A L’Opéra

Sur les scènes d’opéra un peu partout en Europe.

Il Trovatore en déséquilibre à Paris

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Ludovic Tézier (Il Conte di Luna), Roberto Tagliavini (Ferrando) et Ekaterina Semenchuk (Azucena) © Charles Duprat / Opéra national de Paris

On l'a beaucoup trop dit : cet opéra de Verdi en 4 actes, créé à Rome le 19 janvier 1853, exige les quatre plus grandes voix du monde. Egal et même supérieur en succès à Traviata et Rigoletto -œuvres contemporaines de l'élaboration de ce Trovatore- l'ouvrage qui s'inscrit dans la période espagnole de Verdi entre Ernani et La forza del destino puis Don Carlos repose, et c'est vrai, sur la qualité, la puissance et le style vocal des quatre rôles-titres.

Sublime Capriccio au Palais Garnier

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© Vincent Pontet

Pour la quatrième fois, le Palais Garnier reprend la production de ‘Capriccio’ de Richard Strauss conçue par Robert Carsen en juin 2004. Et c’est effectivement à ce plateau qu’elle restera indissolublement liée, puisque l’action y a lieu durant l’occupation nazie.

A Vienne : vive l'opérette !

par

Comtesse Mariza

Die Csardasfürstin, Gräfin Mariza, Viva la Mamma
Des trois maisons d’opéra à Vienne (Staatsoper, Volksoper, Theater an der Wien), le Volksoper est celle qui cultive la tradition de l’opérette (viennoise et autre). Après les essais de précédentes directions d’imposer aussi le « Regietheater » à l’opérette -sans grand succès d’ailleurs- on en est revenu à la formule ancienne et toujours valable de présenter ces œuvres comme elles ont été conçues, en respectant les caractéristiques du genre et les traditions.

La vie courante au Staatsoper

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Un Ballo in Maschera
Cette saison, l’Opéra de Vienne propose cinq nouvelles productions : Macbeth (Verdi), Hänsel und Gretel (Humperdinck), Vec Makropoulos (Janacek), Tri Sestri (Eötvös) et Turandot (Puccini). Et un répertoire de 44 opéras (allemands, italiens, français, russes, tchèques et anglais) et l’obligatoire Fledermaus (pour les réveillons) dans des productions existantes qui ont parfois déjà pris bien des rides.

Bien joué, "Le Démon" en impose !

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Kostas Smoriginas © Tomas Kauneckas

"Le Démon" de Anton Rubinstein
Parmi les dix-huit opéras (dont six opéras sacrés) de Rubinstein, seul Le Démon, créé en 1875, est passé à la postérité et figure encore au répertoire. Il a même été enregistré par trois fois. Après l'avoir vu dans cette superbe exécution en concert, produite en première belge par La Monnaie, on comprend la raison de ce succès.

Un Poulenc qui pétille, un Béjart qui grince

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L’Opéra de Lausanne poursuit sa brillante saison en juxtaposant ‘Les Mamelles de Tirésias’ dans la mise en scène d’Emilio Sagi et ‘La Gaîté Parisienne’ dans la chorégraphie de Maurice Béjart.
« Donnez-moi du lard ! » assène continuellement le Mari au début des ‘Mamelles de Tirésias’. Et du bon gras, nous en avons à foison dans la production délirante d’Emilio Sagi, se déroulant dans les décors de Ricardo Sanchez Guerda, les costumes de Gabriela Salaverri et les lumières d’Eduardo Bravo.

Une ‘Flûte’ désenchantée à Genève

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Avant d’atteindre la scène du Grand-Théâtre, la nouvelle production de ‘Die Zauberflöte’ a suscité bien des remous ; car pour d’obscures raisons idéologiques, la mise en scène de Daniel Kramer a été rejetée pour être remplacée, en dernière minute, par celle que Jürgen Rose avait conçue en 1996 pour le Stadttheater de Bonn.

Une ‘My Fair Lady’ à subjuguer Lausanne

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© Vanappelghem

En coproduction avec l’Opéra de Marseille, la scène lausannoise propose ‘My Fair Lady’ de Fredrick Loewe dans une version chantée en anglais avec les dialogues en français. Et le tout se regarde avec bonheur dans une mise en scène adroite de Jean Liermier qui utilise un plateau tournant pour la succession de décors extrêmement simples de Christophe de la Harpe.