A L’Opéra

Sur les scènes d’opéra un peu partout en Europe.

La malédiction des Atrides frappe à Garnier

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Véronique Gens dans le rôle-titre d'Iphigénie en Tauride et Thomas Johannes Mayer (Thoas) © Guergana Damianova / OnP

Depuis 2006 le metteur en scène polonais Warlikowski aurait revu sa mise en scène située dans un hospice de vieilles femmes... en supprimant les déambulateurs. Peut-être - mais le propos reste identique : utiliser l’œuvre pour assouvir ses névroses personnelles (certainement dignes d'intérêt, au demeurant).

Le tout dernier Don Juan, ce héros

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Veronica Cangemi et Mario Cassi © Lorraine Wauters

Après le très inconnu Stradella de César Franck qui inaugurait le retour de l'Opéra Royal de Wallonie en ses murs après travaux, Jaco Van Dormael, cinéaste de son état, a mis en scène Don Giovanni, dont Wagner affirmait que c'était "l'opéra des opéras". Les décors de Vincent Lemaire sont criants de vérité et les lumières de Nicolas Olivier les mettent bien en valeur.

Equilibre parfait entre la mise en scène, la musique et… le propos du livret

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Dernier opéra de Richard Strauss, Capriccio a été créé en 1942. Même si Die Liebe der Danae ne fut représenté  qu'après la mort du compositeur, celui-ci l’avait composé avant, de sorte que Capriccio peut vraiment passer pour son testament lyrique. Avec ces opéras, Strauss disait adieu aux deux passions, qui l'ont poursuivi sa vie durant : l'Antiquité et le XVIIIème siècle.

Au Wexford Festival Opera : de jeunes talents et des oeuvres à découvrir

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Pour sa 65ième édition le Wexford Festival Opera proposait de nouveau trois œuvres sinon inconnues quand même rarement représentées et éventuellement à redécouvrir. Et pour satisfaire la demande du public international toujours plus nombreux qui se retrouve dans la modeste ville côtière de l’Irlande du sud-est, il y avait cette année quatre cycles. (26 octobre – 6 novembre).

Une belle production, et pas uniquement pour Leo Nucci

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Leo Nucci © Lorraine Wauters / Opéra Royal de Wallonie

Nabucco reste une oeuvre passionnante. Troisième opéra de Verdi (1842), elle inaugure avec fracas une nouvelle ère de l'opéra italien, celle du chant ample et dramatique, de la force de l'expression, de la puissance des choeurs et de l'orchestre. Pressé par le temps, Verdi se lancera dans la série des opéras qu'il appela "les années de galère" dont seuls ce Nabucco et Macbeth sont demeurés au répertoire.

La 52e Lucia à l'Opéra National de Paris

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Lucia

La Lucia de Pretty Yende © Sebastien Mathe

Lucia di Lammermoor
Reprise pour la 52ème fois à l'Opéra National de Paris, la mise en scène d'Andrei Serban semble de plus en plus austère et hostile au fil des ans. Evolutions de virils gymnastes en sous-vêtements, passerelles noirâtres, balcon peuplé de voyeurs en hauts de forme : tout le potentiel sadique d'un environnement qui s'apprête à broyer la jeune victime est là.