A L’Opéra

Sur les scènes d’opéra un peu partout en Europe.

"Elle est charmante, et je comprends qu'on l'aime"

par

Manon de Massenet
Reportez-vous à mon article du 16 avril concernant les répétitions de ce projet ambitieux. Sa réalisation avait lieu ce week-end, samedi et dimanche, et j'ai pu en voir la deuxième. Les douze (!) jours de répétitions ont été bénéfiques, et le spectacle auquel j'ai assisté manifestait un fort bon niveau.

A Turin, un chef et une soprano pour ‘I Lombardi’

par
I Lombardi

Angela Meade, Giselda - © Ramella & Giannese | Teatro Regio Torino

« O Signore, dal tetto natio », ce seul chœur avec son début à l’unisson, autrefois aussi célèbre que le « Va pensiero » de ‘Nabucco’, rappelle au grand public italien l’existence d’ ‘I Lombardi alla Prima Crociata’, le quatrième ouvrage d’un Verdi trentenaire créé triomphalement à la Scala de Milan le 11 février 1843. Curieusement, il n’a été représenté que trois fois au Teatro Regio de Turin, en décembre 1843, en mars 1873 et en décembre 1926.

Pour un ravissement de l'esprit

par

Jodie Devos © Opéra Royal de Wallonie

Le Nozze di Figaro
Qu'attend-on d'une nouvelle production du chef-d'oeuvre mozartien ? De la vivacité, du théâtre, de la poésie et beaucoup d'émotion. C'est exactement ce que l'Opéra Royal de Wallonie vient d'offrir en ce beau jour de printemps, pour le plus grand bonheur des spectateurs.

A Marseille, une fascinante Hérodiade 

par
Herodiade

© Christian Dresse

« Vision fugitive », « Il est doux, il est bon », « Ne me refuse pas », ces airs pouvaient être fredonnés par n’importe quel passionné d’opéra à Paris ou en province dans l’immédiate après-guerre et étaient immortalisés sur disque par un Michel Dens, une Régine Crespin, une Rita Gorr au début des années soixante. Aujourd’hui, cette ‘Hérodiade’ d’un Massenet première manière semble si loin de nous, au point de constituer une curiosité que peut afficher un théâtre, soucieux de son passé glorieux.

Berlioz s'encanaille

par
Benvenuto cellini

© Agathe Poupeney

Benvenuto Cellini
Berlioz n'avait pas le goût heureux en amour. En livret d'opéra non plus. Aujourd'hui comme à la création en 1838, c'est l'une des principales raisons de la « chute » de son Benvenuto Cellini.
La faiblesse de l'intrigue, l'inanité des dialogues, la pauvreté psychologique des personnages n'obèrent heureusement pas l'extraordinaire originalité musicale, la vitalité sonore, les coloris rutilants de l'instrumentation et les innovations toujours surprenantes (vents en particulier) de l'auteur d'Harold en Italie.

Une représentation en crescendo

par

© Opéra National de Lorraine

« Un Ballo in maschera »
A Nancy, et à Luxembourg ensuite (les 17, 20 et 22 avril), c’est la version originale du « Ballo in maschera » qui est représentée :
l’action, qui s’inspire d’un événement historique réel, se situe donc bien en cette Suède que la censure napolitaine refusait. La partition, elle, est le résultat d’une récente nouvelle édition critique. Un retour bienvenu aux sources de l’inspiration verdienne.

Un fascinant ‘Jérémy Fisher ‘ d’Isabelle Aboulker

par

© Isabelle Meister

A côté de la saison régulière du Grand-Théâtre, la programmation des spectacles lyriques à Genève offre parfois des surprises de taille. Ce fut le cas le week-end dernier avec ‘Jérémy Fisher’, l’opéra pour enfants d’Isabelle Aboulker présenté à Chêne-Bougeries par la compagnie Opéra-Théâtre ; en 2001, sa fondatrice, Michèle Cart, metteur en scène, avait instauré une section junior pour faire découvrir l’opéra aux jeunes en produisant une autre œuvre d’Isabelle Aboulker, ‘La Fontaine et le corbeau’.

A Lyon, le Don Carlos original

par
Don Carlos

© Jean-Louis Fernandez

Le festival annuel de l’Opéra de Lyon, qui le plus souvent explore des chemins moins fréquentés, est cette année consacré à Verdi. Au programme « Macbeth », « Don Carlos » dans sa version originale en langue française composée pour l’opéra de Paris, et « Attila ». Avec ce festival l’Opéra de Lyon veut aussi saluer son nouveau chef permanent, le Milanais Daniele Rustioni qui dirige les trois opéras.

A Genève, l’époustouflante réussite de ‘Cavalleria rusticana’ et ‘I Pagliacci’

par

© Carole Parodi

Depuis octobre 1996, donc depuis plus de vingt ans, le Grand-Théâtre de Genève n’avait pas repris le diptyque clé du vérisme, ‘Cavalleria rusticana’ et ‘I Pagliacci’. Cette fois l’idée ingénieuse de la direction consiste à confier la mise en scène à deux artistes italiennes de renom, Emma Dante pour Mascagni, Serena Sinigaglia pour Leoncavallo.

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