Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

Claustrophobie et promiscuité à Strasbourg

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© F. Godart

« De la maison des morts » est le cinquième opéra du cycle Janacek mis en scène par Robert Carsen, cycle initié en 1999 au Vlaamse Opera (Opéra de Flandre - Belgique) sous la direction artistique de Marc Clémeur. « Jenufa », « La petite Renarde  rusée» et « Kat’a Kabanova » ont déjà suivi Marc Clémeur à Strasbourg, « L’Affaire Makropoulos » s’y est jointe en 2011 avant que Robert Carsen ne propose maintenant « De la maison des morts ». 

Rencontre : Ludger Böckenhoff à propos des 40 ans de "Audite", label de l'année 2013

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Ludger Böckenhoff, directeur général de Audite (D.R)

LOGO ICMA2Le Label allemand « Audite » a remporté le prix « Label de l’année » aux International Classical Music Awards 2013. Fondé il y a 40 ans, Audite s’est imposé comme l’un des labels majeurs de la scène européenne par la qualité de ses publications et par son grand soin éditorial. Ludger Böckenhoff, directeur général de « Audite », nous parle de son histoire et de ses projets.

Ambronay : un triomphe pour René Jacobs, Sophie Karthäuser & Cie

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William Christie et les Arts Florissants
Invité régulier du Festival d’Ambronay, William Christie, à la tête de sa formation des Arts Florissants, a décidé de consacrer, cette année, l’intégralité de son programme à Haendel et à l’une de ses bienfaitrices, Caroline de Brandebourg-Ansbach, devenue reine d’Angleterre en tant qu’épouse de George II.

A Liège, Attila sauvé par la musicalité

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Makvala Aspanidze (Orabella), Michele Petrusi (Attila) et Giuseppe Gipoli (Foresto)

Excellente initiative de monter, en cette année Verdi, un autre opéra de jeunesse que les sempiternels "Nabucco" ou "Macbeth". Créé en 1847 avec un succès rapide, il précède "Macbeth" dans le corpus verdien. Il n’en a pas sans doute les intuitions géniales mais représente à coup sûr les “années de galère” avec beaucoup de panache.

« Le Concours des concours » !

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Yao-Yu Wu © Yves Petit

Le jury du 53e Concours international de jeunes chefs d'orchestre de Besançon a décerné son prix au taïwanais Yao-Yu Wu (24 ans). Choix confirmé respectivement par le prix «coup de cœur du public» et le prix «coup de cœur» de l'orchestre: unanimité de palmarès remarquable!
D'autant que le plus ancien concours de direction d'orchestre a connu cette année un record d'inscriptions- 296 candidats venus des cinq continents.

L’ONB enflamme la Salle Henry le Boeuf

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Richard Wagner : Ouverture de Tannhäuser – Die Mestersinger von Nürnberg
Paul Hindemith : Der Schwanendreher
Richard Strauss : Tod und Verklärung
Orchestre National de Belgique, Asher Fisch, direction – Antoine Tamestit, alto
Si l’ONB continue sur cette lancée, on peut s’attendre à une excellente saison car cette soirée fut prodigieuse! De l’extérieur, le programme pouvait en inquiéter plus d’un, à la fois par le choix massif mais aussi par la durée des œuvres.

Le sacre de Sophie Koch

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Alceste (Sophie Koch), Admète (Yann Beuron), et La Mort (Choeur des Musiciens du Louvre Grenoble) © Opéra National de Paris/Agathe Poupeney

Alceste de C. W. von Gluck
Le chant français se porte bien. Très bien même. De grands interprètes triomphent actuellement sur les scènes : Dessay, Gens, Piau, Petibon, Gillet, Delunsch, Massis, Lemieux, Brunet, Koch, Beuron, Naouri, Degout, Lapointe, Bou, Antoun, Lhôte, Pomponi, Cavallier, Le Texier… La floraison est extraordinaire. A l’instar de la résurgence du bel canto italien dans les années 1960-1970 grâce à de nouvelles voix propres à ce répertoire, voici donc revenir en force le grand opéra français dans ce qu’il a de plus noble et de plus fort.

A Genève, une distribution vocale indigne de la "folle journée"

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Guy Joosten

Avec le chef-d’œuvre de Mozart, l’Opéra de Lausanne a achevé, en juin, sa saison 2012-2013 ; comment expliquer que, à soixante kilomètres de distance, le Grand-Théâtre ouvre le rideau avec le même ouvrage ? Le répertoire serait-il devenu pauvre au point de tourner sur une dizaine de titres ? Le seul mérite de cette présentation émane de la mise en scène de Guy Joosten, usant du cadre d’une serre de jardin avec un Fragonard en toile de fond et des costumes années cinquante pour laisser se dérouler la ‘folle journée’ à un rythme haletant.