A L’Opéra

Sur les scènes d’opéra un peu partout en Europe.

A Genève, l’époustouflante réussite de ‘Cavalleria rusticana’ et ‘I Pagliacci’

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© Carole Parodi

Depuis octobre 1996, donc depuis plus de vingt ans, le Grand-Théâtre de Genève n’avait pas repris le diptyque clé du vérisme, ‘Cavalleria rusticana’ et ‘I Pagliacci’. Cette fois l’idée ingénieuse de la direction consiste à confier la mise en scène à deux artistes italiennes de renom, Emma Dante pour Mascagni, Serena Sinigaglia pour Leoncavallo.

 Un chef et un ténor pour ‘La Clemenza di Tito’

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Y. Mynenko, P. Fanale © Alan-Humerose

Un ouvrage tel que ‘La Clemenza di Tito’ pâtit souvent du fait que l’on ne réussit pas à conférer une véritable dynamique au carcan de l’opera seria. A Lausanne se produit l’effet contraire grâce à la direction de Diego Fasolis. Bien connu à Lausanne pour avoir présenté nombre d’opéras baroques et donné une lecture fort originale de ‘Die Zauberflöte’ en juin 2015, il réussit ici, dès les premières mesures de l’ouverture, à créer une tension dramatique qui ne se relâche à aucun moment, quitte à recourir à des tempi plutôt rapides que restituent remarquablement tant l’Orchestre de Chambre de Lausanne que le Chœur du Théâtre, minutieusement préparé par Pascal Mayer.

Une étape importante

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Hans Heiling de Heinrich Marschner
Heinrich Marschner (1795-1861) est un compositeur allemand qui occupe une place majeure dans l’histoire de l’opéra romantique et constitue une étape importante entre Weber et Wagner. Il avait un réel sens dramatique et harmonique qui, avec sa maîtrise orchestrale, était très propice à l’expression du surnaturel du romantisme.

A Liège, #Folon en création

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Folon1

Natacha Kowalski et Pierre Derhet © Lorraine Wauters / Opéra Royal de Wallonie

Après la Flûte enchantée, l'Opéra Royal de Wallonie, en collaboration avec la Fondation Folon, a proposé cette saison une création dans le cadre "Opéra Jeune Public participatif". L'heureux élu fut le compositeur turinois Nicola Campogrande sur un livret de Piero Bodrato. Un opéra pour enfants d'une durée d'une heure.

Cav oui, Pag non

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Cavalleria Rusticana
(Mascagni)
Pagliacci
(Leoncavallo)

Les deux emblèmes de la "Giovane Scuola", parus en 1890 et en 1892, ont immédiatement conquis le public, et sont devenus, pour toujours, les symboles du naturalisme italien : le vérisme. Leur succès se comprend tout à fait, leur couplage aussi.

Tout pour la musique !

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© Vincent PONTET

Le Barbier de Séville de Rossini
C’est un « Barbier de Séville » passablement original que le Grand Théâtre de Luxembourg (en coproduction avec le Théâtre des Champs-Elysées à Paris, les opéras de Bordeaux et Marseille) vient de proposer à un public qui n’a pas boudé son plaisir.
Pour reprendre le titre de la chanson de France Gall et Michel Berger : « Tout pour la musique » !

Retour brillant d'un chef-d'oeuvre parfait

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Anne-Catherine Gillet et Cyrille Dubois © Larraine Wauters/Opéra Royal de Wallonie

Le Domino noir de Daniel-François-Esprit Auber.
Excellente initiative de l'Opéra Royal de Wallonie de remonter ce Domino noir (1837), opus le plus joué d'Auber, avant Fra Diavolo, Le Maçon ou La Muette de Portici. Ce succès immense rend incompréhensible l'oubli dans lequel il est tombé, d'autant plus que nous avons pu nous rendre compte de son intérêt par l'intégrale studio publiée en 1995 chez Decca, dirigée par Richard Bonynge, avec Sumi Jo dans le rôle-titre.

Un magnifique Simone Boccanegra à la Scala

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© Marco Brescia & Rudy Amisano

Côté cour, cinq ou six matelots s’affairant à tirer les cordages pour stabiliser la hune de la vigie, côté jardin, une sombre demeure efflanquée d’un chemin de ronde sous une glaciale lumière bleutée (due à Marco Filibeck), telle est la première image que nous livre la mise en scène de Simone Boccanegra élaborée en avril 2010 par Federico Tiezzi.

Un fascinant ‘Onéguine’ selon John Cranko

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Mathias Heymann © Julien Benhamou / Opéra National de Paris

Dans le cadre de sa saison 2017-2018, le Ballet de l’Opéra de Paris présente, quatre mois après la Scala de Milan, sa production d’ Onéguine, le ballet de John Cranko, entrée au répertoire de la compagnie le 16 avril 2009 ; elle utilise elle aussi les arrangements et l’orchestration de diverses pages de Tchaikovsky réalisés par Kurt-Heinz Stolze et présentés ici par l’Orchestre de l’Opéra national de Paris sous la direction gros sel et sans intérêt du chef américain James Tuggle.

A Tours : une parfaite inauguration de l'année Gounod

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© Marie Petry

Philémon et Baucis de Charles Gounod
Créé en 1860, situé entre la première version de Faust, et La Colombe, Philémon et Baucis peut être compté parmi les plus beaux chefs-d'oeuvre de Gounod. Certes, l'intrigue mythologique est mince (pour remercier un couple d'humains qui l'a bien reçu, Jupiter lui accorde la jeunesse, que le couple finit par refuser). Mais l'inspiration mélodique du compositeur a rarement été aussi éloquente, et annonce fréquemment Mireille, par cette simplicité désarmante, secret du succès constant de son oeuvre, jusqu'à nos jours.