Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

Sublime Adriana Lecouvreur à Paris

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© Vincent Pontet

Adriana Lecouvreur  (1902), opéra le plus célèbre de Francesco Cilea (1866-1950) appartient-il vraiment au « vérisme » comme on le dit peut être trop souvent ? Il ne le semble guère par son sujet déjà, par sa symbolique et sa vérité humaine ensuite. Et, en sa volonté de ne jamais céder à l'à peu près ou la vulgarité, l’œuvre relève en fait beaucoup plus de « l'Opéra Romantique » (dont il emprunte même l'intermède de ballet) avec ses élans amoureux, ses dilemmes et - il faut le souligner - une musique toujours mesurée dans ses effets et sa ponctuation.

Festival de Namur : 20 bougies pour les Agrémens : quelle jeunesse !

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- Georg Friedrich Haendel : Alexander's Feast HWV 75 : Ouverture / Récit et air « Happy, happy pair » - Pierre Derhet
- Johann Sebastian Bach : Magnificat BWV 243 « Et misericordia » - Pierre Derhet et Raphaëlle Nsunda
- Georg Friedrich Haendel : Alcina HWV 34. Acte 1, air d'Oronte « Semplicetto a donna credi » - Pierre Derhet
- Antonio Vivaldi : Nisi Dominus RV 608 - Guillaume Houcke
- André-Modeste Grétry : Le Huron. Ouverture
- Christoph Willibald Glück : Orpheo e Euridice. Acte 3, scène 1. Air d'Orfeo : Che faro senza Euridice ? » - Amélia Jardon
- Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : La clémence de Titus K. 621. Acte 1. Air de Sesto « Parto, parto » - Aurore Bureau. Guy Van Waas, clarinette
- Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Cosi fan tutte K.588 - Acte 1, Scène 9. Air de Dorabella « Ah Scostati... Smanie implacabili » - Raphaëlle Nsunda
- Joseph Haydn : Symphonie n°43 - « Mercure »
Les Agrémens, Guy Van Waas, direction
Guillaume Houcke (contre-ténor), Pierre Derhet (ténor), Solistes de l'EVD (European, Vocal Department de l'Imep), Raphaëlle Nsunda, Aurore Bureau, Amélia Jardon

Tempête sous un crâne

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© Klara Beck

La Dame de Pique à Strasbourg
Dernière production de la saison à l’Opéra National du Rhin, La Dame de Pique de Tchaïkovski en coproduction avec l’Opernhaus de Zürich, dans une mise en scène de Robert Carsen et sous la baguette de Marko Letonja, le directeur musical de l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg.

Alexander Sitkovetzky : "J'ai essayé de prendre le meilleur de partout"

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Né à Moscou dans une famille de longue tradition musicale, Alexander Sitkovetzky a étudié à la Menuhin School à Londres. Aujourd'hui, il mène une carrière à la fois de soliste et de chambriste. Il a participé à l'élaboration du coffret consacré aux Symphonies et aux Concertos d'Andrzej Panufnik en enregistrant son Concerto pour violon qui reçut un Prix ICMA 2015. Il prit part au concert de gala des ICMA à Ankara en mars dernier. A cette occasion, Remy Franck l'a rencontré. 

Une "Rakhmaninov Troika" à entendre ! 

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Francesca da Rimini. Sergey Semishkur (Paolo), Anna Nechaeva (Francesca), Dimitri Tiliakos (Malatesta), Chœurs de la Monnaie

Pour achever sa saison, La Monnaie relève le défi de présenter en un seul soir les trois opéras en un acte de Sergey Rachmaninov. Créés au Bolchoï de Moscou, ils sont séparés par une distance de treize ans. Aleko (d’après Les Tziganes de Pouchkine) a été présenté le 9 mai 1893 par un compositeur de vingt ans, fraîchement émoulu de son conservatoire et qui remporte un premier triomphe ; les deux autres, Le Chevalier ladre (d’après Pouchkine) et Francesca da Rimini (d’après Dante) n’obtiendront qu’un succès d’estime le soir du 24 janvier 1906. Néanmoins, quelle musique !

A Genève : un Fidelio déroutant

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Albert Dohmen (Rocco), Manuel Günther (Jaquino), Detlef Roth (Don Pizarro), Günes Gürle (Don Fernando), Elena Pankratova (Leonore) et Christian Elsner (Florestan) © GTG / Carole Parodi

Le Grand-Théâtre de Genève achève sa saison avec Fidelio dans une mise en scène surprenante de Matthias Hartmann, des décors de Raimund Orfeo Voigt et des costumes de Tina Kloempken.

Lille Piano(s) Festival : une édition surprenante !

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Près de 13 000 auditeurs se sont déplacés le week end dernier à Lille pour assister aux nombreux concerts et manifestations proposés par l’Orchestre National de Lille dans le cadre du Lille Piano(s) Festival. Cette année, ce sont les couleurs qui ont parcouru les différents lieux de la métropole à travers des concerts classiques, de jazz ou encore pour enfants. Après un 10ème anniversaire particulièrement réussi et dense, la programmation de la onzième édition s’annonçait pointue et poussée malgré une diminution du nombre de prestations. Retour sur trois journées de belle musique.

Un « work in progress » devenu un « classique »…

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© Luc Hossepied

« Répons » de Pierre Boulez à la Philharmonie de Paris
Devant une salle comble et enthousiaste, brassant des générations diverses, l’Ensemble Intercontemporain dirigé par le compositeur Matthias Pintscher a donné jeudi 11 juin 2015 une version de référence de l’oeuvre majeure de Pierre Boulez : « Répons ».

Rencontre : Evgeni Koriolov, la grande tradition russe

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Evgeni Koriolov dans sa pièce de travail © Stephan Wallocha

Le pianiste Evgeni Koroliov a remporté un International Classical Music Award 2015 (ICMA) pour son enregistrement des Sonates D. 894 et D. 959 de Schubert chez Tacet. Né à Moscou en 1949, il vit depuis 1978 à Hambourg où il est professeur à l'Université de Musique et de Théâtre. Il a étudié au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou avec Heinrich Neuhaus, Maria Yudina, Lev Oborin et Lev Naumov. Il a été lauréat des Concours Bach de Leipzig et de Toronto et a remporté le "Grand Prix" du Concours Clara Haskil en 1977.

A Lausanne, reprise de la production de Pet Halmen pour Die Zauberflöte 

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En hommage au décorateur, costumier et metteur en scène Pet Halmen, disparu il y a trois ans, Eric Vigié, son élève, reprend sa production de Die Zauberflöte qui avait été conçue pour la Salle du Métropole à Lausanne au printemps 2010. Ô combien sur ce plateau trop grand elle avait donné  une impression de confusion avec, en toile de fond, cette Bibliothèque Anna-Amalia de Weimar détruite par un incendie en décembre 2004, et cet étudiant, les bras chargés de livres, attaqué en lever de rideau par le gang du ‘serpent’ (die Schlange).