A L’Opéra

Sur les scènes d’opéra un peu partout en Europe.

Quand Madame Butterfly parle à Madame Butterfly

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Hotel Pro Forma est un "laboratoire de performances dramatiques" danois, auquel La Monnaie avait déjà fait appel pour sa Troïka Rachmaninov en juin 2015. Sa directrice, Kirsten Dehlholm, a conçu la mise en scène du chef-d'oeuvre de Puccini en adoptant une approche formelle, inspirée du bunraku japonais : "Le récitant est assis côté cour, les marionnettes jouent sur un plateau frontal" (programme de salle). 

Spartacus à Anvers : une flamboyante épopée chorégraphique

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"Ce qui me tenait le plus à coeur, c'était d'exprimer, à travers la musique, la tragédie vécue par Spartacus à l'époque esclavagiste, son généreux élan, son exploit historique au nom de la liberté des opprimés." Voilà ce que déclarait Aram Khatchaturian à un journal soviétique, en 1958, peu après la première de ce qui allait devenir l'une de ses partitions les plus célèbres.

A Genève, une réussite absolue, Il Giasone de Cavalli

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Que l’opéra baroque peut être fascinant lorsqu’il est représenté intelligemment ! C’est l’impression que produit cette nouvelle production d’Il Giasone, l’un des ouvrages majeurs de Francesco Cavalli créé au Teatro San Cassiano de Venise le 5 janvier 1649. S’étirant sur plus de quatre heures mais réduite ici à un peu plus de trois heures, l’intrigue nous dévoile un Olympe de fantaisie où les dieux et l’Amour se gaussent des unions souvent licencieuses des mortels, même s’ils sont des héros de légende.

Le Rosenkavalier dans la mise en scène de Robert Carsen à Londres

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Renée Fleming

Alice Coote (Octavian) et Renée Fleming (La Maréchale) © Alastair Muir

Pour sa nouvelle production de Der Rosenkavalier (la précédente, dans une mise en scène de John Schlesinger, datait de 1984 et fut présentée pour la dernière fois en 2009) le Royal Opera a fait appel au metteur en scène canadien Robert Carsen. C’est une co-production avec le Metropolitan de New York (où Der Rosenkavalier sera à l’affiche au mois d’avril), le Teatro Regio de Turin et le Colon de Buenos Aires.

Au Palais Garnier une trilogie Kylian mi-figue mi-raisin 

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En parallèle aux dix-huit représentations du Lac des Cygnes, le Ballet de l’Opéra de Paris devait présenter pour la première fois The Leaves Are Fading d’Antony Tudor et Création de Benjamin Millepied ; mais son départ en fanfare de la Direction de la Danse a entraîné la mise sur pied d’un spectacle intégralement dédié à la production de Jiri Kylian.

A Lausanne, une Gabrielle d’exception dans une Vie parisienne émoustillante

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Vie parisienne

© M. Vanappelghem

Un gigantesque hall de gare surmonté de l’horloge monumentale de celle d’Orsay, un tapis roulant qui fait déferler une population frénétique selon la signalétique actuelle de la SNCF, de vastes arcades qui se pareront ensuite de rideaux de velours pour évoquer l’intérieur de Gardefeu et l’hôtel de Quimper-Karadec, tel est le magnifique décor imaginé par Bruno de Lavenère pour la production époustouflante de Waut Koeken de cette Vie parisienne (déjà présentée à l’Opéra du Rhin) ;

Au Béjart Ballet Lausanne, une création et un hommage

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Béjart fête Maurice

Le Béjart Ballet Lausanne commémore un double anniversaire : les trente ans de l’établissement de la compagnie à Lausanne (d’où le nom qu’elle porte aujourd’hui) et le dixième anniversaire de la disparition de Maurice Béjart. A cet effet, Gil Roman, l’actuel directeur de la troupe, présente sa nouvelle création, t’M et variations, et Béjart fête Maurice, reprenant dix extraits de ses chorégraphies.

L'Opinion publique applaudit !

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Jodie Devos et Papuna Tchuradze © Lorraine Wauters - Opéra Royal de Wallonie

Orphée aux enfers
A l'ORW, le spectacle de fin d'année est toujours choisi avec soin. Ces derniers temps, Offenbach a la cote. Après La Grande-Duchesse de Gerolstein puis La Belle Hélène, voici Orphée aux enfers, toujours sous la direction musicale racée de Cyril Englebert, que nous avions aussi admiré dans la rare Manon Lescaut d'Auber.

A Genève, une Bohème des pauvres…

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Un halo de lumière, la neige tombant sur le malheureux Rodolfo qui esquisse un geste d’espoir, c’est la belle image qui sert de frontispice. Des parois de tissu grisâtre conçues par Raimund Orfeo Voigt encadrent le lieu d’action où viendront s’ajouter un poêle, une table, un chevalet et un matelas paillasse ; le plateau tournant amènera ensuite la proue d’un immeuble à étages, illuminé d’ampoules en guirlande, dans lequel s’encastre le Café Momus. Puis les écrans ternes constitueront la Barrière d’Enfer qui, sur la droite, révélera l’intérieur de la gargote.

L'heure des opéras de Rimsky serait-elle venue ?

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Le Coq d'Or. P. Hunka (Tzar Dodon), A. Dolgov (Tzarevich Guidon), K. Shushakov (Tzarevich Afron) © Baus:Munt-Monnaie

Le Coq d'or à La Monnaie
En 1981, la Belgique avait découvert le dernier opéra de Rimsky-Korsakov, à Liège, en version française, avec un éblouissant Jules Bastin en tsar Dodon. Revoici ce chef-d'oeuvre, en russe cette fois. Si la mise en scène de l'époque (Laco Adamik) soulignait l'imparable côté comique du livret, Laurent Pelly prend la chose beaucoup plus au sérieux.