A L’Opéra

Le temple de l’opérette

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Bien que le programme du Volksoper, la seconde grande maison d’art lyrique de Vienne, combine opéra, opérette, musical et ballet, c’est quand même surtout l’opérette (viennoise) qui est son atout majeur puisque c’est un genre menacé qu’elle défend avec amour et virtuosité. Et ce ne sont pas exclusivement les titres les plus connus qui sont à l’affiche. Cette saison le Volksoper propose une nouvelle production de « Die Zirkusprinzessin » (La princesse de cirque) de Emmerich Kalman, créé à Vienne (au Theater an der Wien) en 1926 et au répertoire du Volksoper depuis 1962.

Verdi à l’honneur à Vienne

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Il Trovatore

Il Trovatore © Michaël Pöhn

Treize fois Verdi était à l’affiche du Wiener Staatsoper en février avec une nouvelle production de « Il trovatore » et des reprises de « Nabucco » et « Otello ». « Il trovatore » a conquis Vienne depuis 1854, seulement un an après sa création au Teatro Apollo de Rome et connut sa première production au Staatsoper en 1937. La dernière datait de 1993.

Au San Carlo de Naples, un Tchaikovsky absolument fascinant

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Sur les grandes scènes italiennes, la représentation des opéras de Tchaikovsky est une denrée rare. Depuis l’après-guerre, comme partout en Europe, l’on a vu sporadiquement Eugène Onéguine et La Dame de Pique. Notons que le Mai Musical Florentin de 1954 avait présenté en traduction italienne Mazeppa avec Ettore Bastianini, Magda Olivero et Boris Christoff en obtenant un grand succès. A la fin des années nonante, Iolanta a été proposée par diverses scènes dont La Scala de Milan et Le San Carlo de Naples ; et c’est justement ce théâtre qui assume aujourd’hui la création italienne de Carodejka (L’Enchanteresse que l’on ferait mieux d’appeler L’Ensorceleuse), antépénultième ouvrage du musicien, précédant La Dame de Pique et Iolanta.

 A la découverte de Gina de Francesco Cilea à Venise

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Pour le grand public, le nom de Francesco Cilea est lié à un seul ouvrage, Adriana Lecouvreur, et à un air de ténor, « È la solita storia del pastor », le lamento de Federico au deuxième acte de L’Arlesiana. Mais personne (ou presque) ne connaît son premier ouvrage, Gina, composé en 1888 alors qu’il était élève du Conservatorio San Pietro a Majella de Naples ;

A la Scala, une mémorable Soirée Stravinsky

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Sur les mélismes du basson faisant apparaître une lumière blanchâtre devant quelques peupliers épars, un jeune homme hagard foule de ses pieds nus la terre comme s’il voulait s’imprégner de ses vibrations. En de larges enjambées entrent deux de ses compagnons, puis d’autres qui volent à la recherche de celui qu’il faudra sacrifier aux divinités printanières ; ils le trouvent, le jettent en l’air puis au sol où ils l’assomment.

« Feux et tonnerre ! » à Liège

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Damnation de Faust

© Lorraine Wauters

La Damnation de Faust de Berlioz
On se souviendra de la première mise en scène de Ruggiero Raimondi à l’Opéra Royal de Wallonie : c’était l’Attila de Verdi, en septembre 2013. L’illustre chanteur, également acteur remarquable (Don Giovanni, Scarpia, Boris Godounov), s’était révélé peu convaincant et adepte, dans ses conceptions dramatiques, d’un franc retour vers le passé.

Un trio de choc pour Hamlet d’Ambroise Thomas

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© Marc Vanappelghem

Depuis le début de sa saison 2016-2017, l’Opéra de Lausanne collectionne les succès en ayant présenté L’Orfeo de Monteverdi dans la production de Robert Carsen et La Vie parisienne dans celle de l’Opéra National du Rhin conçue par Waut Koeken. Et cette fois-ci, elle coproduit Hamlet avec l’Opéra de Marseille et la scène strasbourgeoise qui l’ont déjà présenté au cours de ces deux dernières années.

Quand Madame Butterfly parle à Madame Butterfly

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Hotel Pro Forma est un « laboratoire de performances dramatiques » danois, auquel La Monnaie avait déjà fait appel pour sa Troïka Rachmaninov en juin 2015. Sa directrice, Kirsten Dehlholm, a conçu la mise en scène du chef-d’oeuvre de Puccini en adoptant une approche formelle, inspirée du bunraku japonais : « Le récitant est assis côté cour, les marionnettes jouent sur un plateau frontal » (programme de salle). 

Spartacus à Anvers : une flamboyante épopée chorégraphique

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« Ce qui me tenait le plus à coeur, c’était d’exprimer, à travers la musique, la tragédie vécue par Spartacus à l’époque esclavagiste, son généreux élan, son exploit historique au nom de la liberté des opprimés. » Voilà ce que déclarait Aram Khatchaturian à un journal soviétique, en 1958, peu après la première de ce qui allait devenir l’une de ses partitions les plus célèbres.

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