A L’Opéra

Sur les scènes d’opéra un peu partout en Europe.

A la Scala, une ‘Francesca da Rimini’ à redécouvrir

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Qui sait pourquoi, Francesca da Rimini, l’ouvrage le plus célèbre de Riccardo Zandonai, n’a pas figuré à l’affiche de la Scala de Milan depuis… 59 ans ; effectivement, les cinq dernières représentations y ont été données entre le 21 mai et le 4 juin 1959 avec Magda Olivero, Mario Del Monaco et Giangiacomo Guelfi sous la direction de Gianandrea Gavazzeni.

Une 'Aida’ des Mille et une Nuits

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Krassimira Stoyanova, Fabio Sartori, Violeta Urmana

Pour commémorer le 95e anniversaire de Franco Zeffirelli, né à Florence le 12 février 1923, la direction de la Scala de Milan a décidé de reprendre la spectaculaire mise en scène qu’il avait conçue pour ‘Aida’ en avril 1963 ; et la seconde représentation de cette série était dédiée à la mémoire de Leyla Gencer, disparue il y a dix ans, qui avait interprété le rôle-titre le 12 mai 1963.

Le Roi Arthur chez les punks

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King Arthur

© Carole Parodi

Un semi-opéra tel que ‘King Arthur’ sur un texte de John Dryden avec une musique d’Henry Purcell est par définition une œuvre difficile, voire impossible à monter. Car ce ‘drammatick opera’ proche du genre du ‘mask’, créé au Dorset Garden Theatre de Londres en mai ou juin 1691, est une pièce de théâtre parlé entrecoupée de passages instrumentaux ou vocaux où interviennent les solistes ou le chœur.

La 'Donna del Lago’ selon Max Emanuel Cencic

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© Alan Humerose

Pour la première fois de son histoire, l’Opéra de Lausanne présente l’un des plus beaux, voire le plus bel opéra napolitain de Rossini, mais aussi l’un des plus redoutables, ‘La Donna del Lago’, créé au Teatro di San Carlo le 24 septembre 1819 avec une distribution éclatante incluant le soprano Isabella Colbran, le contralto Rosmunda Pisaroni, les ténors Giovanni Davide et Andrea Nozzari. Une œuvre de cette envergure requiert huit solistes, un double chœur, une ‘banda’, c’est-à-dire une fanfare de scène, et un effectif instrumental considérable.

"Elle est charmante, et je comprends qu'on l'aime"

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Manon de Massenet
Reportez-vous à mon article du 16 avril concernant les répétitions de ce projet ambitieux. Sa réalisation avait lieu ce week-end, samedi et dimanche, et j'ai pu en voir la deuxième. Les douze (!) jours de répétitions ont été bénéfiques, et le spectacle auquel j'ai assisté manifestait un fort bon niveau.

A Turin, un chef et une soprano pour ‘I Lombardi’

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I Lombardi

Angela Meade, Giselda - © Ramella & Giannese | Teatro Regio Torino

« O Signore, dal tetto natio », ce seul chœur avec son début à l’unisson, autrefois aussi célèbre que le « Va pensiero » de ‘Nabucco’, rappelle au grand public italien l’existence d’ ‘I Lombardi alla Prima Crociata’, le quatrième ouvrage d’un Verdi trentenaire créé triomphalement à la Scala de Milan le 11 février 1843. Curieusement, il n’a été représenté que trois fois au Teatro Regio de Turin, en décembre 1843, en mars 1873 et en décembre 1926.

Pour un ravissement de l'esprit

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Jodie Devos © Opéra Royal de Wallonie

Le Nozze di Figaro
Qu'attend-on d'une nouvelle production du chef-d'oeuvre mozartien ? De la vivacité, du théâtre, de la poésie et beaucoup d'émotion. C'est exactement ce que l'Opéra Royal de Wallonie vient d'offrir en ce beau jour de printemps, pour le plus grand bonheur des spectateurs.

A Marseille, une fascinante Hérodiade 

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Herodiade

© Christian Dresse

« Vision fugitive », « Il est doux, il est bon », « Ne me refuse pas », ces airs pouvaient être fredonnés par n’importe quel passionné d’opéra à Paris ou en province dans l’immédiate après-guerre et étaient immortalisés sur disque par un Michel Dens, une Régine Crespin, une Rita Gorr au début des années soixante. Aujourd’hui, cette ‘Hérodiade’ d’un Massenet première manière semble si loin de nous, au point de constituer une curiosité que peut afficher un théâtre, soucieux de son passé glorieux.