A L’Opéra

Sur les scènes d’opéra un peu partout en Europe.

A Londres, Bryn Terfel propose son premier Boris

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© Alastair Muir

Pour sa nouvelle production de “Boris Godounov” (la précédente dans une mise en scène de Andrei Tarkovsky datait de 1983) le Royal Opera Covent Garden a choisi de présenter l’opéra de Moussorgsky pour la première fois dans la version originale de 1869. Les sept scènes du drame adapté de la tragédie historique de Alexandre Pushkin se suivent sans interruption dans le décor unique de Miriam Buether composé d’une vaste salle assez sombre et quasiment vide, les murs tapissés de rangées de cloches et surmontée par un passage voûté illuminé.

Michieletto-Franklin : un ticket accrocheur pour un Rossini brillant

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La Scala di seta à Liège
La carrière de Rossini s'envola définitivement en 1813, avec les créations respectives de Tancredi et de L'Italiana in Algeri. Ces succès arrivaient après deux opéras sérieux et non moins de sept "farse", petits actes burlesques pour quelques chanteurs, et sans choeur. Parmi ceux-ci, La Scala di seta (1812) n'est demeurée connue que par son ouverture, alors que toute l'oeuvre s'avère aussi pétillante. C'est ce qu'un public ravi a pu constater lors de  cette nouvelle production de l'Opéra Royal de Wallonie, maison à qui Rossini a toujours porté bonheur (rappelons, par exemple, l'exquise Gazzetta de 2014, ou la récente reprise d'Il Barbiere di Siviglia.)

Splendeur, fastes et tremblements : Iolanta et Casse-Noisette réunis à Paris

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Elena Zaremba (Martha), Gennady Bezzubenkov (Bertrand), Vito Priante (Ibn-Hakia), Alexander Tsymbalyuk (Roi René), Sonya Yoncheva (Iolanta), Roman Shulakov (Alméric), Arnold Rutkowski (Vaudémont), Anna Patalong (Brigitta), Paola Gardina (Laura)
© Agate Poupeney

Voici donc réunis le dernier opéra de Tchaïkovski, « Iolanta » et son ballet, « Casse-Noisette » conçus ensemble et représentés pour la première fois en 1892, au Théâtre Marinsky. Le metteur en scène russe Dmitri Tcherniakov a, pour l'occasion, complètement réécrit l'argument du ballet.

A Lausanne, une pimpante Fille du Régiment

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© Marc Vanappelghem

Pour la première fois en dix ans de carrière à l’Opéra de Lausanne, Eric Vigié, son directeur, affiche l’un des ouvrages français de Donizetti, La Fille du Régiment. Et au moins, après tant de prononciations ‘exotiques’ immortalisées par le disque, l’on comprend ce que disent les chanteurs. Outre leur élocution propre, le mérite en revient à la production de Vincent Vittoz qui a été lui-même acteur avant de se tourner vers la régie théâtrale et lyrique.

Lalo à l'honneur à Saint-Etienne

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L’Opéra de Saint-Etienne a remis Le Roi d’Ys d’Edouard Lalo à l’affiche, dans la production de Jean-Louis Pichon (décors d’Alexandre Heyraud, costumes de Frédéric Pineau, lumières de Michel Theuil) qui était présentée la première fois en 2007 en coproduction avec l’Opéra de Wallonie. C’est une occasion de redécouvrir cette « légende bretonne en 3 actes et 5 tableaux» d’Edouard Blau qui fut créé avec grand succès à l’Opéra Comique de Paris en 1888 et connut une belle trajectoire avant de disparaître des scènes.

Le succès fulgurant du ballet Don Quichotte

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Pour la seizième fois depuis février 1987, la troupe de ballet de la Scala de Milan reprend la production que Rudolf Nureyev avait conçue pour le Don Quichotte de Ludwig Minkus. Et c’est l’ex-danseur étoile de l’Opéra de Paris, Laurent Hilaire, qui la supervise, après avoir interprété lui-même fréquemment le rôle de Basile.

Les Maîtres Chanteurs éblouissent Paris

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© Vincent Pontet

Voilà bien un demi-siècle qu'ils n'étaient venus de Nuremberg sur les berges de la Seine, pour chanter, rivaliser, se disputer et aimer. Et pour notre plus grand plaisir car ces soirées à l'Opéra Bastille resteront longtemps dans les mémoires. C'est que tout concourt à la réussite dans ce fabuleux travail scénique réalisé pour Salzbourg en 2013 et rodé au cordeau. A tel point que lors de la Générale, le metteur en scène, Stefan Herheim pouvait jouer au pied levé le rôle de l'apprenti David avec une totale perfection tandis que Toby Spence chantait à l'avant scène.

Et si on parlait d'amour ?

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Benoît Mernier © Bernard Coutant

« Amour und Andere Probleme »
Musique de Hugo Wolf (1860-1903) et Benoît Mernier (°1964).
Solistes de l'EVD et de la CAMERATA, IMEP
Isabelle Jacques (soprano), Aurore Bureau et Amélia Jardon (mezzo-sopranos), Pierre Derhet (ténor), Kamil Ben Hsain Lachiri (baryton), Julien Collignon, Cristobal Diaz (violons), Emmanuel Mesaus (alto), Alexandre Bughin (violoncelle), Hervé Closset (clarinette), Patrick Leterme (piano)
Direction artistique et conception : Patrick Leterme – Benoît Mernier
Costumes – Graphisme : Gaël Bros - Infographie : David Dumortier - Régie : Geoffrey Magbag – Jérôme Fagnoul - Images et sons : archives de la SONUMA
Production organisée dans le cadre de NA ! (Pôle musical de Namur)

A Toulouse, Venise invite à la fête...

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Jonathan McGovern (Alamir / Damire / Borée), Rachel Redmond (Irène / Léontine / Flore)
© Patrice Nin

Après Paris et avant New York le théâtre du Capitole de Toulouse présente « Les Fêtes Vénitiennes » un opéra-ballet de André Campra créé le 17 juin 1710 au Théâtre du Palais-Royal. Représentée pendant un demi-siècle et souvent remaniée la partition a été adaptée par le chef d’orchestre William Christie et le metteur en scène Robert Carsen qui ont établi une version « qui correspond aux habitudes d’écoute des spectateurs d’aujourd’hui. »

Otello : le noir te sied si bien !

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© Annemie Augustijns

"Black is black" semble la devise du régisseur allemand, Michael Thalheimer, que Opera Vlaanderen avait vu à l'oeuvre pour une Forza del Destino remarquée en février 2012 et déjà fort sombre. Le décor de cet Otello de Verdi est formé par un grand cube noir (le crâne d'Otello ?) à l'intérieur duquel l'action se déroule, et qui ne s'éclairera qu'un seul instant, au suicide final du More.