Daniel Barenboim en un coffret de 14 DVD

par
Barenboim

Daniel Barenboim naît à Buenos Aires en 1942. Il donne son premier concert en 1950. En l'an 2000, il fête les 50 ans de cet événement par un "voyage sentimental en Argentine" et deux concerts au Théâtre Colon, où il est reçu par 3000 personnes qu'ils lui font, tout au long de onze bis, une "standing ovation". Barenboim ferme ensuite le piano. On n'avait jamais vu son visage aussi lumineux, son sourire aussi radieux ; on le l'avait jamais vu aussi heureux. C'était le 19 avril 2000. Quatre mois plus tard, dans ce même théâtre aussi comble, il est accueilli par un "Happy Birthday" chanté par le public dans la salle.
Et puis on voit le pianiste parcourant les quartiers de son enfance pour en revisiter les lieux, le plus souvent sous la pluie. Peu de choses ont changé, "cela tient à la nostalgie que cultivent les Argentins, et je me sens profondément Argentin". Mais c'est la multiple identité que l'homme cultive. "Je suis Argentin. Je suis Juif. Je suis Musicien, et là, je ne suis plus ni Argentin ni Juif, je suis Européen".
Ce sont ses parents, tous deux professeurs de piano qui lui ont transmis le don pour l'instrument : "comme chaque fois que l'on sonnait à la porte, c'était un élève de mes parents, pour moi, tous les gens jouaient du piano..."J'ai donné mon premier concert à l'âge de 8 ans et mon père ne voulait pas que je joue plus de deux fois la même pièce"... on comprend dès lors l'ampleur de son répertoire. "Lorsque j'avais 12 ans, Igor Markevitch m'a entendu jouer et il a dit à mon père : Il joue comme un chef d'orchestre..." et Barenboim de rencontrer Furtwängler pour la direction, Nadia Boulanger pour l'écriture. Et puis, ce sont les débuts au Staatsoper Unter den Linden à Berlin avec Parsifal et le 4e Concerto de Beethoven avec la Staatskapelle.
La suite du coffret est consacrée au huit derniers concertos de Mozart enregistrés avec la Philharmonie de Berlin sous sa direction à la Villa Siemens de 1986 à 1989, les 18 Sonates pour piano de Mozart enregistrées en "live" lors du Festival de la Ruhr en 2007, une suite de trois DVD consacrés à l'oeuvre pour piano solo de Liszt enregistrés à La Scala dont il était alors, en 2007, le directeur musical et à Bayreuth en 1985. En 1992, le pianiste se consacrait aux Variations Goldberg qu'il enregistra à Munich en 1992.
Et l'hommage au 50e anniversaire du premier concert de Barenboim se conclut par un document rare puisqu'il est ici en compagnie de Sergiu Celibidache dont on sait qu'il refusait les prises vidéo surtout lorsqu'il s'agissait de prises en studio. Ici, en "live", ils sont réunis avec le Münchner Philharmoniker pour les deux concertos de Brahms en 1991. Le 1er Concerto est pris dans un tempo très large semblant parfois gêner le pianiste qui, dans le troisième mouvement, semble imposer son propre tempo. Le 2e Concerto est plus propice aux tempi bien assis.
Tout au long, le jeu assertif du pianiste, l'oeuvre toujours intelligemment menée -on se souviendra des mots de Markevitch-, la palette sonore en épousant au plus intime l'architecture.
Bernadette Beyne

2016 - 24h - Sous-titres en anglais, allemand, français - EuroArts 2063698

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