A L’Opéra

Sur les scènes d’opéra un peu partout en Europe.

http://www.ghs-hessigheim.de/

par https://sarahcraigphoto.com/creative-writing-masters-toronto/

La saison se poursuit à La Monnaie avec l’escale très attendue de la production du dernier chef d’oeuvre de Leoš Janáček Z mrtvého domu (De la Maison des Morts) dans la mise en scène de la star de la scénographie Krzysztof Warlikowski. Production créée au Royal Opera House de Londres au printemps dernier et qui sera à l’opéra de Lyon dans les prochains mois.

A Lausanne, un COSÌ FAN TUTTE désopilant  

par

Au milieu de la scène trône un écran de cinéma où défile le générique d’un film, La Scuola degli Amanti, réalisé par Alfonso Produzione, coût de l’opération : 100.000 euros. Voilà ce que découvre, durant l’Ouverture, le spectateur ébahi par cette relecture de Così fan tutte qui est due à Jean Liermier, l’actuel directeur du Théâtre de Carouge, concepteur d’une époustouflante My Fair Lady en décembre 2015. D’emblée, il avoue avoir trouvé son inspiration dans la téléréalité de Mon incroyable fiancé et surtout dans celle de L’île de la tentation.

Un jeune pianiste d’exception, Rafal Blechacz  

par

Dans le cadre de sa série ‘Les Grands Interprètes’, l’Agence de concerts Caecilia avait réinvité Murray Perahia ; mais pour des raisons de santé, l’artiste a dû annuler sa tournée. En lieu et place a été sollicité un jeune pianiste polonais de trente-trois ans, Rafal Blechacz, qui s’est fait remarquer en octobre 2005 en s’adjugeant tous les prix et la médaille d’or du Concours Chopin de Varsovie avant de remporter le prestigieux Gilmore Artist Award en 2014.

A Genève, un tsar égaré chez les soviets

par

Depuis le printemps 2004, donc depuis quatorze ans, Boris Godounov n’a pas reparu à l’affiche du Grand-Théâtre de Genève qui, depuis les années soixante, perpétue une pratique intéressante, celle de donner la version originale de 1869 comportant sept tableaux, version qui est dépourvue de l’acte polonais rajouté trois ans plus tard.

Simon Boccanegra à Marseille : un baryton à découvrir

par

Un grand chanteur à la carrière internationale devient-il automatiquement un grand metteur en scène ? Pas nécessairemennt mais on peut au moins supposer qu’il respectera la musique et les besoins des chanteurs. Ce qui n’est déjà pas trop mal de nos jours !
Pour Leo Nucci, le metteur en scène de Simon Boccanegra à Marseille (avec la collaboration artistique de Salvo Piro), c’est Verdi qui a conçu la mise en scène, qui a pensé à tout, par ses choix musicaux, ses pauses, ses notes, ses accents, son texte. Les décors assez simples mais évocateurs (présence de la mer) de Carlo Centolavigna et les costumes chatoyants d’Artemio Clabassi évoquent la Gênes du 16e siècle et l’histoire est fidèlement racontée au fil un spectacle classique mais assez académique. C’est aux interprètes de donner vie à ce drame intime et à son contexte politique.

Il Matrimonio Segreto, une œuvre remise à l’honneur qu’elle mérite

par

Ce vendredi 19 octobre 2018, l’Opéra de Liège a rejoué pour la première fois depuis 10 ans “Il Matrimonio Segreto” de Domenico Cimarosa (1749-1801). À sa direction : le jeune et talentueux Ayrton Desimpelaere, 28 ans, assistant à la direction musicale de Liège depuis 2016 et également membre de l’équipe de Crescendo Magazine. Celui-ci honore l’une des plus grandes œuvres d’un compositeur italien encore trop méconnu aujourd’hui.

Au Regio de Turin, un TROVATORE captivant

par

Un million sept cent mille euros de coupe dans le budget, tel est le montant astronomique qu’annonce, au lever de rideau, un délégué syndical devant l’orchestre amassé sur le plateau. Mais par respect pour le public n’est proclamée aucune grève ; et le spectacle se déroule sans encombre. A méditer !

A la Scala, un ERNANI fascinant

par

Un fond de scène avec fenêtres et portes en ogive, comme si l’on se trouvait au Teatro Farnese à Parme, d’imposantes quadratures de bois avec des roues pour actionner les décors « en dur », telle est la première image que nous offre cette nouvelle production de l’Ernani de Giuseppe Verdi, conçue par Sven-Eric Bechtolf dans des décors de Julian Crouch, des lumières de Marco Filibeck et des effets vidéo de Filippo Marta.

Quand l’abstraction mène à l’essentiel

par

La Traviata de Giuseppe Verdi mise en scène par Robert Wilson et dirigée par Teodor Currentzis

Au Grand Théâtre de Luxembourg, c’est par une immédiate et longue ovation debout que les spectateurs ont manifesté leur enthousiasme à la fin de la première représentation de La Traviata dirigée par Teodor Currentzis et mise en scène par Robert Wilson.

Belle soirée brucknérienne à la Monnaie

par

L’Orchestre symphonique de la Monnaie ne manque certainement pas de qualités, mais on ne peut lui reprocher de n’être guère familier des oeuvres d’Anton Bruckner, compositeur qui n’a d’ailleurs toujours pas la place qui lui revient dans la programmation de nos formations symphoniques.