A L’Opéra

Sur les scènes d’opéra un peu partout en Europe.

A Genève : un Fidelio déroutant

par

Albert Dohmen (Rocco), Manuel Günther (Jaquino), Detlef Roth (Don Pizarro), Günes Gürle (Don Fernando), Elena Pankratova (Leonore) et Christian Elsner (Florestan) © GTG / Carole Parodi

Le Grand-Théâtre de Genève achève sa saison avec Fidelio dans une mise en scène surprenante de Matthias Hartmann, des décors de Raimund Orfeo Voigt et des costumes de Tina Kloempken.

A Lausanne, reprise de la production de Pet Halmen pour Die Zauberflöte 

par

En hommage au décorateur, costumier et metteur en scène Pet Halmen, disparu il y a trois ans, Eric Vigié, son élève, reprend sa production de Die Zauberflöte qui avait été conçue pour la Salle du Métropole à Lausanne au printemps 2010. Ô combien sur ce plateau trop grand elle avait donné  une impression de confusion avec, en toile de fond, cette Bibliothèque Anna-Amalia de Weimar détruite par un incendie en décembre 2004, et cet étudiant, les bras chargés de livres, attaqué en lever de rideau par le gang du ‘serpent’ (die Schlange).

Un Faust saisissant au Teatro Regio de Turin

par

Après douze ans d’absence, le Faust de Charles Gounod reparaît à l’affiche du Regio de Turin dans une production de Stefano Poda (qui a conçu mise en scène, décors, costumes, éclairages et chorégraphie) ; et l’effet en est aussi fascinant que celle de Thaïs présentée en cette même salle en décembre 2008. 

Le Marchand de Venise de Reynaldo Hahn à Saint-Etienne

par

... Une partition fascinante...
L’Opéra-Théâtre de Saint-Etienne ouvre sa Biennale Massenet avec l’un des élèves du maître, Reynaldo Hahn, et son unique ouvrage dramatique, ‘Le Marchand de Venise’. Créée à l’Opéra de Paris, le 29 mars 1935, avec André Pernet, Fanny Heldy, Paul Cabanel et Martial Singher, l’œuvre se base sur la ‘comédie’ satirique de Shakespeare.

Les dieux chantent à Salzbourg

par

© Monika Rittershaus / Salzburger Festspiele

La quatrième édition des « Salzburger Pfingstfestspiele », sous la direction artistique de Cecilia Bartoli se déclinait sur le thème «So ruf ich alle Götter» (Ainsi j’appelle tous les Dieux) et proposait 11 spectacles dont trois soirées d’opéra, un ballet et quatre concerts.

« Arthus » sort victorieux de l'offensive anglo-saxonne !

par

© Andrea Messana / Opéra de Paris

Il est rare d'assister à un duel à mort entre un opéra et une mise en scène. Et pourtant c'est ce qui vient de se passer sur la scène de la Bastille avec cette série de représentations du Roi Arthus d'Ernest Chausson (1855-1899). Car, prises à contresens, il est des œuvres qui succombent, d'autres qui résistent mais exceptionnellement qui triomphent.

Plus d'amour ni de passions en 1984

par

Marie-Nicole Lemieux © Ulrica Arfvidsson

Un Ballo in maschera
Mais quel peut donc bien être le rapport entre l'opéra de Verdi (1859) et 1984, le roman dystopique d'Orwell (1949) ?  Colonnes grises et ternes, costumes numérotés, buste de Big Brother apparaissant sur le rideau, non, nous ne sommes pas au palais royal de Stockholm en 1792, mais dans le monde bureaucratique et étouffant de la société imaginée par l'écrivain britannique.

Impressions mitigées pour Macbeth au Champs Elysées

par

© Vincent Pontet / TCE

Pourquoi à la sortie du Macbeth de Verdi présenté le 4 mai au Théâtre des Champs Elysées n'éprouve-t- on qu'un plaisir mitigé ? Car cette représentation offre bien des moments exaltants combattus par d'indéfinissables réserves... Est-ce la présence de dames ministres et hauts fonctionnaires de l'actuel gouvernement qui refroidit l'atmosphère ? Il en faut quand même davantage aux vaillants interprètes !

L'apogée du grand opéra

par

(c) Annemie Augustijns

La Juive de Halévy
"Le croirait-on ? Le grand opéra, avec ses passions tragiques confrontées à la cruauté de l'histoire, est aujourd'hui plus actuel que jamais". Ces lignes d'un critique parisien à propos de cette nouvelle production de La Juive à Opera Vlaanderen témoignent de la reconnaissance du genre dont cet opéra de Halévy forme en quelque sorte le parangon.