A L’Opéra

Sur les scènes d’opéra un peu partout en Europe.

La commedia è finita

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Avec la dernière réplique de « Pagliacci » : « La commedia è finita » l’Opéra National du Rhin clôturera le 25 juin la saison 2016-17 et aussi la direction artistique du Belge Marc Clémeur qui dirigea l’ONR pendant huit ans. Devenus les « jumeaux véristes » quasi inséparables « Cavalleria rusticana » de Mascagni et « Pagliacci » de Leoncavallo avaient généralement quand même conservé leur individualité.

Le point final d'une saison exemplaire.

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Otello

Jose Cura © Lorraine Wauters

Otello de Giuseppe Verdi
Dernier spectacle de la saison de l'Opéra Royal de Wallonie, cet Otello se situe dans le droit fil des productions du directeur Stefano Mazzonis di Pralafera : traditionnelle, lisible, immédiate. Au vu du grand succès de la première, le public, toujours nombreux à Liège, a apprécié. Jolis effets pour la tempête initiale (mais moins spectaculaires qu'en mai 2011 sous le chapiteau), bonne direction d'acteurs et, surtout, admirables costumes de Fernand Ruiz.

La redécouverte du tout premier opéra de Saint-Saëns

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Le timbre d'argent

Jodie Devos (Rosa), Yu Shao (Benedict), le Chœur Accentus / © Pierre Grosbois (Opéra-Comique)

Le Timbre d'argent
Peintre fauché mais amoureux d'une danseuse, Conrad se fait procurer par le Diable un petit timbre d'argent : chaque fois qu'il le frappera, son souhait sera exaucé, mais une personne de son entourage mourra. Telle est la trame du livret de Barbier et Carré, que le jeune Saint-Saëns mettra en musique  en 1864, juste après son second échec au prix de Rome.

Des moustaches à la… Norma !

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© Carole Parodi

Dans un angle d’une église délabrée, les femmes sont à l’ouvroir ; leur responsable tente vainement de brancher un poste de TSF, alors que le chef américain John Fiore dirige magnifiquement l’Orchestre de la Suisse Romande dans une ouverture dont il tire au cordeau les lignes de force en jouant des effets de clair-obscur au niveau du phrasé.

Une  Phèdre oubliée surgit de l'oubli

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Phèdre

Enguerrand de Hys et Thomas Dolié © Grégory Forestier

Phèdre de Jean-Baptiste Lemoyne
Jean-Baptiste Lemoyne (1751-1796) fut élève de Graun, puis chef d'orchestre de Frédéric de Prusse. Il resta ensuite en France où il rencontra Gluck. Très influencé par celui-ci, puis par son rival Piccinni, il écrivit non moins de 15 ouvrages, dont une Electre (1782), qui fit polémique par sa violence. Créée quatre ans plus tard, au Château de Fontainebleau, Phèdre plut davantage par un dramatisme moins outrancier, par un lyrisme plus présent (le rôle-titre était tenu par la célèbre Mlle Saint-Huberty, étoile de l'Opéra de Paris), et par de magnifiques ballets. 

La Flûte enchantée selon Maurice Béjart

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© francois-paolini

Un passage surélevé avec escaliers latéraux, une étoile au sol avec un homme en noir couché bras et jambes en croix, une hydre comme un dragon chinois s’attaquant à un égaré, tels sont les premiers clichés qui émanent de La Flûte enchantée dans la réalisation chorégraphique que Maurice Béjart avait présentée une première fois en mars 1981 avec le Ballet du XXe siècle au Cirque Royal de Bruxelles.

Bravo Cecilia !

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Bartoli

© Festspiele Salzburger / Monika Rittershaus

Le Festival de Pentecôte de Salzbourg
La sixième édition des « Salzburger Pfingstfestspiele » sous la direction artistique de Cecilia Bartoli présentait de nouveau une affiche à thème, bien équilibrée et d’un haut niveau artistique. « Wonne der Wehmut » (Joie de la mélancolie) était le fil conducteur du programme qui offrait en quatre jours deux représentations d’un spectacle d’opéra (Ariodante de Händel), un opéra en concert (La donna del lago de Rossini), un ballet classique (La Sylphide de Bournonville), et trois concerts.

A Lausanne, un Don Giovanni "baroque" ! 

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Don Giovanni

© M. Vanappelghem

De gigantesques pans de mur noir, des fumées toxiques émanant de la terre, de visqueuses créatures saisissant un corps pour l’attirer dans les profondeurs, telles sont les premières images que nous livre ce Don Giovanni dont Eric Vigié a assuré la mise en scène et les costumes, Emmanuelle Favre, les décors, Henri Merzeau, les éclairages.

A la Scala, le chorégraphe Mauro Bigonzetti fait danser Haendel

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« Dans mon nouveau travail, les sens principaux sont l’œil et l’oreille, voir et entendre. C’est comme mettre à nu la musique, c’est comme vouloir nettoyer un peu les facultés sensorielles du spectateur uniquement par la danse pour les yeux et par la musique pour les oreilles ». Voilà ce que déclare le chorégraphe Mauro Bigonzetti à propos de son nouveau Progetto Händel, projet qui s’appuie sur la théâtralité innée que recèle n’importe quelle page de l’auteur du Messie et qui parachève ce qu’il avait tenté dans InCanto, Festa Barocca et Come un respiro entre 2007 et 2009.

Une expérience enrichissante

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Peu de compositeurs ont été autant adulé pendant leur vie et vilipendé après leur mort comme Giacomo Meyerbeer, le représentant le plus important du « grand opéra », ce genre qui ravissait le public parisien de la première partie du 19e siècle par son ampleur (trois à cinq actes), son sujet historique, sa mise en scène spectaculaire avec ballet obligatoire, ses chœurs impressionnants et sa distribution luxueuse.