Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

Rencontre : Christian Lindberg, Artiste de l'Année, ICMA 2016

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- Christian Lindberg, vous avez dit un jour que le trombone était l'instrument du siècle dernier. Pensez-vous qu'il est toujours l'instrument de ce siècle ?
Je ne le pense pas. Je suis un peu déçu. Vous voyez, j'ai mené une carrière avec le trombone et aujourd'hui, j'élargis mon travail. Bien sûr, je vais poursuivre la création de concertos pour trombone. En 2017, je vais créer le concerto du compositeur suédois Per Egland. Mais les choses ne se passent pas comme je l'espérais. J'ai donné quelques masterclasses avec de jeunes trombonistes vraiment talentueux et je les ai très fortement encouragés à tenter une carrière de soliste, mais ils rejoignent tous des orchestres (il rit).

Une tentative réussie d'une Turandot "originale"

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© Lorraine Wauters

Le célèbre - et souvent sulfureux - metteur en scène Calixto Bieito avait déjà tenté d'apporter une solution originale au finale inachevé de Turandot de Puccini. A Toulouse, en 2015, il laissait les chanteurs terminer la représentation en tenue de soirée. Ici à Liège, José Cura va plus fort : il supprime radicalement le finale habituel d'Alfano, et laisse donc la partition en l'état où elle se trouvait, ce 29 novembre 1924, jour de la mort de Puccini à Bruxelles.

Une début d’intégrale des sonates pour piano de Beethoven plus que prometteur

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Fraîchement auréolé du trophée d’enregistrement de l’année décerné par nos confrères de Gramophone  remporté pour son remarquable album regroupant les Variations Goldberg de Bach, les Variations Diabelli et les Variations sur « El pueblo unido jamas será vencido » de Rzewski (Sony Classical), Igor Levit se présentait ce weekend au Palais des Beaux-Arts pour les deux premiers concerts d’une intégrale des sonates de Beethoven dont il donnera une première partie cette saison et la suivante la saison prochaine.

Un bouleversant Orfeo à Lausanne 

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Orfeo Lausanne

Photo Marc Vanappelghem

En fanfare, l’Opéra de Lausanne ouvre sa saison en présentant L’Orfeo de Claudio Monteverdi  dans une mise en scène de Robert Carsen sous la direction musicale d’Ottavio Dantone. En une épure totale, l’apport décoratif de Radu Boruzescu n’est d’abord qu’un salmigondis de fleurs où se vautrent bergers et pastourelles qui arborent  des tenues d’aujourd’hui (conçues par Petra Reinhardt), mêlant vert, jaune et violet resplendissants.

Tosca, l'art et l'instinct

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© Elisa Haberer / ONP

Histoire féroce selon Paul Dukas, « spectacle décoratif qui fournit l'occasion de composer une abondante musique » selon Puccini, Tosca, la pièce de Victorien Sardou écrite pour Sarah Bernhardt fut d'abord connue des deux côtés de l'Atlantique grâce à « La Divine ». En ouverture de saison sur le plateau de la Bastille, l'Opéra National de Paris reprend une mise en scène de Pierre Audi dont nous avons déjà eu l'occasion de louer l'efficacité et la fidélité (https://www.crescendo-magazine.be/2014/10/une-tosca-de-reference/).

Mise en scène éblouissante et de référence

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© Klara Beck

The Turn of the Screw à l'Opéra du Rhin
Magnifique ouverture de saison à l’Opéra National du Rhin (la dernière de Marc Clémeur comme directeur général) avec “The turn of the Screw” (la Tour d’écrou) de Benjamin Britten dans une mise en scène de Robert Carsen et dirigé par Patrick Davin.

Eblouissante diffraction du désir : Eliogabalo au Palais Garnier

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C'est en une « course à l'abîme » éperdue, une diffraction quasi chimique du désir que s'ouvre la saison de l'Opéra National de Paris avec l' Eliogabalo de Francesco Cavalli (1602-1676). Dans la recherche de « l'art total » objectif de l'opéra naissant, Cavalli -dans le sillage de Monteverdi- apporta une fluidité dans l'action dramatique, de sublimes « lamentos », l'intervention de duos, chœurs, ensembles, l'intrication des thèmes personnages et émotions extrêmes que l'on retrouvera dans toute la musique occidentale à venir.

Décidément, Macbeth n'a pas de chance à La Monnaie

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© Bernd Uhlig

La production de Macbeth (Verdi), mise en scène par Warlikowski en 2010, était désolante, à mes yeux, et cette nouvelle mise en scène d'Olivier Fredj ne m'a pas davantage convaincu. Comment est-ce possible, alors que la pièce de Shakespeare reste l'une des plus extraordinaires qui soient, l'une des plus parlantes aussi, au-delà des siècles ? Je ne comprends pas.

Notre dossier Prokofiev (6) : la musique pour piano

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Le jeune lauréat du Prix Rubinstein (Coll. Oleg Prokofiev)

Prokofiev, héritier de Beethoven et de Schubert. Et les premières mesures de la 10e Sonate dont il n’eut le temps d’écrire qu’un peu plus d’une minute de musique sont confondantes tant elles portent en elles le fruit de ce dernier, un thème chanté à la basse suivi d’un second dont le lyrisme restera logé dans le jardin secret de Prokofiev.