l’abbé Carlos Herrera relie les protagonistes. Dans une calèche, le faux abbé -ému par la beauté d’un jeune compagnon de voyage désespéré et ruiné (Lucien de Rubembré)- le détourne du suicide et lui propose un pacte faustien : la splendeur sociale en échange d’une obéissance totale.

Une vision de l’opéra de Janacek sans animaux : pourquoi pas ?

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Vincent Le Texier (Harasta), Lenneke Ruiten (Foxie) © B. Uhlig

La Petite Renarde rusée de Leos Janacek
Venant du monde de la mode, l’artiste belge Christophe Coppens réalise sa première mise en scène d’opéra avec cette oeuvre populaire de Janacek. Coup d’essai, coup de maître ? Sans doute. Tout d’abord, il met à profit l’exceptionnelle largeur de la scène du « Palais de la Monnaie » : de 15 mètres, il l’élargit à 30 ! Il divise cet espace énorme en trois : côté cour un vrai café avec comptoir et tables, côté jardin bureau du garde-chasse/agent de sécurité avec ordinateurs et caméras de surveillance, et au milieu, une sorte de salle polyvalente, surveillée par un grand renard inquisiteur, et qui servira à abriter les événements de la forêt.

La Bontà in trionfo : Joyce DiDonato 

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« La Bontà in trionfo », telle est la seconde partie du titre de La Cenerentola de Rossini. Et c’est aussi l’impression que nous procure Joyce DiDonato qui en a été l’une des interprètes majeures de notre époque. Vendredi 17 mars, à l’Opéra des Nations, elle a accepté l’invitation du Cercle du Grand-Théâtre de Genève qui fête ses trente ans d’existence en donnant un concert de gala avec l’Orchestre de Chambre de Genève dirigé par le chef viennois Sascha Goetzel.

Monologue intérieur sur musique de Janacek

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Le Journal d’un disparu
Le Klarafestival se donne pour mission  « d’aborder des thèmes de société pertinents et actuels » et met la migration et le déplacement, l’exil et l’identité au centre du programme de l’édition 2017, sous le titre de Home sweet home. Le festival veut aussi mettre en valeur les productions de théâtre musical belge et présente cette année, en collaboration avec le Kaaitheater, Muziektheater Transparant et la Monnaie The diary of one who disappeared, une nouvelle production de Ivo van Hove basée sur le cycle de lieder éponyme de Leos Janacek.

A Paris triomphe Le Songe d’une Nuit d’Eté selon Balanchine 

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George Balanchine en répétition avec Violette Verdy © Martha Swope/TimePix

Depuis le 9 mars, le Ballet de l’Opéra de Paris incorpore à son répertoire Le Songe d’une Nuit d’Eté dans la chorégraphie que George Balanchine avait réglée pour le New York City Ballet et dont la première avait eu lieu au City Center de New York le 17 janvier 1962 dans des décors et éclairages de David Hays et des costumes de Barbara Karinska.

A Genève : un chef exceptionnel pour un Wozzeck ahurissant

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Wozzeck

© Carole Parodi

Qui est Stefan Blunier ? Un chef suisse de cinquante-deux ans, né à Berne où il a fait ses études de conservatoire, poursuivies à Essen où il a fondé un ‘Ensemble für neue Musik’. Dès 1992, il a été premier Kappelmeister aux théâtres d’Augsburg, Mannheim, Darmstadt et Bonn, tout en étant l’invité de la Bayerische Staatsoper de Munich, de la Deutsche Oper de Berlin, de l’English National Opera ainsi que de l’Orchestre du Gewandhaus de Leipzig et de l’Orchestre National de Belgique.

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