Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

Heureuses découvertes au Wexford Festival Opera

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Koanga de Delius © Clive Barda

Pour les mélomanes à la recherche d’opéras rarement présentés ou injustement négligés il y a une adresse : le Wexford Festival Opera en Irlande qui cette année en est déjà à 64e édition. Pendant douze jours , du 21 octobre au 1 novembre, la modeste ville au bord de la mer dans le sud-est de l’île offrait un programme varié avec trois productions d’opéras, trois « short works » (opéras en version réduite), des récitals, conférences, introductions et un concert gala.

Orgie de musique sur fond de brume

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Aaron et Moïse © Bernd Uhlig / Opéra de Paris

Moses und Aron à Paris
La trajectoire religieuse d' Arnold Schönberg (1874-1951) est à l'origine de ce Moses und Aron présenté, après 40 ans d'absence, sur la scène de l'Opéra de Paris, pour inaugurer le mandat du nouveau directeur. Né juif, le compositeur viennois choisit le baptême protestant à 24 ans puis, sous la pression nationale socialiste dans les années 30, se tourne vers le judaïsme. C'est dans ce contexte qu'il compose ce quatrième et dernier opéra resté inachevé.

Un magnifique moment d’émotion et d’humanité

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Francesco Lotoro (piano), Roby Lakatos (violon), Paolo Candido (baryton)
Il est des concerts dont il est impossible de rendre compte à l’aune des critères habituels auxquels a recours le critique consciencieux, soit l’intérêt des compositions entendues ainsi que la qualité de l’interprétation. En effet, il n’est pas exagéré de dire que le concert offert dans la superbe Salle gothique de l’Hôtel de Ville relevait d’une espèce de miracle dont nous sommes redevables au pianiste et compositeur italien Francesco Lotoro.

Un berliozien émérite pour Les Troyens au Grand-Théâtre de Genève 

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Le Grand-Théâtre de Genève présente en deux concerts  l’intégralité des Troyens. Et la réussite exceptionnelle de l’entreprise est due à la baguette de Charles Dutoit, éminent berliozien s’il en est un ! Galvanisant les Chœurs du Grand-Théâtre de Genève, remarquablement préparés par Alan Woodbridge, et le Royal Philharmonic Orchestra, formation dont il est le directeur artistique et le chef principal, il fait montre, dès la scène d’entrée de La Prise de Troie, d’une énergie indomptable, presque invraisemblable chez un homme de près de quatre-vingts ans.

Formidable prise de rôle pour Jodie Devos !

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Laurent Kubla, Jodie Devos et Lionel Lhote ® Opéra Royal de Wallonie - Lorraine Wauters

Il Barbiere di Siviglia à l'ORW
A tout seigneur tout honneur : le Figaro de Lionel Lhote a dominé le spectacle. Quelle chance aussi de disposer d'un air d'entrée aussi brillant et connu que le Largo al factotum: réussi, le baryton met le public dans sa poche comme il le fit en 2004 lors de la finale du Concours Reine Elisabeth !

Le retour à La Monnaie d'un chef-d'oeuvre du répertoire

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Jean Teitgen (Le Souverain Pontife), Alexandra Deshorties (Julia)

La Vestale de Gaspare Spontini    
Deux ans après la première au Théâtre des Champs-Elysées, à Paris, voici le chef-d'oeuvre de Spontini en coproduction à Bruxelles. Jusqu'au printemps 2016, La Monnaie, en travaux, délocalise : voilà pourquoi cette Vestale est donnée au Cirque Royal, vaste salle plus familière au public de variétés qu'aux lyricomanes.